Corpse Bride : un article sur les coulisses techniques…

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Un article sur les coulisses de Corpse Bride (en anglais).

On y apprend entre autres que les armatures des marionnettes sont faites d’acier inoxydable recouvert de silicone, que c’est le premier long métrage d’animation monté entièrement sur Final Cut Pro (Apple) et filmé avec des appareils photos digitaux; ce qui serait responsable du débat “Stop Motion ou image de Synthèse“, qui a fait rage sur plus d’un forum.

Ce passage à la photographie numérique fut un énorme avantage puisque le montage pouvait démarrer quasiment directement après; et les nouvelles prises pouvaient remplacer les cases de storyboard dessinées.
Comme dans tout film d’animation, le storyboard avait une importance capitale, et à un certain moment du tournage, il y avait 5 ou 6 storyboardeurs travaillant 10 heures par jour, 6 jours semaine !

La productivité de Corpse Bride était de 2 minutes de rushes par semaine.

Tout comme pour Nightmare Before Christmas et la plupart des films d’animation, musique et voix avaient été enregistrés à l’avance.

Après avoir fait The Nightmare Before Christmas [nominé aux Oscars en 1993], je cherchais quelque chose d’autre à faire dans le même médium, parce que j’aime la stop-motion. Un de mes amis me proposa une ptite histoire, quelques paragraphes d’un ancien conte populaire. Cela attira mon attention et semblait correspondre à ce type particulier d’animation. C’est un médium tellement spécial. It’s like casting––you like to marry the medium with the material. Et ceci semblait concorder.

J’ai toujours aimé la stop-motion. C’est intéressant parce que c’est si tactile. Nos marrionettes sur Corpse Bride sont belles et nos animateurs incroyables.
Il y a quelque chose de merveilleux sur le fait d’être capable de toucher et bouger les personnages, et de voir que leur monde existe. C’est la même chose que de faire un film live, si vous faites tout sur un écran bleu, ça ne vous donne pas la sensation d’être présent; ce que permet la stop-motion.

Mon amour de la stop-motion commença avec [le pionnier de l’animation] Ray Harryhausen. Une des belles choses avec le travail d’Harryhausen est que peu importe ce qu’il fasse – que ce soit un films de monstres ou un film de science fiction à petit budget-, vous sentez toujours qu’il y a eu un artiste au travail derrière tout cela; vous sentez toujours la personnalité de quelqu’un. C’est comme insuffler la vie à un objet inanimé.
C’est bouger un objet image par image, et vous vous dites “Waouw, il y a quelque chose de vraiment beau et de presque dépassé, un côté fait à la main et artistique dans cela.”
Pour moi, cela représente quelque chose de vraiment spécial.

Vous pouvez faire quelque chose de beau avec un ordinateur et avec de l’animation sur papier. Chaque chose a ses propres qualités.
Mais il y a juste, pour moi, quelque chose de spécial avec ce médium qu’est la stop-motion.

Il y avait beaucoup d’inconnues sur le fait de tourner en digital, et pour être sur de faire le bon choix, ils filmèrent la scène avec plusieurs caméras différentes.
A la projection, le choix du digital s’imposa : les images étaient superbes !

Le digital fut longtemps dénigré par rapport au 35 mm; il était moins cher et permettait de faire des choses impossibles avec de la pellicule, mais au prix d’un compromis sur la qualité de l’image. Avec des films comme Sin City ou Corpse Bride, ce n’est désormais plus le cas.

Source : http://www.editorsguild.com

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