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Citations

Voici toutes les citations de (et concernant) Tim Burton que nous avons répertoriées !

Elles sont disséminées un peu partout dans le site : dans les dossiers films, dans les pages des collaborateurs, etc etc.

Contactez-nous si vous en avez d’autres…


 » J’ai jamais trop apprécié le système actuel, c’est la loi du plus riche, si tu rapportes beaucoup d’argent, on te considére comme un génie mais si tu rapportes peu de fric, on te vire. Et c’est aussi et surtout valable en politique. » — Tim Burton

« Quand on a réalisé un film perçu comme une mauvaise comédie, on reçoit énormément de scripts de mauvaises comédies », se plaint Tim Burton après l’expérience Pee-Wee. — Tim Burton, « Les grands cinéastes: Tim Burton » par Aurélien Ferenczi, édition Cahiers du Cinéma, 2008, p. 24

C. L. : En quoi vous sentez-vous proche de Roald Dahl?
T. B. : Nous partageons la même affection pour le patin à glace et la natation synchronisée..
— Tim Burton, Ciné Live n°92, été 2005

CL : Qu’est-ce qu’il y a de bizarre en vous?
Hé bien, il y a une petite créature bleue à trois yeux qui vit dans ma tête et qui s’exprime exclusivement en allemand.
— Tim Burton, Ciné Live, juillet 2005

CL : Vous avez un rêve en commun ?
Johnny et moi aimerions remporter le concours de Miss Amérique, un jour.
CL : Quelle part obscure vous réunit tous les deux ?
Johnny et moi savons que l’un de nous doit perdre pour que l’autre gagne le concours de Miss Amérique.
— Tim Burton au sujet de Roald Dahl, Ciné Live, juillet 2005

CL: Qu’est-ce qui distingue Johnny Depp de Marilyn Manson, le musicien un temps envisagé dans le rôle de Willy Wonka?
Il n’y a absolument aucune différence entre eux. (est-ce que vous les avez déjà vus dans une même pièce en même temps?)
— Tim Burton, Ciné Live n°92, été 2005, p. 80

Edward aux mains d’argent est né en juin 1986, au Bombay Bicycle Club, un restaurant de l’ouest de Los Angeles. Tim Burton et moi prenions un verre au bar. Nous avions déjà commencé à nous échanger quelques idées, mais ce soir-là, il m’a parlé d’un dessin qu’il avait fait à l’école. Il représentait un petit garçon qui avait des ciseaux en guise de doigts. Il arrive qu’une histoire soit une évidence. Edward aux mains d’argent est de celles-ci. Elle est arrivée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire! En fait, juste après que Tim m’a parlé de son dessin. Puis l’excitation est montée en flèche. — Caroline Thompson, Edward Scissorhands (la pièce de théâtre), dossier de presse

A chaque film, je suis plus ou moins conscient d’essayer, ça et là, de recréer l’univers de ceux que je voyais quand j’étais gosse. Pour Sleepy Hollow, l’objectif était de réaliser un film gothique dans l’esprit de ceux que produisaient les studios de la Hammer, avec tous les codes: la calèche, le revenant, le bois, le village et ses notables, la jolie fille, le héros détenteur d’une certaine science… — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

A l’école, j’étais un cancre. Dès qu’on voulait m’inculquer quelque chose, je faisais la sourde oreille. Par pure réaction. Je ne sais pas d’où ça vient. Je me protège certainement. A l’école, je ne retenais rien. Tout ce qui m’en reste, ce sont les noms de certains nuages. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Adolescent, j’ai toujours pensé que le seul moment où je verrais tous nos voisins ensemble dans la rue, ce serait en cas de catastrophe ou de vengeance collective, ces circonstances exceptionnelles qui réveillent une dynamique de foule, par la solidarité ou par la peur et le désir de punir. J’ai toujours été fasciné par le parallèle entre la vie en banlieue et les films d’horreur. — Tim Burton, Cahiers du Cinéma n°462 (décembre 1992)

Au premier montage de Batman, le défi, certaines personnes ont voulu supprimer le personnage de Catwoman qui était « dangereusement sadomasochiste ». Ça en dit sans doute plus long sur eux que sur moi. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

C’est une créature féministe, mais qui n’attaque pas seulement les hommes. Tout le monde à le droit à son coup de fouet. — Michelle Pfeiffer, VSD, 2 juillet 1992

C’est une époque où je regardais l’Amérique de façon étrange, un peu comme un anarchiste, je ne l’aimais plus.
J’avais l’impression que tout s’y détraquait et j’ai trouvé dans ce jeu de cartes et ce scénario de quoi assouvir cette soif d’une certaine causticité.
Du coup, je me sentais assez Martien, avec cette méchanceté sournoise et quasi naïve qui les caractérisent dans ce jeu.
— Tim Burton, Les Inrockuptibles, 14 octobre 1998

C’est une forme de musique que je ne supporte pas. Je crois que je préférerais encore qu’on me tape sur le tête avec un marteau! — Tim Burton, « Tim Burton » par Antoine de Baecque, édition Cahiers du Cinéma, 2005, p. 124

C’est vrai que ça fait longtemps que je fais ce métier, l’animation restera mon métier numéro un. L’expérience de Vincent restera formidable. J’ai passé un temps fou a le faire et ça en a valu la peine. Et j’avais une impression de fierté, un rêve de gosse qui se réalise, j’étais fier de moi et de ceux qui me soutenaient. Encore maintenant. — Tim Buton, « Ciné Town » à l’occasion de la sortie de Sleepy Hollow (2000)

Ce thème du monde des vivants paraissant plus mort que celui des morts, je l’ai en moi depuis longtemps. — Tim Burton, « Les grands cinéastes: Tim Burton » par Aurélien Ferenczi, édition Cahiers du Cinéma, 2008, p. 57

Charlie vit autrefois, mais il vit aujourd’hui aussi, il a des sentiments de tous les temps, et sa manière d’être est un pamphlet qui parle de notre monde actuel : il porte un espoir, tout n’est pas définitivement perdu. Encore que je sois, par nature, très pessimiste… — Tim Burton, Dossier de presse de Charlie et la Chocolaterie

De tous les films que j’ai réalisés, c’est celui dont je me sens le moins proche. Pourtant je m’en sentais proche au départ mais ce sentiment s’est étiolé avec les difficultés. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury), p. 115

Disons qu’il y a des idées récurrentes dans mes dessins et dans mes films… Et que certaines sont conscientes et d’autres pas du tout. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les films de monstres: King Kong, Frankenstein, Godzilla, l’Étrange Créature du lac Noir… Ils me faisaient pas peur, je leur trouvais une âme beaucoup plus sensible et généreuse que la plupart des humains qui les entouraient, voire ceux qui m’entouraient… — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

En ce qui me concerne, je suis content d’avoir vu des choses un peu plus dures durant mon enfance. Ça m’a aidé. Ce type d’histoire et d’ambiance m’a permis de mieux maîtriser les abstractions de la vie. Pourquoi faire ce genre de catégories, enfants, teenagers, adultes, série A, série B, série Z… Nous sommes tous des organismes vivants et nous savons comment réagir devant ces images. — Tim Burton, Cahiers du Cinéma, décembre 1992

En face de moi, j’avais un homme pâlot, apparemment fragile, l’œil triste et les cheveux encore plus hirsutes que si on les avait filmés au réveil. Au vu de la tignasse de ce type – une touffe à l’est, quatre brins d’herbe à l’ouest, une minivague, et le reste éparpillé du nord au sud -, même Jesse Owens n’aurait pas pu battre un peigne avec des jambes. Je me rappelle avoir pensé instantanément : « T’as besoin de sommeil, mec ! » — Johnny Depp, Préface du livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Il est fascinant de voir des comédiens se camoufler derrière un masque et ainsi révéler d’autres facettes d’eux-mêmes… — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Il ne regarde que des séries B d’horreur! Comme il est insomniaque, il y passe ses nuits, ce qui le rend encore plus insomniaque. — Helena Bonham Carter, L’Express du 8 juin 2006

Il y avait suffisamment de films étranges pour que tu puisses te passer d’avoir des amis pendant un sacré bout de temps. J’avais les mêmes activités que les autres enfants : aller au cinéma, jouer, dessiner. Ça n’avait rien d’inhabituel. Ce qui est plus inhabituel, c’est de vouloir persévérer dans ces domaines en grandissant. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

J’adore ce film. J’en suis fier. Personne n’est venu le voir, c’est tout. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury), p. 166

J’ai été payée par mon chéri pour embrasser son meilleur ami ! — Helena Bonham Carter, Starpulse.com

J’ai été sauvé du monde de la production de masse, extirpé d’une mort télévisuelle assurée par cet homme brillant et singulier qui a passé sa jeunesse à dessiner des images étranges, à déambuler dans cette soupière qu’est Burbank et à se sentir anormal. Il m’a choisi et je me suis senti comme Nelson Mandela quand on l’a libéré de prison. — Johnny Depp, Préface du livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

J’ai eu beaucoup de chance avec les studios (Warner, Fox, Disney). Sans doutes parce que j’ai eu, aussi, la chance d’avoir du succès… Le système, c’est bien, à condition d’en sortir. Donc, régulièrement, j’en sors, j’y retourne, j’en ressors… J’ai choisi d’être une cible mouvante ! — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

J’ai grandi à Burbank, banlieue proprette de Los Angeles où les gens n’aiment que la norme: toute marque d’individualité les effrayait. A l’école, il y avait une classe pour les cas « spéciaux »; je n’en faisais pas partie, mais ça m’a marqué qu’on puisse pointer des gosses pas spécialement attardés, juste différents. Je suppose que de là me vient cette profonde colère envers les étiquettes qu’on colle sur les gens. Dès l’enfance, on vous marque, on vous parque: celui-ci est un « physique », celui-là un « intello ». Moi j’étais calme, solitaire, et j’aimais les films fantastiques. On m’a classé dans les « bizarres ». — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

J’ai grandi à Burbank, cette banlieue de Californie, où toutes les maisons ressemblent à des boîtes à chaussures…. — Tim Burton, Conversation avec l’auteur à Cannes

J’ai toujours ressenti les Happy End obligatoires comme une dérive psychotique. Mes rencontres avec le syndrome Happy End se sont toujours mal passées. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

J’aime ces personnages, leurs duels, leurs univers. Ils sont une toile à eux seuls et je peux peindre dessus, car ils sont suffisamment différents, solitaires, travaillés par l’obscurité et le désir de lumière. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

J’avais déjà transformé Winona Ryder en blonde dans Edward aux mains d’argent et je viens de recommencer avec Christina Ricci dans Sleepy Hollow. Ces deux films sont des contes de fées : les princesses sont plutôt blondes, non ? Plus sérieusement, Christina a cette image sombre, mystérieuse, un peu tourmentée, que je voulais éclaircir un peu par une lumière douce autour de son visage incroyablement beau, tout rond, comme une lune ! — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Je dessine de moins en moins de story-boards. J’aime que les choses acquièrent une vie propre. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Je ne durerai pas plus loin que mes cinquante ans dans l’industrie du film. Les gens n’arrêtent pas de dire à quel point j’ai l’air bien pour mon âge, mais qu’est-ce qui se passera quand tout tombera d’un seul coup? — Johnny Depp, Entertainment Wise

Je ne saurais pas reconnaître un bon scénario, même si celui-ci me mordait. — Tim Burton

Je trouve très périlleux de faire jouer à un acteur d’aujourd’hui le rôle d’un acteur d’hier dont le visage est encore dans les mémoires. Avec Bela Lugosi (le célèbre interprète de Dracula des années 30-40), ça me paraissait possible parce que, à la fin de sa vie, à cause de la drogue, il n’était plus tout à fait lui même. Martin Landau connut, dans sa carrière, des hauts et des bas incessants. Je sentais qu’il aurait une compréhension presque organisée du personnage. Ce qu’il m’a donné, dans le rôle de Bela (dans Ed Wood), est magnifique. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Je viens d’avoir un garçon.
Pour moi, ce phénomène est choquant et incroyable. C’est une révolution dans ma vie.
Il y a beau avoir des milliers de livres écrits sur la question, aucun ne vous prépare à l’expérience surréaliste et infernale de la paternité. C’est Alien. Vous avez pondu Alien.
Je peux dire que mon fils dort plus que moi et que les cris d’un bébé sont incomparables. Je n’avais jamais imaginé un tel niveau d’intensité sonore.
J’ai vaguement connu ça à la fin des années 70, quand j’allais dans des boîtes punk à Los Angeles et que je m’évanouissais, mais ce n’est rien à coté. Et le plus grave est que cette présence va aller en s’amplifiant.
Pourtant je le sais car je l’ai décidé : je ferai tout pour être le meilleur père possible.
— Tim Burton, Le Monde, 28 février 2004

J’ai lu les poèmes d’Edgar Allan Poe à l’école, mon premier poète, et pour moi ce fut décisif. Ce qui m’a immédiatement plu, c’est que ses phrases n’avaient pas vraiment de sens d’un point de vue logique, mais pourtant on comprenait tout ce qu’il voulait dire à travers les ambiances évoquées. J’ai senti une grande affinité avec ce genre de poésie parce que c’est exactement ce que je ressentais à l’époque: j’avais l’impression que personne ne comprenait ce que je disais, et ça me rassurait de savoir que je n’étais pas le seul. — Tim Burton, « Tim Burton » par Antoine de Baecque, édition Cahiers du Cinéma, 2005, p. 14

L’ombre et la lumière ne sont pas séparables, elles sont entrelacées. J’ai ressenti les choses comme ça depuis tout petit. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

La country est une forme de musique que je ne supporte pas, je crois que je préfèrerais encore qu’on me donne des coups de marteaux sur la tête! — Tim Burton, « Tim Burton » par Antoine de Baecque, édition Cahiers du Cinéma, 2005, p. 14

La cruauté fait partie du cinéma, elle en est même fondatrice. — Tim Burton, « Les grands cinéastes: Tim Burton » par Aurélien Ferenczi, édition Cahiers du Cinéma, 2008, p. 72

La frontière entre le bien et le mal, le héros et le méchant, le beau et le laid, est, pour moi, plus que floue. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

La première fois que Tim m’en a parlé il m’a dit: « Il n’y aura qu’un seul Oompa-Loompa et ce sera toi. Nous allons en créer des dizaines à partir de toi. » Il semblait penser que je pourrais en interpréter cinq en gros plan et que le reste serait ajouté ensuite. Mais quand je l’ai revu quelques semaines plus tard, on était passé de cinq à dix-neuf, puis à une trentaine ensuite! Au bout du compte, peu m’importe, car on s’est vraiment marré! — Deep Roy, « Tim Burton » par Antoine de Baecque, édition Cahiers du Cinéma, 2005, p. 177

Le cerveau de Tim Burton est construit comme la maison de Dorian Gray dans le film d’Albert Lewin, avec George Sanders.
Pour accéder à son trésor, il faut arpenter et descendre sans cesse un escalier insensé, gigantesque, qui déforme la maison entière.
— J. Sachs, topo n°17, juillet-août 2005

Les adultes oublient que les enfants sont des créatures intelligentes. — Tim Burton, « Sleepy Hollow », Tim Burton (trad. Première), Première n°275, janvier 2000, p. 96

Les cimetières font partie de mon âme. Il y en avait un à côté de chez moi quand j’étais adolescent, et j’avais l’habitude d’aller y jouer. C’était un endroit où je me sentais à l’aise, un monde de quiétude, mais aussi d’émois, de drames. Un mélange qu’on retrouvait dans l’architecture. Il y avait des pierres tombales, mais également un mausolée bizarre avec des portes étranges sur le côté. Je venais traîner autour de ce mausolée à tout moment du jour et de la nuit, j’y pénétrais en douce et y jouais à l’intérieur. Je regardais tout. J’étais obsédé par la mort, comme la plupart des enfants. Et je me sentais vraiment bien là. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury), p. 83

Les films frappent à la porte de nos rêves… — Tim Burton, « Tim Burton » par Antoine de Baecque, édition Cahiers du Cinéma, 2005, p. 177

Les gens ont des préoccupations très terre-à-terre de nos jours, pourtant il ne faut pas oublier que nous vivons des situations surréalistes parfois. Regardez Schwarzenegger qui est devenu Gouverneur de Californie ! Quelle est votre idée de la réalité désormais ? — Tim Burton, Ecran Large

Les moulins ont quelque chose de très expressionniste. C’est un objet que j’ai toujours associé à la représentation de l’esprit d’une personne. C’est l’image d’un paysage mental. — Tim Burton, « Tim Burton: Leçon de cinéma » par Laurent Tirard (trad. Laurent Tirard), Studio Magazine, février 2000, p. 94

Lorsque j’étais enfant, j’avais deux grandes fenêtres dans ma chambre qui donnaient sur la pelouse en contrebas. Puis un jour mes parents ont muré ces fenêtres, ne laissant passer qu’une fine ouverture m’obligeant à me mettre sur mon bureau pour voir ce qui se passait au dehors. Je ne leur ai jamais demandé pourquoi ils avaient fait cela. Il faudrait que j’y pense, à l’occasion. — Tim Burton

Lorsque je l’ai rencontré, il tournait dans une série pour ados (21 Jump Street). Il était considéré comme un jeune crétin superficiel. Une fois de plus, on confondait l’apparence avec la réalité. J’ai pensé qu’il y avait bien des choses au-delà et qu’il comprendrait intimement le personnage d’Edward aux mains d’argent. De fait, il a des regards, dans ce film, qui m’épatent encore. Pour Ed Wood, il a trouvé l’exacte mesure d’émerveillement béat correspondant à l’incurable optimisme du personnage. Dans Sleepy Hollow, il est Ichabod Crane, avec toutes les contradictions internes qui l’agitent. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Mais des enfants horribles, il y en a plein ! Je n’aime pas ce que notre monde fait des enfants. Il y a trop d’information, trop d’images, trop d’amour, trop de cadeaux, trop de bouffe, trop de performances, et nous ne savons plus les protéger. Au contraire, nous les soumettons sans cesse à cette concurrence-là… Et c’est à la fois une démission et du cynisme, une manière de les gâter et d’avoir la paix. — Tim Burton, Conversation avec l’auteur, 4 juillet 2005

Même au temps de la série télévisée, je regardais enfant avec jubilation. Catwoman brisait pas mal de tabous sociaux. J’avais huit ans, les petites filles étaient élevées pour être mignonnes, polies, pas pour incarner des personnages aussi physiques voir agressifs. Voilà une femme qui s’habille comme un chat noir, et dont vous ne savez jamais si elle est séductrice ou maléfique. Cette ambiguïté me fascine. — Michelle Pfeiffer, VSD, 2 juillet 1992

Michael Keaton est complètement cintré, c’est un maniaque, une pile électrique et il a des yeux incroyables. J’adore les yeux chez les gens, et il a une paire d’yeux proprement hallucinants. — Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Mon but est d’en faire un film attachant avec de la psychologie en amenant de la fraîcheur, mais également de conserver la nature classique d’Alice. — Tim Burton, Los Angeles Times

Noir, blanc, noir, blanc… J’aime bien les rayures et les zébrures. C’est presque de l’utopie; ça permet la cohabitation harmonieuse d’une chose et de son contraire ! — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Nous dînions ensemble et il m’a dit :
« Il y a un truc dont je voudrais te parler… Tu connais l’histoire de Charlie et la Chocolaterie ? Eh bien, je vais réaliser le film et je me demandais si ça te dirait d’interpréter le rôle… »
Je n’ai pas attendu qu’il termine sa phrase, je lui ai sauté dessus et lui ai répondu :
« Évidemment, je suis à fond dedans… »
Il n’y avait pour moi aucun doute possible : j’étais Willy Wonka.
— Johnny Depp, Dossier de presse de Charlie et la Chocolaterie

On m’a souvent dit que je m’étais désintéressé de Batman pour mettre en avant le Joker; pareil dans Batman, le défi, au sujet du Pingouin et de Catwoman. C’est faux. Tous les personnages m’intéressent, leur dualité m’intéresse. Batman est un homme de l’ombre, et il désire y rester. Je me dois de respecter cette convention. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

On met un peu tout dans ses premiers films. J’espère que je n’ai pas tout mis, mais c’est vrai qu’on y trouve les thèmes qui m’intéresseront plus tard. J’ai eu de la chance de pouvoir réaliser dans ce court quelque chose qui me tenait à cÅ“ur. — Tim Burton, Première n°240, mars 1997

On n’arrête pas de hurler sur ce qui est « incorrect » et, en même temps, regardez comment on vous présente les infos!
Pour moi, c’est ce qu’il y a de plus dingue. On s’insurge contre la violence dans les films et, après, on vous présente la guerre comme une minisérie, comme une charmante petite chose.
— Tim Burton, « Les martiens Attakkks », propos recueillis par Jacques-André Bondy. In : Première, Paris, mars 1997, p. 54-59

Pendant que j’écrivais [Le scénario de Mars Attacks!], Tim dessinait, il parlait uniquement en termes d’images, mais avec des intuitions formidables… — Jonathan Gems, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Pour moi, la vie est abstraite. Avec un dessin, un film, j’essaie de donner du contour aux choses, de les définir un peu. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Pourquoi les Martiens ne feraient-ils pas « Kaak! kaak » ? Pourquoi ne porteraient-ils pas de slips rouges? C’est ça, le grand plaisir avec les films comme Mars Attacks!: tout est permis. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Quand je tombe sur une photo de moi enfant, je ne vois que mes dents… Elles étaient énormes, démesurées, elles avaient grandi trop vite et le reste du corps n’a récupéré son retard que des années plus tard. Je ressemblais à un cheval, ça a duré pendant quinze ans, et à l’époque ça me rendait effroyablement triste.
Mais ces dents honteuses et ma timidité maladive, m’isolant comme un forcené, m’ont transformé en ce que je suis…
— Tim Burton, Livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Quand je travaillais chez Disney, j’en avais un peu marre de dessiner des renards avec de grands yeux doux et humides. Je me suis mis à rêver d’un personnage qui n’aurait pas d’yeux. D’où l’idée d’un squelette: c’est ainsi que Jack est né. Après, il se trouve que Disney a produit l’Étrange Noël de Mr Jack. Ce personnage principal avec deux trous noirs à la place des yeux, c’était gentiment subversif. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Ses livres [ceux du Dr Seuss] m’ont profondément marqué, car ils paraissent trompeusement simples, en fait très complexes, plein de messages symboliques et même anarchistes. Je pense que les enfants se rendent compte à quel point tout cela est subversif. — Tim Burton, Studio, juillet 1995

Souvent, je cite en référence à mon décorateur ou à mon chef opérateur telle ou telle image d’un film. Mais, la plupart du temps, je ne revois pas le film en question et eux non plus. Pas question de copier, mais plutôt de s’approcher le plus possible du souvenir que cette image a laissé en vous. Pour la forêt, dans Sleepy Hollow, je voulais un mouvement particulier dans les troncs, mais je ne me suis jamais demandé si cette image correspondait à un film précis. En revanche, j’ai essayé d’obtenir une atmosphère, une impression, qui traînait dans ma tête. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Souvent, on trouve mes films trop noirs, mais quand je vois des films d’action grand public où les gens dégainent dans la rue et tuent à tout va, je me dis que tout est relatif. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Sur Pee Wee, j’ai obtenu les pires critiques qui soient. Tout le monde était quasi d’accord pour dire que c’était un des plus mauvais films de l’année. Aujourd’hui, parmi ces mêmes personnes, il y en a quelques unes qui ont changé radicalement d’avis. C’est effrayant, ces retournements. Ça me fait plus peur que n’importe quel film d’horreur. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Sur le plateau de tournage, le réalisateur doit constamment convaincre que son idée est la bonne. Du coup, le rôle d’un réalisateur est parfois plus politique qu’artistique. — Tim Burton, « Tim Burton: Leçon de cinéma » par Laurent Tirard (trad. Laurent Tirard), Studio Magazine, 2000, p. 101

Tim est un artiste, un génie excentrique, courageux, drôle jusqu’à l’hystérie, loyal, non conformiste et franc du collier. Il est lui-même, et c’est tout. — Johnny Depp, Préface du livre « Tim Burton par Tim Burton » (Mark Salisbury)

Tous les personnages sont sur le même plan, c’est la manière que j’ai trouvée pour m’amuser sur ce film, et pour le faire vraiment mien. — Tim Burton, « Tim Burton par Tim Burton », p. 116

Tous mes personnages sont à la recherche de quelque chose de positif. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Tout le monde pense que je fais référence à Frankenstein dès qu’un personnage est couturé (les cicatrices du chien dans Frankenweenie, celles de Sally dans L’Étrange Noël de Mr Jack, la greffe d’une tête humaine sur un corps de chien dans Mars Attacks! …) Pour moi, ça a plus à voir avec une trace physique, visible, de leur psychologie. Ils sont comme cassés et doivent réunir tous les petits morceaux. Dans Sleepy Hollow, le cavalier sans tête poursuit exactement le même but : quand on n’a plus de tête, il faut la retrouver… — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Très tôt, je me suis identifié à Vincent Price, génial acteur de séries B fantastiques : L’Homme au masque de cire, la Chambre des tortures, le Corbeau… Cet homme qui, dans les films, traversait de grands tourments m’aidait à vivre, tout simplement. (en 1982, Tim Burton réalisa un court métrage, image par image : Vincent, l’histoire d’un petit garçon de 7 ans qui se prend pour Vincent Price). J’ai envoyé mon scénario à Vincent, je rêvais de sa voix pour le narrateur. Et le plus incroyable, c’est qu’il a répondu ! On s’est rencontré, ça a été formidable. J’ai eu l’impression, pour la première fois de ma vie, que quelqu’un me voyait tel que j’étais. Et m’acceptait… C’était un homme extrêmement gentil: à croire qu’il avait jeté tous ses démons sur l’écran. (l’acteur est mort en 1993, après avoir interprété le rôle de l’inventeur qui s’éteint avant de terminer sa créature, dans Edward aux mains d’argent.) Une des choses qui me touchaient dans l’histoire d’Ed Wood, c’était bien sûr sa relation avec Bela Lugosi. Ca m’a rappelé Vincent et moi. A la différence que Vincent était beaucoup moins autodestructeur que ne l’était Bela. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Un cauchemar! Une grosse production. La pression était trop forte. Et puis, un de mes amis venait de se suicider, Anton Furst, le décorateur du premier Batman. C’était malsain, je n’y ai rien compris. J’étais en pleine dépression. C’était, de tous mes films, le plus dur à réaliser. Si j’avais continué à réaliser les Batman [il en est resté le producteur], j’aurais voulu l’emmener vers d’autres voies que celles que voulait le studio. Je crois que c’est mieux comme ça. SI j’avais continué -qui sait ?-, Batman aurait pu jouer au golf durant tout le film. OU alors, il serait devenu un western ! D’un point de vue financier, je crois que le choix du studio est quand même le plus sage… — Tim Burton, Première n°240, mars 1997

Un film, c’est une psychothérapie très chère que les studios ne comprennent pas toujours. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Vincent Price, Michael Gough ou Christopher Lee sont des mythes de mon enfance. Devenu réalisateur, j’ai eu l’immense privilège de les rencontrer et de les faire tourner. J’aime, bien sûr, les écouter parler de la grande époque des films fantastiques. Mais souvent, il me suffit d’être à leurs côtés. — Tim Burton, L’Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000

Vous savez, la 3D convient très bien à cette histoire. Alors je suis excité de réaliser une nouvelle adaptation, mais j’aurai également les éléments auxquels les gens s’attendent quand ils pensent à cette histoire. — Tim Burton, Los Angeles Times

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Dernière MÀJ: 24 août 2008

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