Planet of the Apes

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1. Synopsis
Année 2029. L’astronaute Leo Davidson travaille sur la station orbitale Obéron, destinée à entraîner des singes capables de voyager dans l’espace à la place de l’Homme. Lors d’un incident technique, la navette du singe de Leo disparaît dans une tempête stellaire. Ce dernier, très attaché à lui, part le chercher mais échoue sur une planète inconnue, sur laquelle il sera capturé par un peuple de singes surdéveloppés ayant supplanté la race humaine, réduite en esclavage.
Avec l’aide d’Ari, une chimpanzé sympathisante de la cause humaine, Leo va tenter de renverser le règne du tyrannique Général Thade.
Bande-annonce :
2. Fiche Technique
- Titre original : Planet of the Apes
- Titre français : La Planète des Singes
- Année : 2001
- Date de sortie : 27 juillet 2001 (USA), 22 août 2001 (France)
- Durée : 119 minutes
- Genre : Science-fiction
- Réalisation : Tim Burton
- Scénario : William Broyles Jr., Lawrence Konner, Mark Rosenthal
- Basé sur : la nouvelle de Pierre Boulle
- Musique : Danny Elfman
- Producteurs : Richard D. Zanuck & David Britten Prior
- Société de production : 20th Century Fox
- Société de distribution : UFD – UGC Fox Distribution
- Directeur de la photographie : Philippe Rousselot
- Direction artistique : Sean Haworth & Philip Toolin
- Création des décors : Rick Heinrichs
- Décorateur de plateau : Peter Young
- Costumes : Colleen Atwood & Donna O’Neal
- Création des maquillages : Rick Baker
- Montage : Chris Lebenzon & Joel Negron
- Casting : Denise Chamian
- Producteurs associés : Ross Fanger & Katterli Frauenfelder
- Producteur exécutif : Ralph Winter
- Lieux de tournage : Arizona, Los Angeles & Trona Pinnacles – Californie (USA); Sydney, Nouvelle-Zélande (Australie); Hawaii
- Pays d’origine : États-Unis & Royaume-uni
- Langue : Anglais
- Format : couleurs, 2.35 – 35mm
- Public : PG-13
- Budget : 100 000 000 $
- Recettes : USA – 180 011 740 $ / France – 3 854 020 entrées
3. Casting
- Le capitaine Léo Davidson : Mark Wahlberg
- Le général Thade : Tim Roth
- Ari : Helena Bonham Carter
- Le colonel Attar : Michael Clarke Duncan
- Limbo : Paul Giamatti
- Daena : Estella Warren
- Krull : Cary-Hiroyuki Tagawa
- Le sénateur Sandar : David Warner
- Karubi : Kris Kristofferson
- Tival : Erick Avari
- Gunnar : Evan Parke
- Birn : Luke Eberl
- Le sénateur Nado : Glenn Shadix
- Nova : Lisa Marie
- Leeta : Eileen Weisinger
- Grace Alexander : Anne Ramsay
- La femme dans le chariot : Linda Harrison
- Le sénateur Zaïus, père de Thade : Charlton Heston
4. Analyse
5. Critique
La controverse. Une chose est sûre : cette Planète des Singes, version Burton ne laisse pas indifférent. Véritablement reniée par une bonne partie des fans, décevante pour le grand public et la presse mais également encensée par quelques critiques et spectateurs, ce film marque une rupture dans l’œuvre burtonienne à bien des niveaux. Peut-être même un moment clé ; l’avenir nous le dira.
C’est que les rumeurs autour du tournage furent, dès le départ, aussi nombreuses que contradictoires : cinq fins auraient été tournées, Burton se serait vu interdit le tournage d’une scène zoophile entre Ari et Leo, Elfman dut également réenregistrer certaines sessions pour les rendre plus «héroïques».
La plupart de ces informations, très vite démenties par les principaux intéressés, provenaient d’Internet, source intarissable du tout et du n’importe quoi. Mais toutes ces affirmations donneront tout de même au tournage l’étiquette de “difficile”.
Et il le fut sans doute, cela va sans dire. Car, comme jamais auparavant, Burton fut soumis à une pression très intense des studios. «Plus de ceci, moins de ça» : on connaît les désirs et les demandes (souvent infondés) des producteurs. Malgré cet environnement peu propice à l’expression artistique, le génie de Burbank nous offre un film percutant, nous allons le voir. Celui-ci pousse l’appropriation qu’il avait su effectuer sur le premier Batman encore plus loin. Malheureusement c’est peut-être moins clair et il faut davantage de visions pour trouver les enjeux de l’œuvre.
Burton a longtemps été réticent à l’idée de revisiter un tel classique de la science-fiction. Il considérait (et considère toujours) la pratique comme une hérésie. Mais qu’est-ce qui l’a alors poussé dans une telle entreprise ?
C’est que sa version de la Planète des Singes n’a rien à voir avec celle de Schaffner (1968). Elle part bien évidemment de l’illustre idée de base de Pierre Boulle, l’auteur du film qui a inspiré la saga au grand écran : un astronaute échoue sur une planète inconnue où les singes, doués de raison et de la parole, dominent les êtres humains réduits à l’esclavage. Mais les similitudes s’arrêtent là : une toute nouvelle histoire, des nouveaux personnages et surtout une nouvelle fin, tel est le pari du film. La référence sera le livre de Boulle et non la première adaptation cinématographique.
Ce qui a principalement déçu, c’est le manque de cohérence de l’histoire et de la thématique. Dans le premier cas, la critique est bien infondée : on sait très bien à quel point Burton est incapable de raconter une histoire «correctement» (et il ne s’en cache pas). Dans le deuxième cas – et c’est ce qui va nous occuper principalement -, ce manque de clarté vient sans doute du fait que jamais Burton n’a jonglé avec autant de sujets et de points de vue.
La religion, la bestialité humaine, l’humanité bestiale, l’individualisme, la tyrannie, le choix amoureux, la violence, etc. Voici quelques sujets abordés dans cette nouvelle mouture ; ils sont donc nombreux et Burton a parfois du mal à bien gérer l’entreprise. C’est qu’il s’agit de sa première oeuvre ouvertement politique (Mars Attacks! jouait la carte du nihilisme jouissif bien qu’utopique à de nombreuses reprises) et on ne peut, dès lors, que lui pardonner son manque de maîtrise par endroits.
Commençons par le commencement, c’est-à-dire le générique. C’est peut-être le «Main Title» le plus brillant de Burton car il est autant esthétiquement beau que narrativement exemplaire. On retrouve en effet tous les éléments clés de l’histoire condensés en seulement 3 minutes : l’ouverture sur le champ d’étoiles, la relique contenant l’arme, le regard du tyran, etc. C’est en revoyant le film qu’on s’en rend véritablement compte et on verra que cela vaut pour d’autres aspects du film.
La séquence d’ouverture se situe en 2029, sur une station orbitale, l’Oberon. On ne peut s’empêcher de noter l’hommage à 2001, l’odyssée de l’espace de Kubrick et ce, que ce soit visuellement (la blancheur étincelante de l’environnement) ou thématiquement : l’homme est devenu une simple machine, au service d’un grand projet dont il ne sait rien et dont il n’est même plus l’acteur (ici, le singe, génétiquement modifié, remplace HAL, le superordinateur du film de Kubrick). Ces séquences sont donc peuplées d’automates dont fait partie Leo Davidson, le «héros du film». Celui-ci se distancie vite des autres par son esprit rebelle : il refuse sa situation de pantin, qui réduit son ego (et aussi sa fierté). Voilà pourquoi, lorsque son singe Périclès (les noms des personnages ne sont pas innocents) se perd dans l’orage électromagnétique, il n’hésite pas à partir à son secours, bien que ses supérieurs le lui aient interdit formellement. Par amour pour son singe ? Peut-être. Pour prouver sa bravoure et ses capacités à ses supérieurs ? Sans doute. Ses motivations sont floues et le seront jusqu’à la fin du film. Leo est un américain moderne : individualiste et égoïste, ne réfléchissant pas vraiment à la portée de ses actes. Il se dégage de sa personne une antipathie profonde qui en a rebuté plus d’un. Il nous est impossible de s’identifier à ce personnage qui devrait pourtant être notre guide.
Son arrivée sur cette nouvelle planète, après s’être perdu à son tour dans les tempêtes électromagnétiques, va signifier pour lui comme une nouvelle naissance. D’ailleurs, on peut le comprendre au travers des 3 phases : son vaisseau ressemble à un oeuf dont il s’extirpe ; il s’extrait ensuite de l’eau (le liquide amniotique) ; enfin, il se défait de sa veste telle une mue. Mais sa transformation n’a pas déjà eu lieu pour autant (il en faudrait plus pour le déstabiliser).
Le voilà donc jeté dans un monde duquel il ne pensera d’abord qu’à fuir au plus tôt. Peu importe qu’il y sème le trouble, que ses «semblables» le considèrent comme le messie ou qu’il soit l’ennemi juré des autres ! Dans des scènes du tournage, on peut entendre Wahlberg répondre «Don’t know. Don’t care.» (Je ne sais pas. Je m’en fous). Cela résume bien les ambitions de son personnage.
Mais parlons un peu de cette planète. Dans le commentaire audio du dvd, un adjectif revient souvent à la bouche de Burton : fragmenté. A l’instar de notre monde, cette planète est cosmopolite et complexe: divisée en deux races, les humains et les singes, eux-mêmes scindés en différents groupes ethniques et sociaux. Politiquement instable, elle permet au groupe minoritaire, les singes, de vivre dans la richesse, laissant aux humains le choix entre la vie sauvage ou l’esclavage. La religion et les mythes y tiennent un rôle important : les humains se languissent de leur messie qui viendra les délivrer (et qu’ils voient en Leo) et les singes ont basé leur civilisation autour de Semos, le premier des singes selon la fable. Toute innovation intellectuelle est considérée comme un danger et celui qui l’emporte est celui qui crie le plus fort ou qui emploie la force avec le plus de violence. A de nombreuses reprises, on pense à la vie politique et militaire romaine (on peut d’ailleurs par endroits rapprocher le film du péplum et plus précisément de Spartacus, un autre film de Kubrick) même s’il s’agit aussi d’une société très moderne (notamment et, peut-être surtout, le modèle américain).
Dans cette société, on trouve : un chimpanzé tyran, Thade, assoiffé de gloire et de pouvoir, une guenon humaniste, Ari, à l’esprit rebelle (mais bien différent de Léo : elle se révolte pour son prochain, là où Leo se révolte pour lui-même), une jeune femme fougueuse, Daena ou encore un orang-outang, Limbo dont les seules questions sont d’ordre financier, etc.
Une belle brochette de personnages, auxquels Burton porte un intérêt variable. Son film tourne en fait beaucoup autour de Thade, Léo et Ari, délaissant un peu (trop) ses rôles secondaires (la relation qui lie Attar et Krull est vraiment anecdotique, Daena, la belle blonde, n’est que l’antithèse de Ari et le jeune adolescent semble avoir été créé par les producteurs mêmes). Il n’en reste pas moins que le petit groupe de «fuyards» qui va se constituer pendant le film nous offre, au fil des répliques, des situations très évocatrices et d’un symbolisme fort (depuis Ed Wood, Burton semble attiré par le principe, presque carpenterien comme le souligne les Cahiers du Cinéma, du groupe amené à combattre côte à côte).
Je prendrai pour exemple, la somptueuse scène de la fuite à travers la forêt. Elle figure même parmi les plus belles du cinéaste.
Leo, accompagné de quelques humains ainsi que de Ari et son protecteur Krull, s’échappe de la ville simiesque par la dense forêt qui l’entoure. L’inversion des rôles qui fut l’une des motivations principales de Burton pour le projet va ici prendre tout son sens.
Disposant à nouveau de son arme, Leo est désormais en position de force et le sait bien. Très vite, il tient une proie en joue : Limbo, l’orang-outang marchand d’hommes. Conscients de leur nouvelle supériorité sur les singes, les humains s’attroupent autour de celui-ci et lancent à Leo un “Tue-le ” aussi froid qu’instinctif, faisant fi des supplications du singe, terrorisé. Le plan est magistral : des humains, aux pulsions animales, forment une meute autour d’un animal, à genoux devant eux, suppliant de toute son humanité – un moment fort, un instant de «bizarrerie» comme seul Burton peut nous en offrir. Pour mettre fin à cette tension, Ari vient s’intercaler entre l’arme et la victime.
Ari, un autre animal-humain mais aussi le personnage le plus humain du film; en quelque sorte, notre garde-fou tout au long de ce périple, unique détentrice d’une certaine morale. Elle est, bien évidemment, le personnage le plus burtonien du film, contenant cette dualité que le cinéaste affectionne tant, et qu’il rend physiquement (son visage surtout) très humaine, au point qu’elle en devient belle, en grande partie grâce à sa personnalité, et presque séduisante (soulignons au passage le travail d’orfèvre effectué par Rick Baker et son équipe, donnant une véritable personnalité et mobilité à chaque singe).
Son regard rêveur trahit son altruisme naïf et sa sensibilité la rend autant fébrile que très décidée (l’interprétation parfaite de Helena Bonham Carter en fait la reine du casting, devant Tim Roth).
Elle met donc fin à cette situation périlleuse par la parole, le dialogue, dont sont incapables les deux camps, où règne uniquement la loi du plus fort. Ainsi, alors que longtemps la réclusion, l’isolement étaient au centre du cinéma de Burton, c’est aujourd’hui l’ouverture d’esprit qui le préoccupe – celui qui s’ouvre à l’autre est celui qui survit. Comme Mad Movies le précisait fort justement : depuis Mars Attacks!, «Burton ne fait plus des films sur Tim (Vincent et les autres…) mais bel et bien des films de Tim».
Nous arrivons maintenant à la transformation qui va s’opérer chez Leo.
Il découvre finalement qu’il est le créateur de son cauchemar. Si cette planète et ce monde existent, c’est par sa faute : son équipage s’est à son tour engouffré dans les orages pour tenter de le sauver, après avoir perdu sa trace. Arrivée des centaines d’années plus tôt que leur pilote dans cet environnement hostile, l’équipe a, peu à peu, perdu sa suprématie sur les singes, génétiquement modifiés, qui se sont établis comme nouveaux maîtres…
Pour la première fois du film, Leo est pensif. Il semble enfin comprendre que ses actes ont une portée : il est l’unique cause de sa perte. A ses côtés, Ari lui souffle alors ces mots : «nous sommes vivants grâce à toi». Une réplique digne de Daniel Waters (scénariste de Batman Returns) et qui va résonner dans la tête de Leo. Ce dernier s’isole de la foule qui l’oppresse, refusant encore une fois son rôle de sauveur; mais désormais, il doute. Son arrogance, son ton hautain ont disparu et ont cédé la place à l’introspection. Il n’est plus cette machine, enchaînant les actions sans chercher à en savoir plus; le voilà devenu humain. Ari est donc la seule à pouvoir l’approcher et à le comprendre. Mais voilà maintenant que c’est Leo qui fait preuve d’optimisme, refusant de céder à la tyrannie de Thade. Il endosse enfin son habit de messie et décide de lutter pour la libération des humains. Le changement est radical mais bien amené. Malheureusement, alors qu’il eût fallu peut-être disserter plus longtemps sur cette humanisation, Burton se voit rappeler par les studios qu’il s’agit d’un film d’action et qu’il faut nécessairement une grande bataille finale. C’est bien regrettable car le film y aurait gagné beaucoup. Mais Burton n’en reste pas là et garde le meilleur pour la fin.
Nous y voilà donc. Cette fameuse fin qui a fait couler tant d’encre (beaucoup y voyant l’assurance que le film est un échec). Cependant, si vous m’avez suivi jusqu’ici, vous en aurez déjà compris le sens…
Thade enfermé dans sa cage (symbole d’une violence que l’on croit sous contrôle, voire révolue – raison pour laquelle le jeu de Tim Roth est si peu nuancé : Thade, c’est la violence brute et sanglante qui se tapit en chacun de nous et que l’on arrive à refouler, du moins relativement), Leo pense avoir mené à bien son intervention sur cette planète qui lui a appris à aimer (ses sourires et la tendresse destinés à Ari) et se décide donc à partir (oserait-on le parallélisme avec l’attitude de l’armée américaine lors de la guerre du Golfe notamment ?). L’ennemi maté, on peut s’en retourner auprès de sa patrie, y retrouver la chaleur de son foyer et ses points de repères. Mais, à son retour, c’est une autre Amérique qui accueille Leo…
Ne vous méprenez pas : il s’agit bien de la même planète Terre, identique à celle qu’il a connue et que nous connaissons. Rien n’a changé. Sauf Leo lui-même : son humanisation lui a ouvert les yeux. Il peut désormais voir à l’intérieur de ses compatriotes et les découvre tels qu’ils sont : des animaux, des descendants de Thade.
Thade justement, qui remplace Lincoln, emblème national du «Grand Homme» aux Etats-Unis pour nous montrer la face intrinsèquement barbare de l’Amérique (et de l’Occident aussi). Leo a beau ne plus comprendre ce monde qui l’entoure, il devra vivre avec. Comme nous tous…
En conclusion reprenons les termes de Cadrage.net : «Là est le style même de Burton, une esthétique de l’éthique poétique». Il s’agit là d’une excellente définition du cinéma du réalisateur, qui s’est affirmé depuis Mars Attacks!, même si certains ne voient toujours en lui qu’un faiseur de belles images (et qui n’en attendent que cela).
La Planète des Singes est une œuvre de transition (avec ses qualités et ses défauts) d’un cinéaste qui est en pleine maturation. Une maturation socio-politique, inutile de le préciser…
Articles de Presse
- Visages de mort
- Planète perdue
- La politique des singes
- Un singe peut en cacher un autre
- La Planète des singes
6. Anecdotes
Deux acteurs du film original de 1967 apparaissent dans le film de Tim Burton : Charlton Heston en père de Thade et Linda Harrison qui fait une brève apparition parmi les fugitifs humains capturés par les singes.
Certaines scènes du film ont été tournées au Lac Powell dans l’Utah, lieu de tournage du premier film original.
Planet of the Apes n’est pas un remake du premier film mais une ré-interprétation de la nouvelle de Pierre Boulle.
C’est sur le plateau de tournage que Tim Burton va faire la rencontre d’Helena Bonham Carter, qu’il va épouser et qui deviendra la mère de ses deux enfants. Il y avait également Lisa Marie, son ex-compagne. Les deux femmes ont partagé plusieurs scènes à l’écran où l’une essaye de garder le pouvoir sur l’autre…
7. Citations
8. Nominations & Récompenses
- Grammy Awards 2002 : Meilleure bande originale (Danny Elfman)
- MTV Movie Awards 2002
- Meilleur caméo (Charlton Heston)
- Meilleur méchant (Tim Roth)
- BMI Film & TV Awards 2002: BMI Film Music Award pour Danny Elfman
- Bogey Awards [Germany] 2002
- Hollywood Makeup Artist and Hair Stylist Guild Awards 2002 : Meilleur maquillage (Rick Baker, Kazuhiro Tsuji, Toni G)
- Las Vegas Film Critics Society Awards 2002 : Rick Baker pour le maquillage
- Razzie Awards 2002
- Pire suite ou remake
- Pire acteur secondaire (Charlton Heston)
- Pire actrice secondaire (Estella Warren)
