- Gordie.Lachance
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Remaniement de la rubrique bio
Hello ! Suis en train de réécrire la bio de Tim Burton pour la rubrique concernée du site. Voilà une première esquisse de la première partie (de sa naissance jusqu'à ce qu'il quitte Disney); je serais heureux de lire vos remarques, commentaires, ajouts à faire... Voilà ! L'orthographe n'a pas encore été corrigé.
Tim Burton est un réalisateur américain né le 25 août 1958, premier des deux fils de Bill Burton et Jean Erikson.
1. Naissance, enfance, adolescence
Il grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d'accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros et surtout Disney. Bien que Burbank puisse sembler en endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que sera Tim Burton; il n'en garde que le souvenir d'une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens à la normalité déconcertante et à l'ouverture d'esprit toute relative, figure d'une certaine Amérique qu'il s'essaiera plusieurs fois à dénoncer dans son travail ultérieur.
Introverti et éprouvant des difficultés autant à la maison qu'à l'école, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films de monstres et d'horreur, à la télé ou au cinéma. Il y découvre donc un certain cinéma qui aura une influence cruciale sur sa carrière à venir, à travers les films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d'horreurs "gothiques" depuis la fin des années 50 aux années 70), l'emblématique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l'excentricité du réalisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera également un film).
«Quand tu es plus jeune, tu crées ta propre mythologie et tu détermines ce qui te touche. Et ces films, leur poésie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m'interpelaient comme d'autres enfants ont pu être interpelés par les films de Gary Cooper ou John Wayne.»
A part cela, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions décollant et atterrissant de l'aéroport tout proche. Quelques faits anecdotiques marquent tout de même son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire à l'invasion imminente des martiens; ou encore le fait que ses parents aient murés, pour une raison inconnue, la fenêtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligé d'escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l'extérieur, évènement qu'il associa "à la nouvelle d'Edgar Allan Poe où un homme est emmuré vivant et brûlé vif. Voilà le genre de sentiments que j'éprouvais à l'égard de mon monde. Burbank, cet endroit mystérieux!".
S'entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s'en va vivre chez sa grand-mère, qui lui louera ensuite un petit studio à ses 16 ans.
2. Tim Burton au pays de Mickey 2.i Calarts En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim et son talent très précoce sont repérés par des chasseurs de têtes travaillant pour Disney et obtient une bourse pour intégrer CalArts (California Institute for the Arts), une école fondée par le studio pour constituer un "réservoir" de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la célèbre entreprise.
Il y rencontrera certaines pointures actuelles (John "Pixar" Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane...) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (réalisateur de l'étrange noël de Mr Jack) qu'il côtoiera au cours d'animation expérimentale enseigné par Jules Engel. S'il supporte mal l'enseignement "militaire" de l'établissement, il y réalise "Stalk of The Celery Monster" par lequel il se fera remarquer avant d'être embauché comme animateur dans le studio. 2.ii Tim Burton employé chez Disney
Il y passera trois années difficiles, incapable d'intégrer les "codes" formatés du studio et faisant preuve d'une ténacité à toute épreuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu'on exige de lui et de ses collègues d'être "à la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalité. Il faut être quelqu'un d'unique pour pouvoir faire coexister ces deux états dans un même cerveau."
2.ii.a Animateur
Il y travaillera entre autres sur Tron (non-crédité, en tant qu'animateur), The Lords of The Rings (non crédité, en tant qu'intervalliste), ainsi que sur Rox et Roucky (en tant qu'animateur) : "Je n'arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(…) J'avais l'impression de subir le supplice de la goutte d'eau. (…) Je n'avais pas la force d'endurer cela, c'était au dessus de mes forces." Il adapte son comportement en conséquence, dormant souvent entre 8 et 10h par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu'à parfois 4h de sommeil supplémentaire pendant ses heures de travail, les yeux clôts mais bien assis derrière sa planche à dessin, le crayon à la main,prêt à gribouiller à la moindre entrée inattendue dans son bureau… «Je me comportais de manière étrange (…). Je m'installais fréquemment au fond d'une armoire dont je ne sortais pas, ou je m'asseyais sur mon bureau – ou au-dessous –, ou je faisais des trucs étranges comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivé à dépasser ce stade. Je ne m'enferme plus dans une armoire. J'étais gardé à distance respectable, mais j'avais la paix.»
2.ii.b Art Conceptor
Ensuite, il accéde avec un bonheur relatif à un poste d'artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, indépendamment du fait qu'aucune ne sera retenue pour le film. Burton démarre une petite dépression. "J'ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d'idées pour 10 ans. Lorsqu'au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu'ils n'avaient rien utilisé, ça m'a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j'avais l'impression d'être dans une cellule que la lumière du jour n'éclairait jamais ".
2.ii.c Vincent, Frankenweenie, Hansel & Gretel
Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney. Ils réussiront à débloquer eux-même, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettront à Tim Burton de réaliser un petit bijou d'animation basé sur un poème qu'il voulait à la base éditer en livre : "Vincent".
Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton. Une voix-off, celle de l'acteur lui-même que Burton arrivera à associer au projet, récite sur les images le poème écrit par Tim sur un ton proche des textes d'Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation en clôture le court-métrage. Tim Burton deviendra un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rôles, de même qu'il commença un documentaire -jamais terminé- sur lui, "Conversations with Vincent". "J'ai toujours gardé contact avec lui [Vincent Price], même de façon relâchée (…) Il faisait partie de cette génération de gens avec qui on reste toujours connecté même s'il arrive qu'on ne se voit pas régulièrement. (…) Il était très encourageant. J'avais toujours l'impression qu'il comprenait exactement le propos du film, peut-être même plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente." Parmis les 3 collaborateurs à la réalisation du film, notons la présence de Rick Heinrich qui sera l'un des "fidèle" de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui aidera à définir son style visuel.
Ensuite, toujours pour le compte de Disney et la même année, il tourne son premier film "live", "Frankenweenie", toujours produit par Julie Hickson. Ce moyen-métrage est une variation du film Frankenstein où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci ce soit fait renverser par une voiture. Il dirige Shelley Duval (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rôle secondaire).
Néanmoins, ces deux essais -réussis-, trop atypiques par rapport à la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relégués au fond des tiroirs de Disney et ne connaitrons qu'une diffusion marginale (Vincent devait initialement être projeté en première partie de Pinnochio), entre autres dans des festivals d'animation dont celui de Bruxelles en 1984. Burton y recevra un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre. Frankenweenie lui aussi récompensé, se voit également condamné après avoir été classé "PG" (interdit aux moins de 12 ans) par la censure. Burton ne digèrera pas le choc.
Dans la foulée de Vincent et Frankenweenie, il réalise également avec 166 000$ Hansel & Gretel, adaptation "kung fu" (où les héros sont joués par deux asiatiques) du conte des frère Grimm qui sera diffusé une nuit d'Halloween sur Disney Channel, remportant un succès mitigé.
C'est également chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d'une histoire se déroulant à "Halloweenland" et mettant en scène un certain Jack Skellington... Mais ceci est pour plus tard !
2.iii Bye Bye Mickey !
Las qu'on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu'on se refuse à l'exploiter en raison d'une ligne politique et artistique "trop sage", il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer. Ce qui ne l'empêche pas d'entretenir avec eux une relation étroite et ambigüe, sorte de "je t'aime - moi non plus" : comme l'explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans "L'énonciation de l'interdit - ou comment Tim Burton a dynamité de l'intérieur les formations imaginaires proposées par Disney", le réalisateur intègre en effet très bien le "monde de Disney", qui figure chez lui une présence spectrale, sorte d'ombre dont le créateur de Batman ne semble pouvoir s'émanciper totalement. Il connait parfaitement la "grammaire" du studio, et partage certaines de ses thématiques (le merveilleux, par exemple), mais qu'il aborde sous un tout autre angle. Le manichéisme Disneyien n'existe par contre pas chez Tim Burton, qui préfère mettre en scène des personnages à la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).
3. Premières réalisations
Vincent et Frankenweenie attirent l'attention de l'industrie du cinéma, et il est approché par Griffin Dunne pour réaliser After Hours. Martin Scorsese, qui est à l'époque en stand-by alors qu'il essaie de réunir les fonds pour sa Dernière Tentation du Christ, se montre également intéressé par le projet. Burton, fair-play, lui cèdera le passage.
3.i Pee Wee's Big Adventure, The Jar & Aladdin
Peu de temps après, c'est Paul Reubens, animateur d'une émission télé pour enfants, qui vient trouver Burton pour réaliser une adaptation de son "Pee Wee Herman Show". Tim Burton accepte le pari et s'entoure d'une bonne équipe technique. C'est la première fois qu'il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l'occurence la Warner Bros. Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe Oingo Boingo, Danny Elfman, qu'il avait déjà vu en concert alors qu'il était étudiant. Bien que peu sûr de lui du fait de son absence de formation musicale "traditionnelle", Elfman se révèlera être un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d'autres films ou séries télé. " Warner Bros était prêt à prendre des risques sur Pee Wee's Big Adventure, parce que le budget du film était minuscule. Ils ont parié sur moi. Ils ont parié sur Danny. (…) Quand je l'ai entendu jouer [la musique] par un orchestre, ça a été un choc. Ca a été une des expériences les plus mémorables de mon existence. C'était la première fois que la musique était un personnage à part entière d'un de mes films. "
Il forme avec Elfman l'un de ces grands couples réalisateur/musicien tels que Hitchcock/Hermann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams. L'Etrange Noël de Mr Jack est une étape particulière puisque la participation d'Elfman y est majeure (importance narrative de la musique et des chansons) et endosse le rôle de Jack lors des chansons. Néanmoins, Burton refuse à Elfman le rôle "parlé" de Jack, ce qui sera à l'origine d'une dispute qui aboutira à une rupture, le temps d'un film (Ed Wood), entre les deux artistes. C'est en effet à James Horner que Burton fera appel.
Burton déclare avoir été très en phase avec "Pee Wee's Big Adventure", affectionnant l'univers de Pee Wee l'homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa préoccupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette. Il arrivera à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères. Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante : "Si Paul et moi n'avions pas eu les mêmes goûts, ou n'avions pas été en osmose, ça aurait été un véritable cauchemar, d'autant plus qu'à cette époque de ma vie j'avais du mal à communiquer. J'aurai même été viré, car la star c'était lui. " Le film ne sera pas un chef d'oeuvre, mais fit un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de départ) et accrédite Tim Burton en tant que réalisateur de longs-métrages, malgré une critique partagée et même parfois méchante. " Il y a [dans l'industrie du cinéma] tellement de forces qui peuvent te démolir - les critiques, le box-office et le film lui-même - que ça t'oblige à garder une certaine humilité, à garder les pieds sur terre ".
Il dirige par la suite deux petits téléfilms, l'un étant un remake de "The Jar" pour l'émission "Alfred Hitchcock Presents", et l'autre, "Aladdin and his Wonderful Lamp", adaptation du célèbre conte des 1001 nuits pour le "Faerie Tale Theatre". L'hôtesse de ce show n'est autre que Shelley Duval, qui fut précédemment dirigée par Burton dans Frankenweenie. Ces deux réalisations sont assez mineures dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de délais assez courts. Tim Burton comprendra, en les réalisant, qu'il a du mal à s'appropier un matériau duquel il ne se sent pas proche, et ce sera désormais un critère primordial dans ses choix de réalisateur. Cependant, "Aladdin..." contient quelques séquences où l'empreinte de Tim Burton est clairement visible.
4. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands
Les deux projets suivant de Tim Burton assoiront le réalisateur à Hollywood, faisant preuve d'une capacité à transformer les projets difficiles en succès mondiaux.
4.i. Beetlejuice
Après avoir refusé une série de mauvais scripts, il tombe sur Beetlejuice, une comédie macabre d'après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson. Tim Burton y exploite fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betlegeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place. En effet, le film d'origine devait à la base s'appeller "The Maitlands" et être réalisé par le maître du film d'horreur, Wes Craven (Nightmare on Elm Street, Scream). Beetlejuice marque également la rencontre de Tim Burton avec Michaël Keaton (Beetlegeuse) et Wynona Ryder (Lydia), à qui il confiera par la suite d'autres rôles en or. Il y dirige également Catherine O'Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs récurrents de sa filmographie.
4.ii. Batman
En 1979, la Warner avait acquis les droits d'adaptation du comics de Bob Kane, Batman. Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne à leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture américaine, passant devant Joe Dante (Gremlins) et d'autres réalisateurs approchés dans un premier temps. Il avait en effet été décidé que le projet lui serait cédé s'il répétait un deuxième succès au box-office après Pee Wee, condition remplie avec la réussite de Beetlejuice. Si Batman sera une réussite, c'est le premier film d'une longue série dans laquelle Tim Burton sera confronté à des problèmes de divergences d'opinions face aux studios. Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton, tout d'abord, est sujet à de longues discussions. L'acteur est en effet à l'époque fiché "comique" et dispose en outre d'un physique assez standard. Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n'est pas un super-héros au sens propre du terme (c'est à dire possédant des supers-pouvoirs), mais un homme ordinaire [avec un physique ordinaire, donc] qui endosse un costume de justicier. En outre, Tim Burton s'éloigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la célèbre série télé des années 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmenté, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des années 80. Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli. En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.
Les campagnes de marketing et de merchandising associée à la sortie du film furent également d'une ampleur encore inédite à l'époque, et le film rapporta plus de 10x son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l'un des plus gros hits de tous les temps au box-office. Batman eut également une influence importante sur les autres films de superhéros à venir.
5. Les années 90 : la révélation
Fort de ces énormes succès, Burton entre dans les années 90 en ayant gagné la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres; considérés par beaucoup comme ses meilleurs.
5.i. Edward Scissorhands
A commencer par Edward aux Mains d'argent, une conte merveilleux (au sens propre du terme) co-écrite avec Caroline Thompson d'après une idée originale de Tim Burton. L'histoire, comme la plupart de ses films de l'époque, comporte une dimension fortement autobiographique.
Les influences principales du scénario proviennent de Frankenstein, la Belle et la Bête, le Fantôme de l'Opéra et enfin de Der Struwwelpeter, un conte allemand du 19e traitant du fait de bien se comporter et où un enfant refuse, par exemple, de se laver ou... de se couper les ongles.
La Warner, qui avait produit les 3 films précédents de Burton, se montre peu intéressée et c'est donc la Fox qui décide de l'aider à monter son projet. Pour l'acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue à l'époque, Tom Cruise. Burton, peu emballé, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dévolu sur celui qui, à l'époque, était surtout connu pour son rôle de playboy dans la série teenage "21 Jump Street" : Johnny Depp. Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre "Burton on Burton" de Mark Salisbury, provoque des étincelles. Le beau gosse de la télé incarnera un Edward tout en finesse, et deviendra l'ami de Burton, son complice et son alter ego à l'écran; par la même occasion qu'il démarrera au cinéma la carrière qu'on lui connaît. Le film frappe les esprits de par sa poésie, sa musique et sa beauté visuelle; et est considéré comme le chef d'oeuvre de Tim Burton.
5.ii. Batman Returns
1991. La Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de Batman. Après d'âpres discussions, Tim Burton accepte, en échange d'une lourde contrepartie financière et à la condition qu'il ait un contrôle total (ce qui est bien sûr relatif) sur le film. Histoire d'éviter que le studio se mèle de son travail comme il l'avait fait sur le premier Batman, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel. Bien que la Warner ait acceptée la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intérêt pour Batman Returns va en effet de pair avec l'introduction de nouveaux « méchants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michele Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarné par Danny de Vito. Ces deux personnages sont mis, à titre d'importante, sur le même pied que Batman, voire même en avant par rapport au héros du film. L'opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralité des personnages est toute relative. En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus. Catwoman est affublée d'un caractère très « sexuel », ce qui dérangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas à un public d'enfants. Mc Donalds, poussé dans le dos par des associations de parents, va même jusqu'à annuler son partenariat marketing avec la Warner.
Véritable explosion visuelle, lectures à plusieurs niveaux, c'est une réussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes, comme la défenêstration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal où Batman et Catwoman, les ennemis masqués, se rendent compte de leur identité respective alors qu'ils sont en train de danser. La partition d'Elfman, elle aussi, est un petit bijou.
Le film, plus critiqué que le premier, n'est pas un aussi gros succès au box-office mais s'en sort tout de même très bien. Ces deux éléments verront la Warner s'interroger sur la suite de l'histoire à l'écran de l'homme chauve-souris. Ils décideront d'engager Joel Schumacher pour deux suites, Batman Forever (1995) puis Batman & Robin (1997). Tim Burton garde un oeil sur Batman Forever (un titre qu'il qualifie de « tatouage que l'on se serait fait sous l'usage de drogues ») puisqu'il reste au générique en tant que producteur exécutif.
5.iii. L'Étrange Noël de Mr Jack
Retour aux premières amours : la stop-motion. En 1982, alors qu'il était chez Disney, Tim Burton avait écrit un poème narrant les aventures de Jack Skellington, roi du pays d'Halloween. Las de semer la terreur, il découvrait au hasard d'une promenade le pays merveilleux de Noël et tentait par la suite de le fêter à sa façon... Inspiré par le style du Dr Seuss et en particulier de son How the Grinch stole Christmas; le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.
L'Étrange Noël de Mr Jack est un film que j'ai voulu faire pendant plus de 10 ans, depuis l'époque ou j'atais animateur aux studios Walt Disney, au début des années 80. D'abord, influencé par le style du Dr Seuss, l'auteur de livres que je préfère, j'ai écrit un poème. Je dessinai alors plusieurs personnages et des décors, et commençai à prévoir un film. Au départ, je pensais que L'Étrange Noël de Mr Jack ferait un bon spécial télé de fin d'année, bien que je l'envisageais également sous d'autres formes, y compris celle d'un livre pour enfants.
Maintenant que la donne a changée pour Tim Burton, il décide de monter le projet. Bien que les droits appartiennent à Disney, il arrive à les convaincre de financer son film. Son film ? Pas entièrement, puisque c'est Henry Selick qui le réalisera. Tim Burton est en effet trop occupé sur Batman Returns; mais il n'empêche que c'est son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel...
Le film, un véritable défi technique,
Dernière modification par Gordie.Lachance (19-11-2006 15:10:42)
- Raugue
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Très bien , très clair et détaillé. Petite remarque : je croyais que c'était les studios Disney (via la productrice et petite amie de Tim B. Julie Hickson) qui avaient financé Vincent.
A part ça , beau travail
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Re: Remaniement de la rubrique bio
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Très bon résumé, émaillé d'intéressantes citations du sujet ! Tout de même, je me demande toujours ce qui a poussé Tim à quitter sa famille à 12 ans (je sais, ce sont des zones d'ombre qui ne me regardent pas mais tout de même, il y a des névroses qui m'échappent et que j'aimerais bien comprendre pour mieux saisir l'énergumène. Bon, si on ne le sait pas, tu n'y peux rien, Gordie). L'article de Mathieu-Alexandre Jacques a l'air intéressant, où a-t-il été publié ?
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Juste 2 petites fautes de frappes:
[q]S'entendant apparemment peu avec sa familier, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s'en va vivre chez sa grand-mère, qui lui louera ensuite un petit studio à ses 16 ans.[/q]
[q]Il finit par réussir à accéder à un poste d'artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique, poste qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, ce l'intéresse beaucoup plus, indépendamment du fait qu'aucune de ses idées ne sera retenue pour le film.[/q]
Mais enfin c'est vraiment pour pinailler un peu hein! Très bon texte, j'ai meme encore appris des nouveaux trucs!!!!
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- Gordie.Lachance
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Voilà une première correction. (j'ai updaté le texte du dessus)
Raugue > Est tu sûr que c'était sa petite amie ??? Je ne trouve confirmation de cette info nulle part... Absinthe > Je ne sais pas trop non plus quelles sont et furent les relations exactes avec sa famille... Quand au dossier de Mathieu-Alexandre Jacques, tu peux le trouver ici Eledhwen > Ok ça c'est corrigé.
- absinthe
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Merci Gordie, j'ai imprimé ce long article (tiré d'une revue québecoise si je vois bien) qui m'a l'air d'être très intéressant. Je le lirai en parallèle avec le catalogue de l'expo du Grand Palais sur Disney et l'imaginaire européen.
Dernière modification par absinthe (19-11-2006 21:35:11)
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- Lydia_Deetz
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Re: Remaniement de la rubrique bio
C'est vraiment génial, très complet, avec en prime des petites anectodes (je ne savais pas qu'il terrorisait son petit voisin!)...
Juste une petite faute... Tu as écrit Winona Ryder avec un y à Winona: Wynona....
Mais bon, comme Eledhwen, c'est pour pinailler... c'est juste que les noms sont plutôt importants ^^
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- Raugue
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Gordie.Lachance a écrit:Raugue > Est tu sûr que c'était sa petite amie ??? Je ne trouve confirmation de cette info nulle part... .
J'ai trouvé cette phrase :
"According to a Vanity Fair article one major change in Tim's life had occurred after the release of "Pee-wee's Big Adventure" - an end came to his long-standing relationship with Julie Hickson, a Disney executive, who he had been very close to during his time at Disney and their friendship turned into a romance".
C'est tiré du site www.filmmakertimburton.com . Le lien : http://www.filmmakertimburton.com/Adulthood.html
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- Eledhwen (The Bride)
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Tant qu'on est dans la life personnelle de Tim, j'avais été très étonné il y a un moment de découvrir sur Wikipedia que Tim avait été marié 3 ans avec une allemande avant de divorcer, ça m'a fait bizarre parce qu'on en avait jamais parlé, et Wikipedia n'étant pas toujours une source fiable j'en profite pour vous demandez si savez des choses à ce sujet... (non pas que ce soit vital mais enfin...)
http://en.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton
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- Gordie.Lachance
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Merci Raugue, je vais inclure cela. Eledhwen : oui, c'était une peintre allemande, Lena Gieseke. J'inclus ces informations au fur et à mesure de la bio que j'ai commencée, là j'en suis à Sleepy Hollow (10e page dans word !). Dès que j'ai fini, je vous montre ça pour voir si vous avez des choses à changer ou rajouter.
- absinthe
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Deux artistes ensemble, ça craint toujours !
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- Gordie.Lachance
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Re: Remaniement de la rubrique bio
Une première version de la nouvelle rubrique est en ligne. Elle n'est pas encore terminée, après 3 jours de suite à travailler dessus, j'ai un peu saturé... 
J'attend vos avis, vos commentaires et vos ajouts si vous en avez !!!
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