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	<title>Tim-Burton.net &#187; Caroline Thompson</title>
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		<title>Biographie</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 12:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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1. Naissance, enfance, adolescence
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="dossier_news"><ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2009/10/the-art-of-tim-burton-bientot-en-reservation/" rel="bookmark">The Art Of Tim burton, Bientôt en Réservation!</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/11/un-nouveau-bebe-chez-les-burton/" rel="bookmark">Un nouveau bébé chez les Burton !</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/03/tim-burton-bientot-honore-a-venise/" rel="bookmark">Tim Burton bientôt honoré à Venise</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/11/tim-burton-autiste/" rel="bookmark">Tim Burton autiste ?</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2004/08/tim-burton-essaierait-decroquer-lisa-marie/" rel="bookmark">Tim Burton essaierait d&#8217;ecroquer Lisa Marie ?</a></li></ul></div>
<h3>1. Naissance, enfance, adolescence</h3>
<p>Il grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d&#8217;accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.<br />
Bien que Burbank puisse sembler être un endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que sera Tim Burton; il n&#8217;en garde que le souvenir d&#8217;une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens à la normalité déconcertante et à l&#8217;ouverture d&#8217;esprit toute relative, figure d&#8217;une certaine Amérique qu&#8217;il s&#8217;essaiera plusieurs fois à dénoncer dans son travail ultérieur.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3811|200</wpg2></div>
<p>Introverti et éprouvant des difficultés autant à la maison qu&#8217;à l&#8217;école, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films de monstres et d&#8217;horreur, à la télé ou au cinéma. Il y découvre donc un certain cinéma qui aura une influence cruciale sur sa carrière à venir, à travers les films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d&#8217;horreurs &#8220;gothiques&#8221; depuis la fin des années 50 aux années 70), l&#8217;emblématique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l&#8217;excentricité du réalisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera également un film).</p>
<blockquote><p>Quand tu es plus jeune, tu crées ta propre mythologie et tu détermines ce qui te touche. Et ces films, leur poésie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m&#8217;interpelaient comme d&#8217;autres enfants ont pu être interpelés par les films de Gary Cooper ou John Wayne.»</p></blockquote>
<p>A part cela, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions décollant et atterrissant de l&#8217;aéroport tout proche.<br />
Quelques faits anecdotiques marquent tout de même son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire à l&#8217;invasion imminente des martiens; ou encore le fait que ses parents aient muré, pour une raison inconnue, la fenêtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligé d&#8217;escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l&#8217;extérieur, événement qu&#8217;il associa &#8220;<em>à la nouvelle d&#8217;Edgar Allan Poe où un homme est emmuré vivant et brûlé vif. Voilà le genre de sentiments que j&#8217;éprouvais à l&#8217;égard de mon monde. Burbank, cet endroit mystérieux!</em>&#8220;.</p>
<p>S&#8217;entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s&#8217;en va vivre chez sa grand-mère, qui lui louera ensuite un petit studio à ses 16 ans.</p>
<h3>2. Tim Burton au pays enchanté</h3>
<h4>i. Calarts</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2661|200</wpg2></div>
<p>En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim et son talent très précoce sont repérés par des chasseurs de têtes travaillant pour Disney et il obtient une bourse pour intégrer CalArts (California Institute for the Arts), une école fondée par le studio pour constituer un &#8220;réservoir&#8221; de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la célèbre entreprise.</p>
<p>Il y rencontrera certaines pointures actuelles (John &#8220;Pixar&#8221; Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane&#8230;) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (réalisateur de l&#8217;<em>Étrange Noël de Mr Jack</em>) qu&#8217;il côtoiera au cours d&#8217;animation expérimentale enseigné par Jules Engel.<br />
S&#8217;il supporte mal l&#8217;enseignement &#8220;militaire&#8221; de l&#8217;établissement, il y réalise <em>Stalk of The Celery Monster</em> par lequel il se fera remarquer avant d&#8217;être embauché comme animateur dans le studio.</p>
<h4>ii. Tim Burton employé chez Disney</h4>
<p>Il y passera trois années difficiles, incapable d&#8217;intégrer les &#8220;codes&#8221; formatés du studio et faisant preuve d&#8217;une ténacité à toute épreuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu&#8217;on exige de lui et de ses collègues d&#8217;être &#8220;<em>à la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalité. Il faut être quelqu&#8217;un d&#8217;unique pour pouvoir faire coexister ces deux états dans un même cerveau.</em>&#8221;</p>
<h5>a. Animateur</h5>
<p>Il y travaillera entre autres sur <em>Tron</em> (non crédité, en tant qu&#8217;animateur), <em>The Lords of The Rings</em> (non crédité, en tant qu&#8217;intervalliste), ainsi que sur <em>Rox et Rouky</em> (en tant qu&#8217;animateur) :</p>
<blockquote><p>Je n&#8217;arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(…) J&#8217;avais l&#8217;impression de subir le supplice de la goutte d&#8217;eau. (…) Je n&#8217;avais pas la force d&#8217;endurer cela, c&#8217;était au-dessus de mes forces.</p></blockquote>
<p>Il adapte son comportement en conséquence, dormant souvent entre 8 et 10 heures par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu&#8217;à parfois 4 heures de sommeil supplémentaires pendant ses heures de travail, les yeux clos mais bien assis derrière sa planche à dessin, le crayon à la main, prêt à gribouiller à la moindre entrée inattendue dans son bureau…</p>
<blockquote><p>Je me comportais de manière étrange (…). Je m&#8217;installais fréquemment au fond d&#8217;une armoire dont je ne sortais pas, ou je m&#8217;asseyais sur mon bureau – ou en-dessous –, ou je faisais des trucs étranges comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivé à dépasser ce stade. Je ne m&#8217;enferme plus dans une armoire. J&#8217;étais gardé à distance respectable, mais j&#8217;avais la paix.</p></blockquote>
<h5>b. Art Conceptor</h5>
<p>Ensuite, il accède avec un bonheur relatif à un poste d&#8217;artiste-concepteur sur <em>Taram et le Chaudron Magique</em>, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, indépendamment du fait qu&#8217;aucune ne sera retenue pour le film. Burton démarre une petite dépression.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d&#8217;idées pour 10 ans. Lorsqu&#8217;au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu&#8217;ils n&#8217;avaient rien utilisé, ça m&#8217;a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être dans une cellule que la lumière du jour n&#8217;éclairait jamais.</p></blockquote>
<h5>c. <em>Vincent</em>, <em>Frankenweenie</em> et <em>Hansel &amp; Gretel</em></h5>
<p>Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien de Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney.<br />
Ils réussiront à débloquer eux-même, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettront à Tim Burton de réaliser un petit bijou d&#8217;animation basé sur un poème qu&#8217;il voulait à la base éditer en livre : <em>Vincent</em>.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>2584|200</wpg2></div>
<p>Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2686|200</wpg2></div>
<p>Une voix off, celle de l&#8217;acteur lui-même que Burton arrivera à associer au projet, récite sur les images le poème écrit par Tim sur un ton proche des textes d&#8217;Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation, en clôture le court-métrage.<br />
Tim Burton deviendra un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rôles, de même qu&#8217;il commença un documentaire -jamais terminé- sur lui, <em>Conversations with Vincent</em>.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai toujours gardé contact avec lui [Vincent Price], même de façon relâchée (…) Il faisait partie de cette génération de gens avec qui on reste toujours connecté même s&#8217;il arrive qu&#8217;on ne se voit pas régulièrement. (…) Il était très encourageant. J&#8217;avais toujours l&#8217;impression qu&#8217;il comprenait exactement le propos du film, peut-être même plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente.</p></blockquote>
<p>Parmi les 3 collaborateurs à la réalisation du film, notons la présence de Rick Heinrich qui sera l&#8217;un des &#8220;fidèles&#8221; de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui aidera à définir son style visuel.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>1291|200</wpg2></div>
<p>Ensuite, toujours pour le compte de Disney et la même année, il tourne son premier film &#8220;live&#8221;, <em>Frankenweenie</em>, toujours produit par Julie Hickson.<br />
Ce moyen-métrage est une variation du film <em>Frankenstein </em>où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci se soit fait renversé par une voiture.<br />
Il dirige Shelley Duvall (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rôle secondaire).</p>
<p>Néanmoins, ces deux essais -réussis-, trop atypiques par rapport à la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relégués au fond des tiroirs de Disney et ne connaîtront qu&#8217;une diffusion marginale (Vincent devait initialement être projeté en première partie de <em>Pinocchio</em>), entre autres dans des festivals d&#8217;animation dont celui de Bruxelles en 1984.<br />
Burton y recevra un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre.<br />
<em>Frankenweenie </em>lui aussi récompensé, se voit également condamné après avoir été classé &#8220;PG&#8221; (interdit aux moins de 12 ans) par la censure.<br />
Burton ne digérera pas le choc.</p>
<p>Dans la foulée de <em>Vincent </em>et <em>Frankenweenie</em>, il réalise également avec 166 000$ <em>Hansel &amp; Gretel</em>, adaptation &#8220;kung fu&#8221; (où les héros sont joués par deux asiatiques) du conte des frères Grimm qui sera diffusé une nuit d&#8217;Halloween sur Disney Channel, remportant un succès mitigé.</p>
<p>C&#8217;est également chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d&#8217;une histoire se déroulant à &#8220;Halloweenland&#8221; et mettant en scène un certain Jack Skellington&#8230; Mais ceci est pour plus tard!</p>
<h4>iii. Bye Bye Mickey !</h4>
<p>Las qu&#8217;on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu&#8217;on se refuse à l&#8217;exploiter en raison d&#8217;une ligne politique et artistique &#8220;trop sage&#8221;, il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer.<br />
Ce qui ne l&#8217;empêche pas d&#8217;entretenir avec eux une relation étroite et ambigüe, sorte de &#8220;je t&#8217;aime &#8211; moi non plus&#8221; : comme l&#8217;explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans <a href="http://www.tim-burton.net/?p=510" target="_self">&#8220;L&#8217;énonciation de l&#8217;interdit &#8211; ou comment Tim Burton a dynamité de l&#8217;intérieur les formations imaginaires proposées par Disney</a>&#8220;, le réalisateur intègre en effet très bien le &#8220;monde de Disney&#8221;, qui figure chez lui une présence spectrale, sorte d&#8217;ombre dont le créateur de <em>Batman </em>ne semble pouvoir s&#8217;émanciper totalement.<br />
Il connaît parfaitement la &#8220;grammaire&#8221; du studio, et partage certaines de ses thématiques (le merveilleux, par exemple), mais qu&#8217;il aborde sous un tout autre angle.<br />
Le manichéisme Disneyien n&#8217;existe par contre pas chez Tim Burton, qui préfère mettre en scène des personnages à la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).</p>
<h3>3. Premières réalisations</h3>
<p><em>Vincent </em>et <em>Frankenweenie </em>attirent l&#8217;attention de l&#8217;industrie du cinéma, et il est approché par Griffin Dunne pour réaliser <em>After Hours</em>.<br />
Martin Scorsese, qui est à l&#8217;époque en stand-by alors qu&#8217;il essaie de réunir les fonds pour sa <em>Dernière Tentation du Christ</em>, se montre également intéressé par le projet.<br />
Burton, fair-play, lui cédera le passage.</p>
<h4>i. <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, <em>The Jar</em> &amp; <em>Aladdin</em></h4>
<p>Peu de temps après, c&#8217;est Paul Reubens, animateur d&#8217;une émission télé pour enfants, qui vient trouver Burton pour réaliser une adaptation de son <em>Pee Wee Herman Show</em>.<br />
Tim Burton accepte le pari et s&#8217;entoure d&#8217;une bonne équipe technique.<br />
C&#8217;est la première fois qu&#8217;il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l&#8217;occurrence la Warner Bros.<br />
Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe <em>Oingo Boingo</em>, Danny Elfman, qu&#8217;il avait déjà vu en concert alors qu&#8217;il était étudiant.<br />
Bien que peu sûr de lui du fait de son absence de formation musicale &#8220;traditionnelle&#8221;, Elfman se révélera être un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d&#8217;autres films ou séries télé.</p>
<blockquote><p>Warner Bros. était prêt à prendre des risques sur <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, parce que le budget du film était minuscule. Ils ont parié sur moi. Ils ont parié sur Danny. (…) Quand je l&#8217;ai entendue jouée [la musique] par un orchestre, ça a été un choc. Ça a été une des expériences les plus mémorables de mon existence. C&#8217;était la première fois que la musique était un personnage à part entière d&#8217;un de mes films.</p></blockquote>
<p>Il forme avec Elfman l&#8217;un de ces grands couples réalisateur/compositeur tels que Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams.<br />
<em>L&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em> est une étape particulière puisque la participation d&#8217;Elfman y est majeure (importance narrative de la musique et des chansons) et endosse le rôle de Jack lors des chansons.<br />
Néanmoins, Burton refuse à Elfman le rôle &#8220;parlé&#8221; de Jack, ce qui sera à l&#8217;origine d&#8217;une dispute qui aboutira à une rupture, le temps d&#8217;un film (<em>Ed Wood</em>), entre les deux artistes.<br />
C&#8217;est en effet à Howard Shore que Burton fera appel.</p>
<p>Burton déclare avoir été très en phase avec <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, affectionnant l&#8217;univers de Pee Wee l&#8217;homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa préoccupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette.<br />
Il arrivera à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères.<br />
Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante :</p>
<blockquote><p>Si Paul et moi n&#8217;avions pas eu les mêmes goûts, ou n&#8217;avions pas été en osmose, ça aurait été un véritable cauchemar, d&#8217;autant plus qu&#8217;à cette époque de ma vie j&#8217;avais du mal à communiquer. J&#8217;aurais même été viré, car la star c&#8217;était lui.</p></blockquote>
<p>Le film ne sera pas un chef-d&#8217;œuvre, mais fut un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de départ) et accrédite Tim Burton en tant que réalisateur de longs-métrages, malgré une critique partagée et même parfois méchante.</p>
<blockquote><p>Il y a [dans l'industrie du cinéma] tellement de forces qui peuvent te démolir &#8211; les critiques, le box-office et le film lui-même &#8211; que ça t&#8217;oblige à garder une certaine humilité, à garder les pieds sur terre.</p></blockquote>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3152|200</wpg2></div>
<p>Il dirige par la suite deux petits téléfilms, l&#8217;un étant un remake de <em>The Jar</em> pour l&#8217;émission <em>Alfred Hitchcock Presents</em>, et l&#8217;autre, <em>Aladdin and his Wonderful Lamp</em>, adaptation du célèbre conte des 1001 nuits pour le <em>Faerie Tale Theatre</em>.<br />
L&#8217;hôtesse de ce show n&#8217;est autre que Shelley Duvall, qui fut précédemment dirigée par Burton dans <em>Frankenweenie</em>.<br />
Ces deux réalisations sont assez mineures dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de délais assez courts. Tim Burton comprendra, en les réalisant, qu&#8217;il a du mal à s&#8217;approprier un matériau duquel il ne se sent pas proche, et cela sera désormais un critère primordial dans ses choix de réalisateur.<br />
Cependant, <em>Aladdin&#8230;</em> comporte quelques séquences où l&#8217;empreinte de Tim Burton est clairement visible.</p>
<h3>4. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands;</h3>
<p>Les deux projets suivant de Tim Burton assoieront le réalisateur à Hollywood, faisant preuve d&#8217;une capacité à transformer les projets difficiles en succès mondiaux.</p>
<p>Côté vie privée, sa relation avec Julie Hickson, de qui il était très proche chez Disney avant que leur relation n&#8217;évolue en idylle, prend fin peu après la sortie de <em>Pee Wee</em>. Cela aurait marqué un tournant important dans sa vie (d&#8217;après Vanity Fair).</p>
<h4>i. <em>Beetlejuice</em></h4>
<p>Après avoir refusé une série de mauvais scripts, il tombe sur <em>Beetlejuice</em>, une comédie macabre d&#8217;après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson.<br />
Tim Burton y exploite fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betelgeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place.<br />
En effet, le film d&#8217;origine devait à la base s&#8217;appeler <em>The Maitlands</em> et être réalisé par le maître du film d&#8217;horreur, Wes Craven (<em>Nightmare on Elm Street, Scream</em>).<br />
<em>Beetlejuice </em>marque également la rencontre de Tim Burton avec Michael Keaton (Betelgeuse) et Winona Ryder (Lydia), à qui il confiera par la suite d&#8217;autres rôles en or.<br />
Il y dirige également Catherine O&#8217;Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs récurrents de sa filmographie.</p>
<h4>ii. <em>Batman</em></h4>
<p>En 1979, la Warner avait acquis les droits d&#8217;adaptation du comics de Bob Kane, Batman.<br />
Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne à leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture américaine, passant devant Joe Dante (<em>Gremlins</em>) et d&#8217;autres réalisateurs approchés dans un premier temps.<br />
Il avait en effet été décidé que le projet lui serait cédé s&#8217;il répétait un deuxième succès au box-office après <em>Pee Wee</em>, condition remplie avec la réussite de <em>Beetlejuice</em>.<br />
Si <em>Batman </em>sera une réussite, c&#8217;est le premier film d&#8217;une longue série dans laquelle Tim Burton sera confronté à des problèmes de divergences d&#8217;opinions face aux studios.<br />
Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton.<br />
L&#8217;acteur est en effet à l&#8217;époque fiché &#8220;comique&#8221; et dispose en outre d&#8217;un physique assez standard.<br />
Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n&#8217;est pas un super-héros au sens propre du terme (c&#8217;est-à-dire possédant des super-pouvoirs), mais un homme ordinaire (avec un physique ordinaire, donc) qui endosse un costume de justicier.<br />
En outre, Tim Burton s&#8217;éloigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la célèbre série télé des années 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmenté, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des années 80.<br />
Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli.<br />
En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.</p>
<p>Les campagnes de marketing et de merchandising associées à la sortie du film furent également d&#8217;une ampleur encore inédite à l&#8217;époque, et le film rapporta plus de 10 fois son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l&#8217;un des plus gros hits de tous les temps au box-office.<br />
Batman eut également une influence importante sur les autres films de super-héros à venir.</p>
<h3>5. Les débuts des années 90 : 3 films, 3 succès</h3>
<p>Fort de ces énormes succès, Burton entre dans les années 90 fraîchement marié (le 24 février 1989) avec l&#8217;artiste allemande <a href="http://www.lenagieseke.com" target="_blank">Lena Gieseke</a> et en ayant gagné la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres; considérés par beaucoup comme ses meilleurs.</p>
<h4>i. <em>Edward Scissorhands</em></h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>823|200</wpg2></div>
<p>A commencer par <em>Edward Aux Mains D&#8217;Argent</em>, un conte merveilleux (au sens propre du terme) co-écrit avec Caroline Thompson d&#8217;après une idée originale de Tim Burton.<br />
L&#8217;histoire, comme la plupart de ses films de l&#8217;époque, comporte une dimension fortement autobiographique.</p>
<p>Les influences principales du scénario proviennent de <em>Frankenstein, La Belle Et La Bête, Le Fantôme De L&#8217;Opéra</em> et enfin de <em>Der Struwwelpeter</em>, un conte allemand du 19ème siècle traitant du fait de bien se comporter et où un enfant refuse, par exemple, de se laver ou&#8230; de se couper les ongles.</p>
<p>La Warner, qui avait produit les 3 films précédents de Burton, se montre peu intéressée et c&#8217;est donc la Fox qui décide de l&#8217;aider à monter son projet.<br />
Pour l&#8217;acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue à l&#8217;époque, Tom Cruise.<br />
Burton, peu emballé, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dévolu sur celui qui, à l&#8217;époque, était surtout connu pour son rôle de playboy dans la série teenage <em>21 Jump Street</em> : Johnny Depp.<br />
Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre <em>Burton on Burton</em> de Mark Salisbury, provoque des étincelles.<br />
Le beau gosse de la télé incarnera un Edward tout en finesse, et deviendra l&#8217;ami de Burton, son complice et son alter ego à l&#8217;écran; par la même occasion qu&#8217;il démarrera au cinéma la carrière qu&#8217;on lui connaît.</p>
<p>Les costumes, qui ont dans ce film une importance toute particulière, seront réalisés par Colleen Atwood qui deviendra une « régulière » de Tim Burton.</p>
<p>Le film frappe les esprits de par sa poésie, sa musique et sa beauté visuelle; et est considéré comme le chef-d&#8217;oeuvre de Tim Burton.</p>
<h4>ii. <em>Batman Returns</em></h4>
<p>1991. La Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de <em>Batman</em>.<br />
Après d&#8217;âpres discussions, Tim Burton accepte, en échange d&#8217;une lourde contrepartie financière et à la condition qu&#8217;il ait un contrôle total (ce qui est bien sûr relatif) sur le film.<br />
Histoire d&#8217;éviter que le studio se mêle de son travail comme il l&#8217;avait fait sur le premier <em>Batman</em>, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2098|200</wpg2></div>
<p>Bien que la Warner ait accepté la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intérêt pour <em>Batman Returns </em>va en effet de pair avec l&#8217;introduction de nouveaux « méchants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michelle Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarné par Danny DeVito.<br />
Ces deux personnages sont mis, à titre d&#8217;importance, sur le même pied que Batman, voire même en avant par rapport au héros du film. L&#8217;opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralité des personnages est toute relative.<br />
En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus.<br />
Catwoman est affublée d&#8217;un caractère très « sexuel », ce qui dérangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas à un public d&#8217;enfants.<br />
McDonalds, poussé dans le dos par des associations de parents, va même jusqu&#8217;à annuler son partenariat marketing avec la Warner pour ce film.</p>
<p>Véritable explosion visuelle, lectures à plusieurs niveaux, c&#8217;est une réussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes, comme la scène de défenestration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal où Batman et Catwoman, les ennemis masqués, se rendent compte de leur identité respective alors qu&#8217;ils sont en train de danser.<br />
La partition d&#8217;Elfman, elle aussi, est un petit bijou.</p>
<p><em>Batman Returns</em> fut cependant le film le plus dur à tourner pour lui : 24 semaines éprouvantes que Tim Burton qualifiera plus tard de « cauchemar ».<br />
Période qui plus est assombrie par le suicide de son ami Anton Furst (décorateur sur <em>Batman </em>– le premier opus), dont le magazine people <em>Vanity Fair</em> le rend responsable dans un article outrageux.<br />
Le réalisateur traverse une phase de dépression, dans laquelle sa remise en cause est totale puisqu&#8217;il songe à arrêter la réalisation pour ne plus se consacrer qu&#8217;à la peinture.</p>
<p>Le film, plus critiqué que le premier, n&#8217;est pas un aussi gros succès au box-office mais s&#8217;en sort tout de même très bien. Ces deux éléments verront la Warner s&#8217;interroger sur la suite de l&#8217;histoire à l&#8217;écran de l&#8217;homme chauve-souris.<br />
Ils décideront d&#8217;engager Joel Schumacher pour deux suites, <em>Batman Forever</em> (1995) puis <em>Batman &amp; Robin</em> (1997).<br />
Tim Burton garde un oeil sur <em>Batman Forever</em> (un titre qu&#8217;il qualifie de « tatouage que l&#8217;on se serait fait sous l&#8217;usage de drogues ») puisqu&#8217;il reste au générique en tant que producteur exécutif.</p>
<h4>iii. Lisa Marie</h4>
<p>Peu après <em>Batman Returns</em>, Lena Gieseke et Tim Burton divorceront.<br />
À partir de la Saint-Valentin &#8217;92, Il sort avec Lisa Marie, une ancienne mannequin avec qui il a eu un coup de foudre dans un night-club la nuit de nouvel an 1991.<br />
Elle apporta beaucoup de choses à Tim Burton, et Henry Selick aurait même déclaré qu&#8217;elle lui sauva en quelque sorte la vie.<br />
En effet, selon Wikipedia (qui cite Selick), Burton s&#8217;apprêtait à « suivre Anton Furst » (son ami et décorateur sur Batman qui s&#8217;était suicidé en novembre 1991).<br />
Tim Burton restera 9 ans avec sa nouvelle compagne. Elle fut pour lui une source d&#8217;inspiration, en particulier pour <em>The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories</em>, qui lui est dédicacé.</p>
<blockquote><p>Il y a beaucoup de Lisa Marie dans ces nouvelles. Elle m&#8217;apporte beaucoup.</p></blockquote>
<p>Lisa Marie eut des secondes rôles dans 4 longs-métrages de Tim Burton. Le plus mémorable reste celui de la femme martienne dans <em>Mars Attacks!</em>.</p>
<div class="g2image centered"><wpg2>3852|200</wpg2><br />
<wpg2>2673|200</wpg2></div>
<h4>iv. <em>Tim Burton&#8217;s Nightmare Before Christmas</em></h4>
<p>En 1982, alors qu&#8217;il était chez Disney, Tim Burton avait écrit un poème narrant les (més)aventures de Jack Skellington, roi du pays d&#8217;Halloween.<br />
Las de semer la terreur, il découvrait au hasard d&#8217;une promenade le pays merveilleux de Noël et tentait par la suite de le fêter à sa façon&#8230;<br />
Inspiré par le style du Dr. Seuss et en particulier de son <em>How the Grinch stole Christmas</em>; le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.</p>
<p>1990. Maintenant que la donne a changé pour Tim Burton, il décide de monter le projet.<br />
Bien que les droits appartiennent à Disney, il arrive à les convaincre de financer son film.<br />
Son film ? Pas entièrement, puisque c&#8217;est Henry Selick qui le réalisera.<br />
Tim Burton est en effet trop occupé à s&#8217;emmêler les pinceaux sur <em>Batman Returns</em>; mais il n&#8217;empêche que c&#8217;est son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel&#8230;<br />
Et puis surtout, il rappelle à nouveau Danny Elfman pour s&#8217;occuper de la musique, qui a ici une importance toute particulière puisque <em>Nightmare Before Christmas</em> prend la tournure d&#8217;un film musical.<br />
L&#8217;élaboration du long métrage se fera donc dès l&#8217;écriture en étroite collaboration avec le compositeur.<br />
Viendra d&#8217;y greffer par la suite Caroline Thompson (la scénariste d&#8217;<em>Edward Scissorhands</em>et co-scénariste de <em>Corpse Bride</em>), avec qui il montera <em>Skellington Prod</em> (renommé en <em>Twitching Images</em> dès 1994) pour s&#8217;occuper de la production du film.</p>
<p>Véritable défi technique, 14 animateurs y travaillent simultanément 12 heures par jour et 6 jours semaine pendant plus de 2 ans.<br />
Ils ne produisent « que » (dans le domaine de l&#8217;animation, c&#8217;est relatif) 60 secondes d&#8217;animation par semaine, jonglant avec plusieurs dizaines de poupées ayant chacune de nombreuses têtes interchangeables (180 pour Jack) à animer dans des décors somptueux traversés, qui plus est, par des mouvements de caméra compliqués calculés par ordinateur.</p>
<p>Le film n&#8217;aura coûté que 50 millions de dollars et remporte un grand succès, qui sera plus tardif en Belgique et en France.<br />
Il est encore aujourd&#8217;hui objet d&#8217;un véritable culte, et un tas de produits dérivés on fait leur apparition.<br />
En 2006, Disney travaille en collaboration avec <em>ILM</em> pour remasteriser le film en relief à travers un procédé assez compliqué. Pour l&#8217;occasion, la bande originale est rééditée, accompagnée d&#8217;un 2ème CD sur lesquel des artistes connus (dont Marilyn Manson) reprennent certains titres d&#8217;Elfman.</p>
<h3>6. Tim Burton inquiète Hollywood</h3>
<h4>i. <em>Cabin Boy</em> et <em>Mary Reilly</em></h4>
<p>Dans la foulée de L&#8217;<em>Étrange Noël</em>, Tim Burton et Denise Di Novi produisent pour Disney le <em>Cabin Boy</em> de Adam Resnick, un hommage bizarre à la série des Simbad.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>2657|200</wpg2></div>
<p>Le film est un échec critique et public, bien qu&#8217;il retrouva un succès modeste lors de sa sortie en VHS, avec lequel il devint l&#8217;objet d&#8217;un certain culte.</p>
<p>Il enchaîne sur Mary Reilly, une adaptation de <em>Dr Jekyll et Mr Hyde</em> pour laquelle Winona Ryder est pressentie comme actrice principale.<br />
La Columbia met directement la pression sur Tim Burton en essayant de troquer Winona contre Julia Roberts et en le menaçant de ne pas travailler assez vite : « il y a cinq autres réalisateurs qui veulent faire ce film ».<br />
Tim Burton comprend vite que l&#8217;entente sera à nouveau difficile entre lui et les studios, et abandonne le projet. Ce dernier sera finalement repris par Stephen Frears, avec&#8230; Julia Roberts.</p>
<h4>ii. <em>Ed Wood</em></h4>
<p>Durablement marqué par les films de son enfance, Tim Burton décide, en parallèle avec Mary Reilly, de développer un film moins « lourd » que ce qu&#8217;il avait fait pour l&#8217;instant à Hollywood: <em>Ed Wood</em>.<br />
Le film est une biopic, hommage à Edward Davis Wood Jr., souvent qualifié de  « pire réalisateur de tous les temps ».<br />
Burton devait dans un premier temps seulement le produire, mais, séduit, décide rapidement d&#8217;en assumer la réalisation d&#8217;après un script de Scott Alexander et Larry Karaszewski.<br />
Il exige un contrôle artistique complet sur le film, et plusieurs studios se succèdent pour produire le projet, avant que Disney lui garantisse cet aspect.<br />
Disney ? Le studio essaie en effet de s&#8217;impliquer à l&#8217;époque dans des projets qui pourraient aider à retrouver sa gloire perdue.<br />
Le budget est peu élevé, les acteurs sont payés très modestement, et Tim Burton décide de le tourner en noir et blanc.<br />
Bien que le film soit d&#8217;origine biographique, quelques éléments inventés y sont glissés, comme par exemple la rencontre de Wood avec Orson Welles (réalisateur de <em>Citizen Kane</em>), surnommé quant à lui « le meilleur réalisateur de tous les temps ».<br />
Ed Wood sera incarné par Johnny Depp, et c&#8217;est Martin Landau qui se glisse dans la peau de Bela Lugosi, l&#8217;acteur fétiche/héroïnomane de l&#8217;excentrique réalisateur. Il remportera un Oscar du meilleur second rôle pour cette prestation.<br />
Il est très probable que l&#8217;intérêt de Burton pour ce film et sa mise en avant de la relation Wood/Lugosi ait un rapport avec son histoire personnelle avec Vincent Price, mort peu auparavant.<br />
Une fois n&#8217;est pas coutume, c&#8217;est non pas Danny Elfman (ils s&#8217;étaient querellés sur l&#8217;<em>Étrange Noël</em>) qui compose la musique mais Howard Shore, écrivant une musique assez proche de ce que le compositeur attitré de Burton aurait pu faire.<br />
Le film offre un aperçu de la polyvalence de Tim Burton que l&#8217;on croit souvent -à tort- incapable de faire autre chose que des films « gothiques ».<br />
Ce sera un succès critique mais un échec commercial, seul film de Tim Burton à avoir fait un chiffre d&#8217;affaire inférieur à son budget de départ.</p>
<h4>iii. <em>James and the Giant Peach</em></h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3860|200</wpg2></div>
<p>Toujours avec Denise Di Novi, Burton produisent à nouveau un film ensemble : <em>James and the Giant Peach</em>, sorti en 1996.<br />
Le film est un mélange de live et d&#8217;animation, réalisé par Henry Selick (<em>l&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em>).<br />
La production de ce film témoigne de l&#8217;intérêt qu&#8217;a Burton pour Roald Dahl (et son illustrateur fétiche Quentin Blake), intérêt qui sera renouvelé plus tard avec la réalisation de <em>Charlie et la Chocolaterie</em>.</p>
<h4>iv. <em>Mars Attacks!</em></h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>3883|200</wpg2></div>
<p>Jonathan Gems, qui est un collaborateur régulier de Burton depuis <em>Batman</em>, tomba un jour sur un jeu de cartes collector <em>Mars Attacks!</em> (série de cartes à collectionner que la société Bubbles Inc. avait lancée en 1962 – vous pouvez les voir dans la section dédiée au film) et les présente à Tim Burton.<br />
Séduit par la trouvaille alors qu&#8217;il travaille à l&#8217;époque sur un film dédié à Catwoman, il rappelle quelques mois plus tard pour lui demander d&#8217;écrire un scénario basé sur l&#8217;univers du jeu de cartes.<br />
Burton se pose à l&#8217;époque beaucoup de questions sur l&#8217;évolution politique du monde et en particulier de l&#8217;Amérique, et aime la dimension critique que le film peut apporter à cet égard.<br />
Ils décident de s&#8217;inspirer en grande partie de tous les films d&#8217;invasions des années 50.<br />
Le budget de Gems doit être revu plusieurs fois à la baisse (280 millions de dollars au départ, réduits à environ 75), et les martiens seront animés en image de synthèse par ILM alors qu&#8217;il avait un temps été envisagé d&#8217;utiliser le stop-motion, trop long à mettre en oeuvre et moins indispensable sur ce film.<br />
Le casting comporte une série impressionnante de stars reconnues dont Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny DeVito, Michael J. Fox, Natalie Portman, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker et Tom Jones&#8230;).<br />
Le film, qui sort en 1996, est cependant très mal accueilli par une Amérique souvent trop patriotique et pudique, tandis qu&#8217;il connaîtra un assez grand succès international, en particulier en Europe ou la critique décalée du réalisateur à l&#8217;égard de son propre pays amuse beaucoup.</p>
<p>Comble du hasard, <em>Independance Day</em> sort quasiment au même moment, avec une vision tout à fait&#8230; différente du problème.</p>
<h4>v. <em>Superman Lives</em>: Un projet avorté</h4>
<p>La Warner contacte Burton en 1997 pour réaliser un cinquième volet de sa série Superman,<em> Superman Lives</em> (<em>Superman est toujours vivant</em>) d&#8217;après un scénario de Kevin Smith et avec Nicolas Cage dans la peau de l&#8217;homme au costume moulant.<br />
Burton démarre au quart de tour et la phase de développement du film démarre, avec Elfman pressenti pour la musique.</p>
<p>Sa première décision artistique est de se débarasser du script de Smith, qu&#8217;il juge trop complexe, et de le confier à Wesley Strick, scénariste qui avait participé à l&#8217;écriture de Batman Returns.<br />
En travers de la route de Clark Kent, c&#8217;est semble-t-il Jack Nicholson qui aurait été pressenti pour le rôle de Lex Luthor.</p>
<p>Après un an de développement (dont les frais sont estimés à 20 millions de dollars), la construction des décors débute en Pennsylvanie, sous la direction artistique de Rick Heinrich.<br />
Il ne faudra pas six semaines à Terry Sernel, président adjoint de la Warner, pour virer le nouveau scénariste et interrompre la pré-production.<br />
Le studio cherche à limiter le budget du film et à ré-imposer Smith en tant que scénariste, avant d&#8217;en changer une nouvelle fois pour Dan Gilroy.</p>
<p>Entre temps, Danny Elfman quitte le projet et la Warner pousse Nicolas Cage à en faire de même (il aurait reçu 17 millions de dollars pour « claquer » la porte).</p>
<p>Octobre 1998. Les tensions entre la Warner, Jon Peters (le producteur au caractère autocratique avec lequel Burton avait déjà dû composer sur <em>Batman</em>) et Tim Burton sont trop fortes.<br />
Sur Internet, les esprits des fans s&#8217;échauffent. Tim Burton est remercié, tandis que Nicolas Cage est rappelé.<br />
La Warner continue à faire défiler les candidats aux divers postes du film, avant que le projet soit définitivement abandonné après le départ de Cage en 2000.</p>
<h3>7. <em>Tim Burton Lives</em>: la renaissance</h3>
<h4>i. <em>The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories</em></h4>
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		<title>Corpse Bride</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2005 00:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
1.Synopsis
Dans un petit village d&#8217;Europe de l&#8217;est du XIXème siècle, Victor van Dort, un jeune homme, s&#8217;apprête à épouser Victoria Everglot alors qu&#8217;ils ne se sont jamais vus.
Désespéré alors qu&#8217;il erre dans les bois, il réveille par accident le cadavre d&#8217;une mystérieuse mariée qui l&#8217;emmène au Royaume des Morts.
Pendant son voyage, sa promise, Victoria, l&#8217;attend [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="dossier_news"><ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2010/06/la-cite-de-la-bd-angouleme-rend-hommage-a-tim-burton/" rel="bookmark">La Cité de la BD d&#8217;Angoulême rend hommage à Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2010/01/cycle-tim-burton-a-bruxelles/" rel="bookmark">Cycle Tim Burton à Bruxelles</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/biographie/" rel="bookmark">Biographie</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2006/08/figurines-corpse-bride-mcfarlane-serie2-online/" rel="bookmark">Figurines Corpse Bride McFarlane serie2 online</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2006/06/figurines-mcfarlane-serie2/" rel="bookmark">Figurines McFarlane serie2</a></li></ul></div>
<h3>1.Synopsis</h3>
<p>Dans un petit village d&#8217;Europe de l&#8217;est du XIXème siècle, Victor van Dort, un jeune homme, s&#8217;apprête à épouser Victoria Everglot alors qu&#8217;ils ne se sont jamais vus.<br />
Désespéré alors qu&#8217;il erre dans les bois, il réveille par accident le cadavre d&#8217;une mystérieuse mariée qui l&#8217;emmène au Royaume des Morts.<br />
Pendant son voyage, sa promise, Victoria, l&#8217;attend désespérément dans le monde des vivants.<br />
Bien que la vie au Royaume des Morts s&#8217;avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor découvre que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.<br />
<span id="more-856"></span><br />
</p>
<h3>2.Fiche Technique</h3>
<ul class="credits">
<li><strong>Réalisation </strong>Tim Burton et Mike Johnson</li>
<li><strong>Scénario </strong>John August, Pamela Pettler et Caroline Thompson</li>
<li><strong>Avec </strong>Johnny Depp : <em>Victor Van Dort</em>, Helena Bonham Carter : <em>Emily</em>, Emily Watson : <em>Victoria Everglot</em>, Tracey Ullman : <em>Nell Van Dort/Hildegarde</em>, Paul Whitehouse : <em>William Van Dort/Mayhew/Paul le serveur</em>, Joanna Lumley : <em>Maudeline Everglot,</em> Albert Finney : <em>Finnis Everglot</em>, Richard E. Grant : <em>Barkis Bittern</em>, Christopher Lee : <em>pasteur Galswell</em>, Michael Gough : <em>Elder Gutknecht</em>, Jane Horrocks : <em>l&#8217;araignée Veuve Noire/Mme Plum</em>, Enn Reitel : <em>l&#8217;asticot/crieur public</em>, Deep Roy : <em>Napoléon Bonaparte</em>, Danny Elfman : <em>Bonejangles</em>, Stephen Ballantyne : <em>Emil</em>, Lisa Kay : <em>jeune villageois solennel</em></li>
<li><strong>Directeur de la photographie </strong>Pete Kozachik</li>
<li><strong>Direction artistique </strong>Nelson Lowry</li>
<li><strong>Création des décors </strong>Alex McDowell</li>
<li><strong>Décorateur de plateau </strong>Colin Batty</li>
<li><strong>Musique </strong>Danny Elfman</li>
<li><strong>Chef animateur </strong>Anthony Scott</li>
<li><strong>Montage </strong>Chris Lebenzon, Jonathan Lucas</li>
<li><strong>Casting </strong>Michelle Guish</li>
<li><strong>Producteurs </strong>Tim Burton, Allison Abbate</li>
<li><strong>Producteurs associés </strong>Tracy Shaw, Derek Frey</li>
<li><strong>Producteurs exécutifs </strong>Jeffrey Auerbach, Joe Ranft</li>
<li><strong>Pour </strong>Warner Bros. Pictures, Tim Burton Animation Co., Laika Entertainment, Will Vinton Studios</li>
<li><strong>Distribution </strong>Warner Bros.</li>
<li><strong>Pays d&#8217;origine </strong>États-Unis, Angleterre</li>
<li><strong>Lieux de tournage </strong>Angleterre : 3 Mills Studio, Londres &#8211; États-Unis : Portland, Oregon</li>
<li><strong>Dates de sorties </strong>23 septembre 2005 (USA), 19 octobre (France), 26 octobre (Belgique)</li>
<li><strong>Format </strong>couleurs &#8211; 1,85:1 &#8211; DTS-ES / Dolby EX 6.1 / SDDS &#8211; 35 mm</li>
<li><strong>Durée </strong>76 minutes</li>
<li><strong>Public </strong>PG</li>
</ul>
<p><!--more--></p>
<h3>3. Making Of</h3>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/08/from-concept-art-to-finished-puppets-an-interview-with-graham-g-maiden-head-of-the-puppet-departement-on-corpse-bride/" rel="bookmark">From concept art to finished puppets &#8211; an interview with Graham g. Maiden, head of the puppet departement on Corpse Bride</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/07/bride-stripped-bare/" rel="bookmark">&#8216;Bride&#8217; stripped bare</a></li></ul>
<h3>4. Critique</h3>
<ul class="wlist"></ul>
<h3>5. Multimedia</h3>
<h4><a href="http://www.tim-burton.net/gallery2/main.php?g2_itemId=2896" target="_self">5.i Albums photos</a></h4>
<h4>5.ii Vidéos</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/09/corpse-bride-according-to-plan/" rel="bookmark">Corpse Bride &#8211; According To Plan</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/09/corpse-bride-the-piano-duet/" rel="bookmark">Corpse Bride &#8211; The Piano Duet</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/09/corpse-bride-opening-sequence/" rel="bookmark">Corpse Bride &#8211; Opening Sequence</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/09/corpse-bride-second-trailer/" rel="bookmark">Corpse Bride Second Trailer</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/09/corpse-bride-tears-to-shed/" rel="bookmark">Corpse Bride &#8211; Tears To Shed</a></li></ul>
<h4>5.iii Articles de Presse</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/08/la-mort-mise-en-scene-au-cinema-une-reflexion-a-travers-loeuvre-de-tim-burton/" rel="bookmark">La mort mise en scène au cinéma : Une réflexion à travers l&#8217;oeuvre de Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/11/interview-corpse-bride-au-festival-de-toronto/" rel="bookmark">Interview Corpse Bride au festival de Toronto</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/10/mister-jack-ii/" rel="bookmark">Mister Jack II</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/10/les-noces-funebres-de-tim-burton-la-mariee-est-enterree-et-le-marie-est-empote/" rel="bookmark">&#8220;Les Noces funèbres de Tim Burton&#8221; : La mariée est enterrée et le marié est empoté</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/10/i-dont-consider-myself-dark/" rel="bookmark">I Don&#8217;t Consider Myself Dark</a></li></ul>
<h4>5.iv Scripts</h4>
<h4>5.v Autres</h4>
<h3>6. Autour du film</h3>
<h4>6.i DVDs</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/01/corpse-bride-edition-blu-ray-zone-2/" rel="bookmark">Corpse Bride &#8211; Edition Blu-ray (zone 2)</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2006/05/dvd-corpse-bride-z2/" rel="bookmark">DVD Corpse Bride Z2</a></li></ul>
<h4>6.ii CDs</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/07/music-from-the-films-of-tim-burton/" rel="bookmark">Music From The Films Of Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/09/corpse-bride-la-musique-du-film/" rel="bookmark">Corpse Bride &#8211; la Musique du Film</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/08/corpse-bride-la-bande-originale/" rel="bookmark">Corpse Bride : la bande originale</a></li></ul>
<h4>6.iii Citations</h4>
<h4>6.iv <a href="http://www.tim-burton.net/?page_id=790" target="_self">Box-Office</a></h4>
<h3>7. Nominations &amp; Récompenses</h3>
<ul class="awards">
<li class="award_won">Academy of Science Fiction, Fantasy &amp; Horror Films 2006 : Meilleur film d&#8217;animation</li>
<li>Oscars 2006 : Meilleur film d&#8217;animation</li>
<li>Nomination à Deauville 2005</li>
<li class="award_won">Mostra de Venise 2005 : Future Film Festival Digital Award</li>
<li>Satellite Awards 2005 : Nomination au prix du meilleur film d&#8217;animation et de la meilleure bande originale de film</li>
</ul>
</li>
<h3>8. Liens</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.imdb.com/title/tt0121164/" target="_blank"><em>Corpse Bride</em> sur IMDB</a> (EN)</li>
<li><em>Corpse Bride</em> sur Wikipedia (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Corpse_bride" target="_blank">EN</a>|<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Corpse_Bride" target="_blank">FR</a>)</li>
<li>Site officiel (<a href="http://corpsebridemovie.warnerbros.com" target="_blank">EN</a>|<a href="http://www.lesnocesfunebres-lefilm.com/" target="_blank">FR</a>)</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Précisions autour de The Corpse Bride</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2004/07/precisions-autour-de-the-corpse-bride/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/2004/07/precisions-autour-de-the-corpse-bride/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Jul 2004 08:50:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edward Bloom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Corpse Bride]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Thompson]]></category>
		<category><![CDATA[casting]]></category>
		<category><![CDATA[John August]]></category>
		<category><![CDATA[news]]></category>

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		<description><![CDATA[3719
Tout d&#8217;abord, la rumeur comme quoi John August (scénariste de Big Fish et Charlie &#38; the Chocolate Factory) travaillerait sur le film semble erronée.
Caroline Thompson est la seule personne à écrire le film, son scénario se basant sur une histoire de Pamela Pettler.
C&#8217;est assez logique, on voyait mal deux scénaristes de cette trempe travailler ensemble.
Enfin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="g2image float_left"><wpg2>3719</wpg2></div>
<p>Tout d&#8217;abord, la rumeur comme quoi John August (scénariste de <em>Big Fish</em> et <em>Charlie &amp; the Chocolate Factory</em>) travaillerait sur le film semble erronée.</p>
<p>Caroline Thompson est la seule personne à écrire le film, son scénario se basant sur une histoire de Pamela Pettler.</p>
<p>C&#8217;est assez logique, on voyait mal deux scénaristes de cette trempe travailler ensemble.</p>
<p>Enfin, une autre rumeur plus ou moins fiable nous annonce que Tim Burton ne se limiterait pas à la production mais co-réaliserait le film avec Mike Johnson.</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle ! A confirmer néanmoins.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>The Nightmare Before Christmas</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/films/the-nightmare-before-christmas/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/films/the-nightmare-before-christmas/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Oct 1993 00:37:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Thompson]]></category>
		<category><![CDATA[Danny Elfman]]></category>
		<category><![CDATA[Denise Di Novi]]></category>
		<category><![CDATA[Henry Selick]]></category>
		<category><![CDATA[Nightmare Before Christmas]]></category>

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		<description><![CDATA[
1.Synopsis
Ce film, véritable conte de Noël, raconte l&#8217;histoire de Jack Skellington, habitant de la ville d&#8217;Halloween. Bien qu&#8217;adulé par ses concitoyens pour son talent lors de la fête de l&#8217;horreur, véritable raison d&#8217;être de la ville, Jack est las de sa situation et désire découvrir d&#8217;autres horizons.
Errant dans les bois, il tombe nez à nez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="dossier_news"><ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2010/06/la-cite-de-la-bd-angouleme-rend-hommage-a-tim-burton/" rel="bookmark">La Cité de la BD d&#8217;Angoulême rend hommage à Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/10/nightmare-revisited/" rel="bookmark">Nightmare Revisited</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/the-nightmare-before-christmas-edition-collector-zone-2/" rel="bookmark">The Nightmare Before Christmas &#8211; Edition Collector (zone 2)</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/the-nightmare-before-christmas-edition-blu-ray-zone-2/" rel="bookmark">The Nightmare Before Christmas &#8211; Edition Blu-ray (zone 2)</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/biographie/" rel="bookmark">Biographie</a></li></ul></div>
<h3>1.Synopsis</h3>
<p>Ce film, véritable conte de Noël, raconte l&#8217;histoire de Jack Skellington, habitant de la ville d&#8217;Halloween. Bien qu&#8217;adulé par ses concitoyens pour son talent lors de la fête de l&#8217;horreur, véritable raison d&#8217;être de la ville, Jack est las de sa situation et désire découvrir d&#8217;autres horizons.<br />
Errant dans les bois, il tombe nez à nez avec une porte s&#8217;ouvrant sur le monde de Noël.<br />
Aspirée par celle-ci, il découvre la beauté, la joie, la neige… Qu&#8217;il décide de s&#8217;approprier en kidnappant le père noël et en préparant, avec l&#8217;aide des habitants d&#8217;Halloween-ville, Noël à la place du vieil homme barbu…<br />
<span id="more-685"></span>
</p>
<h3>2.Fiche Technique</h3>
<ul class="credits">
<li><strong>Réalisation </strong>Henry Selick</li>
<li><strong>Scénario </strong><span class="thickbox">Caroline Thompson</span> et Michael McDowell</li>
<li><strong>D&#8217;après </strong>l&#8217;histoire et les personnages de Tim Burton</li>
<li><strong>Directeur artistique </strong>Deane Taylor</li>
<li><strong>Directeur de la photographie </strong>Pete Kozachik</li>
<li><strong>Musique </strong>Danny Elfman</li>
<li><strong>Voix originales </strong>Chris Sarandon : <em>Jack Skellington (voix)</em>, Danny Elfman : <em>Barrel/Jack Skellington (chansons)</em>, Catherine O&#8217;Hara : <em>Sally/Shock (voix)</em>, William Hickey : <em>Dr. Finkelstein (voix)</em>, Glenn Shadix : <em>le maire (voix)</em>, <span class="thickbox">Paul Reubens</span> : <em>Lock (voix)</em>, Ed Ivory : <em>Le Père Noël</em></li>
<li><strong>Voix françaises </strong>Olivier Constantin : <em>Jack Skellington</em>, Dorothée Jemma : <em>Sally (voix)</em>, Nina Morato : <em>Sally (chansons)</em>, Bernard Tiphaine : <em>Docteur Finkelstein</em>, Daniel Beretta : <em>le maire</em>, Michel Costa : <em>Am</em>, Céline Monsarrat : <em>Stram</em>, Bertrand Liébert : <em>Gram</em>, Richard Darbois : <em>Oogie Boogie</em>, Henri Poitier : <em>Le Père Noël</em></li>
<li><strong>Montage </strong>Stan Webb</li>
<li><strong>Producteurs </strong>Tim Burton, <span class="thickbox">Denise Di Novi</span></li>
<li><strong>Co-Producteurs </strong>Kathleen Gavin, Jeffrey Katzenberg (non crédité)</li>
<li><strong>Producteurs associés </strong>Danny Elfman, Diane Minter Lewis, Philip Lofaro,</li>
<li><strong>Production </strong>Skellington Productions, U.S.A. / Touchstone Pictures, U.S.A.</li>
<li><strong>Distribution </strong>Walt Disney Pictures</li>
<li><strong>Pays d&#8217;origine </strong>États-Unis</li>
<li><strong>Lieux de tournage </strong>San Francisco (USA)</li>
<li><strong>Date de sortie </strong>22 octobre 1993 (USA), 7 décembre 1994 (France)</li>
<li><strong>Format </strong>couleur (Technicolor) , 35 mm 1.66:1</li>
<li><strong>Durée </strong>79 minutes</li>
<li><strong>Public </strong>Tous</li>
</ul>
<p><!--more--></p>
<h3>3. Making Of</h3>
<p>Autant l&#8217;avouer tout de suite : <span class="filmtitle">The Nightmare Before Christmas</span> est sans doute mon film de Burton favori.<br />
De Burton ? Là est la polémique, puisque ce n&#8217;est justement pas lui qui l&#8217;a réalisé mais son comparse Henry Selick, petit génie de l&#8217;animation en volume.<br />
Quel fut dès lors le rôle de Burton dans ce film ?</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>6118</wpg2></div>
<p>Et bien c&#8217;est simple : sans en être le réalisateur à proprement parler, c&#8217;est tout de même lui qui est au commandes, mais à travers le savoir-faire empirique d&#8217;Henry Selick, Burton ayant eu le sentiment de ne pas être suffisamment à la hauteur pour réaliser un film d&#8217;animation de cette envergure.<br />
Pourtant, il en est l&#8217;initiateur, le producteur, sans oublier l&#8217;histoire et l&#8217;univers graphique qui lui sont propres.<br />
On peut donc bien dire que ce film lui appartient, contrairement aux mauvaises langues qui affirment que le titre &#8221; Tim Burton&#8217;s Nightmare Before Christmas &#8221; qui apparaît au début du film n&#8217;est qu&#8217;une pirouette commerciale.<br />
Voilà, maintenant que ceci est au point, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet…</p>
<h4>i. Le poème original</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>6122</wpg2></div>
<p>Le film est une adaptation d&#8217;un poème de Tim Burton (que vous pouvez consulter dans la rubrique <em>scripts</em> ci-dessous). Burton l&#8217;écrit en s&#8217;inspirant des programmes télé diffusés à Noël et de sa passion pour le Dr. Seuss, écrivain pour enfants qui imagina entre autres <span class="filmtitle">How the Grinch stole Christmas</span>, qui a connu depuis une adaptation animée par Chuck Jones (papa de Bugs Bunny et autres figures célèbres du monde de l&#8217;animation) puis un film -plutôt médiocre- mettant en scène Jim Carrey.</p>
<div class="g2image centered"><wpg2>1705|250</wpg2></div>
<p>Mais le poème fut écrit alors que Burton était employé chez Disney… Et leur appartenait donc. Pourtant, ils saisirent l&#8217;occasion, donnèrent le feu vert à Burton et proposèrent de produire le film :</p>
<blockquote><p>Je ne savais même pas si Disney en avait encore les droits. On a demandé à mots couverts : &#8221; C&#8217;est possible d&#8217;aller jeter un coup d&#8217;œil dans vos archives ? &#8221; Et on a constaté que Disney possédait encore les droits. Parce que Disney possède tout. Quand on vous engage, on vous fait signer un truc stipulant que, durant votre contrat de travail, toutes vos idées sont la propriété de la &#8221; Police de la Pensée &#8220;. Comme il n&#8217;y avait pas vraiment moyen de faire les choses en douce -même si on a tenté le coup-, ils n&#8217;ont pas tardé à pointer le bout de leur nez. Ceci dit, ils ont été plus coulants- ce qui n&#8217;est pas dans leur nature-, et je leur en suis reconnaissant. Je précise que c&#8217;était après <span class="filmtitle">Edward aux mains d&#8217;argent</span> et <span class="filmtitle">Batman</span>. Et si <span class="filmtitle">l&#8217;Étrange Noël…</span> a vu le jour, c&#8217;est parce que j&#8217;avais eu la chance de rencontrer le succès. C&#8217;est l&#8217;unique raison.</p>
</blockquote>
<h4>ii. L&#8217;adaptation</h4>
<p>Burton pensa d&#8217;abord à faire adapter le poème par Michael McDowell (son scénariste pour <span class="filmtitle">Beetlejuice</span>) avant de s&#8217;orienter vers un projet musical avec la collaboration -géniale- de Danny Elfman.<br />
Comme d&#8217;habitude, les 2 hommes se comprennent sans difficulté et Danny arrive à exprimer exactement ce qu&#8217;attend Burton, à partir de seulement quelques discussions et des quelques croquis du poème esquissés à l&#8217;époque par Burton.<br />
En 2 à 3 mois (ce qui est particulièrement rapide !), Elfman a composé toutes les chansons.<br />
Contrairement à la plupart des Disney&#8217;s, celles-ci ont un véritable rôle narratif, et même émotionnel, vis-à-vis de l&#8217;histoire.<br />
A partir de cette étape, Burton implique Caroline Thompson (scénariste d&#8217;<span class="filmtitle">Edward Scissorhands</span>) sur NBC pour le scénario.</p>
<h4>iii. La machine se met en route</h4>
<p>Derrière cette équipe dont fait aussi partie Henry Selick, 18 millions de dollars de budget (moins d&#8217;un quart du budget d&#8217;un Disney &#8220;normal&#8221;) et une grosse équipe technique.</p>
<h4>[à suivre !]</h4>
<ul class="wlist"></ul>
<h3>4. Critique</h3>
<p style="text-align: right;">texte de Melancolic Man</p>
<p>La production Disney nous présente un dessin animé de Walt Disney pas comme les autres : son seul Disney qui n&#8217;est pas Disney, autrement dit son Anti-Disney.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, cette production avait détesté ce film, présenté comme une horreur gothique et très sombre ainsi qu&#8217;immorale, mais possédant au moins une joli esthétique. Cela explique certainement son absence au générique de début et sur l&#8217;affiche.</p>
<p>Malheureusement, Disney est passé à côté d&#8217;une belle merveille. Oui, dis-je bien, une belle merveille ! Cette splendide collaboration Burton-Selick-Elfman a donné naissance à un film qui apprend aux jeunes enfants à regarder plus précisément un autre monde : celui des &#8220;méchants&#8221;. Ces &#8220;méchants&#8221;-là sont pourtant très farfelus, d&#8217;un point de vue degré noir, et en deviennent même attachants. Comment ainsi bouder cette panoplie monstrueuse de sublimes personnages, constituée principalement d&#8217;un ambitieux et même naïf Jack, de son mignon toutou-fantôme Zero, d&#8217;une émotive Sally et d&#8217;un fâcheux Père Noël. Illustrant un magnifique conte macabre réunissant ces différents univers, qui se rencontrent et qui inversent leurs rôles (Halloween joyeux &#8211; Noël désastreux) et qui construit un joyeux foutoir cauchemardesque délirant. Mais que ne serait pas ce bijou sans sa sublimissime musique du Roi Danny Elfman, qui signe là sa meilleure bande originale, qui contient une si belle poésie rare ainsi que ses magnifiques chansons qui forment la magie unique du film.<br />
<em><br />
The Nightmare before Christmas</em> (comprenez &#8220;Le Cauchemar avant Noël&#8221;) est un pur joyau burtonien qui met en scène deux fêtes complètement différentes qui se construisent tout au long du film, dont la magie continue brille autant par sa magnifique musique et ses fabuleuses chansons que par son sublime scénario. Conte à voir absolument pendant les festivités d&#8217;Halloween ou de Noël, selon votre décision&#8230;</p>
<ul class="wlist"></ul>
<h3>5. Multimedia</h3>
<h4><a href="http://www.tim-burton.net/gallery2/main.php?g2_itemId=1701">5.i Albums photos</a></h4>
<h4>5.ii Vidéos</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2009/09/le-poeme-original/" rel="bookmark">Le poème original</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/05/clins-doeil-aux-fleischer-cartoons/" rel="bookmark">Clins D&#8217;Oeil Aux Fleischer Cartoons</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2006/08/953/" rel="bookmark">Nightmare Before Christmas 3D Trailer</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1993/10/sujet-tim-burton-sur-canal/" rel="bookmark">Sujet Tim Burton sur Canal+</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1993/10/the-nightmare-before-christmas-trailer/" rel="bookmark">The Nightmare Before Christmas trailer</a></li></ul>
<h4>5.iii Articles de Presse</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2006/11/the-3d-magic-of-nightmare-before-christmas/" rel="bookmark">The 3D Magic of Nightmare Before Christmas</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2006/10/harry-interviews-tim-burton-nightmare-before-christmas-3d-vincent-price-stop-motion-geek-love-sweeny-todd-and-lots-more/" rel="bookmark">Harry Interviews Tim Burton &#8211; Nightmare Before Christmas 3D, Vincent Price, Stop Motion, Geek Love, Sweeny Todd and lots more!!!</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/10/quels-desseins-pour-lanimation/" rel="bookmark">Quels desseins pour l&#8217;animation ?</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1998/12/tim-burton-met-le-feu-au-sapin-avec-jack-le-squelette/" rel="bookmark">Tim Burton met le feu au sapin avec Jack le squelette</a></li></ul>
<h4>5.iv Scripts</h4>
<ul>
<li><a href="http://www.tim-burton.net/?p=687" target="_self">Le poème de Tim Burton (1982) qui inspira le film</a></li>
<li><a href="http://www.tim-burton.net/?p=696" target="_self">L&#8217;Étrange Noël&#8230; : Paroles des chansons (VF)</a></li>
<li><a href="http://www.tim-burton.net/?p=692" target="_self">L&#8217;Étrange Noël&#8230; : Paroles des chansons (VO)</a></li>
</ul>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=14  ">The Nightmare Before Christmas &#8211; Dialogue Transcript (EN)</a><br />
<a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=15  ">The Nightmare Before Christmas First Draft (EN)</a></p>
<h4>5.v Autres</h4>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=16  ">Jack&#8217;s Lament par Kunamaka</a><br />
<a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=17  ">Burton&#8217;s Nightmare</a></p>
</p>
<h3>6. Autour du film</h3>
<h4>6.i DVDs</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/the-nightmare-before-christmas-edition-collector-zone-2/" rel="bookmark">The Nightmare Before Christmas &#8211; Edition Collector (zone 2)</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/the-nightmare-before-christmas-edition-blu-ray-zone-2/" rel="bookmark">The Nightmare Before Christmas &#8211; Edition Blu-ray (zone 2)</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/02/letrange-noel-de-monsieur-jack-edition-speciale-zone-2/" rel="bookmark">L&#8217;Étrange Noël de Monsieur Jack &#8211; Édition Spéciale (zone 2)</a></li></ul>
<h4>6.ii CDs</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/07/music-from-the-films-of-tim-burton/" rel="bookmark">Music From The Films Of Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1993/10/the-nightmare-before-christmas-la-musique-du-film/" rel="bookmark">The Nightmare Before Christmas &#8211; la Musique du Film</a></li></ul>
<h4>6.iii Citations</h4>
<p>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-4">
<p><q>Tout le monde pense que je fais référence à <em>Frankenstein</em> dès qu&#8217;un personnage est couturé (les cicatrices du chien dans <em>Frankenweenie</em>, celles de Sally dans <span class="filmtitle">L&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</span>, la greffe d&#8217;une tête humaine sur un corps de chien dans <span class="filmtitle">Mars Attacks!</span> &#8230;) Pour moi, ça a plus à voir avec une trace physique, visible, de leur psychologie. Ils sont comme cassés et doivent réunir tous les petits morceaux. Dans <span class="filmtitle">Sleepy Hollow</span>, le cavalier sans tête poursuit exactement le même but : quand on n&#8217;a plus de tête, il faut la retrouver&#8230;</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, L&#8217;Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-24"><p><q>Quand je travaillais chez Disney, j&#8217;en avais un peu marre de dessiner des renards avec de grands yeux doux et humides. Je me suis mis à rêver d&#8217;un personnage qui n&#8217;aurait pas d&#8217;yeux. D&#8217;où l&#8217;idée d&#8217;un squelette: c&#8217;est ainsi que Jack est né. Après, il se trouve que Disney a produit <em>l&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em>. Ce personnage principal avec deux trous noirs à la place des yeux, c&#8217;était gentiment subversif.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, L&#8217;Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-76"><p><q>Ses livres [ceux du Dr Seuss]  m’ont profondément marqué, car ils paraissent trompeusement simples, en fait très complexes, plein de messages symboliques et même anarchistes. Je pense que les enfants se rendent compte à quel point tout cela est subversif.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, Studio, juillet 1995</cite></p>
</blockquote>
<h4>6.iv <a href="http://www.tim-burton.net/?page_id=790" target="_self">Box-Office</a></h4>
<h3>7. Nominations &amp; Récompenses</h3>
<ul class="awards">
<li class="award_won">Oscars 1994 : Meilleurs effets spéciaux (Pete Kozachik, Eric Leighton, Ariel Velasco-Shaw, Gordon Baker)</li>
<li>Academy of Science Fiction, Fantasy &amp; Horror Films 1994
<ul>
<li class="award_won">Meilleur film fantastique</li>
<li class="award_won">Meilleure musique (Danny Elfman)</li>
<li>Meilleur réalisateur (Henry Selick)</li>
<li>Meilleurs effets spéciaux (Ariel Velasco-Shaw, Eric Leighton, Gordon Baker)</li>
</ul>
</li>
<li>Golden Globes 1994 : Meilleure bande originale (Danny Elfman)</li>
<li>Annie Awards 1994
<ul>
<li class="award_won">Meilleur travail personnel artistique dans le domaine de l&#8217;animation (Deane Taylor)</li>
<li class="award_won">Meilleur travail personnel de supervision créative dans le domaine de l&#8217;animation (Henry Selick)</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3>8. Liens</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.imdb.com/title/tt0107688" target="_blank"><em>The Nightmare Before Christmas</em> sur IMDB</a> (EN)</li>
<li><em>The Nightmare Before Christmas</em> sur Wikipedia (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Nightmare_Before_Christmas" target="_blank">EN</a>|<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89trange_No%C3%ABl_de_Monsieur_Jack" target="_blank">FR</a>)</li>
<li><a href="http://www.etrange-noel.net" target="_blank">etrange-noel.net</a> &#8211; Le meilleur site francophone consacré à <em>l&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em></li>
<li><a href="http://www.stopmotionanimation.com" target="_blank">StopMotionAnimation.com</a> (EN) &#8211; Un site sur le cinéma d&#8217;animation, dont le webmaster n&#8217;est autre qu&#8217;Anthony Scott, l&#8217;un des animateurs fétiches d&#8217;Henry Selick et qui a participé à <em>The Nightmare Before Christmas</em> ainsi qu&#8217;à <em>Corpse Bride</em>.</li>
<li><a href="http://www.halloweentown.org" target="_blank">HalloweenTown.org</a> (EN)</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Edward Scissorhands</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/films/edward-scissorhands/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/films/edward-scissorhands/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 14 Dec 1990 01:19:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bo Welch]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Thompson]]></category>
		<category><![CDATA[Colleen Atwood]]></category>
		<category><![CDATA[Danny Elfman]]></category>
		<category><![CDATA[Denise Di Novi]]></category>
		<category><![CDATA[Edward Scissorhands]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Depp]]></category>
		<category><![CDATA[Stefan Czapsky]]></category>

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		<description><![CDATA[
1.Synopsis
Il était une fois une petite banlieue tranquille comme tant d&#8217;autres aux États-Unis.
Peggy, qui vend des cosmétiques en faisant du porte à porte, se voit enchaîner refus sur refus. Elle décide alors d&#8217;aller frapper à la porte du château voisin où elle n&#8217;est encore jamais allée.
Elle y trouve un étrange jeune homme apeuré et isolé, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="dossier_news"><ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2010/06/la-cite-de-la-bd-angouleme-rend-hommage-a-tim-burton/" rel="bookmark">La Cité de la BD d&#8217;Angoulême rend hommage à Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2010/01/cycle-tim-burton-a-bruxelles/" rel="bookmark">Cycle Tim Burton à Bruxelles</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/edward-scissorhands-le-spectacle/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Le Spectacle</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/edward-scissorhands-hollywood-backstories/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Hollywood Backstories</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/biographie/" rel="bookmark">Biographie</a></li></ul></div>
<h3>1.Synopsis</h3>
<p>Il était une fois une petite banlieue tranquille comme tant d&#8217;autres aux États-Unis.<br />
Peggy, qui vend des cosmétiques en faisant du porte à porte, se voit enchaîner refus sur refus. Elle décide alors d&#8217;aller frapper à la porte du château voisin où elle n&#8217;est encore jamais allée.<br />
Elle y trouve un étrange jeune homme apeuré et isolé, Edward. Bien qu&#8217;étant affublé de lames à la place des mains, Edward semble tout sauf aggressif, et Peggy décide de le ramener dans la banlieue, où il sera l&#8217;objet de toutes les curiosités.<br />
<span id="more-604"></span>
</p>
<h3>2.Fiche Technique</h3>
<ul class="credits">
<li><strong>Réalisation </strong>Tim Burton</li>
<li><strong>Scénario </strong>Caroline Thompson</li>
<li><strong>Basé sur </strong>une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson</li>
<li><strong>Avec </strong>Johnny Depp : <em>Edward Scissorhands</em>, Winona Ryder : <em>Kim</em>, Dianne Wiest : <em>Peg</em>, Anthony Michael Hall : <em>Jim</em>, Kathy Baker : <em>Joyce</em>, Robert Oliveri : <em>Kevin</em>, Conchata Ferrell : <em>Helen</em>, Caroline Aaron : <em>Marge</em>, Dick Anthony Williams : <em>Officer Allen</em>, O-Lan Jones : <em>Esmeralda</em>, Vincent Price : <em>l&#8217;inventeur</em>, Alan Arkin : <em>Bill</em>, &#8230;</li>
<li><strong>Directeurs de la photographie </strong>Stefan Czapsky</li>
<li><strong>Direction artistique </strong>Tom Duffield</li>
<li><strong>Création des décors </strong>Bo Welch</li>
<li><strong>Décorateur de plateau </strong>Cheryl Carasik</li>
<li><strong>Musique </strong>Danny Elfman</li>
<li><strong>Costumes </strong>Colleen Atwood</li>
<li><strong>Maquillage et effets spéciaux </strong>Stan Winston</li>
<li><strong>Montage </strong>Colleen Halsey, Richard Halsey</li>
<li><strong>Casting </strong>Victoria Thomas</li>
<li><strong>Producteurs </strong>Tim Burton, Denise Di Novi</li>
<li><strong>Productrice associée </strong>Caroline Thompson</li>
<li><strong>Producteur exécutif </strong>Richard Hashimoto</li>
<li><strong>Société de production </strong>20th Century Fox</li>
<li><strong>Distribution </strong>20th Century Fox</li>
<li><strong>Pays d&#8217;origine </strong>États-Unis</li>
<li><strong>Lieux de tournage </strong>Floride : Dade City, Land O&#8217;Lakes, Lutz, Lakeland, Wesley Chapel</li>
<li><strong>Date de sortie </strong>14 décembre 1990 (USA), 10 avril 1991 (France)</li>
<li><strong>Format </strong>couleur (DeLuxe) &#8211; Dolby SR &#8211; 35 mm</li>
<li><strong>Durée </strong>105 minutes</li>
<li><strong>Public </strong>PG-13</li>
</ul>
<p><!--more--></p>
<h3>3. Making Of</h3>
<h4>i. Générique</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>663|150</wpg2></div>
<p>Le film démarre sur un générique &#8220;noir et bleu&#8221; époustouflant; où la caméra caresse des images esthétiquement parfaites. Comme à l&#8217;habitude pour Tim Burton; il &#8220;adapte&#8221; également le logo du studio (<em>20th Century Fox</em>) au ton de son film :</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>691|150</wpg2></div>
<p>il est ici enneigé, de nuit&#8230; Burton nous introduit déjà un peu son histoire en proposant dans ce générique des éléments clés du film : escaliers, inventions étranges, mains; porte de château&#8230; Le travail sur la typographie est également important : le titre &#8220;Edward Scissorhands&#8221;, par exemple; est utilisé comme un ciseau (chaque mot étant une lame) qui bouge doucement. Le générique se termine sur un plan du château d&#8217;Edward vu au travers d&#8217;une fenêtre. Celui-ci possède un look purement fantastique; siégeant sur une petite colline rocailleuse. Il neige; des flocons épais et légers saupoudrent l&#8217;image&#8230;</p>
<blockquote><p>Dans le générique, j&#8217;aime bien donner des indices sur ce à quoi le film va ressembler. Surtout lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un film qui est un conte de fées, ou un film qui n&#8217;est pas tout à fait vrai. Il faut donner le ton visuellement. Le générique permet de faire ce genre de choses.</p>
</blockquote>
<h4>ii. Un film construit comme un conte de fées</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>697|150</wpg2></div>
<p>Comme tout bon conte de fées, nous nous retrouvons dans une chambre; à l&#8217;atmosphère et aux couleurs chaudes, devant un feu de bois, en compagnie d&#8217;un enfant emmitouflé dans les couvertures d&#8217;un lit immense (on se croirait presque dans <span class="filmtitle">le petit chaperon rouge</span>) et qui demande à sa grand-mère &#8220;Pourquoi est-ce qu&#8217;il neige, Grand-Mère ? Et d&#8217;où elle vient, la neige ?&#8221; Et celle-ci, au coin du feu, commence son histoire&#8230;</p>
<p>Tant de choses on déjà été dites en à peine 4 minutes 10 (avec le générique)! Tim Burton ne traîne pas; on sent que tout cela a été bien réfléchi. Chaque élément est à sa place et cette introduction en mise en abîme nous apporte déjà une quantité d&#8217;informations, tant sur l&#8217;histoire que nous allons découvrir que sur son aspect esthétique, et bien sûr musical puisque la musique de Danny Elfman est présente depuis le début.</p>
<p>La caméra sort doucement de la pièce pour laisser la grand-mère commencer son histoire, survole <em>Suburbia</em> enneigée. Tout comme le premier plan du château vu par la fenêtre de la grand-mère, c&#8217;est ici <em>Suburbia</em>, à l&#8217;opposé, qui est regardée par Edward par une fenêtre de son château. Tout cela dans un plan séquence (pas de montage).</p>
<h4>iii. 2 univers opposés</h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>784|150</wpg2></div>
<p>Suburbia est maintenant dépeinte : petite bourgade paisible (<em>Suburb</em> = banlieue, en anglais); la lumière est matinale. On entend des chiens, des oiseaux qui gazouillent&#8230; Les maisons sont toutes du même type, style préfabriqué bien net bien propre aux couleurs pastel&#8230; Le voisinage arrose son jardin, retape son toit ou tond la pelouse&#8230; Burton accentuera tout au long du film l&#8217;aspect &#8220;carré&#8221; (au propre et au figuré) de toutes ces maisons et de ses habitants : on verra plus tard les maris qui sortent leur voiture du garage, tous ensemble dans un même mouvement, pour aller au boulot, etc.</p>
<p>Les rôles du château hanté et de la banlieue harmonieuse sont inversés pour devenir un château harmonieux et une banlieue hantée. Toutes les riunes au château font ressortir la beauté de ce genre de ruines. C&#8217;est du vrai bonbon! Quand on retourne dans les quartiers résidentiels, c&#8217;est l&#8217;opposé. On nous offre des plans fixes sur des murs de maisons. On ne perçoit en fait que des cubes de bétons.</p>
<p>Il semble que tout cela soit une critique directe de Burbank, lieu où a grandi Tim Burton; situé non loin de nombreux studios de cinéma mais où tout était calme et sans intérêt. Il présente une ville du même type dans <span class="filmtitle">Nightmare Before Christmas</span>.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai grandi à Burbank, banlieue proprette de Los Angeles où les gens n&#8217;aiment que la norme: toute marque d&#8217;individualité les effrayait. A l&#8217;école, il y avait une classe pour les cas &#8220;spéciaux&#8221;; je n&#8217;en faisais pas partie, mais ça m&#8217;a marqué qu&#8217;on puisse pointer des gosses pas spécialement attardés, juste différents. Je suppose que de là me vient cette profonde colère envers les étiquettes qu&#8217;on colle sur les gens. Dès l&#8217;enfance, on vous marque, on vous parque: celui-ci est un &#8220;physique&#8221;, celui-là un &#8220;intello&#8221;. Moi j&#8217;étais calme, solitaire, et j&#8217;aimais les films fantastiques. On m&#8217;a classé dans les &#8220;bizarres&#8221;.</p>
</blockquote>
<div class="g2image float_left"><wpg2>718|150</wpg2></div>
<p>Cette courte introduction nous amène directement à Peg (Dianne Wiest), maquillée à la truelle, qui frappe à toutes les portes pour vendre ses cosmétiques <em>Avon.</em> Et partout, on la remballe. C&#8217;est après cela, dans sa voiture que germe l&#8217;idée d&#8217;aller démarcher au château; où personne ne semble avoir jamais été depuis de nombreuses années, ignorant qui y réside encore. On voit la voiture s&#8217;éloigner vers le château qui surplombe les lieux, gris et &#8220;sec&#8221;, dans un contraste total avec le ciel bleu et cotonneux qui l&#8217;entoure. Tout en écarquillant les yeux, elle franchit le portail défoncé et observe l&#8217;étrangeté du lieu.</p>
<h4>iv. Premiers contacts avec Edward</h4>
<p>Presque &#8220;caché&#8221; à l&#8217;intérieur, elle trouve au pied du château un superbe jardin où toute la végétation est taillée, sculptée avec soin; représentant Nessie, des cerfs, un ptérodactyle (il y en avait déjà un dans <span class="filmtitle">Frankenweenie</span> !), d&#8217;autres animaux et surtout; au milieu, une grande main ouverte.</p>
<p>Elle pénètre dans le château, désert excepté tout un tas de machines poussiéreuses aux rouages démesurés.</p>
<p>Elle monte un grand escalier et arrive dans une pièce au toit troué; toujours aussi vide exceptée une petite &#8220;couche&#8221; aménagée dans la cheminée : un peu de paille, et photos et articles collés sur le mur&#8230; &#8220;Boy born without eyes reads with his hands&#8221;, etc. Caché dans l&#8217;ombre, Edward est assis. Elle se dirige vers lui et le rassure; toujours aussi curieuse. Il finit par s&#8217;avancer hors de l&#8217;obscurité. On distingue ses mains-ciseaux qui effraient Peg&#8230; Elle s&#8217;excuse et s&#8217;apprête à quitter les lieux quand Edward lui lance :</p>
<blockquote><p>- &#8220;Non, restez!&#8221;</p>
<p>-&#8221;Qu&#8217;est-ce qui vous est arrivé ?&#8221;</p>
<p>-&#8221;Je suis pas fini !&#8221;</p>
</blockquote>
<p>&#8230;s&#8217;exclame-t-il maladroitement en lui montrant ses mains métalliques.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>751|150</wpg2></div>
<p>L&#8217;homme; créé par l&#8217;Inventeur donc; possède des mains-ciseaux. Son visage est marqué par des cicatrices de coupures et il a la même tignasse ébouriffée que Tim Burton, inspiré par le chanteur de <em>Cure</em>, groupe que le réalisateur apprécie. (sans trop se soucier de ce détail, il va de soi que ce film, comme beaucoup de ceux qu&#8217;il a faits jusqu&#8217;à la <em>Planète des Singes</em>, possèdent une forte dimension autobiographique.)</p>
<blockquote><p>Tout le monde pense que je fais référence à <span class="filmtitle">Frankenstein</span> dès qu&#8217;un personnage est couturé (les cicatrices du chien dans <span class="filmtitle">Frankenweenie</span>, celles de Sally dans <span class="filmtitle">L&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</span>, la greffe d&#8217;une tête humaine sur un corps de chien dans <span class="filmtitle">Mars Attacks!</span> &#8230;) Pour moi, ça a plus à voir avec une trace physique, visible, de leur psychologie. Ils sont comme cassés et doivent réunir tous les petits morceaux.</p>
</blockquote>
<h4>v. À propos de Johnny Depp</h4>
<p>Edward est joué par Johnny Depp, acteur à l&#8217;époque dans une série télé. Il rencontre Tim Burton pour le rôle d&#8217;Edward qu&#8217;il veut absolument décrocher, se sentant proche du personnage. Une &#8220;compréhension&#8221; très forte s&#8217;installe entre les deux hommes, ainsi que la naissance d&#8217;une forte amitié : Johnny Depp signera une touchante préface dans son bouquin <em>Tim Burton par Tim Burton</em>; et Tim lui confiera encore d&#8217;autres rôles plus tard (formidable en Ed dans <span class="filmtitle">Ed Wood</span>, puis le très cartésien Ichabod Crane dans <span class="filmtitle">Sleepy Hollow</span>).</p>
<blockquote><p>Lorsque je l&#8217;ai rencontré, il tournait dans une série pour ados (<span class="filmtitle">21 Jump Street</span>). Il était considéré comme un jeune crétin superficiel. Une fois de plus, on confondait l&#8217;apparence avec la réalité. J&#8217;ai pensé qu&#8217;il y avait bien des choses au-delà et qu&#8217;il comprendrait intimement le personnage d&#8217;<span class="filmtitle">Edward aux mains d&#8217;argent</span>. De fait, il a des regards, dans ce film, qui m&#8217;épatent encore.</p>
</blockquote>
<p>C&#8217;est donc Tim Burton qui donnera à Johnny Depp la vraie opportunité de faire ses preuves; qui plus est dans ce qui est sans doute le plus beau rôle qu&#8217;il ait eu jusqu&#8217;à présent dans sa carrière.</p>
<h4>vi. La découverte d&#8217;un nouveau monde</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>751|150</wpg2></div>
<p>Peg propose à Edward de revenir chez elle, pour qu&#8217;elle s&#8217;occupe un peu de lui. Edward, émerveillé; ouvre des yeux énormes en découvrant ce nouveau monde. Ce moment intense est contrecarré par l&#8217;aspect négatif mis en avant dans le film : le commérage. Dès que la voiture passe, les &#8220;amies&#8221; de Peg se téléphonent entre elles pour parler de l&#8217;homme qu&#8217;elles ont entrevu dans la voiture de la représentatrice <em>Avon</em>.</p>
<p>Après l&#8217;avoir fait rentrer rapidement dans sa maison (Peg connaît trop bien ses voisines); elle lui montre des photos de sa famille. Edward est immédiatement confronté à la beauté de la fille de Peg sur papier glacé. Elle l&#8217;installe dans la chambre de cette dernière. Tout pour lui est à découvrir : miroirs, téléphones, raisins, lits, habits&#8230;</p>
<h4>vii. Edward, toiletteur pour chiens</h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>889|150</wpg2></div>
<p>Un autre &#8220;mécanisme&#8221; du film est amorcé à ce moment; lorsque Peg ne trouve plus ses ciseaux et qu&#8217;elle demande ingénieusement à Edward de couper son fil à coudre&#8230; C&#8217;est entre autres cette notion &#8220;d&#8217;utilité&#8221; qui conduira Edward à repartir dans sa solitude à la fin du film. Ensuite, Edward se mettra à tailler lui-même un arbuste en dinosaure en regardant Bill (le mari de Peg) utiliser son taille-haies. La scène est réhaussée par le match de baseball qu&#8217;écoute Bill. Les commentaires du commentateur sont parallèles à &#8220;l&#8217;action&#8221; de Edward : &#8220;c&#8217;est pas croyable&#8221;, etc etc en terminant par des applaudissements de la foule à la fin de la scène.</p>
<p>Ennuyée sans arrêt par ses voisines, Peg est &#8220;forcée&#8221; de préparer un barbecue pour leur présenter Edward. Alors que celui-ci hache la salade avec ses ciseaux, elle ouvre une boîte de conserve avec un ouvre-boîte électrique. Cet élément provoque une transition avec un flash-back nous présentant l&#8217;inventeur (magistral Vincent Price) déambulant entre ses machines et vérifiant le bon fonctionnement de celles-ci.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>826|150</wpg2></div>
<p>Lorsqu&#8217;il attrape un biscuit en forme de cœur (sortant du four de sa chaîne robotisée) et qu&#8217;il le place sur la &#8220;poitrine&#8221; d&#8217;une machine ayant une forme presque humaine (comme toutes les machines qu&#8217;il a créées); on comprend, sans qu&#8217;un mot ait été prononcé; qu&#8217;il vient d&#8217;avoir l&#8217;idée de créer Edward. Cette scène est remarquable de poésie, Price a des expressions tout à fait étonnantes, et la musique de Elfman réhausse le tout efficacement.</p>
<blockquote><p>Vincent Price, Michael Gough ou Christopher Lee sont des mythes de mon enfance. Devenu réalisateur, j&#8217;ai eu l&#8217;immense privilège de les rencontrer et de les faire tourner. J&#8217;aime, bien sûr, les écouter parler de la grande époque des films fantastiques. Mais souvent, il me suffit d&#8217;être à leurs côtés.</p>
</blockquote>
<p>&#8220;Magistral&#8221;&#8230; &#8220;Remarquable&#8221;&#8230; &#8220;Étonnantes&#8221;&#8230;. &#8220;efficacement&#8221;&#8230; <img src='http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  décidément, c&#8217;est dur de parler de ce film sans s&#8217;emballer !</p>
<p>Retour au barbecue. Edward, bien qu&#8217;un peu perdu au milieu de tous ces gens, semble aimer sa nouvelle compagnie et essaie de comprendre un peu tout ce qui se passe autour de lui. Il est évidemment l&#8217;objet de toutes les attentions; en particulier de celles de la voisine Joyce &#8220;chaude-du-cul&#8221; (Kathy Baker) qui essaie un peu de se l&#8217;approprier. Elle est évidemment un peu plus entreprenante que les autres&#8230; On l&#8217;avait vue précédemment essayer de &#8220;séduire&#8221; le plombier qu&#8217;elle avait appelé pour&#8230; déboucher un filtre; avec un dialogue plus qu&#8217;évocateur sur la mécanique du lave-vaisselle.</p>
<p>Il y avait déjà ce genre d&#8217;allusions sexuelles dans <span class="filmtitle">Batman Returns</span>, avec la <em>sex-appealesque </em>Catwoman.</p>
<p>Nous retrouvons maintenant Edward couché sur le lit de Kim, pendant la nuit. Un deuxième flash-back est amené, tout d&#8217;abord on entend seulement la voix de l&#8217;inventeur puis l&#8217;image est également présentée.</p>
<h4>&#8220;Doit-on complètement déplier sa serviette de table ou doit-elle rester à moitié dépliée ?&#8221;</h4>
<p>On nous présente l&#8217;inventeur en train d&#8217;&#8221;éduquer&#8221; Edward de manière très formelle. C&#8217;est grâce à cette éducation qu&#8217;il ne sera pas perdu à 100% hors de son château; bien que seul depuis plusieurs années. Dans cette scène, Edward est plus jeune; sans cicatrices, bien peigné, au teint tout rose&#8230; Il n&#8217;est <em>construit</em> qu&#8217;à partir de la taille; ne possède pas encore de jambes&#8230;</p>
<p>L&#8217;inventeur propose à Edward de faire un peu de poésie; voyant bien que celui-ci s&#8217;ennuie un peu. Après la lecture d&#8217;un poème (qui en est l&#8217;auteur ? Peut-être Edgar Allan Poe; une autre forte influence de Burton ?), Edward esquisse ce qui semble être son premier sourire, tout &#8220;ridé&#8221;, à la manière de celui de Haley Joel Osment en enfant-robot dans <span class="filmtitle">Artificial Intelligence</span> de Spielberg.</p>
<h4><span class="rub2title">viii. Kim</span></h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>868|150</wpg2></div>
<p>Kim (Winona Ryder, waw !) rentre dans sa chambre (où dort Edward donc), revenue prématurément de sa petite randonnée dans la montagne avec ses amis (et son petit ami). C&#8217;est la première fois qu&#8217;on la voit; en dehors de la photo présentée au début. Edward, réveillé, n&#8217;ose rien dire devant la belle jeune fille qui commence à se déshabiller en vue d&#8217;aller dormir. Ce plan assez sensuel de Kim est contrecarré avec humour par Tim Burton qui lui fait&#8230; péter ses boutons devant le miroir dans le plan suivant.</p>
<p>C&#8217;est dans ce même miroir qu&#8217;elle aperçoit, paniquée, Edward couché dans son propre lit. Alors qu&#8217;elle crie et appelle ses parents, Edward est encore plus effrayé qu&#8217;elle et agite partout ses mains aiguisées; trouant du même coup à de multiples endroits le lit à eau qui se met à fuir de partout.</p>
<p>La scène de présentation entre les deux ados (si on considère qu&#8217;Edward a un âge) est très marrante; puisqu&#8217;il s&#8217;effondre aux pieds de Kim à cause du verre de whisky (&#8220;c&#8217;est de la limonade&#8221;) que lui a servi Bill, agacé par l&#8217;adolescence de sa fille qui change.</p>
<p>À propos de Kim; on remarquera que l&#8217;aspect &#8220;princesse&#8221; (puisque nous sommes, rappelons-le, dans un conte de fées) a été fort mis en avant : tout d&#8217;abord par la coiffure (cheveux longs, teints en blond) mais aussi, à certains passages, d&#8217;après ses habits, puisqu&#8217;elle mettra trois robes type &#8220;princesses&#8221; (épaule dénudées, manches pseudo-bouffantes), en terminant par une robe blanche en satin (le soir de Noël) qu&#8217;on pourrait comparer à celle de Cendrillon.</p>
<p>Leur relation ne démarre pas très bien, Edward voulant l&#8217;approcher mais Kim semblant ne pas l&#8217;apprécier; et ne parlons pas du petit ami de celle-ci, espèce de caricature de la brute épaisse américaine style capitaine-de-son-équipe-de-baseball-à-l&#8217;école (remarquons que Kim est pom pom girl). Il semble que cette appréhension ne soit due qu&#8217;à une timidité réciproque et un mauvais départ, puisque petit à petit Kim commence à lui sourire.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>901|150</wpg2></div>
<p>Un des moments intenses du film se produit quand, questionné à propos d&#8217;une éventuelle petite amie, d&#8217;un &#8220;beau rêve secret&#8221;, sur un plateau de télé style &#8220;C&#8217;est mon Choix&#8221; (puisqu&#8217;il a doucement acquis une petite notoriété&#8230; toilettage pour chiens, coiffure&#8230;), Edward fixe, muet, la caméra. Tim Burton filme à la fois Kim regardant l&#8217;émission sur la télé et en même temps la télé en question dans un montage parallèle sur un travelling avant filmant les yeux de Kim et ceux d&#8217;Edward; pendant plus de 20 secondes. Le tout est ponctué par quelques notes de musiques (violon et co) qui font monter l&#8217;émotion. Celle-ci est tellement forte que la jeune fille finira par détourner le regard; alors que Edward ne la regardait pas <em>vraiment</em> puisque c&#8217;était à travers le poste de télévision. On sort de cela quand, sans doute tout aussi ému, Edward court-circuite les fils de son micro et tombe à la renverse.</p>
<h4>ix. Edward déchante</h4>
<p>Le rythme du film va basculer dans la scène suivante : Joyce présente à Edward un vieux salon de coiffure qu&#8217;elle semble avoir racheté pour y employer Edward. Elle prétexte qu&#8217;elle voudrait lui montrer le débarras et commence à se déshabiller langoureusement devant Edward, sur fond de Tom Jones qu&#8217;elle diffuse grâce à un petit transistor qu&#8217;elle avait emporté (elle écoutait déjà Tom Jones plus tôt dans le film, et Tim Burton a par la suite dirigé le chanteur dans <span class="filmtitle">Mars Attacks!</span>).</p>
<p>Visiblement déstabilisé; il s&#8217;enfuit dans une démarche un peu similaire à celle de Charlie Chaplin&#8230; Qui lui ressemble étrangement; habillé avec ce pantalon gris trop large et cette chemise blanche.</p>
<div class="float_left quote_film">-Tu savais que c&#8217;était chez les parents de Jim ?<br />
-Oui.<br />
-Mais alors pourquoi tu l&#8217;as fait ?<br />
-Parce que tu me l&#8217;as demandé.</div>
<div class="g2image float_right"><wpg2>961|150</wpg2></div>
<p>La descente aux enfers commence pour Edward. Par amour (?) pour Kim; il aide le petit ami de cette dernière à &#8220;cambrioler&#8221; son propre père quand celle-ci le lui demande; en ouvrant la porte avec ses ciseaux. Edward est arrêté par la police; les voisins se posent des questions, il commence à perdre la confiance de Peg et surtout de Bill (le mari) car il a rayé les murs et déchiré les rideaux par colère&#8230;</p>
<h4>x. Ice Dance</h4>
<p>Suite à cet épisode, Kim remballe Jim (le petit ami) et commence à comprendre l&#8217;intérêt que Edward lui porte, et elle-même en semble troublée.</p>
<p>Peg organise une petite réception de Noël pour essayer d&#8217;apaiser les rancoeurs de tout le monde&#8230;</p>
<p>Et voilà. L&#8217;une des plus belles scènes du film; et sans doute l&#8217;une des plus belles scènes tout court dans l&#8217;histoire du cinéma (bon ok je m&#8217;emballe un peu; mais on peut au moins dire que c&#8217;est d&#8217;une beauté pas banale) : alors que Kim aidait sa mère a décorer le sapin, on la voit, intriguée, s&#8217;avancer vers la sortie de la maison. Elle marche vers la caméra, regarde derrière celle-ci (donc face à nous); on ne sait pas très bien ce qui l&#8217;intrigue. Elfman lance sa magnifique &#8220;Ice Dance&#8221;; et on y va : Kim passe à l&#8217;extérieur, il neige sur elle. On découvre très lentement l&#8217;origine des flocons : Edward, en haut d&#8217;une échelle, sculpte un ange de glace. Les poussières de glace s&#8217;envolent et retombent&#8230; en <span style="text-decoration: underline;">neige</span>.</p>
<p>Au ralenti, presque sans aucun autre son que celui des notes gracieuses d&#8217;Elfman, elle danse gracieusement sous la neige. La caméra tourne autour d&#8217;elle, filme son visage rayonnant en gros plan, et finit sur un gros plan de la main de Kim sur laquelle tombent et se brisent des flocons.</p>
<div class="g2image centered"><wpg2>1021|250</wpg2></div>
<p>C&#8217;est à tomber raide mort. Moment de grâce, donc, coupé brutalement par l&#8217;intervention de Jim qui lance un &#8220;hé !&#8221; agressif à Edward alors que Kim s&#8217;approche de ce dernier. La musique se coupe quasi net, la vitesse de l&#8217;image redevient normale; et Edward sursaute en entaillant superficiellement la main de Kim qu&#8217;il n&#8217;avait pas vue. Jaloux, Bill lance des menaces à Edward et l&#8217;accuse d&#8217;avoir volontairement blessé la jeune fille :</p>
<div class="center quote_film">Tout ce que tu touches, tu le détruis ! Fous le camp ! Tire-toi ! Monstre !</div>
<p>Pris de panique et de colère; Edward s&#8217;enfuit, semblant décidé à retourner chez lui. Il découpe sa chemise tout en marchant, tranche les arbustes qu&#8217;il avait taillé, crève les pneus de voiture&#8230;</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>1033|150</wpg2></div>
<p>La situation vécue par Edward est résumée peu après, simplement : alors qu&#8217;il est assis sur le pavé, un chien arrive et s&#8217;assied à côté de lui. Edward lui coupe la mèche de poils qui le gênait dans le visage, et sourit au chien. Celui-ci s&#8217;en va directement&#8230; Comme si de rien n&#8217;était.</p>
<p>Il décampe lorsqu&#8217;il aperçoit une voiture de police à sa recherche; et revient chez la famille Boggs. Il n&#8217;y a que Kim à la maison, les parents sont à sa recherche et Kevin (le fils) est chez un ami. À nouveau, moment fort où Kim demande à Edward de la serrer.</p>
<div class="center quote_film">-&#8221;Je ne peux pas&#8221;.</div>
<p>C&#8217;est vrai au sens figuré, l&#8217;est-ce au sens propre? Sûrement pas, elle vient se blottir dans les bras d&#8217;Edward. Celui-ci regarde dans le vague.</p>
<h4>xi. Le pourquoi du comment</h4>
<p>Troisième et dernier flash-back avec l&#8217;inventeur dans le château, bercé par la voix de Vincent Price légèrement réverbérée, comme sortie d&#8217;un rêve.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>1054|150</wpg2></div>
<div class="center quote_film">Je sais que c&#8217;est un peu tôt pour fêter Noël, Edward, mais j&#8217;ai&#8230; J&#8217;ai un petit cadeau pour toi.</div>
<p>Élucidation du &#8220;pourquoi&#8221; des ciseaux : l&#8217;Inventeur s&#8217;avance avec deux mains toutes neuves en cadeau pour Edward. La musique est légère, Edward regarde avec envie et touche délicatement du bout de ses lames les deux mains qu&#8217;il pourra bientôt &#8220;porter&#8221;. Tout à coup le sourire de l&#8217;Inventeur se fige; puis se rétracte. Dans un superbe ralenti; il s&#8217;effondre alors que la musique change complètement de ton&#8230; Elle devient dramatique, limite horrifique, sans que l&#8217;on ne l&#8217;ait &#8220;vue&#8221; arriver.</p>
<p>Il a une crise cardiaque. Edward essaie de &#8220;retenir&#8221; <em>ses</em> mains; mais il les transperce de part en part. L&#8217;inventeur tombe a terre et les mains cassent en morceaux. Edward, qui n&#8217;a jamais affronté la mort; dira plus tard à Peg qui lui demande où sont ses parents, qu&#8217;il &#8220;dort toujours&#8221;.</p>
<p>Fin du flash-back, qui est complètement en phase avec la scène d&#8217;Edward serrant Kim; autant émotionnellement que &#8220;temporellement&#8221; puisque les deux se situent à Noël dans l&#8217;histoire.</p>
<p>Cette scène est interrompue par Edward qui se précipite dehors sur Kevin pour le sauver alors que la voiture de Jim fonçait, zigzagante, sur lui; Jim et son ami ayant un peu trop bu.</p>
<p>Il le projette hors de la trajectoire de la voiture; mais dans la précipitation lui taillade le visage en lui demandant si il n&#8217;a rien. Tous les voisins arrivent et découvre la scène, pensant que Edward agresse Kevin. Edward, apeuré comme une bête, s&#8217;enfuit vers le château sous les conseils de Kim, talonné par un véhicule de police et par les villageois en colère, tout comme dans Frankenweenie, tout comme dans <span class="filmtitle">Frankenstein</span>.</p>
<h4>xii. Retour au château</h4>
<p>Quatre coups de feux retentissent en provenance du château; Kim sursaute : on voit l&#8217;agent qui, a l&#8217;abri des regards, a tiré en l&#8217;air. &#8220;vas-y, cours ! &#8220;</p>
<p>Comme Sally dans <span class="filmtitle">Nightmare Before Christmas</span>, l&#8217;agent semble avoir été, depuis le début, l&#8217;un des seuls personnages vraiment lucide de l&#8217;histoire. Il rentre dans sa voiture et s&#8217;exclame pour toute réponse aux villageois : &#8220;Rentrez chez vous, c&#8217;est fini!&#8221;, comme s&#8217;il avait abattu la créature.</p>
<p>Seule Kim se précipite à l&#8217;intérieur du château. Elle monte le grand escalier, qui nous rappelle les vieux films de série B. Tout en haut, on retrouve Edward, très calme, assis sur sa couche. Il discutent quelques secondes puis sont interrompus par Jim, armé, qui les avait suivis. Une bagarre éclate, il frappe Edward (assomé par une partie du plafond qui vient de s&#8217;écrouler) avec une barre en fer; avant d&#8217;être à son tour mis à terre par Kim.</p>
<h4>Si t&#8217;arrêtes pas; je te tue de mes mains !</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>1108|200</wpg2></div>
<p>Drôle d&#8217;image, alors qu&#8217;elle le menace avec les ciseaux de Edward dont elle s&#8217;est &#8220;emparée&#8221; et qu&#8217;elle pointe sur la gorge de son ex-petit ami, celui-ci retourne la situation et la gifle. Edward se retourne, et dans un regard qui résume assez bien la situation, plante un ciseau dans le ventre de Jim et le pousse jusqu&#8217;à la fenêtre de laquelle ce dernier tombe. Point de vue musical, juste des voix. L&#8217;instant semble complètement suspendu dans le temps.</p>
<p>Kim et Edward regardent du haut de la fenêtre, ils sont filmés en une contre-plongée vertigineuse. Ensuite ils se regardent longuement, Edward s&#8217;exclamant : <em>Adieu</em>. Et Kim l&#8217;embrasse brièvement, avant de répondre : <em>Je t&#8217;aime</em>.</p>
<p>Edward la regarde, puis lève légèrement les yeux. Il semble avoir trouvé ce qu&#8217;il ne recevait pas jusqu&#8217;alors : une véritable affection (de l&#8217;amour, ici); &#8220;gratuite&#8221;, sans service demandé en retour, et sans arrière-pensée. Il inspire, semble submergé par ce sentiment.</p>
<p>Raconté comme ça, sans les images, certaines parties du film peuvent sembler un peu mièvres / à l&#8217;eau de rose&#8230; C&#8217;est peut-être vrai. Mais n&#8217;oublions pas que ce film constitue réellement un conte de fées, avec les règles du genre. De plus; le film dans son unité arrive naturellement à ces scènes (celle de la danse et celle-ci), lorsqu&#8217;on le regarde depuis le début on est tellement immergé dedans que les larmes montent aux yeux. C&#8217;est lorsqu&#8217;on les place hors contexte qu&#8217;on peut les trouver un peu trop sentimentales.</p>
<p>Elle s&#8217;enfuit alors que les villageois s&#8217;apprêtent à franchir la porte du château; attrape une main-ciseaux similaire à celles d&#8217;Edward sur une étagère poussiéreuse de l&#8217;Inventeur, et la brandit face aux villageois interrogateurs, peu après avoir annoncé la mort de Edward.</p>
<p>Ceux-ci, probablement à la fois déçus et rassurés, se retirent sans prendre la peine de vérifier.</p>
<h4>xiii. Épilogue</h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>1123|150</wpg2></div>
<p>La mise en abîme prend fin ici. On retrouve la grand-mère, visiblement assez émue, la main sur la poitrine, qui clôt : &#8220;elle ne l&#8217;a jamais revu depuis. Jamais depuis cette nuit-là&#8221;.<br />
Et après les questions de la fillette, on comprend que c&#8217;est Kim <em>elle-même</em> qui conte cette histoire à sa petite fille.</p>
<p>On voit une alternance de plan de la grand-mère qui termine son histoire, et de Edward, dans son jardin, qui coupe quelques feuilles sur ses arbustes-sculptures, monte l&#8217;escalier, et scuplte de la glace, dont une sculpture qui rappelle étrangement Kim lorsqu&#8217;elle dansait dans la neige. Il n&#8217;a pas vieilli. Il n&#8217;a pas changé. Un nuage de neige s&#8217;échappe de sa fenêtre, un fondu nous remontre brièvement Kim dansant dans la neige, se clôt; et le générique débute sur les images de la neige s&#8217;envolant du château.</p>
<ul class="wlist"></ul>
<h3>4. Critique</h3>
<blockquote><p>A fable is a story that people don&#8217;t necessary believe but that they understand.</p>
</blockquote>
<p align="right">(Caroline Thompson, la scénariste)</p>
<h4>i. Burton aux mains d&#8217;enfant</h4>
<p align="right">Section écrite par Dr. Murdoc</p>
<p>LE conte de fée signé Tim Burton. Une étape dans sa carrière, son premier long-métrage bien à lui. Et dans ce projet, il a mis le paquet. Un personnage à la <span class="filmtitle">Frankenstein</span>, un château à l&#8217;allure gothique, une banlieue morne, un voisinage superficiel, l&#8217;ensemble sur fond de conte de fées&#8230; tout pour épater… Tim Burton. Par chance, son projet plaît aussi au grand public et surtout, aux producteurs qui ont accepté de le tourner. C&#8217;est du Burton tout craché; différent des autres productions de l&#8217;époque.</p>
<h4>ii. De la critique sociale</h4>
<p>Tout d&#8217;abord, il faut mettre quelque chose au clair. Ce film est une féerie. La définition dit : <em>Un monde fantastique où interviennent des êtres surnaturels. </em></p>
<p>Les critiques sont partagées. Soit on l&#8217;a adoré, soit on l&#8217;a trouvé inintéressant. C&#8217;est le cas avec la plupart des films de Burton et cette fois-ci, ce qui faisait défaut au yeux des détracteurs du film, c&#8217;était le manque de profondeur des personnages autres qu&#8217;Edward et Kim. C&#8217;est probablement qu&#8217;ils n&#8217;ont pas compris l&#8217;intention profonde de Burton et leur argument principal est sans fondements.</p>
<p>L&#8217;arrivée d&#8217;Edward, l&#8217;homme aux ciseaux en guise de mains, à Suburbia, le quartier plus normal que normal, nous amène l&#8217;interrogation qui suit si on s&#8217;y intéresse plus en profondeur : Qu&#8217;est-ce qui est le plus effrayant? Un homme qui peut en tuer un autre d&#8217;un seul mouvement de bras (via ses ciseaux) ou un quartier où la différence n&#8217;a pas sa place? Bien sûr, Burton ne touche pas à ce sujet directement puisque ce n&#8217;est pas son principal intérêt.</p>
<p>La critique se cache aussi dans quelques scènes du film. Certaines scènes, bien qu&#8217;elles ne soient pas les points forts du film, expliquent bien les thèmes sociaux présents dans le film. Il y a la scène de la leçon d&#8217;éthique du père où il corrige Edward qui donnerait l&#8217;argent qu&#8217;il trouverait dans la rue aux personnes qu&#8217;il aime au lieu de le rendre à la police. Il y a aussi celle où un chien vient auprès d&#8217;Edward pour une coupe avant de repartir aussitôt. Les thèmes cachés dans ces scènes pourraient être résumés par la déshumanisation. Edward, le seul être qui n&#8217;est pas un vrai homme, est l&#8217;être le plus humain du film.</p>
<h4>iii. Le plus important : la féerie</h4>
<p>Mais avant tout, <span class="filmtitle">Edward Scissorhands</span> est un conte de fées comme Burton les aime tant et c&#8217;est son principal intérêt. L&#8217;histoire d&#8217;un homme à part qui essaie tant bien que mal de se faire accepter parmi les autres en les aimant sans être capable de le faire correctement.<br />
Il ne peut le faire correctement puisque tout ce qu&#8217;il touche, il le détruit.<br />
Burton met en scène une belle histoire, c&#8217;est son but premier. Tous les moments forts du film se trouvent durant les scènes où Edward essaie du mieux qu&#8217;il peut d&#8217;aimer sans blesser, ce qui prouve que l&#8217;histoire elle-même est ce que Burton veut faire ressortir le plus. Et il a réussi, c&#8217;est assuré. Il a réussi en y ajoutant sa touche. Premièrement, il y a le personnage à la <span class="filmtitle">Frankenstein</span>. Edward et Frankenstein ont été créés par des scientifiques et éprouvent de la difficulté à vivre leurs émotions. Il y a aussi le sombre château d&#8217;Edward, au bout de la rue. La scène fait penser à du David Lynch mais c&#8217;est certainement une burtonnerie typique. La machine à fabriquer les biscuits et le quartier décoré de tout ces arbustes en forme de ballerine et de dauphins sont certainement des traces du passage de Burton (le genre de scènes qu&#8217;on peut voir dans <span class="filmtitle">Pee Wee&#8217;s Big Adventure</span>). Il y a mis beaucoup de sa part, mais le film garde toujours la structure typique d&#8217;un conte de fées avec une situation initiale, un élément déclencheur, des péripéties, un dénouement et une grande finale.</p>
<h4>iv. Inspiration sur son enfance</h4>
<p>Dans ce film, Burton s&#8217;est aussi inspiré de son enfance. Je parle bien d&#8217;&#8221;inspiration&#8221; puisque je ne crois pas qu&#8217;<span class="filmtitle">Edward Scissorhands</span> ne soit basé que sur Burton lui-même; je dirais plutôt que lors de la création du personnage, Burton s&#8217;est inspiré de ce qu&#8217;il a lui-même vécu et ressenti alors qu&#8217;il habitait à Burbank, la ville de son enfance. Burbank qu&#8217;il trouvait si ennuyante que la meilleure façon de la fuir était de regarder des films à la télé ou au ciné du coin, peindre ou lire. Il s&#8217;imaginait peut-être vivant dans un château au beau milieu de la banlieue, se sentant différent des autres (voir à ce sujet son court-métrage <em>Vincent</em>&#8230;). C&#8217;est ainsi qu&#8217;Edward s&#8217;est vu habiter le château du bout de la rue, étranger à la vie de banlieue et ayant eu pour seule famille et contact social son inventeur (génialement interprété par Vincent Price, l&#8217;acteur même qui faisait rêver Burton lorsqu&#8217;il regardait les films de série B de son enfance&#8230;).</p>
<h4>v. Une brochette d&#8217;acteurs épatante</h4>
<p>Vincent Price n&#8217;est pas le seul qui nous épate par sa prestation. Kathy Baker tient parfaitement le rôle de la femme à la recherche constante d&#8217;hommes à amener dans son lit. Alan Arkin est un vrai plaisir à voir aller sous la peau du père de famille typique. Winona Ryder et Dianne Wiest sont aussi très convaincantes. Et que dire de Johnny Depp, sinon qu&#8217;il entre parfaitement dans le rôle d&#8217;Edward. Lui qui, à cette époque, était réduit à son rôle dans la série pour ados<span class="filmtitle"> 21 Jump Street</span>, en a surpris plus d&#8217;un avec les ciseaux que Burton a bien voulu lui confier. Bref, un panel d&#8217;acteurs épatant, il va sans dire.</p>
<h4>vi. La musique : l&#8217;âme du film</h4>
<p>On ne peut passer sans remarquer la trame sonore envoûtante et féerique composée par Danny Elfman. La musique ne fait pas partie du film mais en est plutôt une partie entière du film. Et une importante. On dit &#8221; Une image vaut mille mots &#8221; et dans le cas d&#8217;<span class="filmtitle">Edward Scissorhands</span>, on peut dire &#8221; Une note de musique vaut mille images &#8220;. (voir la critique détaillée de la trame sonore plus bas).</p>
<h4>vii. En conclusion</h4>
<p>Je dirais qu&#8217;<span class="filmtitle">Edward Scissorhands</span> est un film qu&#8217;il faut voir souvent et qui doit être exploré dans les moindres recoins pour être bien apprécié. Le fil conducteur, c&#8217;est le conte de fées mais il y a toutes sortes de routes secondaires qui peuvent nous mener très loin. Burton a réussi à toucher à plusieurs sujets en même temps sans pourtant s&#8217;avancer trop profondément et s&#8217;éloigner de sa trame principale. Sans s&#8217;éloigner hors de ce qu&#8217;il aime vraiment dans un film. Une mine d&#8217;ingéniosités et d&#8217;originalités cachée sous une histoire qui semble si banale, et pourtant… si touchante si on n&#8217;est pas de mauvaise foi.</p>
<ul class="wlist"></ul>
<h3>5. Multimedia</h3>
<h4><a href="http://www.tim-burton.net/gallery2/main.php?g2_itemId=610">5.i Albums photos</a></h4>
<h4>5.ii Vidéos</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/09/edward-scissorhands-hollywood-backstories/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Hollywood Backstories</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1990/12/edward-scissorhands-trailer/" rel="bookmark">Edward Scissorhands Trailer</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1990/12/edward-scissorhands-twentieth-century-fox-logo/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Twentieth Century Fox Logo</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1990/12/edward-scissorhands-ice-dance/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Ice Dance</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1990/12/edward-scissorhands-opening-sequence/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Opening Sequence</a></li></ul>
<h4>5.iii Articles de Presse</h4>
<div class="popups"><ul class="wlist"></ul></div>
<h4>5.iv Scripts</h4>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=11  ">Edward Scissorhands Script &#8211; The Dialogue Transcript</a></p>
<h4>5.v Autres</h4>
<h3>6. Autour du film</h3>
<h4>6.i DVDs</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/01/edward-scissorhands-edition-blu-ray-zone-2/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; Edition Blu-ray (zone 2)</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2000/10/edward-scissorhands-zone-2/" rel="bookmark">Edward Scissorhands (zone 2)</a></li></ul>
<h4>6.ii CDs</h4>
<ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2008/07/music-from-the-films-of-tim-burton/" rel="bookmark">Music From The Films Of Tim Burton</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/1990/12/edward-scissorhands-la-musique-du-film/" rel="bookmark">Edward Scissorhands &#8211; la Musique du Film</a></li></ul>
<h4>6.iii Citations</h4>
<p>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-2">
<p><q>Vincent Price, Michael Gough ou Christopher Lee sont des mythes de mon enfance.  Devenu réalisateur, j&#8217;ai eu l&#8217;immense privilège de les rencontrer et de les faire tourner.  J&#8217;aime, bien sûr, les écouter parler de la grande époque des films fantastiques.  Mais souvent, il me suffit d&#8217;être à leurs côtés.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, L&#8217;Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-3"><p><q>J&#8217;avais déjà transformé Winona Ryder en blonde dans <span class="filmtitle">Edward aux mains d&#8217;argent</span> et je viens de recommencer avec Christina Ricci dans <span class="filmtitle">Sleepy Hollow</span>. Ces deux films sont des contes de fées : les princesses sont plutôt blondes, non ? Plus sérieusement, Christina a cette image sombre, mystérieuse, un peu tourmentée, que je voulais éclaircir un peu par une lumière douce autour de son visage incroyablement beau, tout rond, comme une lune !</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, L&#8217;Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-5"><p><q>Lorsque je l&#8217;ai rencontré, il tournait dans une série pour ados (<em>21 Jump Street</em>). Il était considéré comme un jeune crétin superficiel. Une fois de plus, on confondait l&#8217;apparence avec la réalité. J&#8217;ai pensé qu&#8217;il y avait bien des choses au-delà et qu&#8217;il comprendrait intimement le personnage d&#8217;<span class="filmtitle">Edward aux mains d&#8217;argent</span>. De fait, il a des regards, dans ce film, qui m&#8217;épatent encore. Pour <span class="filmtitle">Ed Wood</span>, il a trouvé l&#8217;exacte mesure d&#8217;émerveillement béat correspondant à l&#8217;incurable optimisme du personnage. Dans <span class="filmtitle">Sleepy Hollow</span>, il est Ichabod Crane, avec toutes les contradictions internes qui l&#8217;agitent.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, L&#8217;Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-11"><p><q>Très tôt, je me suis identifié à Vincent Price, génial acteur de séries B fantastiques : <em>L&#8217;Homme au masque de cire, la Chambre des tortures, le Corbeau&#8230;</em> Cet homme qui, dans les films, traversait de grands tourments m&#8217;aidait à vivre, tout simplement. (en 1982, Tim Burton réalisa un court métrage, image par image : <span class="filmtitle">Vincent</span>, l&#8217;histoire d&#8217;un petit garçon de 7 ans qui se prend pour Vincent Price). J&#8217;ai envoyé mon scénario à Vincent, je rêvais de sa voix pour le narrateur. Et le plus incroyable, c&#8217;est qu&#8217;il a répondu ! On s&#8217;est rencontré, ça a été formidable. J&#8217;ai eu l&#8217;impression, pour la première fois de ma vie, que quelqu&#8217;un me voyait tel que j&#8217;étais. Et m&#8217;acceptait&#8230; C&#8217;était un homme extrêmement gentil: à croire qu&#8217;il avait jeté tous ses démons sur l&#8217;écran. (l&#8217;acteur est mort en 1993, après avoir interprété le rôle de l&#8217;inventeur qui s&#8217;éteint avant de terminer sa créature, dans <span class="filmtitle">Edward aux mains d&#8217;argent</span>.) Une des choses qui me touchaient dans l&#8217;histoire d&#8217;Ed Wood, c&#8217;était bien sûr sa relation avec Bela Lugosi. Ca m&#8217;a rappelé Vincent et moi. A la différence que Vincent était beaucoup moins autodestructeur que ne l&#8217;était Bela.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, L&#8217;Événement du Jeudi, 10 au 16 février 2000</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-35"><p><q>En face de moi, j’avais un homme pâlot, apparemment fragile, l’œil triste et les cheveux encore plus hirsutes que si on les avait filmés au réveil. Au vu de la tignasse de ce type &#8211; une touffe à l’est, quatre brins d’herbe à l’ouest, une minivague, et le reste éparpillé du nord au sud -, même Jesse Owens n’aurait pas pu battre un peigne avec des jambes. Je me rappelle avoir pensé instantanément : &#8220;T’as besoin de sommeil, mec !&#8221;</q> <cite>&mdash;&nbsp;Johnny Depp, Préface du livre &#8220;Tim Burton par Tim Burton&#8221; (Mark Salisbury)</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-39"><p><q>Adolescent, j&#8217;ai toujours pensé que le seul moment où je verrais tous nos voisins ensemble dans la rue, ce serait en cas de catastrophe ou de vengeance collective, ces circonstances exceptionnelles qui réveillent une dynamique de foule, par la solidarité ou par la peur  et le désir de punir. J&#8217;ai toujours été fasciné par le parallèle entre la vie en banlieue et les films d&#8217;horreur.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Tim Burton, Cahiers du Cinéma n°462 (décembre 1992)</cite></p>
</blockquote>
<blockquote class="quotescollection" id="quote-79"><p><q><em>Edward aux mains d&#8217;argent</em> est né en juin 1986, au Bombay Bicycle Club, un restaurant de l&#8217;ouest de Los Angeles.  Tim Burton et moi prenions un verre au bar.  Nous avions déjà commencé à nous échanger quelques idées, mais ce soir-là, il m&#8217;a parlé d&#8217;un dessin qu&#8217;il avait fait à l&#8217;école.   Il représentait un petit garçon qui avait des ciseaux en guise de doigts.  Il arrive qu&#8217;une histoire soit une évidence.  <em>Edward aux mains d&#8217;argent</em> est de celles-ci.  Elle est arrivée en moins de temps qu&#8217;il n&#8217;en faut pour le dire!  En fait, juste après que Tim m&#8217;a parlé de son dessin.  Puis l&#8217;excitation est montée en flèche.</q> <cite>&mdash;&nbsp;Caroline Thompson, Edward Scissorhands (la pièce de théâtre), dossier de presse</cite></p>
</blockquote>
<h4>6.iv <a href="http://www.tim-burton.net/?page_id=790" target="_self">Box-Office</a></h4>
<h3>7. Nominations &amp; Récompenses</h3>
<ul class="awards">
<li class="award_won">Oscars 1991 : Meilleur maquillage (Ve Neill, Stan Winston)</li>
<li>Academy of Science Fiction, Fantasy &amp; Horror Films 1991
<ul>
<li class="award_won">Meilleur film de fiction</li>
<li>Meilleure actrice (<span class="thickbox">Winona Ryder</span>)</li>
<li>Meilleurs costumes (<span class="thickbox">Colleen Atwood</span>)</li>
<li>Meilleure musique (Danny Elfman)</li>
<li>Meilleur acteur secondaire (Alan Arkin)</li>
<li>Meilleure actrice secondaire (Dianne Wiest)</li>
</ul>
</li>
<li>Golden Globes 1991 : Meilleure performance d&#8217;acteur dans une comédie ou une comédie musicale (<span class="thickbox">Johnny Depp</span>)</li>
<li>Grammy Awards 1992 : Meilleure composition instrumentale écrite pour le cinéma ou la télévision (Danny Elfman)</li>
<li class="award_won">BAFTA Awards 1992 : Meilleure direction artistique (<span class="thickbox">Bo Welch</span>)</li>
<li class="award_won">Hugo Awards 1991: Meilleure présentation dramatique</li>
</ul>
<h3>8. Liens</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.imdb.com/title/tt099487" target="_blank"><span class="filmtitle"><em>Edward Scissorhands</em></span> sur IMDB</a> (EN)</li>
<li><span class="filmtitle"><em>Edward Scissorhands</em></span> sur Wikipedia (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Scissorhands" target="_blank">EN</a>|<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_aux_mains_d%27argent" target="_blank">FR</a>)</li>
<li><a href="http://www.cadrage.net/films/edwardscissorhands/edwardscissorhands.html" target="_blank">Une analyse du film</a> sur (le très bon) Cadrage.net.</li>
</ul>
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