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	<title>Tim-Burton.net &#187; Edward Scissorhands</title>
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		<title>Edward Scissorhands</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 21:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Je Suis Sur Le Fil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edward Scissorhands]]></category>
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Toutes les images présentées dans cette galerie sont issues du film Edward Scissorhands © 20th Century Fox (1989)
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					<img class="Thumb" alt="Croquis préparatoires" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/gallery/edward-croquis/thumbs/thumbs_005.jpg"/>
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		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Croquis préparatoires" href="http://www.tim-burton.net/galerie/edward-scissorhands/?album=10&amp;gallery=42" >Croquis préparatoires</a></h4>
				<p><strong>27</strong> Photos</p>
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					<img class="Thumb" alt="Photos de tournage" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/gallery/edward-tournage/thumbs/thumbs_tumblr_m1hb1vqdnl1qb47peo1_500.png"/>
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		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Photos de tournage" href="http://www.tim-burton.net/galerie/edward-scissorhands/?album=10&amp;gallery=45" >Photos de tournage</a></h4>
				<p><strong>42</strong> Photos</p>
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		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Images promotionnelles" href="http://www.tim-burton.net/galerie/edward-scissorhands/?album=10&amp;gallery=43" >Images promotionnelles</a></h4>
				<p><strong>24</strong> Photos</p>
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				<p><strong>155</strong> Photos</p>
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<p><em>Toutes les images présentées dans cette galerie sont issues du film <strong>Edward Scissorhands</strong> © 20th Century Fox (1989)</em></p>
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		<title>Master-Class de Tim Burton à la Cinémathèque &#8211; lundi 5 mars 2012 : compte-rendu</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2012 17:52:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Je Suis Sur Le Fil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[news]]></category>
		<category><![CDATA[Alice in Wonderland]]></category>
		<category><![CDATA[Compte-rendu]]></category>
		<category><![CDATA[Dark Shadows]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici un compte-rendu de la Master-Class de Tim Burton qui s’est déroulée le lundi 5 mars 2012 à 15h dans la salle Henri Langlois à la Cinémathèque Française. Elle fut animée par le commissaire d’exposition Matthieu Orléan. Tim Burton y aborde entre autres sa jeunesse à Burbank, ses premières vidéos, la technique d’animation image par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un <strong>compte-rendu de la Master-Class de Tim Burton</strong> qui s’est déroulée le lundi 5 mars 2012 à 15h dans la salle Henri Langlois à la Cinémathèque Française. Elle fut animée par le commissaire d’exposition Matthieu Orléan. Tim Burton y aborde entre autres <strong>sa jeunesse à Burbank, ses premières vidéos, la technique d’animation image par image, ses dessins, son rapport à l’Amérique </strong>et quelques projets avortés tel que<strong> Superman Lives </strong>ou<strong> Conversation With Vincent.</strong></p>
<p>Bonne lecture !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tim-burton.net/2012/03/master-class-de-tim-burton-a-la-cinematheque-lundi-5-mars-2012-compte-rendu/425960_3510080909983_1210668245_3592935_877468148_n/" rel="attachment wp-att-5099" title="425960_3510080909983_1210668245_3592935_877468148_n"><img class="aligncenter  wp-image-5099" title="425960_3510080909983_1210668245_3592935_877468148_n" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/425960_3510080909983_1210668245_3592935_877468148_n-480x360.jpg" alt="" width="432" height="324" /></a><span id="more-5093"></span></p>
<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>
<p>Après que Tim Burton ai remercié le public d’être venu si nombreux, la Master-Class a commencé en diffusant un passage du film <strong>Ed Wood </strong>sorti en 1994, avec la fameuse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4ZbLFXqhbQM">scène</a> de la pieuvre en caoutchouc. Extrait ô combien emblématique dans lequel Ed Wood demande à Martin Landau, jouant le rôle de Bella Lugosi, de se débattre avec cette énorme pieuvre. Pourquoi avoir choisi <strong>Ed Wood</strong>? Outre le fait qu’il ouvre le cycle de la rétrospective dédiée à Tim Burton (diffusé donc mercredi 7 mars à la Cinémathèque), c&#8217;est aussi son seul film live qui traite d&#8217;un autre réalisateur et qui soit tourné en noir et blanc.</p>
<p><strong>Ed Wood</strong>, réalisé en 1994 par Burton, est inspiré du livre <strong>Nightmare of Ecstasy : The Life and Art of Edward D. Wood, Jr</strong> écrit par Rudolph Grey en 1992, lui-même inspiré de la vie de l’homme sacré <em>pire réalisateur de tous les temps</em>. Matthieu Orléan en profite pour faire des rapprochements entre le vrai Ed Wood et Tim Burton, tant sur le plan professionnel que personnel en demandant à Burton si il se sentait proche de ce réalisateur et pourquoi l’avoir choisi lui plutôt qu’un autre. Avant de répondre, Tim remercie encore une fois les gens de s’être déplacé et précise que la plupart d’entre eux ont sûrement vu le film en entier.</p>
<p>Ce qui a intéressé Tim Burton en lisant le livre et en écoutant le réalisateur parler de ses propres films, c’est qu’il donne l’impression de tourner <strong>Star Wars</strong> tellement il est passionné et investit dans ses créations. Avec lui, la limite entre le bon et le mauvais est très mince, ce qui met en avant le côté illusoire de la réalisation. Ed Wood est connu comme le pire réalisateur de tous les temps et pourtant on se souvient encore de ses films. Tim Burton aime la dynamique qu’il y a entre ce qui est considéré comme une réussite ou un navet, entre l’Art et ce qui n’en est pas. Lui-même est passé par là et ce qui est le plus important pour lui, c’est toute la création qui entoure la réalisation d’un film, qu’elle soit elle-même comprise ou non. C’est ce qui fait la beauté du cinéma. Burton a ajouté que la seule différence qu’il entretienne avec Ed Wood est qu’il ne se travestit pas en femme.</p>
<p>Matthieu demande si il est juste de dire que d’autres films comportent aussi une part d’autoportrait, notamment en voyant les dessins préparatifs de son premier court-métrage <strong>Vincent</strong>. Burton acquiesce volontier en disant qu’il s’est toujours efforcé d’apporter sa propre personnalité à toutes les œuvres dont il n’est pas l’auteur. L’histoire de <strong>Vincent</strong> vient du fait qu’il se sentait seul et torturé dans sa jeunesse et qu’il n’arrivait à s’identifier qu’aux personnages qu’interprétait Vincent Price. C’était quelque chose de très spécial et personnel pour lui à l’époque. Il se souvient avoir dit à un journaliste Allemand que les films de Vincent Price lui avaient sauvé la vie. Alors que Burton parlait de l’effet psychologique que ses films avaient sur lui, le journaliste s’imaginait que sa vie était en réel danger&#8230; Il a envoyé le projet à Vincent Price en personne, qui l’a tout de suite compris. C’est en acceptant de faire la narration du court-métrage que la première expérience de Tim Burton vît le jour. C’est vraiment à partir de ce moment là que Burton s’est toujours efforcé de faire les choses le plus personnellement possible.</p>
<p>Matthieu revient ensuite sur les premiers souvenirs cinématographiques de Burton lorsqu’il était encore à Burbank en Californie. C’est à cette époque qu’il a découvert le cinéma Européen et notamment l’expressionnisme Allemand, référence majeure de sa filmographie. En effet, Tim Burton explique que lorsqu’on grandit dans une banlieue pavillonnaire très ensoleillée comme Burbank, on est toujours à la recherche d’un échappatoire afin de découvrir d’autres aspects de la vie. C’est pour ça qu’il était attiré par les films d’horreur et l’expressionnisme Allemand. L’ambiance très sombre et les textures torturées de ces films compensaient avec le soleil omniprésent de la Californie. Il regardait ces films à la télévision mais il y avait aussi un cinéma à l’époque, qui proposait 3 projections pour 50 centimes. Ces films étaient un mélange et une combinaison de styles; dans la même soirée vous pouviez voir <strong>Godzilla</strong>, <strong>Scream Blacula Scream</strong> et <strong>Dr Jeckyll &amp; Sister Hyde</strong>. Tim Burton a toujours autant d’adoration pour la télévision et les cinémas qui projetaient ces films de série B.</p>
<p>Ce qui nous amène à la confrontation de l’ancien et du nouveau Hollywood avec des acteurs de différentes générations comme dans la séquence d’<strong>Ed Wood</strong> où Johnny Depp dirige Martin Landau. Que ce soit Jack Palance, Sylvia Sidney, Vincent Price ou encore Christopher Lee, ils ont tous tourné avec Tim Burton. Pour le réalisateur, ce sont surtout de grands acteurs qui l’ont inspiré pendant toute sa jeunesse et qui ont encore beaucoup à offrir. Hollywood a tendance à oublier les anciens acteurs assez rapidement. Il se souvient avoir proposé le nom de Christopher Lee pour le tournage de <strong>Sleepy Hollow</strong> mais un producteur lui avait affirmé que l’acteur était mort ! Burton trouvait ça marrant de se dire que plusieurs années après, c’était ce même acteur mort qui avait joué dans <strong>The Lord of the Rings</strong>, <strong>Star Wars</strong> et pleins d’autres films&#8230; Pour lui, ces acteurs lui ont tellement apporté et ont été une telle source d’inspiration qu’il ne pourra jamais s’empêcher de tourner avec eux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tim-burton.net/2012/03/master-class-de-tim-burton-a-la-cinematheque-lundi-5-mars-2012-compte-rendu/418379_3510083710053_1210668245_3592945_1051029906_n/" rel="attachment wp-att-5095" title="418379_3510083710053_1210668245_3592945_1051029906_n"><img class="aligncenter  wp-image-5095" title="418379_3510083710053_1210668245_3592945_1051029906_n" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/418379_3510083710053_1210668245_3592945_1051029906_n-480x360.jpg" alt="" width="432" height="324" /></a></p>
<p>Matthieu Orléan en profite pour faire un lien enfant/grand-parents, notamment avec <strong>Mars Attacks</strong> où le personnage de Ritchie entretient une relation très privilégiée avec sa grand-mère alors que ses propres parents sont quasi-absents du film et vont finir par être tués par les Martiens. Ce rapport est évident quand on sait que Burton a emménagé avec sa grand-mère à Los Angeles quand il avait 10 ans. Encore une fois, Burton trouve que notre culture ne montre pas assez de respect envers nos anciens alors que lui-même a comprit très tôt l’importance de ce genre de relations qu’il chérit tout particulièrement.</p>
<p>L’exposition consacrée à Tim Burton est aussi l’occasion pour les visiteurs de découvrir ses premiers films d’adolescent, aussi bien en animation qu’en prises de vues réelles, tournés dans les années 70 comme <strong>Tim’s Dreams</strong> et <strong>Houdini</strong>. Matthieu Orléan les décrit comme de véritables bijoux de créations, touchants et à la fois fabriqués grossièrement mais Tim s’empresse de remettre ses films dans leur contexte. Quand il était plus jeune, Burton était assez paresseux en classe. Un jour, il devait faire un compte rendu d’un livre sur Harry Houdini, l’un des plus grands prestidigitateurs de l’histoire, et alors qu’il était déjà très en retard et qu’il n’avait pas lu le livre, il décida de tourner une vidéo en super 8 sur lui. C’est lorsqu’il a reçu une très bonne note pour sa vidéo que Tim Burton a trouvé l’idée de réaliser des films très intéressante. Pour lui, le fait de s’être amusé à faire cette vidéo et d’avoir reçu une récompense en même temps était une très bonne expérience. À l’époque, beaucoup de ses camarades aimaient mettre le feu à des maquettes dans leur jardin et filmer le résultat. Tous les enfants faisaient de la stop-motion comme lui et c’était une chance pour lui de continuer cette expérience avec le cinéma par la suite. Tim rajoute en rigolant que ses films semblent plus intéressant avec des sous-titres français. L’autre particularité de ses films de jeunesse était qu’il jouait lui-même dedans, chose qu’on ne retrouve pas dans ses films au cinéma. Burton avoue qu’il jouait tellement mal que c’est une bonne chose de ne pas avoir continué dans cette voie-là. Il a même essayé une fois de jouer dans un de ses propres films mais il s’est lui-même coupé au montage tellement la performance était médiocre. C’est bien pour cela qu’il préfère rester derrière la caméra et non devant.</p>
<p>Le dessin fait aussi parti intégrante du processus de création de ses films comme le montre la dernière partie de l’exposition. Ayant travaillé chez Disney à ses débuts en tant qu’animateur, Tim Burton été habitué à faire des storyboards et des dessins préparatoires pour les films. Mais en tournant avec de vrais acteurs enclins à l’improvisation, il s’est rendu compte au fil des années qu’il n’avait plus besoin de faire des dessins très précis et qu’il préférait privilégier la spontanéité du tournage. Cependant, il continue encore aujourd’hui à faire des petits dessins, pour certains films plus que d’autres. Il dessine de façon très littérale et il estime avoir de la chance de travailler avec certains personnes comme Colleen Atwood, sa costumière attitrée depuis <strong>Edward Scissorhands</strong>, ou d’autres collaborateurs qui comprennent immédiatement l’esprit et l’intention derrière ses dessins. Il s’efforce de trouver des collaborateurs capables de sentir ses intentions face à un dessin parfois très primitif. Mais ce sont au final d’avantage des dessins personnels qui font parti de son propre processus de création plutôt que des œuvres qu’il partage avec tout le monde.</p>
<p>Quand il dessine des personnages comme le Joker, il ne pense pas forcément à l’acteur qui va l’incarner, en l’occurrence Jack Nicholson. Néanmoins, il se souvient avoir fait un croquis où les personnages ressemblaient étrangement à Johnny Depp et Helena Bonham Carter bien avant de tourner <strong>Sweeney Todd</strong>. Même si tous ses dessins se ressemblent plus ou moins, celui-ci faisait parti de ceux où la ressemblance entre le croquis et l’acteur est frappante bien des années plus tard. Cela arrive quelques fois mais c’est surtout de manière inconsciente que Burton dessine, sans penser à des acteurs précisément. C’est une façon automatique pour lui de coucher ses idées sur le papier. Il a fallu beaucoup de dessins de squelettes avant que le personnage de Jack Skellington n’apparaisse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tim-burton.net/2012/03/master-class-de-tim-burton-a-la-cinematheque-lundi-5-mars-2012-compte-rendu/419852_3510082910033_1210668245_3592942_724591123_n/" rel="attachment wp-att-5096" title="419852_3510082910033_1210668245_3592942_724591123_n"><img class="aligncenter  wp-image-5096" title="419852_3510082910033_1210668245_3592942_724591123_n" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/419852_3510082910033_1210668245_3592942_724591123_n-480x360.jpg" alt="" width="432" height="324" /></a></p>
<p>À côté de cela, il y a les croquis de paysages et de décors auxquels fait référence Matthieu Orléan. La plupart de ces croquis font appel à l’imaginaire et aux comptes gothiques, ce en quoi les décors de studios répondent parfaitement. Cependant, Tim Burton a insisté pour tourner certaines scènes de <strong>Sleepy Hollow</strong> en milieu naturel car il aime aussi bien les deux. Il y a quelque chose de magique dans la création de décors. Pour ce film en particulier, ils ont créé de fausses perspectives, utilisé des maquettes d’arbres de plus en plus petites pour avoir une certaine profondeur, animé des marionnettes dans le fond pour créer du réalisme etc&#8230; C’est amusant à faire car ça renvoie aux techniques ancestrales cinématographiques et le fait de tourner en milieu naturel permet aux acteurs de sentir l’atmosphère d’une scène. Le pire pour Burton est de tourner devant des fonds verts car tout le monde en souffre, le réalisateur comme l’acteur. Il a pourtant déjà utilisé cette technique notamment pour <strong>Alice In Wonderland</strong> mais ça rendait pour lui, le film plus difficile à tourner. Tout ce vert rendait les comédiens malades et les empêchait de rentrer dans l’esprit d’une scène. Les décors naturels et/ou studios sont définitivement plus bénéfiques aussi bien pour le réalisateur que pour toute l’équipe technique ou les acteurs.</p>
<p>Nous en arrivons à une caractéristique des films de Burton qui ne peut pas se transmettre par le dessin : la musique. Danny Elfman est le compositeur attitré de Tim Burton depuis son tout premier film <strong>Pee-Wee’s Big Adeventure </strong>en 1985 et malgré deux films où il n’est pas présent (<strong>Ed Wood</strong> et <strong>Sweeney Todd</strong>), Danny Elfman est toujours là pour sublimer ses œuvres et entretient une relation toute particulière avec le réalisateur. Danny Elfman avait son propre groupe <strong>Oingo Boingo</strong> et jouait dans des soirées à Los Angeles pendant que Tim Burton était encore étudiant. Même si leur musique était principalement du Rock, Tim la trouvait très cinématographique et lui a demandé de composer la musique de son premier film. C’était donc le premier projet cinématographique pour tous les deux et ont vécu la genèse d’un film en même temps. De cette expérience en est ressorti deux hommes avec le même départ, la même attitude face à certaines choses et les mêmes goûts. Burton le traite comme un personnage important de chaque film. Pour lui, il est difficile de trouver le bon équilibre entre humour et drame, ce que Danny Elfman arrive pourtant à faire parfaitement et c’est pourquoi ils travaillent toujours ensemble aujourd’hui.</p>
<p>Alors que Danny Elfman et son groupe étaient associés au mouvement Pop Surréalisme de Los Angeles à la fin des années 60, Tim Burton ne se sentait proche d’aucun mouvement. Los Angeles est un endroit très isolé où tout est éparpillé sans réel centre-ville. Burton y a grandit mais s’est toujours sentit très seul à cause de ces longues distances qu’il fallait parcourir en voiture. L’étendue est telle qu’il ne s’est jamais sentit connecté avec un quelconque mouvement. C’était une ville très solitaire où Burton ne savait jamais où aller et où les gens ne savaient pas où sortir ni quoi faire le soir. Pour Tim, c’était un endroit assez bizarre pour grandir. C’est pour toutes ces raisons qu’il dessinait énormément. À l’époque, il ne parlait pas souvent et n’était pas quelqu’un qui s’exprimait beaucoup par la parole. À tel point que certaines personnes pensaient qu’il était muet pendant un temps. C’est vers ses 20 ans, lorsqu’il a commencé à diriger des personnes que Burton a été forcé de communiquer avec les gens. Comme le sport, la musique ou l’écriture pour certains, le dessin était une forme d’expression qui lui permettait d’explorer ses sentiments, de faire sortir certaines choses et de communiquer de manière générale.<br />
Toujours avec ce rapport dessin/film, la question de la stop-motion a été abordée, notamment avec son prochain film <strong>Frankenweenie</strong>, deuxième réalisation en noir et blanc après <strong>Ed Wood</strong>. Il a lui-même grandit avec des films de stop-motion et plus précisément avec les animations de Ray Harryhausen qui a été une très grande source d’inspiration pour lui et pour tant d’autres artistes. Pour lui, toute la différence avec les images de synthèses est de voir et de sentir les différentes textures, figurines, maquettes et décors qui créaient la magie et la beauté de l’animation image par image. Tout est éclairé et mis en lumière comme un film en prises de vues réelles et quand il a eu la possibilité de tourner <strong>Frankenweenie</strong> en noir et blanc pour se rapprocher le plus possible de ses tout premiers dessins, il n’a pas hésité une seconde. C’est une forme d’animation et d’Art qu’il a toujours aimé, c’est pour ça que <strong>The Nightmare Before Christmas</strong> et <strong>Corpse Bride</strong> ont été tourné en stop-motion. Pour lui, faire le film en noir et blanc et en animation image par image était une idée très excitante.</p>
<p>Les figurines faisant plus de 30 centimètres de haut, tous les décors étaient proportionnels. Le décors de la banlieue faisant pratiquement la taille du plateau de la Master-Class, Burton se sentait comme un géant sur le plateau de tournage. Tout ce que vous pourriez voir sur un film en prise de vues réelles est condensé et présent sur un décors à échelle réduite, le tout mis en lumière de manière classique, ce qui fait toute la beauté de la stop-motion. Le travail d’un animateur est très spécial mais aussi gratifiant car il faut bouger les figurines pas à pas et les objets inanimés prennent vie à l’image de la créature de <strong>Frankenstein</strong> ou <strong>Pinocchio</strong>. Pour Tim Burton, c’est une branche très particulière de l’animation et à l’heure où les studios préfèrent les images de synthèses, il y a encore des gens qui adorent l’animation et il trouve ça vraiment remarquable.</p>
<p>Pour <strong>Frankenweenie</strong>, Burton a collaboré avec le scénariste John August qui était très ouvert à toutes les idées personnelles du réalisateur. Étant le remake de son tout premier court-métrage tourné en 1982 en prises de vues réelles, Burton se sent très proche de l’histoire et des personnages. Mais en tant que remake en stop-motion, les idées sont venues par le biais de conversations entre Tim et John, par l’animation des personnages, par le storyboard etc&#8230; La stop-motion entraine d’avantage de collaborations d’un point de vue scénaristique, qu’un film en tournage réel.</p>
<p>Matthieu Orléan donne ensuite la parole au public. La première personne lui a demandé pourquoi il faisait du cinéma et si il avait eu le temps de voir le DVD qu’il lui avait donné la veille. Tim répond en s’amusant qu’il n’a pas le temps de lire ses propres scénarios en général donc il n’a pas eu le temps non plus de voir son DVD. Par contre il l’a toujours, contrairement à la clé de sa chambre d’hôtel qu’il avait visiblement perdu. Pour ce qui est de la première question, Tim dit que si au départ il a fait du cinéma, c’est parce qu’il n’arrivait pas à avoir un réel travail ! Plus sérieusement, il se sent très chanceux de faire du cinéma et pour lui, c’est une forme de thérapie excessivement chère. Normalement on paye pour qu’un psychanalyste nous écoute et là, c’est lui qui est payé pour imprimer ses traumas et peurs sur la pellicule. Mais pour lui il n’y a rien de mieux et imagine chaque nouveau projet comme son dernier. Il réalise à quel point c’est une chance de faire ce métier et de collaborer avec tant d’artistes de grand talent, acteurs, chefs opérateurs, costumiers, maquettistes etc&#8230; C’est un métier vraiment unique qu’il ne considère jamais comme acquis.</p>
<p>La deuxième question était orientée sur ce que pouvait lui apporter l’animation en stop-motion par rapport à la direction d’acteurs. Pour Burton, c’est toujours excitant de se rendre sur un plateau d’animation. À chaque fois il est rempli d’émotions et a presque les larmes aux yeux en voyant la qualité et la beauté des modèles. Même en ayant vu un film d’animation, c’est toujours plus fort de  visiter les lieux de tournage et voir à quel point ça nous renvoie aux origines du cinéma où tout était fait à la main et bien présent sur les plateaux de tournage. C’est très beau de voir comment un animateur donne vie à un objet et c’est aussi choquant d’une certaine façon. Burton encourage quiconque à visiter et à ressentir cette magie sur un plateau d’animation.</p>
<p>La troisième question porte sur l’avis personnel de Burton vis-à-vis de ses propres films, duquel en est-il le plus fier et celui qui lui est le plus personnel. Pour lui, les films sont comme des enfants et on ne peut pas dire qu’on en aime un plus que d’autre ou qu’on en déteste un en particulier. <strong>Edward Scissorhands</strong> est probablement le film le plus personnel d’une certaine façon mais il essaye toujours de faire les choses de façon personnelle, même si c’est un projet que les studios lui présentent. Étant une personne qui ne parle pas beaucoup, il doit toujours trouver un moyen de s’approprier les idées et de les ressentir pour ensuite en rediscuter avec l’équipe de tournage. Même si les choses ne marchent pas aussi bien que prévues, c’est une partie de sa vie et de lui-même qu’il met dans ses films donc ça reste toujours important à ses yeux.</p>
<p><strong>Ed Wood</strong>, qui a aussi été énoncé par Burton mais de manière quasi subliminale en tant que film autobiographique, a été repris par Matthieu Orléan et mis en parallèle avec <strong>Edward Scissorhands,</strong> comme deux films très personnels certes mais aussi bien poétiques que satiriques vis-à-vis de l’Amérique. Alors qu’<strong>Edward Scissorhands</strong> s’attaque à la vie de banlieue pavillonnaire, <strong>Ed Wood</strong> critique le système Hollywoodien, critique que l’on retrouve aussi dans <strong>Mars Attacks !</strong></p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><em>À ce moment de la Master-Class, un petit problème technique est survenu et alors que Matthieu lui posait une question, Burton entendait la radio dans son oreillette. Tim Burton s’amuse en disant qu’il entre en communication avec une autre planète&#8230; Il en profite pour nous faire part de son aversion des nouvelles technologies qui, comme nous avons pu le voir, ne fonctionnent jamais. C’est bien pour ça qu’il préfère la stop-motion !</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tim-burton.net/2012/03/master-class-de-tim-burton-a-la-cinematheque-lundi-5-mars-2012-compte-rendu/424332_3510087430146_1210668245_3592963_501953936_n/" rel="attachment wp-att-5098" title="424332_3510087430146_1210668245_3592963_501953936_n"><img class="aligncenter  wp-image-5098" title="424332_3510087430146_1210668245_3592963_501953936_n" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/424332_3510087430146_1210668245_3592963_501953936_n-480x360.jpg" alt="" width="432" height="324" /></a></p>
<p><em>Un technicien vient sur le plateau, Tim Burton met les pieds sur la table et dit aux spectateurs de parler entre eux pendant quelques instants. Après une dernière communication dans l’oreillette en Chinois cette fois-ci, la Master-Class reprend.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>
<p>Matthieu Orléan parle alors du côté névrosé et torturé du personnage de Bruce Wayne que Burton a mit en avant dans <strong>Batman</strong>. C’est un film de plus de sa filmographie qui dresse un portrait satirique de l’Amérique, sans oublier que maintenant, il vit à Londres. Pour Burton, il y a une étrange dynamique dans le fait qu’il se sentait étranger dans son propre pays quand il était plus jeune, non par choix mais par la façon qu’avaient les gens de le traiter, et qu’il se sentait d’avantage chez lui dans les autres pays. Mais il aime être étranger car c’est comme cela qu’il se sent au fond de lui. Il se qualifie de névrosé et c’est peut être pour ça que ses personnages le sont aussi. Nous mettons toujours de notre personnalité dans quoi que nous fassions, que l’on soit bon ou mauvais, gentil ou méchant. C’est quelque chose de très important.</p>
<p>Pour en revenir à la partie satirique de ses films, Tim Burton dit que <strong>Mars Attacks ! </strong>avait été réalisé à une période bien précise où il sentait que le pays n’allait pas bien. L’idée de définir ce qui était normal ou pas n’était pas si évidente que ça à l’époque. Il se sentait comme un extra-terrestre car il était en contradiction avec ce qu’il lisait dans la presse et avec son propre pays. C’était une période étrange mais il ne s’est jamais vraiment sentit l’âme d’un critique ou d’un donneur de leçons. Pour lui les meilleurs films sont ceux qui sont ouverts à notre propre interprétation, qui nous laissent avoir notre propre opinion sur un sujet. Le pouvoir du cinéma est le même que celui des comtes et légendes car il est plus symbolique que littérale. C’est plus amusant de traiter les choses en dessous de la surface en laissant apparaître quelques phrases ou commentaires pour que les gens pensent par eux-mêmes. Il n’a jamais voulu être dogmatique ou ouvertement politique et critique envers la société Américaine. Le cinéma doit être comme un rêve que l’on essaye d’analyser tout en acceptant le fait qu’il puisse rester mystérieux.</p>
<p>Nouvelle question du public : quel est son opinion sur les films de Nick Park et Peter Lord, deux réalisateurs britanniques de films d’animations, très connus notamment grâce à <strong>Wallace &amp; Gromit</strong> et <strong>Chicken Run</strong>. Tim Burton aime tous les réalisateurs qui font de l’animation image par image face aux studios qui veulent toujours plus de synthèse. Il précise que des choses magnifiques sont faites avec les images de synthèses mais il se souvient qu’il y a quelques années de cela, le producteur Jeffrey Katzenberg lui avait dit qu’il n’y avait plus de place pour l’animation traditionnelle. C’était une phrase horrible à entendre pour Burton car il y a tant d’animateurs talentueux aussi bien en images de synthèses qu’en stop-motion ou en dessin animé. Plus il y a de techniques différentes d’animation, mieux elle se porte. Tim Burton encourage chaque animateurs à continuer sur cette voie-là. Quand il était lui-même animateur chez Disney à la période la moins productive et créatrice possible dans l’histoire de l’animation, il a passé 8 ans à travailler sur <strong>The Fox &amp; The Hound</strong> (<strong>Rox &amp; Rouky</strong>), ce qui était un réel problème à l’époque. Heureusement depuis ce temps, l’animation a produit de belles choses grâce à des animateurs talentueux et il encourage l’animation sous toutes les formes qu’elle soit.</p>
<p>Une personne du public demande à Burton son avis sur le travail de Hayao Miyazaki, qu’elle considère comme son deuxième mentor avec Tim Burton et à quel moment il choisit de tourner un film en stop-motion ou en live. Pour lui, tous ses films sont clairement une réussite et Miyazaki un artiste accomplis. C’est un bon exemple d’animation traditionnelle qui est tellement magnifique que ça en devient une forme d’Art en elle-même. Pour ce qui est de la deuxième question, c’est un bon point qui est soulevé ici. À chaque fois que Burton reçoit un scénario, il imagine le meilleur moyen de le représenter, c&#8217;est-à-dire soit la prise de vue réelle, soit l&#8217;animation image par image. Pour lui, <strong>The Nightmare Before Christmas</strong> ne pouvait se faire sans la stop-motion. Les studios lui avaient proposer plusieurs formes d’animations et il a fallu presque 10 ans pour que le film soit fait de la manière dont Burton voulait. Le choix de la stop-motion plutôt que de l’image de synthèse ou de la prise de vue réelle est aussi important que celui du noir et blanc et de la couleur. Il est capitale de prendre du temps pour trouver quel médium ira le mieux à telle ou telle histoire. Ça a été le cas pour <strong>Frankenweenie</strong> auquel la stop-motion et le noir et blanc correspondaient parfaitement pour traduire ses émotions. Si on a assez de chance pour pouvoir choisir la bonne technique et les bons ingrédients pour faire un film, il est essentiel de prendre le temps pour se pencher sur ces questions là.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tim-burton.net/2012/03/master-class-de-tim-burton-a-la-cinematheque-lundi-5-mars-2012-compte-rendu/420473_3510089710203_1210668245_3592977_2118262943_n/" rel="attachment wp-att-5097" title="420473_3510089710203_1210668245_3592977_2118262943_n"><img class="aligncenter  wp-image-5097" title="420473_3510089710203_1210668245_3592977_2118262943_n" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/420473_3510089710203_1210668245_3592977_2118262943_n-480x360.jpg" alt="" width="432" height="324" /></a></p>
<p>Sans être une question, quelqu’un a lancé le titre de <strong>Dark Shadows</strong>, ce auquel a répondu Tim Burton qu’il travaillait toujours dessus et qu’il ne devrait même pas être là car il y a encore beaucoup de choses à terminer. Rappelons que le film sortira le 9 mai prochain. Il est très excité par ce projet et y travaille tous les jours jusqu’à la fin mais c’est le genre de film qui mixe plusieurs éléments. Quand on lui demande si c’est une comédie ou un film d’horreur ou encore un drame, il ne sait pas quoi répondre car il n’est pas encore fini et qu’il travaille toujours dessus.</p>
<p>L’avant-dernière question est sur les super-héros. Une personne du public dit très justement que Tim Burton a réalisé le premier film de super-héros pour adultes alors que maintenant il en sort un toutes les semaines et demande si on le verra un jour retravailler sur ce genre de films et pourquoi pas sur son <a href="http://www.tim-burton.net/1997/02/superman-lives/">projet avorté</a> <strong>Superman Lives </strong>lancé en 1996 et arrêté en 1998. Burton se souvient que c’était difficile à l’époque pour lui car beaucoup de monde pensaient l’adaptation trop sombre ou trop torturée alors que maintenant elle paraîtrait très lumineuse en comparaison. C’était intéressant de voir à quel point c’était dur à l’époque mais pour que le projet se fasse aujourd’hui, il faudrait le modifier et ne pas se contenter de ressortir le même costume avec les mêmes idées. L’esprit du film du Superman est plus sombre mais d’une certaine façon il faudrait un nouvel élément maintenant.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><em>Attention à la traduction de la vidéo ! Tim Burton parle bien du projet </em><strong><em>Superman Lives</em></strong><em> alors que le traducteur dans la version française, confond avec le film </em><strong><em>Batman</em></strong><em> !</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>
<p>La même personne a posé une question sur le devenir du film <strong>Conversation With Vincent</strong>, <a href="http://www.tim-burton.net/1994/02/conversations-with-vincent/">projet abandonné</a> de Burton sur ses conversations avec son acteur fétiche Vincent Price, malheureusement décédé avant la fin du tournage. Quelque chose a changé dans le monde du cinéma et Tim en a discuté avec plusieurs personnes qui ont eu le même problème que lui. Avant si vous montriez des vidéos ou des clips, les gens étaient ravis de les produire. Maintenant, ils demandent beaucoup d’argent uniquement pour les regarder et vous en donnent pour que vous placiez des produits dedans. Tout s’est inversé. C’est très fâcheux car maintenant ça doit passer par des avocats ou des banquiers et beaucoup de projets souffrent de ce problème là. Burton espère toujours inverser la donne d’un point de vue financier ou juridique afin de présenter ce projet inachevé sous formes de vidéos pour que tout le monde puisse le voir.</p>
<p>C’est la fin des questions du public, Matthieu Orléan remercie les trois personnes du MoMA qui se sont déplacées jusqu’ici et qui sont à l’origine de cette exposition dédiée à Tim Burton : Rajendra Roy, Ron Magliozzi et Jenny He.</p>
<p>Matthieu Orléan revient enfin sur la dernière question de la Master-Class, à savoir qu’est-ce que l’on ressent lorsqu’on prend du recul et que l’on voit toutes ses œuvres affichées dans un musée. Pour Matthieu, c’est seulement en voyant l’étendue des dessins qu’il a pu faire un lien directe et de manière très explicite dans toute l’œuvre de Tim Burton avec notamment des éléments récurrents comme la spirale, les têtes coupées, le motif de l’œil etc&#8230; Le plus inattendu pour Burton, c’était de retrouver les lettres de rejet de Disney dans cet exposition. Il ne sait pas lui-même où ils ont trouvé tous ces dessins mais c’est un travail tout à fait remarquable. Burton espère que cette exposition nous plaira !</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><em>Il remercie enfin le public qui l’acclame et s’en va en bondissant du podium.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tim-burton.net/2012/03/master-class-de-tim-burton-a-la-cinematheque-lundi-5-mars-2012-compte-rendu/attachment/4599/" rel="attachment wp-att-5094" title="4599"><img class="aligncenter  wp-image-5094" title="4599" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/4599-480x320.jpg" alt="" width="432" height="288" /></a><span style="text-align: center;">(Photo extraite du <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/rencontres-conferences/ils-sont-venus1/vernissage-tim-burton.html">diaporama</a> de la Cinémathèque)</span></p>
<p><em>Compte-rendu et traductions par Je Suis Sur Le Fil, photos par Emeline.</em></p>
<p>Plus d’informations sur l’exposition sur le <a href="http://www.cinematheque.fr/">site</a> de la Cinémathèque française.</p>
<p>La vidéo de la Master-Class est toujours visible sur le site de la Cinémathèque : en <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/masterclass-tim-burton.html">VF</a> et en <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/masterclass-tim-burton-vo.html">VO</a>. Elle sera bientôt en téléchargement sur l&#8217;application <a href="http://www.apple.com/fr/education/itunes-u/">iTunes U</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3728">Venez en discuter sur le forum</a></p>
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		<title>Le Champollion remet ça : nuit Tim Burton le 3 mars !</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 10:52:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laston</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cinéma Champollion, <a href="http://www.tim-burton.net/2009/10/les-etranges-nuits-de-tim-burton-au-champo/">qui avait déjà à plusieurs reprises </a>organisé des rétrospectives Tim Burton remet le couvert ! La veille de la venue de Tim Burton à la Cinémathèque, soit le 3 mars au soir donc, le célèbre cinéma du Quartier Latin nous a concocté un programme aux petits oignons. Mais attention, ce n&#8217;est pas pour les couche-tôts : comme d&#8217;habitude, la nuit spéciale commence à minuit sonnantes !</p>
<p>Au programme donc, rendez-vous la nuit entre le 3 et le 4 mars 2012, minuit :</p>
<ul>
<li>Salle 1 : <em>Edward aux mains d&#8217;argent, Beetlejuice, Sleepy Hollow</em></li>
<li>Salle 2 : <em>Ed Wood, Big Fish, L&#8217;étrange noël de Mr Jack</em></li>
</ul>
<p>De plus, le cinéma programmera de manière régulière <em>Beetlejuice</em> à partir du 14 mars.</p>
<ul>
<li>Source : <a href="http://www.lechampo.com/prochainement.php?page=prochainement">Le Champo</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3454">En discuter sur le Forum</a></p>
<p><em>Un grand merci à Meow pour l&#8217;info !</em></p>
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		<title>La Cité de la BD d&#8217;Angoulême rend hommage à Tim Burton</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 10:09:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Cité de la BD d&#8217;Angoulême fera du 23 juin au 6 juillet 2010 une rétrospective consacrée à Tim Burton, projetant des films qu&#8217;il a réalisés ou produits. Seront ainsi projetés, toujours en version originale sous-titrée en français:

Vincent
Pee Wee&#8217;s Big Adventure
Beetlejuice
Edward Scissorhands
Batman Returns
The Nightmare Before Christmas
Ed Wood
Mars Attacks!
Sleepy Hollow
Big Fish
Charlie and the Chocolate Factory
Corpse Bride
Sweeney [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Cité de la BD d&#8217;Angoulême fera du 23 juin au 6 juillet 2010 une rétrospective consacrée à Tim Burton, projetant des films qu&#8217;il a réalisés ou produits. Seront ainsi projetés, toujours en version originale sous-titrée en français:</p>
<ul>
<li>Vincent</li>
<li>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</li>
<li>Beetlejuice</li>
<li>Edward Scissorhands</li>
<li>Batman Returns</li>
<li>The Nightmare Before Christmas</li>
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<li>Mars Attacks!</li>
<li>Sleepy Hollow</li>
<li>Big Fish</li>
<li>Charlie and the Chocolate Factory</li>
<li>Corpse Bride</li>
<li>Sweeney Todd</li>
<li>9</li>
<li>Alice in Wonderland</li>
<p>Chaque film est diffusé lors de plusieurs séances.</p>
<p>Source et programme: <a href="http://www.citebd.org/spip.php?article11">La Cité de la BD d&#8217;Angoulême</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3578">En discuter sur le forum</a></p>
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		<title>Cycle Tim Burton à Bruxelles</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 22:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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Une bonne partie de sa filmographie sera diffusée au centre culturel Jacques Franck, du 7 au 31 janvier.
Plus d&#8217;infos sur le site du Jacques Franck !

jeudi 7 janvier, 20h : Edward Scissorhands
dimanche 10 janvier, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, la Belgique accueille en sa capitale (ben oui ! Bruxelles !) une rétrospective consacrée à Tim Burton.<br />
Une bonne partie de sa filmographie sera diffusée au centre culturel Jacques Franck, du 7 au 31 janvier.</p>
<p>Plus d&#8217;infos sur <a href="http://ccjacquesfranck.be/" target="_blank">le site du Jacques Franck</a> !</p>
<ul>
<li>jeudi 7 janvier, 20h : <em>Edward Scissorhands</em></li>
<li>dimanche 10 janvier, 20h : <em>Ed Wood</em></li>
<li>vendredi 15 janvier, 20h : <em>Sleepy Hollow</em></li>
<li>dimanche 17 janvier, 20h : <em>Big Fish</em></li>
<li>dimanche 24 janvier, 20h : <em>Charlie and the chocolate factory</em></li>
<li>mercredi 27 janvier, 20h : <em>Corpse Bride</em></li>
<li>dimanche 31 janvier, 20h : <em>Sweeney Todd</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Marathon Tim Burton</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2009/03/le-marathon-tim-burton/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 15:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[3639
Tout part d&#8217;une idée excellente d&#8217;Eledhwen sur le forum. Puisque Alice aux Pays des Merveilles, version Tim Burton, sort sur nos écrans dans tout pile un an (5 mars aux USA, 24 mars en France), pourquoi ne pas profiter du compte à rebours pour se repasser toute sa filmographie jusqu&#8217;à la sortie du film ?
Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="float_left g2image"><wpg2>3639</wpg2></div>
<p>Tout part d&#8217;une idée excellente d&#8217;<strong><em><a href="http://www.forums.tim-burton.net/user450.html">Eledhwen</a></em></strong> <a href="http://www.forums.tim-burton.net/topic3325.html">sur le forum</a>. Puisque <a href="http://www.tim-burton.net/films/alice-in-wonderland" target="_self"><em>Alice aux Pays des Merveilles</em></a>, version Tim Burton, sort sur nos écrans dans tout pile un an (5 mars aux USA, 24 mars en France), pourquoi ne pas profiter du compte à rebours pour se repasser toute sa filmographie jusqu&#8217;à la sortie du film ?</p>
<p>Le défi parfait pour voir ou revoir chacun d&#8217;entre eux en attendant l&#8217;arrivée du Lapin Blanc&#8230;</p>
<p>Chaque mois, un nouveau film de Tim Burton sera ainsi mis à l&#8217;honneur. L&#8217;occasion de voir ou revoir ce film, de le resituer dans la filmographie de son auteur, mais aussi d&#8217;en reparler sur le forum. <strong>Un topic spécifique dédié à ce film sera ouvert</strong> pour pouvoir accueillir vos réactions.</p>
<p>Et on continue comme ça jusqu&#8217;à la sortie d&#8217;<em>Alice</em> !</p>
<p>Chacun de ces topics restera par la suite épinglé dans le forum, formant une sorte de <strong> journal de bord</strong> de ce défi&#8230;<br />
Une prise de température de la filmographie de Tim Burton vue sur cette période définie !</p>
<p>Une bonne occasion également de <strong>relire chaque dossier</strong> dédié du site, et d&#8217;y <strong>laisser des commentaires</strong> concernant des inexactitudes ou même de les compléter.</p>
<p>Allez&#8230; 3&#8230; 2&#8230; 1&#8230; Partez !</p>
<ul>
<li>avril 2009 : <a title="dossier sur le film Vincent" href="http://www.tim-burton.net/films/les-debuts/vincent" target="_self"><em>Vincent</em></a> (1982), <a title="dossier sur le film Frankenweenie" href="http://www.tim-burton.net/films/les-debuts/frankenweenie" target="_self"><em>Frankenweenie</em></a> (1984) et <a title="dossier sur le film Pee-Wee's Big Adventure" href="http://www.tim-burton.net/films/pee-wees-big-adventure" target="_self"><em>Pee-Wee&#8217;s Big Adventure</em></a> (1985)</li>
<li>mai 2009 : <a title="Dossier sur le film Beetlejuice" href="http://www.tim-burton.net/films/beetlejuice" target="_self"><em>Beetlejuice</em></a> (1988)</li>
<li>juin 2009 : <a title="Dossier sur le film Batman" href="http://www.tim-burton.net/films/batman" target="_self"><em>Batman</em></a> (1989)</li>
<li>juillet 2009 : <a title="dossier sur le film Edward Scissorhands (Edward aux mains d'argent)" href="http://www.tim-burton.net/films/edward-scissorhands" target="_self"><em>Edward Scissorhands</em></a> (1990)</li>
<li>août 2009 : <a title="dossier sur le film Batman Returns (Batman, le défi)" href="http://www.tim-burton.net/films/batman-returns" target="_self"><em>Batman Returns</em></a> (1992) et <a title="dossier sur le film The Nightmare Before Christmas (l'Étrange Noël de Mr Jack)" href="http://www.tim-burton.net/films/the-nightmare-before-christmas" target="_self"><em>The Nightmare Before Christmas</em></a> (1993)</li>
<li>septembre 2009 : <a title="dossier sur le film Ed Wood" href="http://www.tim-burton.net/films/ed-wood" target="_self"><em>Ed Wood</em></a> (1994)</li>
<li>octobre 2009 : <a title="dossier sur le film Mars Attacks!" href="http://www.tim-burton.net/films/mars-attacks" target="_self"><em>Mars Attacks!</em></a> (1996)</li>
<li>novembre 2009 : <a title="dossier sur le film Sleepy Hollow" href="http://www.tim-burton.net/films/sleepy-hollow" target="_blank"><em>Sleepy Hollow</em></a> (1999)</li>
<li>décembre 2009 : <a title="dossier sur le film Planet of the Apes (la Planète des Singes)" href="http://www.tim-burton.net/films/planet-of-the-apes" target="_self"><em>Planet of the Apes</em></a> (2001)</li>
<li>janvier 2010 : <a title="dossier sur le film Big Fish" href="http://www.tim-burton.net/films/big-fish" target="_self"><em>Big Fish</em></a> (2003)</li>
<li>février 2010 : <a title="dossier sur le film Charlie and the Chocolate Factory (Charlie et la Chocolaterie)" href="http://www.tim-burton.net/films/charlie-and-the-chocolate-factory" target="_blank"><em>Charlie and the Chocolate Factory</em></a> (2005) et <a title="dossier sur le film Corpse Bride (les Noces Funèbres)" href="http://www.tim-burton.net/films/corpse-bride" target="_self"><em>Corpse Bride</em></a> (2005)</li>
<li>mars 2010 : <a title="dossier sur le film Sweeney Todd" href="http://www.tim-burton.net/films/sweeney-todd" target="_self"><em>Sweeney Todd</em></a> (2007)</li>
</ul>
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		<title>Edward Scissorhands &#8211; Le Spectacle</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Sep 2008 17:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edward Scissorhands]]></category>
		<category><![CDATA[adaptations]]></category>
		<category><![CDATA[news]]></category>

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		<description><![CDATA[3986
Après le succès du film de Tim Burton, Edward Aux Mains D&#8217;Argent revient dans un spectacle magique du 8 octobre au 2 novembre au théâtre musical de Paris.


Avec plus de 400 représentations dans le monde, ce spectacle adapté du chef-d&#8217;oeuvre de Tim Burton mettant en scène une troupe de 30 danseurs accompagnés par un orchestre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="float_left g2image"><wpg2>3986</wpg2></div>
<p>Après le succès du film de Tim Burton, <em>Edward Aux Mains D&#8217;Argent</em> revient dans un spectacle magique du 8 octobre au 2 novembre au théâtre musical de Paris.</p>
<p><br /><img src="http://img.youtube.com/vi/HpOXXx0CqKE/0.jpg" alt="media" /><br />
<br />
<span id="more-1771"></span></p>
<p>Avec plus de 400 représentations dans le monde, ce spectacle adapté du chef-d&#8217;oeuvre de Tim Burton mettant en scène une troupe de 30 danseurs accompagnés par un orchestre de 12 musiciens, promet d’être le spectacle événement de l’année.<br />
Le metteur en scène n’est autre que Matthew Bourne, déjà récompensé de deux Tony Awards pour ses précédentes adaptations du <em>Lac Des Cygnes</em> et de <em>Mary Poppins</em>.</p>
<p><wpg2>1147|210</wpg2><br />
<wpg2>1188|210</wpg2><br />
<wpg2>1190|210</wpg2><br />
<wpg2>1192|210</wpg2></p>
<p><a href="http://www.edward-lespectacle.fr/" target="_blank">Site officiel</a><br />
<a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=30">Communiqué De Presse</a><br />
<a href="http://www.tim-burton.net/?dl_id=31">Dossier De Presse</a></p>
<p><strong>Théâtre du Châtelet</strong><br />
1 Place du Châtelet<br />
75001 Paris<br />
Réservations: 01 40 28 28 40 &#8211; <a href="http://www.chatelet-theatre.com/" target="_blank">www.chatelet-theatre.com</a></p>
<p><strong>Séances</strong></p>
<p>Du 08/10/08 au 02/11/08 à 20:00: Dimanche, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi<br />
Du 11/10/08 au 02/11/08 à 15:00: Dimanche, Samedi</p>
<blockquote><p>Les ciseaux magiques d’Edward sont de la pure magie théâtrale.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Time Magazine</em></p>
</blockquote>
<blockquote><p>Le tandem Matthew Bourne &#8211; Tim Burton fait des étincelles… Un moment de théâtre génial!</p>
<p style="text-align: right;"><em>The Guardian</em></p>
</blockquote>
<blockquote><p>Bourne a enfin réalisé son rêve de faire sa propre version théâtrale du film. Et quel travail il a fait&#8230; frissons dans le dos dès le début&#8230; éblouissant!</p>
<p style="text-align: right;"><em>The Stage</em></p>
</blockquote>
<p><strong>Matthew Bourne:</strong> Metteur en scène et chorégraphe<br />
<strong>Terry Davies:</strong> Musique et adaptation, y compris des thèmes du film composés par Danny Elfman<br />
<strong>Caroline Thompson:</strong> Scénario original, histoire et coadaptation<br />
<strong>Lez Brotherston:</strong> Décorateur<br />
<strong>Howard Harrison:</strong> Concepteur lumières<br />
<strong>Paul Groothius:</strong> Concepteur son</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Edward Scissorhands &#8211; Hollywood Backstories</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2008/09/edward-scissorhands-hollywood-backstories/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 00:56:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EviLQuicK</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edward Scissorhands]]></category>
		<category><![CDATA[dossier]]></category>
		<category><![CDATA[news]]></category>
		<category><![CDATA[vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà une vidéo exclusive que j&#8217;ai moi-même enregistrée à la télé aujourd&#8217;hui! Je ne l&#8217;ai trouvée nulle part sur Internet et elle est selon moi hyper intéressante! Je suis tombée par hasard dessus au début de la semaine et j&#8217;ai couru derrière une reprise très tôt ce matin! 
On peut voir la mère de Tim [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà une vidéo exclusive que j&#8217;ai moi-même enregistrée à la télé aujourd&#8217;hui! Je ne l&#8217;ai trouvée nulle part sur Internet et elle est selon moi hyper intéressante! Je suis tombée par hasard dessus au début de la semaine et j&#8217;ai couru derrière une reprise très tôt ce matin! <img src="../../fluxBB/img/smilies/smile.png" alt="smile" width="15" height="15" /></p>
<p>On peut voir la mère de Tim Burton (Rickie Burton) et la fille de Vincent Price (Victoria Price).</p>
<p>Il y a aussi en exclusive footage, une photo de la famille Burton! <img src="../../fluxBB/img/smilies/big_smile.png" alt="big_smile" width="15" height="15" /></p>
<p>J&#8217;ai passé la journée à tenter de transférer ça de mon DVD (enregistré) à YouTube!</p>
<p>Enjoy!!!!!</p>
<p>Elle est en trois parties et dure 20 minutes en tout:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=uaPob-C7Z3E" target="_blank"><strong>Edward Scissorhands &#8211; Hollywood Backstories &#8211; Part 1</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><br /><img src="http://img.youtube.com/vi/uaPob-C7Z3E/1.jpg" alt="media" /><br />
</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=WwF08JlauAY" target="_blank"><strong>Edward Scissorhands &#8211; Hollywood Backstories &#8211; Part 2</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><br /><img src="http://img.youtube.com/vi/WwF08JlauAY/0.jpg" alt="media" /><br />
</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6GVHETrcu3s" target="_blank"><strong>Edward Scissorhands &#8211; Hollywood Backstories &#8211; Part 3</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><br /><img src="http://img.youtube.com/vi/6GVHETrcu3s/3.jpg" alt="media" /><br />
</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Biographie</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/biographie/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 12:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
1. Naissance, enfance, adolescence
Il grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d&#8217;accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.
Bien que Burbank puisse sembler être un endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="dossier_news"><ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2009/10/the-art-of-tim-burton-bientot-en-reservation/" rel="bookmark">The Art Of Tim burton, Bientôt en Réservation!</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/11/un-nouveau-bebe-chez-les-burton/" rel="bookmark">Un nouveau bébé chez les Burton !</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/03/tim-burton-bientot-honore-a-venise/" rel="bookmark">Tim Burton bientôt honoré à Venise</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/11/tim-burton-autiste/" rel="bookmark">Tim Burton autiste ?</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2004/08/tim-burton-essaierait-decroquer-lisa-marie/" rel="bookmark">Tim Burton essaierait d&#8217;ecroquer Lisa Marie ?</a></li></ul></div>
<h3>1. Naissance, enfance, adolescence</h3>
<p>Il grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d&#8217;accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.<br />
Bien que Burbank puisse sembler être un endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que sera Tim Burton; il n&#8217;en garde que le souvenir d&#8217;une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens à la normalité déconcertante et à l&#8217;ouverture d&#8217;esprit toute relative, figure d&#8217;une certaine Amérique qu&#8217;il s&#8217;essaiera plusieurs fois à dénoncer dans son travail ultérieur.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3811|200</wpg2></div>
<p>Introverti et éprouvant des difficultés autant à la maison qu&#8217;à l&#8217;école, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films de monstres et d&#8217;horreur, à la télé ou au cinéma. Il y découvre donc un certain cinéma qui aura une influence cruciale sur sa carrière à venir, à travers les films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d&#8217;horreurs &#8220;gothiques&#8221; depuis la fin des années 50 aux années 70), l&#8217;emblématique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l&#8217;excentricité du réalisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera également un film).</p>
<blockquote><p>Quand tu es plus jeune, tu crées ta propre mythologie et tu détermines ce qui te touche. Et ces films, leur poésie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m&#8217;interpelaient comme d&#8217;autres enfants ont pu être interpelés par les films de Gary Cooper ou John Wayne.»</p></blockquote>
<p>A part cela, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions décollant et atterrissant de l&#8217;aéroport tout proche.<br />
Quelques faits anecdotiques marquent tout de même son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire à l&#8217;invasion imminente des martiens; ou encore le fait que ses parents aient muré, pour une raison inconnue, la fenêtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligé d&#8217;escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l&#8217;extérieur, événement qu&#8217;il associa &#8220;<em>à la nouvelle d&#8217;Edgar Allan Poe où un homme est emmuré vivant et brûlé vif. Voilà le genre de sentiments que j&#8217;éprouvais à l&#8217;égard de mon monde. Burbank, cet endroit mystérieux!</em>&#8220;.</p>
<p>S&#8217;entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s&#8217;en va vivre chez sa grand-mère, qui lui louera ensuite un petit studio à ses 16 ans.</p>
<h3>2. Tim Burton au pays enchanté</h3>
<h4>i. Calarts</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2661|200</wpg2></div>
<p>En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim et son talent très précoce sont repérés par des chasseurs de têtes travaillant pour Disney et il obtient une bourse pour intégrer CalArts (California Institute for the Arts), une école fondée par le studio pour constituer un &#8220;réservoir&#8221; de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la célèbre entreprise.</p>
<p>Il y rencontrera certaines pointures actuelles (John &#8220;Pixar&#8221; Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane&#8230;) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (réalisateur de l&#8217;<em>Étrange Noël de Mr Jack</em>) qu&#8217;il côtoiera au cours d&#8217;animation expérimentale enseigné par Jules Engel.<br />
S&#8217;il supporte mal l&#8217;enseignement &#8220;militaire&#8221; de l&#8217;établissement, il y réalise <em>Stalk of The Celery Monster</em> par lequel il se fera remarquer avant d&#8217;être embauché comme animateur dans le studio.</p>
<h4>ii. Tim Burton employé chez Disney</h4>
<p>Il y passera trois années difficiles, incapable d&#8217;intégrer les &#8220;codes&#8221; formatés du studio et faisant preuve d&#8217;une ténacité à toute épreuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu&#8217;on exige de lui et de ses collègues d&#8217;être &#8220;<em>à la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalité. Il faut être quelqu&#8217;un d&#8217;unique pour pouvoir faire coexister ces deux états dans un même cerveau.</em>&#8221;</p>
<h5>a. Animateur</h5>
<p>Il y travaillera entre autres sur <em>Tron</em> (non crédité, en tant qu&#8217;animateur), <em>The Lords of The Rings</em> (non crédité, en tant qu&#8217;intervalliste), ainsi que sur <em>Rox et Rouky</em> (en tant qu&#8217;animateur) :</p>
<blockquote><p>Je n&#8217;arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(…) J&#8217;avais l&#8217;impression de subir le supplice de la goutte d&#8217;eau. (…) Je n&#8217;avais pas la force d&#8217;endurer cela, c&#8217;était au-dessus de mes forces.</p></blockquote>
<p>Il adapte son comportement en conséquence, dormant souvent entre 8 et 10 heures par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu&#8217;à parfois 4 heures de sommeil supplémentaires pendant ses heures de travail, les yeux clos mais bien assis derrière sa planche à dessin, le crayon à la main, prêt à gribouiller à la moindre entrée inattendue dans son bureau…</p>
<blockquote><p>Je me comportais de manière étrange (…). Je m&#8217;installais fréquemment au fond d&#8217;une armoire dont je ne sortais pas, ou je m&#8217;asseyais sur mon bureau – ou en-dessous –, ou je faisais des trucs étranges comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivé à dépasser ce stade. Je ne m&#8217;enferme plus dans une armoire. J&#8217;étais gardé à distance respectable, mais j&#8217;avais la paix.</p></blockquote>
<h5>b. Art Conceptor</h5>
<p>Ensuite, il accède avec un bonheur relatif à un poste d&#8217;artiste-concepteur sur <em>Taram et le Chaudron Magique</em>, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, indépendamment du fait qu&#8217;aucune ne sera retenue pour le film. Burton démarre une petite dépression.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d&#8217;idées pour 10 ans. Lorsqu&#8217;au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu&#8217;ils n&#8217;avaient rien utilisé, ça m&#8217;a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être dans une cellule que la lumière du jour n&#8217;éclairait jamais.</p></blockquote>
<h5>c. <em>Vincent</em>, <em>Frankenweenie</em> et <em>Hansel &amp; Gretel</em></h5>
<p>Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien de Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney.<br />
Ils réussiront à débloquer eux-même, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettront à Tim Burton de réaliser un petit bijou d&#8217;animation basé sur un poème qu&#8217;il voulait à la base éditer en livre : <em>Vincent</em>.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>2584|200</wpg2></div>
<p>Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2686|200</wpg2></div>
<p>Une voix off, celle de l&#8217;acteur lui-même que Burton arrivera à associer au projet, récite sur les images le poème écrit par Tim sur un ton proche des textes d&#8217;Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation, en clôture le court-métrage.<br />
Tim Burton deviendra un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rôles, de même qu&#8217;il commença un documentaire -jamais terminé- sur lui, <em>Conversations with Vincent</em>.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai toujours gardé contact avec lui [Vincent Price], même de façon relâchée (…) Il faisait partie de cette génération de gens avec qui on reste toujours connecté même s&#8217;il arrive qu&#8217;on ne se voit pas régulièrement. (…) Il était très encourageant. J&#8217;avais toujours l&#8217;impression qu&#8217;il comprenait exactement le propos du film, peut-être même plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente.</p></blockquote>
<p>Parmi les 3 collaborateurs à la réalisation du film, notons la présence de Rick Heinrich qui sera l&#8217;un des &#8220;fidèles&#8221; de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui aidera à définir son style visuel.</p>
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<p>Ensuite, toujours pour le compte de Disney et la même année, il tourne son premier film &#8220;live&#8221;, <em>Frankenweenie</em>, toujours produit par Julie Hickson.<br />
Ce moyen-métrage est une variation du film <em>Frankenstein </em>où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci se soit fait renversé par une voiture.<br />
Il dirige Shelley Duvall (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rôle secondaire).</p>
<p>Néanmoins, ces deux essais -réussis-, trop atypiques par rapport à la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relégués au fond des tiroirs de Disney et ne connaîtront qu&#8217;une diffusion marginale (Vincent devait initialement être projeté en première partie de <em>Pinocchio</em>), entre autres dans des festivals d&#8217;animation dont celui de Bruxelles en 1984.<br />
Burton y recevra un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre.<br />
<em>Frankenweenie </em>lui aussi récompensé, se voit également condamné après avoir été classé &#8220;PG&#8221; (interdit aux moins de 12 ans) par la censure.<br />
Burton ne digérera pas le choc.</p>
<p>Dans la foulée de <em>Vincent </em>et <em>Frankenweenie</em>, il réalise également avec 166 000$ <em>Hansel &amp; Gretel</em>, adaptation &#8220;kung fu&#8221; (où les héros sont joués par deux asiatiques) du conte des frères Grimm qui sera diffusé une nuit d&#8217;Halloween sur Disney Channel, remportant un succès mitigé.</p>
<p>C&#8217;est également chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d&#8217;une histoire se déroulant à &#8220;Halloweenland&#8221; et mettant en scène un certain Jack Skellington&#8230; Mais ceci est pour plus tard!</p>
<h4>iii. Bye Bye Mickey !</h4>
<p>Las qu&#8217;on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu&#8217;on se refuse à l&#8217;exploiter en raison d&#8217;une ligne politique et artistique &#8220;trop sage&#8221;, il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer.<br />
Ce qui ne l&#8217;empêche pas d&#8217;entretenir avec eux une relation étroite et ambigüe, sorte de &#8220;je t&#8217;aime &#8211; moi non plus&#8221; : comme l&#8217;explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans <a href="http://www.tim-burton.net/?p=510" target="_self">&#8220;L&#8217;énonciation de l&#8217;interdit &#8211; ou comment Tim Burton a dynamité de l&#8217;intérieur les formations imaginaires proposées par Disney</a>&#8220;, le réalisateur intègre en effet très bien le &#8220;monde de Disney&#8221;, qui figure chez lui une présence spectrale, sorte d&#8217;ombre dont le créateur de <em>Batman </em>ne semble pouvoir s&#8217;émanciper totalement.<br />
Il connaît parfaitement la &#8220;grammaire&#8221; du studio, et partage certaines de ses thématiques (le merveilleux, par exemple), mais qu&#8217;il aborde sous un tout autre angle.<br />
Le manichéisme Disneyien n&#8217;existe par contre pas chez Tim Burton, qui préfère mettre en scène des personnages à la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).</p>
<h3>3. Premières réalisations</h3>
<p><em>Vincent </em>et <em>Frankenweenie </em>attirent l&#8217;attention de l&#8217;industrie du cinéma, et il est approché par Griffin Dunne pour réaliser <em>After Hours</em>.<br />
Martin Scorsese, qui est à l&#8217;époque en stand-by alors qu&#8217;il essaie de réunir les fonds pour sa <em>Dernière Tentation du Christ</em>, se montre également intéressé par le projet.<br />
Burton, fair-play, lui cédera le passage.</p>
<h4>i. <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, <em>The Jar</em> &amp; <em>Aladdin</em></h4>
<p>Peu de temps après, c&#8217;est Paul Reubens, animateur d&#8217;une émission télé pour enfants, qui vient trouver Burton pour réaliser une adaptation de son <em>Pee Wee Herman Show</em>.<br />
Tim Burton accepte le pari et s&#8217;entoure d&#8217;une bonne équipe technique.<br />
C&#8217;est la première fois qu&#8217;il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l&#8217;occurrence la Warner Bros.<br />
Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe <em>Oingo Boingo</em>, Danny Elfman, qu&#8217;il avait déjà vu en concert alors qu&#8217;il était étudiant.<br />
Bien que peu sûr de lui du fait de son absence de formation musicale &#8220;traditionnelle&#8221;, Elfman se révélera être un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d&#8217;autres films ou séries télé.</p>
<blockquote><p>Warner Bros. était prêt à prendre des risques sur <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, parce que le budget du film était minuscule. Ils ont parié sur moi. Ils ont parié sur Danny. (…) Quand je l&#8217;ai entendue jouée [la musique] par un orchestre, ça a été un choc. Ça a été une des expériences les plus mémorables de mon existence. C&#8217;était la première fois que la musique était un personnage à part entière d&#8217;un de mes films.</p></blockquote>
<p>Il forme avec Elfman l&#8217;un de ces grands couples réalisateur/compositeur tels que Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams.<br />
<em>L&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em> est une étape particulière puisque la participation d&#8217;Elfman y est majeure (importance narrative de la musique et des chansons) et endosse le rôle de Jack lors des chansons.<br />
Néanmoins, Burton refuse à Elfman le rôle &#8220;parlé&#8221; de Jack, ce qui sera à l&#8217;origine d&#8217;une dispute qui aboutira à une rupture, le temps d&#8217;un film (<em>Ed Wood</em>), entre les deux artistes.<br />
C&#8217;est en effet à Howard Shore que Burton fera appel.</p>
<p>Burton déclare avoir été très en phase avec <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, affectionnant l&#8217;univers de Pee Wee l&#8217;homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa préoccupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette.<br />
Il arrivera à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères.<br />
Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante :</p>
<blockquote><p>Si Paul et moi n&#8217;avions pas eu les mêmes goûts, ou n&#8217;avions pas été en osmose, ça aurait été un véritable cauchemar, d&#8217;autant plus qu&#8217;à cette époque de ma vie j&#8217;avais du mal à communiquer. J&#8217;aurais même été viré, car la star c&#8217;était lui.</p></blockquote>
<p>Le film ne sera pas un chef-d&#8217;œuvre, mais fut un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de départ) et accrédite Tim Burton en tant que réalisateur de longs-métrages, malgré une critique partagée et même parfois méchante.</p>
<blockquote><p>Il y a [dans l'industrie du cinéma] tellement de forces qui peuvent te démolir &#8211; les critiques, le box-office et le film lui-même &#8211; que ça t&#8217;oblige à garder une certaine humilité, à garder les pieds sur terre.</p></blockquote>
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<p>Il dirige par la suite deux petits téléfilms, l&#8217;un étant un remake de <em>The Jar</em> pour l&#8217;émission <em>Alfred Hitchcock Presents</em>, et l&#8217;autre, <em>Aladdin and his Wonderful Lamp</em>, adaptation du célèbre conte des 1001 nuits pour le <em>Faerie Tale Theatre</em>.<br />
L&#8217;hôtesse de ce show n&#8217;est autre que Shelley Duvall, qui fut précédemment dirigée par Burton dans <em>Frankenweenie</em>.<br />
Ces deux réalisations sont assez mineures dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de délais assez courts. Tim Burton comprendra, en les réalisant, qu&#8217;il a du mal à s&#8217;approprier un matériau duquel il ne se sent pas proche, et cela sera désormais un critère primordial dans ses choix de réalisateur.<br />
Cependant, <em>Aladdin&#8230;</em> comporte quelques séquences où l&#8217;empreinte de Tim Burton est clairement visible.</p>
<h3>4. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands;</h3>
<p>Les deux projets suivant de Tim Burton assoieront le réalisateur à Hollywood, faisant preuve d&#8217;une capacité à transformer les projets difficiles en succès mondiaux.</p>
<p>Côté vie privée, sa relation avec Julie Hickson, de qui il était très proche chez Disney avant que leur relation n&#8217;évolue en idylle, prend fin peu après la sortie de <em>Pee Wee</em>. Cela aurait marqué un tournant important dans sa vie (d&#8217;après Vanity Fair).</p>
<h4>i. <em>Beetlejuice</em></h4>
<p>Après avoir refusé une série de mauvais scripts, il tombe sur <em>Beetlejuice</em>, une comédie macabre d&#8217;après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson.<br />
Tim Burton y exploite fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betelgeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place.<br />
En effet, le film d&#8217;origine devait à la base s&#8217;appeler <em>The Maitlands</em> et être réalisé par le maître du film d&#8217;horreur, Wes Craven (<em>Nightmare on Elm Street, Scream</em>).<br />
<em>Beetlejuice </em>marque également la rencontre de Tim Burton avec Michael Keaton (Betelgeuse) et Winona Ryder (Lydia), à qui il confiera par la suite d&#8217;autres rôles en or.<br />
Il y dirige également Catherine O&#8217;Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs récurrents de sa filmographie.</p>
<h4>ii. <em>Batman</em></h4>
<p>En 1979, la Warner avait acquis les droits d&#8217;adaptation du comics de Bob Kane, Batman.<br />
Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne à leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture américaine, passant devant Joe Dante (<em>Gremlins</em>) et d&#8217;autres réalisateurs approchés dans un premier temps.<br />
Il avait en effet été décidé que le projet lui serait cédé s&#8217;il répétait un deuxième succès au box-office après <em>Pee Wee</em>, condition remplie avec la réussite de <em>Beetlejuice</em>.<br />
Si <em>Batman </em>sera une réussite, c&#8217;est le premier film d&#8217;une longue série dans laquelle Tim Burton sera confronté à des problèmes de divergences d&#8217;opinions face aux studios.<br />
Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton.<br />
L&#8217;acteur est en effet à l&#8217;époque fiché &#8220;comique&#8221; et dispose en outre d&#8217;un physique assez standard.<br />
Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n&#8217;est pas un super-héros au sens propre du terme (c&#8217;est-à-dire possédant des super-pouvoirs), mais un homme ordinaire (avec un physique ordinaire, donc) qui endosse un costume de justicier.<br />
En outre, Tim Burton s&#8217;éloigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la célèbre série télé des années 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmenté, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des années 80.<br />
Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli.<br />
En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.</p>
<p>Les campagnes de marketing et de merchandising associées à la sortie du film furent également d&#8217;une ampleur encore inédite à l&#8217;époque, et le film rapporta plus de 10 fois son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l&#8217;un des plus gros hits de tous les temps au box-office.<br />
Batman eut également une influence importante sur les autres films de super-héros à venir.</p>
<h3>5. Les débuts des années 90 : 3 films, 3 succès</h3>
<p>Fort de ces énormes succès, Burton entre dans les années 90 fraîchement marié (le 24 février 1989) avec l&#8217;artiste allemande <a href="http://www.lenagieseke.com" target="_blank">Lena Gieseke</a> et en ayant gagné la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres; considérés par beaucoup comme ses meilleurs.</p>
<h4>i. <em>Edward Scissorhands</em></h4>
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<p>A commencer par <em>Edward Aux Mains D&#8217;Argent</em>, un conte merveilleux (au sens propre du terme) co-écrit avec Caroline Thompson d&#8217;après une idée originale de Tim Burton.<br />
L&#8217;histoire, comme la plupart de ses films de l&#8217;époque, comporte une dimension fortement autobiographique.</p>
<p>Les influences principales du scénario proviennent de <em>Frankenstein, La Belle Et La Bête, Le Fantôme De L&#8217;Opéra</em> et enfin de <em>Der Struwwelpeter</em>, un conte allemand du 19ème siècle traitant du fait de bien se comporter et où un enfant refuse, par exemple, de se laver ou&#8230; de se couper les ongles.</p>
<p>La Warner, qui avait produit les 3 films précédents de Burton, se montre peu intéressée et c&#8217;est donc la Fox qui décide de l&#8217;aider à monter son projet.<br />
Pour l&#8217;acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue à l&#8217;époque, Tom Cruise.<br />
Burton, peu emballé, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dévolu sur celui qui, à l&#8217;époque, était surtout connu pour son rôle de playboy dans la série teenage <em>21 Jump Street</em> : Johnny Depp.<br />
Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre <em>Burton on Burton</em> de Mark Salisbury, provoque des étincelles.<br />
Le beau gosse de la télé incarnera un Edward tout en finesse, et deviendra l&#8217;ami de Burton, son complice et son alter ego à l&#8217;écran; par la même occasion qu&#8217;il démarrera au cinéma la carrière qu&#8217;on lui connaît.</p>
<p>Les costumes, qui ont dans ce film une importance toute particulière, seront réalisés par Colleen Atwood qui deviendra une « régulière » de Tim Burton.</p>
<p>Le film frappe les esprits de par sa poésie, sa musique et sa beauté visuelle; et est considéré comme le chef-d&#8217;oeuvre de Tim Burton.</p>
<h4>ii. <em>Batman Returns</em></h4>
<p>1991. La Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de <em>Batman</em>.<br />
Après d&#8217;âpres discussions, Tim Burton accepte, en échange d&#8217;une lourde contrepartie financière et à la condition qu&#8217;il ait un contrôle total (ce qui est bien sûr relatif) sur le film.<br />
Histoire d&#8217;éviter que le studio se mêle de son travail comme il l&#8217;avait fait sur le premier <em>Batman</em>, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel.</p>
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<p>Bien que la Warner ait accepté la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intérêt pour <em>Batman Returns </em>va en effet de pair avec l&#8217;introduction de nouveaux « méchants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michelle Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarné par Danny DeVito.<br />
Ces deux personnages sont mis, à titre d&#8217;importance, sur le même pied que Batman, voire même en avant par rapport au héros du film. L&#8217;opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralité des personnages est toute relative.<br />
En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus.<br />
Catwoman est affublée d&#8217;un caractère très « sexuel », ce qui dérangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas à un public d&#8217;enfants.<br />
McDonalds, poussé dans le dos par des associations de parents, va même jusqu&#8217;à annuler son partenariat marketing avec la Warner pour ce film.</p>
<p>Véritable explosion visuelle, lectures à plusieurs niveaux, c&#8217;est une réussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes, comme la scène de défenestration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal où Batman et Catwoman, les ennemis masqués, se rendent compte de leur identité respective alors qu&#8217;ils sont en train de danser.<br />
La partition d&#8217;Elfman, elle aussi, est un petit bijou.</p>
<p><em>Batman Returns</em> fut cependant le film le plus dur à tourner pour lui : 24 semaines éprouvantes que Tim Burton qualifiera plus tard de « cauchemar ».<br />
Période qui plus est assombrie par le suicide de son ami Anton Furst (décorateur sur <em>Batman </em>– le premier opus), dont le magazine people <em>Vanity Fair</em> le rend responsable dans un article outrageux.<br />
Le réalisateur traverse une phase de dépression, dans laquelle sa remise en cause est totale puisqu&#8217;il songe à arrêter la réalisation pour ne plus se consacrer qu&#8217;à la peinture.</p>
<p>Le film, plus critiqué que le premier, n&#8217;est pas un aussi gros succès au box-office mais s&#8217;en sort tout de même très bien. Ces deux éléments verront la Warner s&#8217;interroger sur la suite de l&#8217;histoire à l&#8217;écran de l&#8217;homme chauve-souris.<br />
Ils décideront d&#8217;engager Joel Schumacher pour deux suites, <em>Batman Forever</em> (1995) puis <em>Batman &amp; Robin</em> (1997).<br />
Tim Burton garde un oeil sur <em>Batman Forever</em> (un titre qu&#8217;il qualifie de « tatouage que l&#8217;on se serait fait sous l&#8217;usage de drogues ») puisqu&#8217;il reste au générique en tant que producteur exécutif.</p>
<h4>iii. Lisa Marie</h4>
<p>Peu après <em>Batman Returns</em>, Lena Gieseke et Tim Burton divorceront.<br />
À partir de la Saint-Valentin &#8217;92, Il sort avec Lisa Marie, une ancienne mannequin avec qui il a eu un coup de foudre dans un night-club la nuit de nouvel an 1991.<br />
Elle apporta beaucoup de choses à Tim Burton, et Henry Selick aurait même déclaré qu&#8217;elle lui sauva en quelque sorte la vie.<br />
En effet, selon Wikipedia (qui cite Selick), Burton s&#8217;apprêtait à « suivre Anton Furst » (son ami et décorateur sur Batman qui s&#8217;était suicidé en novembre 1991).<br />
Tim Burton restera 9 ans avec sa nouvelle compagne. Elle fut pour lui une source d&#8217;inspiration, en particulier pour <em>The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories</em>, qui lui est dédicacé.</p>
<blockquote><p>Il y a beaucoup de Lisa Marie dans ces nouvelles. Elle m&#8217;apporte beaucoup.</p></blockquote>
<p>Lisa Marie eut des secondes rôles dans 4 longs-métrages de Tim Burton. Le plus mémorable reste celui de la femme martienne dans <em>Mars Attacks!</em>.</p>
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<h4>iv. <em>Tim Burton&#8217;s Nightmare Before Christmas</em></h4>
<p>En 1982, alors qu&#8217;il était chez Disney, Tim Burton avait écrit un poème narrant les (més)aventures de Jack Skellington, roi du pays d&#8217;Halloween.<br />
Las de semer la terreur, il découvrait au hasard d&#8217;une promenade le pays merveilleux de Noël et tentait par la suite de le fêter à sa façon&#8230;<br />
Inspiré par le style du Dr. Seuss et en particulier de son <em>How the Grinch stole Christmas</em>; le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.</p>
<p>1990. Maintenant que la donne a changé pour Tim Burton, il décide de monter le projet.<br />
Bien que les droits appartiennent à Disney, il arrive à les convaincre de financer son film.<br />
Son film ? Pas entièrement, puisque c&#8217;est Henry Selick qui le réalisera.<br />
Tim Burton est en effet trop occupé à s&#8217;emmêler les pinceaux sur <em>Batman Returns</em>; mais il n&#8217;empêche que c&#8217;est son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel&#8230;<br />
Et puis surtout, il rappelle à nouveau Danny Elfman pour s&#8217;occuper de la musique, qui a ici une importance toute particulière puisque <em>Nightmare Before Christmas</em> prend la tournure d&#8217;un film musical.<br />
L&#8217;élaboration du long métrage se fera donc dès l&#8217;écriture en étroite collaboration avec le compositeur.<br />
Viendra d&#8217;y greffer par la suite Caroline Thompson (la scénariste d&#8217;<em>Edward Scissorhands</em>et co-scénariste de <em>Corpse Bride</em>), avec qui il montera <em>Skellington Prod</em> (renommé en <em>Twitching Images</em> dès 1994) pour s&#8217;occuper de la production du film.</p>
<p>Véritable défi technique, 14 animateurs y travaillent simultanément 12 heures par jour et 6 jours semaine pendant plus de 2 ans.<br />
Ils ne produisent « que » (dans le domaine de l&#8217;animation, c&#8217;est relatif) 60 secondes d&#8217;animation par semaine, jonglant avec plusieurs dizaines de poupées ayant chacune de nombreuses têtes interchangeables (180 pour Jack) à animer dans des décors somptueux traversés, qui plus est, par des mouvements de caméra compliqués calculés par ordinateur.</p>
<p>Le film n&#8217;aura coûté que 50 millions de dollars et remporte un grand succès, qui sera plus tardif en Belgique et en France.<br />
Il est encore aujourd&#8217;hui objet d&#8217;un véritable culte, et un tas de produits dérivés on fait leur apparition.<br />
En 2006, Disney travaille en collaboration avec <em>ILM</em> pour remasteriser le film en relief à travers un procédé assez compliqué. Pour l&#8217;occasion, la bande originale est rééditée, accompagnée d&#8217;un 2ème CD sur lesquel des artistes connus (dont Marilyn Manson) reprennent certains titres d&#8217;Elfman.</p>
<h3>6. Tim Burton inquiète Hollywood</h3>
<h4>i. <em>Cabin Boy</em> et <em>Mary Reilly</em></h4>
<p>Dans la foulée de L&#8217;<em>Étrange Noël</em>, Tim Burton et Denise Di Novi produisent pour Disney le <em>Cabin Boy</em> de Adam Resnick, un hommage bizarre à la série des Simbad.</p>
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<p>Le film est un échec critique et public, bien qu&#8217;il retrouva un succès modeste lors de sa sortie en VHS, avec lequel il devint l&#8217;objet d&#8217;un certain culte.</p>
<p>Il enchaîne sur Mary Reilly, une adaptation de <em>Dr Jekyll et Mr Hyde</em> pour laquelle Winona Ryder est pressentie comme actrice principale.<br />
La Columbia met directement la pression sur Tim Burton en essayant de troquer Winona contre Julia Roberts et en le menaçant de ne pas travailler assez vite : « il y a cinq autres réalisateurs qui veulent faire ce film ».<br />
Tim Burton comprend vite que l&#8217;entente sera à nouveau difficile entre lui et les studios, et abandonne le projet. Ce dernier sera finalement repris par Stephen Frears, avec&#8230; Julia Roberts.</p>
<h4>ii. <em>Ed Wood</em></h4>
<p>Durablement marqué par les films de son enfance, Tim Burton décide, en parallèle avec Mary Reilly, de développer un film moins « lourd » que ce qu&#8217;il avait fait pour l&#8217;instant à Hollywood: <em>Ed Wood</em>.<br />
Le film est une biopic, hommage à Edward Davis Wood Jr., souvent qualifié de  « pire réalisateur de tous les temps ».<br />
Burton devait dans un premier temps seulement le produire, mais, séduit, décide rapidement d&#8217;en assumer la réalisation d&#8217;après un script de Scott Alexander et Larry Karaszewski.<br />
Il exige un contrôle artistique complet sur le film, et plusieurs studios se succèdent pour produire le projet, avant que Disney lui garantisse cet aspect.<br />
Disney ? Le studio essaie en effet de s&#8217;impliquer à l&#8217;époque dans des projets qui pourraient aider à retrouver sa gloire perdue.<br />
Le budget est peu élevé, les acteurs sont payés très modestement, et Tim Burton décide de le tourner en noir et blanc.<br />
Bien que le film soit d&#8217;origine biographique, quelques éléments inventés y sont glissés, comme par exemple la rencontre de Wood avec Orson Welles (réalisateur de <em>Citizen Kane</em>), surnommé quant à lui « le meilleur réalisateur de tous les temps ».<br />
Ed Wood sera incarné par Johnny Depp, et c&#8217;est Martin Landau qui se glisse dans la peau de Bela Lugosi, l&#8217;acteur fétiche/héroïnomane de l&#8217;excentrique réalisateur. Il remportera un Oscar du meilleur second rôle pour cette prestation.<br />
Il est très probable que l&#8217;intérêt de Burton pour ce film et sa mise en avant de la relation Wood/Lugosi ait un rapport avec son histoire personnelle avec Vincent Price, mort peu auparavant.<br />
Une fois n&#8217;est pas coutume, c&#8217;est non pas Danny Elfman (ils s&#8217;étaient querellés sur l&#8217;<em>Étrange Noël</em>) qui compose la musique mais Howard Shore, écrivant une musique assez proche de ce que le compositeur attitré de Burton aurait pu faire.<br />
Le film offre un aperçu de la polyvalence de Tim Burton que l&#8217;on croit souvent -à tort- incapable de faire autre chose que des films « gothiques ».<br />
Ce sera un succès critique mais un échec commercial, seul film de Tim Burton à avoir fait un chiffre d&#8217;affaire inférieur à son budget de départ.</p>
<h4>iii. <em>James and the Giant Peach</em></h4>
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<p>Toujours avec Denise Di Novi, Burton produisent à nouveau un film ensemble : <em>James and the Giant Peach</em>, sorti en 1996.<br />
Le film est un mélange de live et d&#8217;animation, réalisé par Henry Selick (<em>l&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em>).<br />
La production de ce film témoigne de l&#8217;intérêt qu&#8217;a Burton pour Roald Dahl (et son illustrateur fétiche Quentin Blake), intérêt qui sera renouvelé plus tard avec la réalisation de <em>Charlie et la Chocolaterie</em>.</p>
<h4>iv. <em>Mars Attacks!</em></h4>
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<p>Jonathan Gems, qui est un collaborateur régulier de Burton depuis <em>Batman</em>, tomba un jour sur un jeu de cartes collector <em>Mars Attacks!</em> (série de cartes à collectionner que la société Bubbles Inc. avait lancée en 1962 – vous pouvez les voir dans la section dédiée au film) et les présente à Tim Burton.<br />
Séduit par la trouvaille alors qu&#8217;il travaille à l&#8217;époque sur un film dédié à Catwoman, il rappelle quelques mois plus tard pour lui demander d&#8217;écrire un scénario basé sur l&#8217;univers du jeu de cartes.<br />
Burton se pose à l&#8217;époque beaucoup de questions sur l&#8217;évolution politique du monde et en particulier de l&#8217;Amérique, et aime la dimension critique que le film peut apporter à cet égard.<br />
Ils décident de s&#8217;inspirer en grande partie de tous les films d&#8217;invasions des années 50.<br />
Le budget de Gems doit être revu plusieurs fois à la baisse (280 millions de dollars au départ, réduits à environ 75), et les martiens seront animés en image de synthèse par ILM alors qu&#8217;il avait un temps été envisagé d&#8217;utiliser le stop-motion, trop long à mettre en oeuvre et moins indispensable sur ce film.<br />
Le casting comporte une série impressionnante de stars reconnues dont Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny DeVito, Michael J. Fox, Natalie Portman, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker et Tom Jones&#8230;).<br />
Le film, qui sort en 1996, est cependant très mal accueilli par une Amérique souvent trop patriotique et pudique, tandis qu&#8217;il connaîtra un assez grand succès international, en particulier en Europe ou la critique décalée du réalisateur à l&#8217;égard de son propre pays amuse beaucoup.</p>
<p>Comble du hasard, <em>Independance Day</em> sort quasiment au même moment, avec une vision tout à fait&#8230; différente du problème.</p>
<h4>v. <em>Superman Lives</em>: Un projet avorté</h4>
<p>La Warner contacte Burton en 1997 pour réaliser un cinquième volet de sa série Superman,<em> Superman Lives</em> (<em>Superman est toujours vivant</em>) d&#8217;après un scénario de Kevin Smith et avec Nicolas Cage dans la peau de l&#8217;homme au costume moulant.<br />
Burton démarre au quart de tour et la phase de développement du film démarre, avec Elfman pressenti pour la musique.</p>
<p>Sa première décision artistique est de se débarasser du script de Smith, qu&#8217;il juge trop complexe, et de le confier à Wesley Strick, scénariste qui avait participé à l&#8217;écriture de Batman Returns.<br />
En travers de la route de Clark Kent, c&#8217;est semble-t-il Jack Nicholson qui aurait été pressenti pour le rôle de Lex Luthor.</p>
<p>Après un an de développement (dont les frais sont estimés à 20 millions de dollars), la construction des décors débute en Pennsylvanie, sous la direction artistique de Rick Heinrich.<br />
Il ne faudra pas six semaines à Terry Sernel, président adjoint de la Warner, pour virer le nouveau scénariste et interrompre la pré-production.<br />
Le studio cherche à limiter le budget du film et à ré-imposer Smith en tant que scénariste, avant d&#8217;en changer une nouvelle fois pour Dan Gilroy.</p>
<p>Entre temps, Danny Elfman quitte le projet et la Warner pousse Nicolas Cage à en faire de même (il aurait reçu 17 millions de dollars pour « claquer » la porte).</p>
<p>Octobre 1998. Les tensions entre la Warner, Jon Peters (le producteur au caractère autocratique avec lequel Burton avait déjà dû composer sur <em>Batman</em>) et Tim Burton sont trop fortes.<br />
Sur Internet, les esprits des fans s&#8217;échauffent. Tim Burton est remercié, tandis que Nicolas Cage est rappelé.<br />
La Warner continue à faire défiler les candidats aux divers postes du film, avant que le projet soit définitivement abandonné après le départ de Cage en 2000.</p>
<h3>7. <em>Tim Burton Lives</em>: la renaissance</h3>
<h4>i. <em>The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories</em></h4>
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		<title>Music From The Films Of Tim Burton</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 22:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy</dc:creator>
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Compositeurs: Danny Elfman (The Nightmare Before Christmas, Corpse Bride, Sleepy Hollow, Batman, Batman Returns, Edward Scissorhands, Charlie And The Chocolate Factory, Beetlejuice, Pee Wee&#8217;s Big Adventure, Mars Attacks!), Howard Shore (Ed Wood), Stephen Sondheim (Sweeney Todd)
Chefs d&#8217;orchestre: James Fitzpatrick (Sweeney Todd, The Nightmare Before Christmas, Sleepy Hollow, Batman Returns, Charlie And The Chocolate Factory, Ed [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.deezer.com/#music/playlist/12468584/2308204" target="_blank"><img class="alignleft" src="http://g-ecx.images-amazon.com/images/G/01/ciu/9a/c4/717ee03ae7a02655752ec110.L.jpg" alt="Music From The Films Of Tim Burton" width="236" height="236" /><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="180" height="236" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=12468584&amp;lang=FR&amp;colorBack=0xE6E6E6&amp;colorVolume=0x0066CC&amp;colorScrollbar=0xE6E6E6&amp;colorText=0x000000&amp;autoplay=0&amp;autoShuffle=0&amp;id=2308204" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="180" height="236" src="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=12468584&amp;lang=FR&amp;colorBack=0xE6E6E6&amp;colorVolume=0x0066CC&amp;colorScrollbar=0xE6E6E6&amp;colorText=0x000000&amp;autoplay=0&amp;autoShuffle=0&amp;id=2308204"></embed></object></a></div>
<p><strong>Compositeurs: </strong>Danny Elfman (<em>The Nightmare Before Christmas, Corpse Bride, Sleepy Hollow, Batman, Batman Returns, Edward Scissorhands, Charlie And The Chocolate Factory, Beetlejuice, Pee Wee&#8217;s Big Adventure, Mars Attacks!</em>), Howard Shore (<em>Ed Wood</em>), Stephen Sondheim (<em>Sweeney Todd</em>)<br />
<strong>Chefs d&#8217;orchestre: </strong>James Fitzpatrick (<em>Sweeney Todd, The Nightmare Before Christmas, Sleepy Hollow, Batman Returns, Charlie And The Chocolate Factory, Ed Wood</em>), Nic Raine (<em>Batman, Edward Scissorhands, Beetlejuice, Mars Attacks!</em>)</p>
<p>Habituellement je n&#8217;aime pas les réenregistrements parce qu&#8217;ils sont souvent moins bons que les versions originales, mais là les morceaux sont plutôt bien interprétés, et on a en plus droit aux versions instrumentales inédites de trois chansons de Sweeney Todd.<br />
</p>
<ul>
<li><strong>Label: </strong>Silva Screen Records</li>
<li><strong>Date de sortie: </strong>16 Juillet 2008</li>
<li><strong>Nombre de pistes: </strong>15</li>
<li><strong>ASIN: </strong>B001A8VRVC </li>
</ul>
<p><strong>Track Listing:</strong></p>
<ol>
<li>Main Title (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>No Place Like London (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>A Little Priest (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>Johanna (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>Christmas Eve Montage (From <em>The Nightmare Before Christmas</em>)</li>
<li>The Piano Duet/Victor&#8217;s Piano Solo (From <em>Corpse Bride</em>)</li>
<li>End Credits (From <em>Sleepy Hollow</em>)</li>
<li>Batman Suite (From <em>Batman</em>)</li>
<li>End Credits (From <em>Batman Returns</em>)</li>
<li>Main Title/Ice Dance (From <em>Edward Scissorhands</em>)</li>
<li>Finale (From <em>Charlie And The Chocolate Factory</em>)</li>
<li>Main Title (From <em>Beetlejuice</em>)</li>
<li>Breakfast Machine (From <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>)</li>
<li>Main Title (From <em>Ed Wood</em>)</li>
<li>Introduction/Main Title (From <em>Mars Attacks!</em>)</li>
</ol>
<p></p>
<h3>Liens</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.deezer.com/#music/playlist/12468584/2308204" target="_blank"><em>Music From The Films Of Tim Burton</em> sur Deezer</a></li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/Music-Films-Tim-Burton/dp/B001A8VRVC/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;s=music&#038;qid=1223234446&#038;sr=8-1" target="_blank"><em>Music From The Films Of Tim Burton</em> sur Amazon</a></li>
</ul>
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