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	<title>Tim-Burton.net &#187; Sleepy Hollow</title>
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	<description>Communauté Francophone des Fans de Tim Burton</description>
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		<title>4eme nuit Tim Burton au Champo</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2012/05/4eme-nuit-tim-burton-au-champo/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 11:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laston</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le cinéma le Champollion, dans le quartier latin de Paris organise pour la sortie de Dark Shadows une nouvelle nuit dédiée à Tim Burton, la quatrième cette année :
&#8220;Samedi 12 mai 2012 à minuit au CHAMPO / 3 films + 1 petit déj.
salle 1:

DARK SHADOWS USA  2012  2h33
BIG FISH    USA  2003  2h05
SLEEPY HOLLOW USA [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cinéma le Champollion, dans le quartier latin de Paris organise pour la sortie de <em>Dark Shadows</em> une nouvelle nuit dédiée à Tim Burton, la quatrième cette année :</p>
<p style="padding-left: 30px;">&#8220;Samedi 12 mai 2012 à minuit au CHAMPO / 3 films + 1 petit déj.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>salle 1:</strong></p>
<ul style="padding-left: 30px;">
<li>DARK SHADOWS USA  2012  2h33</li>
<li>BIG FISH    USA  2003  2h05</li>
<li>SLEEPY HOLLOW USA 1999  1h45</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>salle 2:</strong></p>
<ul style="padding-left: 30px;">
<li>MARS ATTACK  USA  1996  1h45</li>
<li>EDWARD AUX MAINS D’ARGENT USA 1990 1h47</li>
<li>DARK SHADOWS USA  2012  2h33</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;">Le Champo  51, rue des Ecoles à Paris 5e<br />
Tél. 01 43 54 51 60 / 01 43 29 79 04      <a href="http://www.lechampo.com" target="_blank">www.lechampo.com</a><br />
Métro: Odéon / Saint Michel / Cluny / Luxembourg<br />
La Nuit (3 films + 1 petit dej.)<br />
15 €  / 12 € en pré vente jusqu’au jeudi inclus.<br />
Location: sur place &amp; FNAC (+ frais de loc.)<br />
contact: <a href="mailto:lesnuitsduchampo1@gmail.com">lesnuitsduchampo1@gmail.com</a>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3454/page/3#post-209114">En discuter sur le Forum</a></p>
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		<title>Rencontre avec Rick Heinrichs : l&#8217;Éxpérience cinéma à la Cinémathèque &#8211; samedi 7 avril 2012 : Compte-rendu</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 21:04:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sephiroth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collaborateurs]]></category>
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Derrière chaque artiste, il y a toujours un second couteau, celui dont le nom n’apparaît pas immédiatement au générique mais dont le rôle s’avère déterminant dans le résultat final. Une «  âme damnée », pour ne pas dire un mécène du son ou de l’image. La présence obligatoire qui fera de l’objet artistique un joyaux poli [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/burton_vincent-2/" rel="attachment wp-att-5819"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5819" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/burton_vincent-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p>Derrière chaque artiste, il y a toujours un second couteau, celui dont le nom n’apparaît pas immédiatement au générique mais dont le rôle s’avère déterminant dans le résultat final. Une «  âme damnée », pour ne pas dire un mécène du son ou de l’image. La présence obligatoire qui fera de l’objet artistique un joyaux poli et crédible. Chez <strong>Tim Burton</strong>, certains pourraient penser que c’est <strong>Danny Elfman</strong>, son compositeur attitré, mais il y en est un qui, bien que moins populaire que le musicien rouquin, a tenu un rôle déterminant dans l’imagerie Burtonienne. <strong>Rick Heinrichs</strong> est en effet le <strong>producteur designer</strong> et <strong>chef décorateur</strong> des plus grands films de notre échevelé de Burbank favori. On compte à son palmarès les grands succès qu’ont été entre autre <em><strong>Edward aux Mains d’Argent</strong></em>,<em><strong> Beetlejuice</strong></em>, <em><strong>l’Etrange Noël de Monsieur Jack</strong></em> ou <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em>. Mais aussi des succès plus intimistes, comme le <em><strong>Fargo</strong></em> des <strong>frères Cohen</strong>, <strong>The Big Lebowski</strong>, <strong>Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire</strong>, ou encore, plus gros cette fois-ci, la trilogie <strong>Pirates des Caraïbes</strong> ou <strong>The Wolfman</strong> et <strong>Captain America</strong>.<span id="more-5818"></span></p>
<p>C’est toutefois bien avant tous ces films, trente ans en arrière, que l’histoire à débuté, sur un petit court-métrage en stop motion, en collaboration avec <strong>Tim Burton</strong>. Lui et Heinrichs sont en effet les deux hommes derrière <em><strong>Vincent</strong></em>, culte petit hommage au comédien <strong>Vincent Price</strong>, conté par ce dernier et sorti de la tête de <strong>Burton</strong> lui-même en 1982. Depuis cette année, <strong>Rick Heinrichs</strong> n’aura de cesse de donner vie aux dessins fous sortis de l’esprit prolifique et poétique de son camarade pour les besoins de projets fascinants qui font encore aujourd’hui grand bruit dans le monde du cinéma classique et d’animation.</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/1b85075387fe79764d029cf39cf5fad7c91f8204/" rel="attachment wp-att-5882"><img class="aligncenter size-full wp-image-5882" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/1b85075387fe79764d029cf39cf5fad7c91f8204.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>À conférence sur le design, conférence imagée. Et ce n’est ni plus ni moins que par la projection du fameux <strong><em>Vincent</em></strong>, dans une copie 35mm flambant neuve apportée par <strong>Rick Heinrichs</strong>, que les entrefaites sont lancées, en présence de <strong>Matthieu Orléan</strong> (commissaire de l’exposition Tim Burton pour la Cinémathèque Française). Une fois la lumière rallumée, le maestro du décor est là, tel Claude Rains surgit de ses bandelettes dans <strong><em>l’Homme Invisible</em></strong>, accueilli par une grande salve d’applaudissements respectueux.  <em>« Bonjour »</em>, nous dit-il, installé devant un pupitre et un laptop Mac sur le côté du grand écran de <strong>la salle Henri Langlois</strong>, avant de poursuivre : <em>« J’ai bien peur que ça soit là tout ce que je dirais en français aujourd’hui. J’ai fais Latin à l’école, voyez-vous… Je ne connais que des noms de fleurs et de maladies »</em>. Après avoir remercier son traducteur pour la séance, <strong>Rick Heinrichs</strong> nous annonce qu’il va dans un premier temps nous parler de son métier, de ce en quoi il consiste, et il s’attardera ensuite sur sa relation avec <strong>Tim Burton </strong>et de son travail, longue de trois décennies, autant dire, toute sa vie professionnelle.</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-2/" rel="attachment wp-att-5881"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5881" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url1-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><strong>L&#8217;Étrange Métier de Rick Heinrichs :<br />
</strong></p>
<blockquote><p><em>« Le métier d’un chef décorateur est d’être à la tête du département artistique d’un film et se doit de former un véritable trio avec son réalisateur et le chef de la photographie. »</em></p></blockquote>
<p>Bien qu’ayant appris son métier avec ferveur dans une école d’art, c’est avant tout en expérimentant que <strong>Rick Heinrichs</strong> a pu faire ses premières œuvres et ce, grâce en partie à sa collaboration avec <strong>Tim Burton</strong>.</p>
<p>Lui et ce dernier ont débuté ensemble à la <strong>California Institutes of the Arts</strong>, sobrement nommé « <em><strong>CalArt</strong></em> », qui  <em>« comme vous pouvez le voir, a tout d’un country club américain »</em> (prémices sûrement les messages cyniques à l’encontre de la banlieue que Burton lance dans ses films). <a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url/" rel="attachment wp-att-5820"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5820" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p>Fondée par <strong>Disney</strong>, cette école des arts possèderait un tout petit programme dédiée à l’animation, qui, au milieu du théâtre et de la danse, était le refuge rêvé de jeunes artistes innovants et un peu fous comme <strong>Burton</strong> et <strong>Heinrichs</strong>, mais aussi <strong>Brad Bird</strong>, <strong>Don Bluth</strong> ou encore <strong>Henry Selick</strong>. Tous devenus réalisateurs depuis. Loin d’être une partie de plaisir tous les jours, ces études permettent tout de même au jeune <em>dynamic duo</em> de se lancer dans des expérimentations farfelues, en témoigne l’extrait du court-métrage <em><strong>Luau</strong></em>, qui nous est projeté.</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/tumblr_m01w9hgdsu1qkiqvvo4_500/" rel="attachment wp-att-5879"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-5879" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/tumblr_m01w9hgDSu1qkiqvvo4_500-120x120.png" alt="" width="120" height="120" /></a><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/tumblr_m01w9hgdsu1qkiqvvo6_250/" rel="attachment wp-att-5880"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5880" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/tumblr_m01w9hgDSu1qkiqvvo6_250-120x120.png" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p>Un <strong>Tim Burton</strong>, jeune et binoclard, tout de blanc vêtu, déambule parmi des gentlemen endimanchés de noir sur la pelouse, en tentant de ne pas entartrer l’un d’entre eux avec son « colis à la crème »… Raté, <strong>Heinrichs</strong> est touché dans un cri de douleur…</p>
<blockquote><p><em>«  Ce fût là mon premier contact avec le monde de Tim, un mélange entre de la Science fiction, de l’horreur, Jerry Lewis et des beach party ! Tout un programme burlesque qui se veut malgré tout extrêmement avant-gardiste. Pour Disney, Tim travaillait alors de façon trop peu “ tridimensionnelle ”. Comme je suis devenu très proche de lui à ce moment-là, j’ai décidé de prendre sur mon temps pour adapter certains de ses dessins en sculpture et maquettes, pour prouver aux dirigeants qu’ils avaient tort, mais l’esthétique ne leur convenait toujours pas, du moins, pas à leur politique. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>« J’ai réalisé que les dirigeants étaient tellement obnubilés par l’idée de respecter ce qu’aurait voulu <strong>Walt Disney</strong> lui-même, qu’ils en avaient oublié à quel point ce dernier avait été innovant et créatif en termes d’animation, à l’époque. Leurs oeillères étaient telles qu’ils ne pouvaient percevoir qu’autre chose se passait sous leur nez, autrement plus intéressant que des animaux qui parlent. »</em></p></blockquote>
<p><strong><em>Vincent</em>, ou le début d&#8217;un univers :<br />
</strong></p>
<p>Ce n’est donc pas le département d’animation qui va donner sa chance aux deux futurs cinéastes, mais le département cinéma, qui leur propose alors plusieurs concepts pour Disney Channel et leur permet ainsi de devenir une équipe indépendante au sein du département animation, leur permettant de travailler notamment sur le projet « <strong><em>Trick Or Treat</em></strong> » ou encore « <em><strong>Vincent</strong></em> ».</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-1/" rel="attachment wp-att-5883"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5883" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-1-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/scaled/" rel="attachment wp-att-5921"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5921" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/scaled-120x120.png" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<blockquote><p><em>« J’ai commencé à analyser ce qui me plaisait tant dans l’univers de Tim. Ses traits, ses triangles, l’usage de cercles et de spirales, tout cet espace négatif à laquelle il apporte de l’importance dans ses dessins. C’est un vrai voyage, celui d’un personnage drolatique, dont on découvre parfois beaucoup de secrets au fur et à mesure. Chez Tim, ce qui paraît sûr et rassurant est tout sauf sûr et rassurant… Mais ce qui s’avère être monstrueux et tout à fait charmant, en réalité. Même les monstres ont des sentiments. Cette partie d’humanité au cœur de l’inhumain crée souvent beaucoup d’humour et le monstre le plus frivole est souvent le plus émouvant. Les monstres sont des manifestations extérieures de nos états d’âme, qu’ils soient extasiés ou en colère, voire terrifiés par leur destin. <strong>Vincent</strong> a pour moi toujours été supposé être en stop motion, j’en ai donc parler aux dirigeants des studios. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/images-2/" rel="attachment wp-att-5884"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5884" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/images-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><strong><em>Frankenweenie</em> : sortir le chien :</strong></p>
<p>Lassés des refus et de voir leur imagination bridée par les studios, <strong>Burton</strong> et <strong>Heinrichs</strong> quittent <strong>Disney</strong> pour fonder leur propre studio à Pasadena, avec comme idée première de  lancer des projets visant à mélanger le cinéma et l’animation. Ainsi naissent dans un premier temps une version très particulière d’<em><strong>Hansel &amp; Gretel</strong></em>, conte Européen classique (ici revu et corrigé avec un casting intégralement asiatique et une esthétique influencée par les films de kung-fu et la SF japonaise) et surtout <em><strong>Frankenweenie</strong></em>, hommage au <em><strong>Frankenstein</strong></em> de <strong>Whale</strong> (1931), racontant l’histoire d’un petit garçon ramenant son chien mort à la vie…</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-3/" rel="attachment wp-att-5885"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5885" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-3-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-4/" rel="attachment wp-att-5886"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5886" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-120x120.png" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Sûrement le dernier projet susceptible d’intéresser un studio comme <strong>Disney</strong>, en 1984… C’est dire si la réputation de Tim avait évolué. »</em> D’autres projets s’en suivent, comme un petit conte japonais d’animation, où deux enfants se transforment en fonction de leurs états d’âme ou la commande d’une adaptation d’<em><strong>Aladin</strong></em>, par <strong>Shelley Duvall</strong> (au générique de <em><strong>Frankewneenie</strong></em>).</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/squelettes1986aladdin/" rel="attachment wp-att-5887"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5887" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/squelettes1986aladdin-120x120.png" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p>Tous ces travaux divers et variés attirent enfin l’attention d’un studio, <strong>Warner Bros</strong>, qui se décident à confier à Tim Burton la réalisation de  <em><strong>Pee-Wee’s Big Adventure</strong></em> , basé sur le personnage éponyme, incarné par <strong>Paul Reubens</strong> pour la TV <em>« personnage dont la sensibilité enfantine fait écho à celle de <strong>Tim Burton</strong> lui-même »</em>. Le succès de ce film lui donna l’assurance nécessaire pour se lâcher sur le film suivant, <em><strong>Beetlejuice</strong></em>, sur lequel <strong>Rick Heinrichs</strong> fera de même, relachant l’univers de Burton sur écran : serpents, spirales, serpents de sable rayés, <em>« le tout avec surprise et choc, la clé de la réussite graphique de Tim »</em>.</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-1-2/" rel="attachment wp-att-5888"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5888" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-1-120x120.png" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><strong><em>The Nightmare Before Christmas</em>, ou comment ressusciter un mort bien vivant !<br />
</strong></p>
<blockquote><p><em>« Plus sa carrière avançait en tant que réalisateur, plus il devenait clair pour moi que je deviendrai directeur artistique. J’ai donc dû apprendre le métier, comprendre le fonctionnement du poste de décorateur dans le cinéma conventionnel. »</em></p>
<p><em>« Avec les <strong>Batman</strong> , Tim était devenu bien plus que le petit dernier d’Hollywood. Les nouvelles équipes de <strong>Disney</strong> se sont, enfin, intéressées à un petit projet que Tim et moi avion laissé en plan là-bas, ce qui allait devenir <strong>The Nightmare Before Christmas</strong>. Ces dix années passées à travailler sur d’autres choses nous ont finalement ramené vers ce projet précis. J’ai sculpté les maquettes des personnages imaginés par Tim sur papier. C’était très excitant de tout voir prendre vie, comme si les personnages avaient attendu patiemment tout ce temps d’entrer en scène. Nous les avons d’ailleurs transformé en cours de travail, comme en témoigne la première version de <strong>Sally.</strong> »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-5/" rel="attachment wp-att-5889"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5889" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-5-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« J’ai réussi à transmettre tout notre travail à une équipe très talentueuse. Il était important de retranscrire la sensibilité de Tim, sans imiter son style, ce qui aurait été une erreur, mais de mieux comprendre son monde pour lui apporter quelque chose. Travailler avec un artiste, c’est comme être berger pour chats… Très difficile à diriger… Il a été d’autant plus surprenant que cette collaboration fût à ce point fructueuse, certains allant même jusqu’à travailler de la main gauche pour accéder à un inconscient créatif ! Le résultat final semblait avoir été extrait d’un canvas de Tim. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-6/" rel="attachment wp-att-5890"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5890" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-6-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><strong>La parenthèse Cohen :<br />
</strong></p>
<p>Après avoir travaillé d’arrache pied avec des dessinateurs, des animateurs et d’autres décorateurs, <strong>Rick Heinrichs</strong>, se sent près à passer à une autre étape, suite au travail colossal accompli sur<em><strong> The </strong><strong>Nightmare Before Christmas</strong></em>, vieux fantasme devenu réalité. À l’aube de 1994, ce sont donc <strong>les frères Cohen</strong> qui débauchent l’artiste pour leur film <em><strong>Fargo</strong></em> .</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-7/" rel="attachment wp-att-5891"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5891" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-120x120.gif" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<blockquote><p><em>« C’est très amusant de travailler avec eux, ils utilisent leur imagination fertile pour créer une galerie de personnages très particuliers et surprenants. Bien que ce fût là un projet très différent des autres sur lesquels j’ai pu travailler avant, surtout d’un point de vue esthétique, c’était aussi amusant que de travailler avec Tim. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-1-3/" rel="attachment wp-att-5892"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5892" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-11-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><strong> Du travail à en perdre la tête</strong>: <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em> <strong>et</strong> <em><strong>la Planète des Singes :</strong></em></p>
<p>La collaboration suivante entre <strong>Tim Burton</strong> et <strong>Rick Heinrichs</strong> en tant que chef décorateur, fût celle de la mise en image d’un conte Américain classique, une fable d’horreur folklorique : <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em>, le voyage d’un homme des lumières du XVIIIe siècle, se dirigeant vers l’obscurité cachée dans la superstition. <em>« Un voyage cauchemardesque et métaphysique. La conception du village de <strong>Sleepy Hollow</strong> a annoncé dès le départ un voyage artistique très excitant. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-7-2/" rel="attachment wp-att-5893"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5893" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-7-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<blockquote><p><em>« La conception de maquettes m’a permit de mieux travailler sur la couleur et les textures. Et quand vous avez toute la puissance de feu d’une grosse société de production pour changer le rêve en réalité, on peut obtenir un résultat absolument magique. La réalisation de ce film m’a semblé une étape naturelle de notre collaboration avec Tim, comme l’avait été la réalisation de<strong> The</strong> <strong>Nightmare Before Christmas</strong>. C’était une manière de poursuivre l’expérience de conception graphique qu’on nous avait laissé entamer au début de notre carrière. En a résulté un monde très réaliste, qui aurait pu exister sous un vrai ciel nuageux. C’était devenu mon bac à sable. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-8/" rel="attachment wp-att-5894"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5894" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-8-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p>Après la diffusion d’un extrait de <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em>, Rick Heinrichs en profite pour glisser un petit mot sur le travail de <strong>Danny Elfman</strong> dont il est un logique amateur.</p>
<blockquote><p><em>« Lorsque Tim m’a proposé de travailler avec lui sur <strong>La Planète des Singes</strong>, j’ai été tout de suite enthousiasmé par l’opportunité de pouvoir jouer avec le concept d’espace-temps et de voyage d’une époque à une autre. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-9/" rel="attachment wp-att-5895"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5895" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-9-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><strong> L&#8217;Art de construire un monde :</strong></p>
<p>Suite à ce petit tour d’horizon de son travail avec <strong>Tim Burton</strong>, <strong>Rick Heinrichs</strong> se penche sur un autre projet sur lequel il semble avoir une affection toute particulière, <em><strong>Lemony Snikett&#8217;s A Series Of Unfortunate Events</strong></em> (<em><strong>Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire</strong></em>), dont il nous montre quantité de dessins préparatoires, d’images et de concepts.</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-3-3/" rel="attachment wp-att-5897"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5897" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-32-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<blockquote><p><em>« <strong>Sleepy Hollow</strong> et <strong>A Series of Unfortunate Events</strong> ont été, plus que d’autres, conçus comme des films que j’aurais faits en animation stop motion. Toutes les possibilités créatrices du cinéma y sont au service d’un monde très spécifique. On peut y créer une atmosphère très particulière grâce à la perspective et l’usage de la lumière et des textures, qui est ici une vraie boîte à outils émotionnelle. Les effets spéciaux nous ont permis d’étendre la qualité d’une étendue d’eau ou d’un ciel. En tant que chef décorateur sur ce genre de film, on doit sans arrêt jouer sur des effets situés entre le théâtre et la réalité plausible du récit qu’il y a à raconter. Toute cette palette de choix apporte une vraie innovation pour un monde précis, très excitant pour un décorateur. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-10/" rel="attachment wp-att-5898"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5898" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-10-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Ces deux films ont nécessité une véritable stylisation de leurs mondes respectifs pour rendre crédible les personnages qui y vivaient. Une forme d’expressionnisme qui aurait eu besoin d’être crédible, mais aussi onirique. La photographie a été prise en charge par le merveilleux <strong>Emmanuel Lubezki</strong>, qui exerce aussi bien son art en extérieur que sur les acteurs. Pour le déroulement d’une scène, je suis dépendant du réalisateur qui a sa propre vision mais aussi des acteurs qui s’accaparent cet espace et sa conception. Dans mon métier, il est d’ailleurs fondamental que les décors que je crée soient au service de ces derniers. Un comédien est précis au travers des costumes, accessoires et décors avec lesquels il interagit. Ce sont des choses qui sont matière a beaucoup de discussions. <strong>Jim Carrey</strong> par exemple est un grand improvisateur et demandera souvent à ce qu’on ajoute un détail à la dernière minute. J’aime construire des images qui vont servir un récit visuel. Je réponds aux personnages par des métaphores visuelles qui créeront une réponse émotionnelle immédiate. Ces dernières transmettent au public une compréhension explicite et instinctive des personnages et du monde qu’ils habitent. Une forme de récit pour l’œil intérieur. Seul l’œil comprend cela. C’est un processus organique qui demande beaucoup de recherches et de documentations. Cela mène souvent sur des chemins inattendus, qui me surprennent moi-même. Et j’espère surprendre mon réalisateur au passage. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-12/" rel="attachment wp-att-5900"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5900" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-12-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Au début du processus de création, j’essaye d’identifier dans mes documents, des textures et un panel de couleurs précis, qui me rappèleront ce que j’ai vu à la première lecture du scénario. Par la suite, je travaille avec le département déco pour parvenir à l’objectif désiré. Nous définissons nos priorités et travaillons collectivement à l’affinage du tout avec le réalisateur. Nous fabriquons des maquettes, et encore des maquettes… Il s’agit de trouver un équilibre entre les impératifs de la production et l’impact émotionnel sur les spectateurs. Si tout va pour le mieux, nous aurons réussi à créer un environnement capable de soutenir une histoire en termes visuels. De nombreux compromis difficiles ont en fait servi à préciser l’importance du concept de départ et à éliminer le superflu. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-11/" rel="attachment wp-att-5899"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5899" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-111-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><strong>Rick Heinrichs et Johnny Depp sur un bateau&#8230; Qui tombe à l&#8217;eau ?</strong></p>
<blockquote><p><em>« Un travail sur un film, pour un décorateur peut s’apparenter à un voyage métaphysique, mais dans le cadre des films <strong>Pirates des Caraïbes</strong>, nous avons effectué de vrais voyages. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-13/" rel="attachment wp-att-5901"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5901" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-13-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p>Une vidéo de tournage de <strong>Dead Man&#8217;s Chest</strong>, montrant Gore Verbinski imitant Johnny Depp courant de façon efféminé sur la plage est montré, provoquant l’hilarité générale de la salle.</p>
<blockquote><p><em>« Je ne m’étais pas rendu compte, avant de travailler sur ces films, à quel point les vaisseaux d’époques pouvaient être beaux. J’ai donc dû intégralement me documenter sur eux pour ces films, et ça a été un plaisir car ce sont de véritables œuvres d’art humaines dictées par les forces de la Nature, sculptées dans des formes animales, de poissons ou d’oiseaux. Une grande réussite humaine d’un point de vue artisanal. Ces films parlent de la fin d’une époque, celle de l’Aventure, du mystère, du danger et de l’arrivée d’une nouvelle époque et de la rude rationalité qu’impliquent l’ordre et le commerce mondial. Mais aussi le déclin du mystère romantique. Toutefois, ce dernier persiste dans le Bayou de la Louisiane, de même que le danger, en haute mer. Les êtres humains créent donc leurs refuges dans des endroits inattendus et construisent leur mode de vie en harmonie avec ces environnements, faits de plantes et de vie animale. Rien n’est perdu, et tout est sujet à création pour qui a bille en tête. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/1486803350_small/" rel="attachment wp-att-5908"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5908" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/1486803350_small-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Gore Verbinski nous a lancé un vrai défi : créer tout ce qui pouvait être crée physiquement, sans avoir recours aux effets spéciaux, pas une demande facile à honorer. Il nous a fallu un pinceau gigantesque pour “ peindre ” ce tableau-ci, une véritable aventure mythique. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-24/" rel="attachment wp-att-5910"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5910" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-24-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Dans le troisième film, Gore voulait capturer le sentiment d’anéantissement de la fin d’une période, celle de la liberté incarnée par les pirates. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-23/" rel="attachment wp-att-5909"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5909" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-23-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Pour Singapour, où les amis de Jack se rendent pour l’aider à quitter son purgatoire, nous avons dû laisser notre imagination vagabonder car il n’existe aucun document visuel précis de cette partie du monde à cette période précise. Nous avons décidé de construire Singapour en studio, ce qui nous a prit deux mois. C’est un énorme défi de construire une ville entière en studio. Nous avons stocké un énorme réservoir d’eau et avons finalement rempli ce studio avec. Un grand directeur de la photographie peut capturer tout cela pour lui donner vie. Pour la première entrevue avec Sao Feng, nous voulions un endroit propre et classieux, mais le réalisateur a finalement décidé que cela devait avoir lieu dans une salle thermale cradingue… Et il avait raison. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-21/" rel="attachment wp-att-5906"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5906" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-21-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Dans le script, la jonque des personnages est décrite comme une vraie épave. Mais sous son apparence, sa forme est magnifique. Cette jonque devait traverser un paysage Arctique, traverser la nuit et atteindre le bout du monde. Nous en avons créé une autre pour le capitaine Sao Feng, un véritable paon parmi la flotte chinoise. Il est incroyable de voir la différence d’un bateau à l’autre, en fonction de la partie du monde dont il vient, sachant qu’ils avaient tous le même but. L’ornementation et les matières sont le reflet de l’influence asiatique. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-17/" rel="attachment wp-att-5902"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5902" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-17-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>«  La confrérie se retrouve à la Baie des Naufragés pour trouver une stratégie contre la flotte de la compagnie des Indes. Pour ce lieu, le réalisateur nous a décrit une cavité volcanique remplie d’épaves de bateaux, une sorte de croisement entre un camping pour pirates et un cimetière de baleines. La première réunion des pirates a lieue au cœur d’un bateau renversé. Nous avons conçu des modèles réduits de personnages pour pouvoir entamer ce travail avec le directeur de la photo et le réalisateur. Un des aspects étonnants de mon métier, c’est qu’on me demande parfois des choses surprenantes, comme créer des guitares d’époque pour un membres des <strong>Rolling Stones</strong>. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-22/" rel="attachment wp-att-5907"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5907" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-22-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Pour le Hollandais Volant, bateau du XVIe siècle corrompu en une vision cauchemardesque, nous avons dû utiliser des techniques traditionnelles et d’autres qui l‘étaient moins. Nous avons eu la chance de pouvoir mettre le navire à l’eau juste avant que les grandes grues qui nous ont aidé aient dû partir à la Nouvelle-Orléans, afin de réparer les dégâts de l’ouragan Katerina. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-14/" rel="attachment wp-att-5903"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5903" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-14-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>«  Patiner quelque chose de neuf pour le rendre vieux en si peu de temps est toujours un défi, et quand il faut lui donner l’apparence d’un bateau naufragé qui a été perdu deux siècles au fond des mers, c’est très amusant. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-15/" rel="attachment wp-att-5904"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5904" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-15-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« La fin du film est une bataille entre les pirates et la compagnie des Indes, autour d’un malstrom. Nous avons décidé de construire les ponts de chaque bateau sur des plates-formes mobiles pour donner l’effet de roulis et d’abordage. Les décors, tout comme les personnages, évoluent, tout comme le Hollandais Volant qui a recouvert son apparence initiale à l’issue de la bataille. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-16/" rel="attachment wp-att-5905"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5905" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-16-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><em><strong>Dessine moi un mouton, Monsieur Loup :</strong></em></p>
<blockquote><p><em>« Le projet <strong>Wolfman</strong> m’a donné l’opportunité d’explorer le conflit intérieur fondamental du genre humain, avec le concept des êtres humains perçus comme des créatures civilisées, mais restant des bêtes motivées par l’instinct de survie, quoi qu’il arrive. Le XIXe siècle est une période de grandes contradictions qui permet d’avoir un décorum idéal pour ce genre de thème.  La Grande-Bretagne d’alors s’est crue être la nation la plus civilisée au monde, le commerce leur apportant une grande prospérité et un contact constant avec le monde extérieur, comme si Dieu lui-même leur avait donné le droit de juger le monde et ses manières. Mais il y avait aussi une vie sordide et une corruption des moeurs, en marge de l’ordre social. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-26/" rel="attachment wp-att-5913"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5913" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-26-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Ce film est l’histoire d’un homme dont la nature animale est en contradiction avec son côté civilisé. Mon travail était de traduire le récit en terme visuel. Quand ses traits de caractères entrent en conflits les uns avec les autres, on trouve là les éléments d’une véritable histoire. Les gens de la campagne vivent dans un monde de superstition à l’ombre d’évènements que la civilisation ne saurait comprendre. La modernité et la technologie propres aux villes rentrent en conflit avec cette nature, et permet la création d’un vrai terreau pour développer les personnages. La seule bonne chose qu’apporte la civilisation est d’empêcher de nous détruire les uns les autres. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-27/" rel="attachment wp-att-5914"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5914" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-27-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><strong>Vers un sombre avenir&#8230;<br />
</strong></p>
<p>Après ce récent tour d’horizon, Rick Heinrichs se penche maintenant en guise de conclusion, vers l’avenir le plus proche et celui qu’il semble trouver le plus excitant, celui qui est sous le joug des deux nouvelles collaborations qu’il lance avec Tim Burton pour cette année 2012, à savoir les déboires de la famille Collins dans <strong>Dark Shadows</strong>, et la nouvelle résurrection de Sparky dans le remake en stop-motion de <strong>Frankenweenie,</strong> prévu pour Octobre prochain.</p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/frankenweenie-3/" rel="attachment wp-att-5915"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5915" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-33-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-32/" rel="attachment wp-att-5916"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5916" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-321-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-31/" rel="attachment wp-att-5917"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5917" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-311-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<blockquote><p><em>« Au fil des années, avec Tim, nous retrouvons nos idées premières. J’ai toujours pensé que l’apogée de la création était de donner vie à quelque chose d’inanimé. <strong>Frankenweenie</strong> ressuscite, cette fois en stop-motion, en trois dimensions et en noir et blanc, qui plus est, merci à Disney pour ça ! Avec <strong>Dark Shadows</strong>, on revient au XVIIIe siècle mais aussi aux années 70, ma décennie préférée : la débauche, le rock’n roll, des pantalons à patte d’éléphants et aux mauvaises coupes de cheveux… Ou peut-être que tout cela n’a qu’un rapport avec moi (rires) ! Ce film m’a offert l’opportunité peu commune d’explorer un mélange des deux styles, fin année 1770 et les années 70. Comme toujours l’artisanat manuel a été encore plus important que le travail avec des ordinateurs. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-28/" rel="attachment wp-att-5918"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5918" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-28-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-29/" rel="attachment wp-att-5919"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5919" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-29-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/url-30/" rel="attachment wp-att-5920"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5920" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/url-30-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p><em>« Retrouver Tim est toujours génial. Je me rappellerais toujours de cette période de nos vies où c’est l’ennui qui nous motivait à créer. »</em></p></blockquote>
<p><strong>La rencontre :<br />
</strong></p>
<p>C’est sur une photo d’archive absolument inédite de Tim Burton, endormi dans un siège chez Disney, que se conclut cette master-class très imagée, qui a malheureusement prit un brin de retard par rapport à l’heure prévue. Mais Matthieu Orléan et ses équipes tiennent vraiment à avoir l’opportunité de parler un peu avec l’artiste, et permettent même à certains spectateurs de poser de rapides questions sur le travail titanesque accompli avec Tim Burton sur tous ces projets ambitieux. L’une des questions essentielle est bien sûr de savoir à quel point ce retour au travail avec Tim Burton pouvait avoir de l’impact sur sa carrière actuelle, après avoir travaillé avec d’autres pendant plusieurs années.</p>
<blockquote><p><em>« C’est merveilleux d’avoir pu retravailler avec Tim. C’est comme retrouver de la famille, avec Danny Elfman, Johnny et Helena, aussi. Je respecte énormément son talent et son travail, ainsi que les projets qu’il choisit qui sont toujours peu communs et excentriques. Sur ces deux derniers projets, il a vraiment atteint son top niveau en tant que réalisateur. »</em></p></blockquote>
<p>- Est-ce que Tim Burton a changé ? Est-ce que son esthétique et sa vision du cinéma ont changé, par rapport aux premières années de travail que vous avez partagé ?</p>
<blockquote><p><em>« Et bien il porte des lunettes maintenant et sa barbe grisonne (rires) ! Je pense qu’il a évolué avec le temps, bien sûr. Il est maintenant au top de sa performance en tant que metteur en scène. Il a énormément appris. Bien que certaines choses ont changé ou évolué, je ressens toujours toutefois son inspiration originelle, ce qui fait le cœur de son travail, qui persiste, et cela l’a toujours caractérisé. Il s’inspire de son monde à lui pour créer. »</em></p></blockquote>
<p>- Est-ce qu’il vous communique son inspiration et inversement ? Échangez vous des ouvrages, ou d’autres films pendant que vous préparez un long-métrage ?</p>
<blockquote><p><em>« C’est assez intéressant car quand nous avons commencé à travailler ensemble, on ne s’intéressait pas aux mêmes choses. Je n’y connaissais rien en monstres japonais et en films d‘horreur. J’étais plus inspiré par les bandes dessinées et les romans graphiques, les vampires ou le monstre de <strong>Frankenstein</strong>, qui avaient aussi été adaptés sous ce format, également. Peut-être que cela vient du fait que je sois originaire du nord-est des Etats-Unis, où j’imagine l’édition a de l’importance, et que Tim a grandi près d’Hollywood, où le cinéma faisait loi. Quand nous avions commencé à travailler sur <strong>Sleepy Hollow</strong>, il m’a recommandé pas mal de films de la Hammer (ndlr , société de productions Anglaise ayant produit toute une série de films d&#8217;épouvantes dans les années 50 à 70, mettant souvent en scène des monstres classiques comme Dracula ou Frankenstein), dont la plupart m’ont semblé assez difficiles à regarder (rires) mais quand vous les voyez, vous comprenez l’attachement personnel qu’il y accorde. En ce qui concerne le dessin, Tim est un grand dessinateur, dont le genre est très communicatif, très stylisé et excentrique. J’ai suivi une formation un peu plus scolaire que lui, je m’y suis beaucoup entraîné, en dessin comme en sculpture.J’ai pu apprendre à maîtriser plusieurs styles differents, ce qui fait de moi, du moins je le pense, quelqu’un d’assez efficace dans mon métier. J’essaye d’inclure un grand nombre de détails issus de ses dessins et, son style a un trait très simple et direct. Quand je vois son travail, j’arrive à “ lire entre les lignes ” pour en tirer quelque chose. »</em></p></blockquote>
<p>Comme le précise bien Matthieu Orléan, Rick Heinrichs a été très concis lors de sa présentation, mais il permet toutefois qu’une ou deux questions soient posées par les spectateurs parmi lesquelles :</p>
<p>- À quel stade de la production d’un film les deux cinéastes travaillent-il ensemble ?</p>
<blockquote><p><em>« Idéalement, dès le départ. Tous les cinéastes avec qui je travaille sont très visuels, comme Bruno Delbonel, un de vos compatriotes Français, sur <strong>Dark Shadows</strong>. C’est aussi un très bon dessinateur et directeur de la photographie. Il me semble qu’il a travaillé avec Jean-Pierre Jeunet en tant qu’animateur, tout comme nous au début. Entrer en production d’un film, c’est entrer en guerre avec les producteurs, et comme je suis très enthousiaste à l’idée de partager le plus de mes idées possibles, j’essaye de faire du directeur de la photo et du réalisateur mes alliés afin de les convaincre du bien fondé de mes idées… C’est comme ça qu’on gagne la guerre (rires). »</em></p></blockquote>
<p>- Est-il déjà arrivé que Tim Burton ne soit pas à la base d’un projet esthétique et vous laisse seul juge d’une base de travail ?</p>
<blockquote><p><em>« Ça, ça arrive tout le temps (rires). Il n’y a pas de projet prédéfini, il y a surtout de l’expérimentation. Parfois, ça marche, parfois non. Le conseil que je donnerais à un jeune chef décorateur, c’est de s’armer de patience pour qu’une collaboration marche, avant tout.  Une collaboration efficace, c’est d’essayer un grand nombre d’idées et de voir à quel point elles peuvent participer à la perception d’un personnage ou d’un récit. L’ idée n’est pas de chercher LA bonne réponse mais d’enclencher un processus de choix qui créera un univers par la suite. »</em></p></blockquote>
<p>Sur ce, Matthieu Orléan s’intéresse à un leitmotiv graphique intéressant chez Burton, mais aussi chez d’autres réalisateurs, celui de la nature anthropomorphique et onirique…</p>
<p>- Est ce que ce détail récurent viendrait de Rick Heinrichs ?</p>
<blockquote><p><em>« …Oui (rires) ! Oui, ça vient de moi, ça (rires). Comme je l’ai dis, enfant, je lisais beaucoup de bande dessinée, et j’ai toujours été attiré par la façon dont un personnage ou un récit sont dépeints de telle façon à vous emmener sur une voie, mais que tout change soudainement, c’est très amusant. Dans un même temps, je ne m’intéresse pas vraiment aux films du genre “ gore ” ou autre. J’aime l’idée qu’on puisse surprendre en chevauchant la ligne entre épouvante et humour, ce qui Tim fait sans arrêt à merveille. »</em></p></blockquote>
<p>Une dernière question pertinente de Matthieu Orléan porte sur la technologie, qui prends une part très importante dans nos sociétés mais aussi au cinéma. Sous un dehors légèrement critique, Matthieu Orléan soulève que Rick Heinrichs conserve une part très artisanale dans sa façon de travailler, en dessinant et en réalisant des maquettes. Cela fait-il parti de son procédé naturel de création ?</p>
<blockquote><p><em>« Tim et moi en avons parlé très tôt, dès le début de notre collaboration. Pour nous, le concept de base devait toujours prédominer sur l’expertise technologique ou technique&#8230; La technologie va d’autant plus vite aujourd’hui, et cela ne va pas aller en ralentissant. Une idée de projet original est bien plus rare et difficile à obtenir que la progression de la technologie en elle-même. »</em></p></blockquote>
<p>- Et que deviennent toutes les photos vue aujourd’hui, les dessins, les maquettes de tous ces projets qui n‘ont pas vu le jour comme <strong>True Love</strong>, <strong>Trick or Treat</strong> ou <strong>Dream Factory</strong> ? Etaient-elles bien conservées chez vous ou étaient-elles en train de dépérir dans un grenier ? Imaginiez-vous qu’elle seraient exposées un jour ?</p>
<blockquote><p><em>« Si vous avez vu mon travail dans l’exposition, vous devez bien penser que jamais je n’aurai imaginé qu’elles soient exposées. Certaines tombent littéralement en poussière ! Si seulement j’avais su, j’en aurai pris grand soin. Heureusement, aujourd’hui, je suis bien plus soigneux avec mon travail. J’ai reçu récemment une photo d’une maquette, par l’assistante de Tim, que j’avais réalisé pour l’original de <strong>Frankewneenie</strong>, il y a trente ans. Elle est dans un état lamentable, elle pleure de l’huile par les yeux… Ces maquettes faisaient toujours partie d’un processus créatif et n’avaient pas de but en soi, mais aujourd’hui je regrette de ne pas les avoir bien conserver. »</em></p>
<p><a href="http://www.tim-burton.net/2012/04/rencontre-avec-rick-heinrichs-lexperience-cinema-a-la-cinematheque-samedi-7-avril-2012-compte-rendu/burthein/" rel="attachment wp-att-5922"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-5922" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/burthein-120x120.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p></blockquote>
<p><em>Compte-rendu et traductions par Sephiroth, relecture et modifications par Je Suis Sur Le Fil.</em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3730/page/4#post-208549">Venez en discuter sur le forum</a></p>
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		<title>Sleepy Hollow</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 00:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Je Suis Sur Le Fil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Christina Ricci]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Depp]]></category>
		<category><![CDATA[Sleepy Hollow]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[
Toutes les images présentées dans cette galerie sont issues du film Sleepy Hollow © Paramount Pictures (1999)
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
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				<a class="Link" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=62">
					<img class="Thumb" alt="Croquis préparatoires" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/gallery/sleepy-croquis/thumbs/thumbs_sleepy-hollow.jpg"/>
				</a>
			</div>
		</div>
		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Croquis préparatoires" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=62" >Croquis préparatoires</a></h4>
				<p><strong>19</strong> Photos</p>
			</div>

 		
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				<a class="Link" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=63">
					<img class="Thumb" alt="Photos de tournage" src="http://www.tim-burton.net/wordpress/wp-content/gallery/sleepy-tournage/thumbs/thumbs_l_162661_a1e2238d.jpg"/>
				</a>
			</div>
		</div>
		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Photos de tournage" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=63" >Photos de tournage</a></h4>
				<p><strong>68</strong> Photos</p>
			</div>

 		
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				<a class="Link" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=64">
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		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Images promotionnelles" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=64" >Images promotionnelles</a></h4>
				<p><strong>19</strong> Photos</p>
			</div>

 		
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				<a class="Link" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=65">
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		<h4><a class="ngg-album-desc" title="Le film" href="http://www.tim-burton.net/galerie/sleepy-hollow/?album=16&amp;gallery=65" >Le film</a></h4>
				<p><strong>118</strong> Photos</p>
			</div>

 	 	
	<!-- Pagination -->
 	<div class="ngg-clear"></div>
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</p>
<p><em>Toutes les images présentées dans cette galerie sont issues du film <strong>Sleepy Hollow</strong> © Paramount Pictures (1999)</em></p>
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		<title>Décès de Michael Gough</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2011/03/deces-de-michael-gough/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 14:24:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Falang</dc:creator>
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Nous venons d&#8217;apprendre le décès aujourd&#8217;hui de Michael Gough, à 94 ans. Particulièrement connu par les Burtoniens pour son interprétation du majordome Alfred dans les Batman (ceux de Burton, mais aussi ceux de Schumacher), il avait commencé sa carrière dans les années 40, notamment dans l&#8217;Anna Karénine de Julien Duvivier (film de 1948, dans lequel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="http://1.bp.blogspot.com/_v0fV15P7uQo/RrSOm4WLogI/AAAAAAAAA70/_HjBxxanaLo/s400/gough.jpg" alt="" width="322" height="400" /></p>
<p>Nous venons d&#8217;apprendre le décès aujourd&#8217;hui de Michael Gough, à 94 ans. Particulièrement connu par les Burtoniens pour son interprétation du majordome Alfred dans les <em>Batman</em> (ceux de Burton, mais aussi ceux de Schumacher), il avait commencé sa carrière dans les années 40, notamment dans l&#8217;<em>Anna Karénine</em> de Julien Duvivier (film de 1948, dans lequel Vivien Leigh tenait la tête d&#8217;affiche). Faisant partie des piliers de la télévision britannique, il tourna dans de nombreux téléfilms et séries (du Saint à Sherlock Holmes, en passant par Shakespeare, Alexandre Dumas, Agatha Christie ou Jane Austen), dont plusieurs apparitions dans deux séries britanniques emblématiques, soient <em>Doctor Who</em> et <em>Chapeau melon et bottes de cuir</em>. Il participa également à de nombreuses productions issues des maisons d&#8217;horreur et de SF qu&#8217;étaient la Hammer et Amicus, comme <em>Le Cauchemar de Dracula</em> en 1958, <em>Le Fantôme de l&#8217;Opéra</em> en 1960 ou <em>Le Train des épouvantes</em> en 1964. Notons qu&#8217;outre les Batman, Gough retrouva Burton à plusieurs reprises, jouant le notaire Hardenbrook dans <em>Sleepy Hollow</em>, et donnant de la voix pour doubler le &#8220;vieux&#8221; squelette Gutknecht dans les <em>Noces funèbres</em> et le Dodo dans <em>Alice au pays des merveilles</em>.</p>
<p>Bye bye, Alfred&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://l.yimg.com/eb/ymv/us/img/hv/photo/movie_pix/warner_brothers/batman/_group_photos/michael_keaton11.jpg" alt="" width="360" height="253" /><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3635"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3635#post-190985">En discuter sur le forum</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Cité de la BD d&#8217;Angoulême rend hommage à Tim Burton</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2010/06/la-cite-de-la-bd-angouleme-rend-hommage-a-tim-burton/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/2010/06/la-cite-de-la-bd-angouleme-rend-hommage-a-tim-burton/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 10:09:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laston</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Cité de la BD d&#8217;Angoulême fera du 23 juin au 6 juillet 2010 une rétrospective consacrée à Tim Burton, projetant des films qu&#8217;il a réalisés ou produits. Seront ainsi projetés, toujours en version originale sous-titrée en français:

Vincent
Pee Wee&#8217;s Big Adventure
Beetlejuice
Edward Scissorhands
Batman Returns
The Nightmare Before Christmas
Ed Wood
Mars Attacks!
Sleepy Hollow
Big Fish
Charlie and the Chocolate Factory
Corpse Bride
Sweeney [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Cité de la BD d&#8217;Angoulême fera du 23 juin au 6 juillet 2010 une rétrospective consacrée à Tim Burton, projetant des films qu&#8217;il a réalisés ou produits. Seront ainsi projetés, toujours en version originale sous-titrée en français:</p>
<ul>
<li>Vincent</li>
<li>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</li>
<li>Beetlejuice</li>
<li>Edward Scissorhands</li>
<li>Batman Returns</li>
<li>The Nightmare Before Christmas</li>
<li>Ed Wood</li>
<li>Mars Attacks!</li>
<li>Sleepy Hollow</li>
<li>Big Fish</li>
<li>Charlie and the Chocolate Factory</li>
<li>Corpse Bride</li>
<li>Sweeney Todd</li>
<li>9</li>
<li>Alice in Wonderland</li>
<p>Chaque film est diffusé lors de plusieurs séances.</p>
<p>Source et programme: <a href="http://www.citebd.org/spip.php?article11">La Cité de la BD d&#8217;Angoulême</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://forums.tim-burton.net/topic/3578">En discuter sur le forum</a></p>
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		</item>
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		<title>Cycle Tim Burton à Bruxelles</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2010/01/cycle-tim-burton-a-bruxelles/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 22:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une fois n&#8217;est pas coutume, la Belgique accueille en sa capitale (ben oui ! Bruxelles !) une rétrospective consacrée à Tim Burton.
Une bonne partie de sa filmographie sera diffusée au centre culturel Jacques Franck, du 7 au 31 janvier.
Plus d&#8217;infos sur le site du Jacques Franck !

jeudi 7 janvier, 20h : Edward Scissorhands
dimanche 10 janvier, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, la Belgique accueille en sa capitale (ben oui ! Bruxelles !) une rétrospective consacrée à Tim Burton.<br />
Une bonne partie de sa filmographie sera diffusée au centre culturel Jacques Franck, du 7 au 31 janvier.</p>
<p>Plus d&#8217;infos sur <a href="http://ccjacquesfranck.be/" target="_blank">le site du Jacques Franck</a> !</p>
<ul>
<li>jeudi 7 janvier, 20h : <em>Edward Scissorhands</em></li>
<li>dimanche 10 janvier, 20h : <em>Ed Wood</em></li>
<li>vendredi 15 janvier, 20h : <em>Sleepy Hollow</em></li>
<li>dimanche 17 janvier, 20h : <em>Big Fish</em></li>
<li>dimanche 24 janvier, 20h : <em>Charlie and the chocolate factory</em></li>
<li>mercredi 27 janvier, 20h : <em>Corpse Bride</em></li>
<li>dimanche 31 janvier, 20h : <em>Sweeney Todd</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Le Marathon Tim Burton</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2009/03/le-marathon-tim-burton/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/2009/03/le-marathon-tim-burton/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 15:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alice in Wonderland]]></category>
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		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[3639
Tout part d&#8217;une idée excellente d&#8217;Eledhwen sur le forum. Puisque Alice aux Pays des Merveilles, version Tim Burton, sort sur nos écrans dans tout pile un an (5 mars aux USA, 24 mars en France), pourquoi ne pas profiter du compte à rebours pour se repasser toute sa filmographie jusqu&#8217;à la sortie du film ?
Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="float_left g2image"><wpg2>3639</wpg2></div>
<p>Tout part d&#8217;une idée excellente d&#8217;<strong><em><a href="http://www.forums.tim-burton.net/user450.html">Eledhwen</a></em></strong> <a href="http://www.forums.tim-burton.net/topic3325.html">sur le forum</a>. Puisque <a href="http://www.tim-burton.net/films/alice-in-wonderland" target="_self"><em>Alice aux Pays des Merveilles</em></a>, version Tim Burton, sort sur nos écrans dans tout pile un an (5 mars aux USA, 24 mars en France), pourquoi ne pas profiter du compte à rebours pour se repasser toute sa filmographie jusqu&#8217;à la sortie du film ?</p>
<p>Le défi parfait pour voir ou revoir chacun d&#8217;entre eux en attendant l&#8217;arrivée du Lapin Blanc&#8230;</p>
<p>Chaque mois, un nouveau film de Tim Burton sera ainsi mis à l&#8217;honneur. L&#8217;occasion de voir ou revoir ce film, de le resituer dans la filmographie de son auteur, mais aussi d&#8217;en reparler sur le forum. <strong>Un topic spécifique dédié à ce film sera ouvert</strong> pour pouvoir accueillir vos réactions.</p>
<p>Et on continue comme ça jusqu&#8217;à la sortie d&#8217;<em>Alice</em> !</p>
<p>Chacun de ces topics restera par la suite épinglé dans le forum, formant une sorte de <strong> journal de bord</strong> de ce défi&#8230;<br />
Une prise de température de la filmographie de Tim Burton vue sur cette période définie !</p>
<p>Une bonne occasion également de <strong>relire chaque dossier</strong> dédié du site, et d&#8217;y <strong>laisser des commentaires</strong> concernant des inexactitudes ou même de les compléter.</p>
<p>Allez&#8230; 3&#8230; 2&#8230; 1&#8230; Partez !</p>
<ul>
<li>avril 2009 : <a title="dossier sur le film Vincent" href="http://www.tim-burton.net/films/les-debuts/vincent" target="_self"><em>Vincent</em></a> (1982), <a title="dossier sur le film Frankenweenie" href="http://www.tim-burton.net/films/les-debuts/frankenweenie" target="_self"><em>Frankenweenie</em></a> (1984) et <a title="dossier sur le film Pee-Wee's Big Adventure" href="http://www.tim-burton.net/films/pee-wees-big-adventure" target="_self"><em>Pee-Wee&#8217;s Big Adventure</em></a> (1985)</li>
<li>mai 2009 : <a title="Dossier sur le film Beetlejuice" href="http://www.tim-burton.net/films/beetlejuice" target="_self"><em>Beetlejuice</em></a> (1988)</li>
<li>juin 2009 : <a title="Dossier sur le film Batman" href="http://www.tim-burton.net/films/batman" target="_self"><em>Batman</em></a> (1989)</li>
<li>juillet 2009 : <a title="dossier sur le film Edward Scissorhands (Edward aux mains d'argent)" href="http://www.tim-burton.net/films/edward-scissorhands" target="_self"><em>Edward Scissorhands</em></a> (1990)</li>
<li>août 2009 : <a title="dossier sur le film Batman Returns (Batman, le défi)" href="http://www.tim-burton.net/films/batman-returns" target="_self"><em>Batman Returns</em></a> (1992) et <a title="dossier sur le film The Nightmare Before Christmas (l'Étrange Noël de Mr Jack)" href="http://www.tim-burton.net/films/the-nightmare-before-christmas" target="_self"><em>The Nightmare Before Christmas</em></a> (1993)</li>
<li>septembre 2009 : <a title="dossier sur le film Ed Wood" href="http://www.tim-burton.net/films/ed-wood" target="_self"><em>Ed Wood</em></a> (1994)</li>
<li>octobre 2009 : <a title="dossier sur le film Mars Attacks!" href="http://www.tim-burton.net/films/mars-attacks" target="_self"><em>Mars Attacks!</em></a> (1996)</li>
<li>novembre 2009 : <a title="dossier sur le film Sleepy Hollow" href="http://www.tim-burton.net/films/sleepy-hollow" target="_blank"><em>Sleepy Hollow</em></a> (1999)</li>
<li>décembre 2009 : <a title="dossier sur le film Planet of the Apes (la Planète des Singes)" href="http://www.tim-burton.net/films/planet-of-the-apes" target="_self"><em>Planet of the Apes</em></a> (2001)</li>
<li>janvier 2010 : <a title="dossier sur le film Big Fish" href="http://www.tim-burton.net/films/big-fish" target="_self"><em>Big Fish</em></a> (2003)</li>
<li>février 2010 : <a title="dossier sur le film Charlie and the Chocolate Factory (Charlie et la Chocolaterie)" href="http://www.tim-burton.net/films/charlie-and-the-chocolate-factory" target="_blank"><em>Charlie and the Chocolate Factory</em></a> (2005) et <a title="dossier sur le film Corpse Bride (les Noces Funèbres)" href="http://www.tim-burton.net/films/corpse-bride" target="_self"><em>Corpse Bride</em></a> (2005)</li>
<li>mars 2010 : <a title="dossier sur le film Sweeney Todd" href="http://www.tim-burton.net/films/sweeney-todd" target="_self"><em>Sweeney Todd</em></a> (2007)</li>
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		<title>Biographie</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 12:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
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1. Naissance, enfance, adolescence
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="dossier_news"><ul class="wlist"><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2009/10/the-art-of-tim-burton-bientot-en-reservation/" rel="bookmark">The Art Of Tim burton, Bientôt en Réservation!</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/11/un-nouveau-bebe-chez-les-burton/" rel="bookmark">Un nouveau bébé chez les Burton !</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2007/03/tim-burton-bientot-honore-a-venise/" rel="bookmark">Tim Burton bientôt honoré à Venise</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2005/11/tim-burton-autiste/" rel="bookmark">Tim Burton autiste ?</a></li><li> <a href="http://www.tim-burton.net/2004/08/tim-burton-essaierait-decroquer-lisa-marie/" rel="bookmark">Tim Burton essaierait d&#8217;ecroquer Lisa Marie ?</a></li></ul></div>
<h3>1. Naissance, enfance, adolescence</h3>
<p>Il grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d&#8217;accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.<br />
Bien que Burbank puisse sembler être un endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que sera Tim Burton; il n&#8217;en garde que le souvenir d&#8217;une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens à la normalité déconcertante et à l&#8217;ouverture d&#8217;esprit toute relative, figure d&#8217;une certaine Amérique qu&#8217;il s&#8217;essaiera plusieurs fois à dénoncer dans son travail ultérieur.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3811|200</wpg2></div>
<p>Introverti et éprouvant des difficultés autant à la maison qu&#8217;à l&#8217;école, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films de monstres et d&#8217;horreur, à la télé ou au cinéma. Il y découvre donc un certain cinéma qui aura une influence cruciale sur sa carrière à venir, à travers les films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d&#8217;horreurs &#8220;gothiques&#8221; depuis la fin des années 50 aux années 70), l&#8217;emblématique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l&#8217;excentricité du réalisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera également un film).</p>
<blockquote><p>Quand tu es plus jeune, tu crées ta propre mythologie et tu détermines ce qui te touche. Et ces films, leur poésie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m&#8217;interpelaient comme d&#8217;autres enfants ont pu être interpelés par les films de Gary Cooper ou John Wayne.»</p></blockquote>
<p>A part cela, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions décollant et atterrissant de l&#8217;aéroport tout proche.<br />
Quelques faits anecdotiques marquent tout de même son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire à l&#8217;invasion imminente des martiens; ou encore le fait que ses parents aient muré, pour une raison inconnue, la fenêtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligé d&#8217;escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l&#8217;extérieur, événement qu&#8217;il associa &#8220;<em>à la nouvelle d&#8217;Edgar Allan Poe où un homme est emmuré vivant et brûlé vif. Voilà le genre de sentiments que j&#8217;éprouvais à l&#8217;égard de mon monde. Burbank, cet endroit mystérieux!</em>&#8220;.</p>
<p>S&#8217;entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s&#8217;en va vivre chez sa grand-mère, qui lui louera ensuite un petit studio à ses 16 ans.</p>
<h3>2. Tim Burton au pays enchanté</h3>
<h4>i. Calarts</h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2661|200</wpg2></div>
<p>En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim et son talent très précoce sont repérés par des chasseurs de têtes travaillant pour Disney et il obtient une bourse pour intégrer CalArts (California Institute for the Arts), une école fondée par le studio pour constituer un &#8220;réservoir&#8221; de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la célèbre entreprise.</p>
<p>Il y rencontrera certaines pointures actuelles (John &#8220;Pixar&#8221; Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane&#8230;) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (réalisateur de l&#8217;<em>Étrange Noël de Mr Jack</em>) qu&#8217;il côtoiera au cours d&#8217;animation expérimentale enseigné par Jules Engel.<br />
S&#8217;il supporte mal l&#8217;enseignement &#8220;militaire&#8221; de l&#8217;établissement, il y réalise <em>Stalk of The Celery Monster</em> par lequel il se fera remarquer avant d&#8217;être embauché comme animateur dans le studio.</p>
<h4>ii. Tim Burton employé chez Disney</h4>
<p>Il y passera trois années difficiles, incapable d&#8217;intégrer les &#8220;codes&#8221; formatés du studio et faisant preuve d&#8217;une ténacité à toute épreuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu&#8217;on exige de lui et de ses collègues d&#8217;être &#8220;<em>à la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalité. Il faut être quelqu&#8217;un d&#8217;unique pour pouvoir faire coexister ces deux états dans un même cerveau.</em>&#8221;</p>
<h5>a. Animateur</h5>
<p>Il y travaillera entre autres sur <em>Tron</em> (non crédité, en tant qu&#8217;animateur), <em>The Lords of The Rings</em> (non crédité, en tant qu&#8217;intervalliste), ainsi que sur <em>Rox et Rouky</em> (en tant qu&#8217;animateur) :</p>
<blockquote><p>Je n&#8217;arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(…) J&#8217;avais l&#8217;impression de subir le supplice de la goutte d&#8217;eau. (…) Je n&#8217;avais pas la force d&#8217;endurer cela, c&#8217;était au-dessus de mes forces.</p></blockquote>
<p>Il adapte son comportement en conséquence, dormant souvent entre 8 et 10 heures par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu&#8217;à parfois 4 heures de sommeil supplémentaires pendant ses heures de travail, les yeux clos mais bien assis derrière sa planche à dessin, le crayon à la main, prêt à gribouiller à la moindre entrée inattendue dans son bureau…</p>
<blockquote><p>Je me comportais de manière étrange (…). Je m&#8217;installais fréquemment au fond d&#8217;une armoire dont je ne sortais pas, ou je m&#8217;asseyais sur mon bureau – ou en-dessous –, ou je faisais des trucs étranges comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivé à dépasser ce stade. Je ne m&#8217;enferme plus dans une armoire. J&#8217;étais gardé à distance respectable, mais j&#8217;avais la paix.</p></blockquote>
<h5>b. Art Conceptor</h5>
<p>Ensuite, il accède avec un bonheur relatif à un poste d&#8217;artiste-concepteur sur <em>Taram et le Chaudron Magique</em>, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, indépendamment du fait qu&#8217;aucune ne sera retenue pour le film. Burton démarre une petite dépression.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d&#8217;idées pour 10 ans. Lorsqu&#8217;au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu&#8217;ils n&#8217;avaient rien utilisé, ça m&#8217;a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être dans une cellule que la lumière du jour n&#8217;éclairait jamais.</p></blockquote>
<h5>c. <em>Vincent</em>, <em>Frankenweenie</em> et <em>Hansel &amp; Gretel</em></h5>
<p>Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien de Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney.<br />
Ils réussiront à débloquer eux-même, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettront à Tim Burton de réaliser un petit bijou d&#8217;animation basé sur un poème qu&#8217;il voulait à la base éditer en livre : <em>Vincent</em>.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>2584|200</wpg2></div>
<p>Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2686|200</wpg2></div>
<p>Une voix off, celle de l&#8217;acteur lui-même que Burton arrivera à associer au projet, récite sur les images le poème écrit par Tim sur un ton proche des textes d&#8217;Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation, en clôture le court-métrage.<br />
Tim Burton deviendra un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rôles, de même qu&#8217;il commença un documentaire -jamais terminé- sur lui, <em>Conversations with Vincent</em>.</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai toujours gardé contact avec lui [Vincent Price], même de façon relâchée (…) Il faisait partie de cette génération de gens avec qui on reste toujours connecté même s&#8217;il arrive qu&#8217;on ne se voit pas régulièrement. (…) Il était très encourageant. J&#8217;avais toujours l&#8217;impression qu&#8217;il comprenait exactement le propos du film, peut-être même plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente.</p></blockquote>
<p>Parmi les 3 collaborateurs à la réalisation du film, notons la présence de Rick Heinrich qui sera l&#8217;un des &#8220;fidèles&#8221; de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui aidera à définir son style visuel.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>1291|200</wpg2></div>
<p>Ensuite, toujours pour le compte de Disney et la même année, il tourne son premier film &#8220;live&#8221;, <em>Frankenweenie</em>, toujours produit par Julie Hickson.<br />
Ce moyen-métrage est une variation du film <em>Frankenstein </em>où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci se soit fait renversé par une voiture.<br />
Il dirige Shelley Duvall (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rôle secondaire).</p>
<p>Néanmoins, ces deux essais -réussis-, trop atypiques par rapport à la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relégués au fond des tiroirs de Disney et ne connaîtront qu&#8217;une diffusion marginale (Vincent devait initialement être projeté en première partie de <em>Pinocchio</em>), entre autres dans des festivals d&#8217;animation dont celui de Bruxelles en 1984.<br />
Burton y recevra un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre.<br />
<em>Frankenweenie </em>lui aussi récompensé, se voit également condamné après avoir été classé &#8220;PG&#8221; (interdit aux moins de 12 ans) par la censure.<br />
Burton ne digérera pas le choc.</p>
<p>Dans la foulée de <em>Vincent </em>et <em>Frankenweenie</em>, il réalise également avec 166 000$ <em>Hansel &amp; Gretel</em>, adaptation &#8220;kung fu&#8221; (où les héros sont joués par deux asiatiques) du conte des frères Grimm qui sera diffusé une nuit d&#8217;Halloween sur Disney Channel, remportant un succès mitigé.</p>
<p>C&#8217;est également chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d&#8217;une histoire se déroulant à &#8220;Halloweenland&#8221; et mettant en scène un certain Jack Skellington&#8230; Mais ceci est pour plus tard!</p>
<h4>iii. Bye Bye Mickey !</h4>
<p>Las qu&#8217;on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu&#8217;on se refuse à l&#8217;exploiter en raison d&#8217;une ligne politique et artistique &#8220;trop sage&#8221;, il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer.<br />
Ce qui ne l&#8217;empêche pas d&#8217;entretenir avec eux une relation étroite et ambigüe, sorte de &#8220;je t&#8217;aime &#8211; moi non plus&#8221; : comme l&#8217;explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans <a href="http://www.tim-burton.net/?p=510" target="_self">&#8220;L&#8217;énonciation de l&#8217;interdit &#8211; ou comment Tim Burton a dynamité de l&#8217;intérieur les formations imaginaires proposées par Disney</a>&#8220;, le réalisateur intègre en effet très bien le &#8220;monde de Disney&#8221;, qui figure chez lui une présence spectrale, sorte d&#8217;ombre dont le créateur de <em>Batman </em>ne semble pouvoir s&#8217;émanciper totalement.<br />
Il connaît parfaitement la &#8220;grammaire&#8221; du studio, et partage certaines de ses thématiques (le merveilleux, par exemple), mais qu&#8217;il aborde sous un tout autre angle.<br />
Le manichéisme Disneyien n&#8217;existe par contre pas chez Tim Burton, qui préfère mettre en scène des personnages à la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).</p>
<h3>3. Premières réalisations</h3>
<p><em>Vincent </em>et <em>Frankenweenie </em>attirent l&#8217;attention de l&#8217;industrie du cinéma, et il est approché par Griffin Dunne pour réaliser <em>After Hours</em>.<br />
Martin Scorsese, qui est à l&#8217;époque en stand-by alors qu&#8217;il essaie de réunir les fonds pour sa <em>Dernière Tentation du Christ</em>, se montre également intéressé par le projet.<br />
Burton, fair-play, lui cédera le passage.</p>
<h4>i. <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, <em>The Jar</em> &amp; <em>Aladdin</em></h4>
<p>Peu de temps après, c&#8217;est Paul Reubens, animateur d&#8217;une émission télé pour enfants, qui vient trouver Burton pour réaliser une adaptation de son <em>Pee Wee Herman Show</em>.<br />
Tim Burton accepte le pari et s&#8217;entoure d&#8217;une bonne équipe technique.<br />
C&#8217;est la première fois qu&#8217;il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l&#8217;occurrence la Warner Bros.<br />
Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe <em>Oingo Boingo</em>, Danny Elfman, qu&#8217;il avait déjà vu en concert alors qu&#8217;il était étudiant.<br />
Bien que peu sûr de lui du fait de son absence de formation musicale &#8220;traditionnelle&#8221;, Elfman se révélera être un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d&#8217;autres films ou séries télé.</p>
<blockquote><p>Warner Bros. était prêt à prendre des risques sur <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, parce que le budget du film était minuscule. Ils ont parié sur moi. Ils ont parié sur Danny. (…) Quand je l&#8217;ai entendue jouée [la musique] par un orchestre, ça a été un choc. Ça a été une des expériences les plus mémorables de mon existence. C&#8217;était la première fois que la musique était un personnage à part entière d&#8217;un de mes films.</p></blockquote>
<p>Il forme avec Elfman l&#8217;un de ces grands couples réalisateur/compositeur tels que Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams.<br />
<em>L&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em> est une étape particulière puisque la participation d&#8217;Elfman y est majeure (importance narrative de la musique et des chansons) et endosse le rôle de Jack lors des chansons.<br />
Néanmoins, Burton refuse à Elfman le rôle &#8220;parlé&#8221; de Jack, ce qui sera à l&#8217;origine d&#8217;une dispute qui aboutira à une rupture, le temps d&#8217;un film (<em>Ed Wood</em>), entre les deux artistes.<br />
C&#8217;est en effet à Howard Shore que Burton fera appel.</p>
<p>Burton déclare avoir été très en phase avec <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>, affectionnant l&#8217;univers de Pee Wee l&#8217;homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa préoccupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette.<br />
Il arrivera à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères.<br />
Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante :</p>
<blockquote><p>Si Paul et moi n&#8217;avions pas eu les mêmes goûts, ou n&#8217;avions pas été en osmose, ça aurait été un véritable cauchemar, d&#8217;autant plus qu&#8217;à cette époque de ma vie j&#8217;avais du mal à communiquer. J&#8217;aurais même été viré, car la star c&#8217;était lui.</p></blockquote>
<p>Le film ne sera pas un chef-d&#8217;œuvre, mais fut un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de départ) et accrédite Tim Burton en tant que réalisateur de longs-métrages, malgré une critique partagée et même parfois méchante.</p>
<blockquote><p>Il y a [dans l'industrie du cinéma] tellement de forces qui peuvent te démolir &#8211; les critiques, le box-office et le film lui-même &#8211; que ça t&#8217;oblige à garder une certaine humilité, à garder les pieds sur terre.</p></blockquote>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3152|200</wpg2></div>
<p>Il dirige par la suite deux petits téléfilms, l&#8217;un étant un remake de <em>The Jar</em> pour l&#8217;émission <em>Alfred Hitchcock Presents</em>, et l&#8217;autre, <em>Aladdin and his Wonderful Lamp</em>, adaptation du célèbre conte des 1001 nuits pour le <em>Faerie Tale Theatre</em>.<br />
L&#8217;hôtesse de ce show n&#8217;est autre que Shelley Duvall, qui fut précédemment dirigée par Burton dans <em>Frankenweenie</em>.<br />
Ces deux réalisations sont assez mineures dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de délais assez courts. Tim Burton comprendra, en les réalisant, qu&#8217;il a du mal à s&#8217;approprier un matériau duquel il ne se sent pas proche, et cela sera désormais un critère primordial dans ses choix de réalisateur.<br />
Cependant, <em>Aladdin&#8230;</em> comporte quelques séquences où l&#8217;empreinte de Tim Burton est clairement visible.</p>
<h3>4. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands;</h3>
<p>Les deux projets suivant de Tim Burton assoieront le réalisateur à Hollywood, faisant preuve d&#8217;une capacité à transformer les projets difficiles en succès mondiaux.</p>
<p>Côté vie privée, sa relation avec Julie Hickson, de qui il était très proche chez Disney avant que leur relation n&#8217;évolue en idylle, prend fin peu après la sortie de <em>Pee Wee</em>. Cela aurait marqué un tournant important dans sa vie (d&#8217;après Vanity Fair).</p>
<h4>i. <em>Beetlejuice</em></h4>
<p>Après avoir refusé une série de mauvais scripts, il tombe sur <em>Beetlejuice</em>, une comédie macabre d&#8217;après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson.<br />
Tim Burton y exploite fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betelgeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place.<br />
En effet, le film d&#8217;origine devait à la base s&#8217;appeler <em>The Maitlands</em> et être réalisé par le maître du film d&#8217;horreur, Wes Craven (<em>Nightmare on Elm Street, Scream</em>).<br />
<em>Beetlejuice </em>marque également la rencontre de Tim Burton avec Michael Keaton (Betelgeuse) et Winona Ryder (Lydia), à qui il confiera par la suite d&#8217;autres rôles en or.<br />
Il y dirige également Catherine O&#8217;Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs récurrents de sa filmographie.</p>
<h4>ii. <em>Batman</em></h4>
<p>En 1979, la Warner avait acquis les droits d&#8217;adaptation du comics de Bob Kane, Batman.<br />
Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne à leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture américaine, passant devant Joe Dante (<em>Gremlins</em>) et d&#8217;autres réalisateurs approchés dans un premier temps.<br />
Il avait en effet été décidé que le projet lui serait cédé s&#8217;il répétait un deuxième succès au box-office après <em>Pee Wee</em>, condition remplie avec la réussite de <em>Beetlejuice</em>.<br />
Si <em>Batman </em>sera une réussite, c&#8217;est le premier film d&#8217;une longue série dans laquelle Tim Burton sera confronté à des problèmes de divergences d&#8217;opinions face aux studios.<br />
Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton.<br />
L&#8217;acteur est en effet à l&#8217;époque fiché &#8220;comique&#8221; et dispose en outre d&#8217;un physique assez standard.<br />
Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n&#8217;est pas un super-héros au sens propre du terme (c&#8217;est-à-dire possédant des super-pouvoirs), mais un homme ordinaire (avec un physique ordinaire, donc) qui endosse un costume de justicier.<br />
En outre, Tim Burton s&#8217;éloigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la célèbre série télé des années 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmenté, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des années 80.<br />
Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli.<br />
En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.</p>
<p>Les campagnes de marketing et de merchandising associées à la sortie du film furent également d&#8217;une ampleur encore inédite à l&#8217;époque, et le film rapporta plus de 10 fois son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l&#8217;un des plus gros hits de tous les temps au box-office.<br />
Batman eut également une influence importante sur les autres films de super-héros à venir.</p>
<h3>5. Les débuts des années 90 : 3 films, 3 succès</h3>
<p>Fort de ces énormes succès, Burton entre dans les années 90 fraîchement marié (le 24 février 1989) avec l&#8217;artiste allemande <a href="http://www.lenagieseke.com" target="_blank">Lena Gieseke</a> et en ayant gagné la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres; considérés par beaucoup comme ses meilleurs.</p>
<h4>i. <em>Edward Scissorhands</em></h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>823|200</wpg2></div>
<p>A commencer par <em>Edward Aux Mains D&#8217;Argent</em>, un conte merveilleux (au sens propre du terme) co-écrit avec Caroline Thompson d&#8217;après une idée originale de Tim Burton.<br />
L&#8217;histoire, comme la plupart de ses films de l&#8217;époque, comporte une dimension fortement autobiographique.</p>
<p>Les influences principales du scénario proviennent de <em>Frankenstein, La Belle Et La Bête, Le Fantôme De L&#8217;Opéra</em> et enfin de <em>Der Struwwelpeter</em>, un conte allemand du 19ème siècle traitant du fait de bien se comporter et où un enfant refuse, par exemple, de se laver ou&#8230; de se couper les ongles.</p>
<p>La Warner, qui avait produit les 3 films précédents de Burton, se montre peu intéressée et c&#8217;est donc la Fox qui décide de l&#8217;aider à monter son projet.<br />
Pour l&#8217;acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue à l&#8217;époque, Tom Cruise.<br />
Burton, peu emballé, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dévolu sur celui qui, à l&#8217;époque, était surtout connu pour son rôle de playboy dans la série teenage <em>21 Jump Street</em> : Johnny Depp.<br />
Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre <em>Burton on Burton</em> de Mark Salisbury, provoque des étincelles.<br />
Le beau gosse de la télé incarnera un Edward tout en finesse, et deviendra l&#8217;ami de Burton, son complice et son alter ego à l&#8217;écran; par la même occasion qu&#8217;il démarrera au cinéma la carrière qu&#8217;on lui connaît.</p>
<p>Les costumes, qui ont dans ce film une importance toute particulière, seront réalisés par Colleen Atwood qui deviendra une « régulière » de Tim Burton.</p>
<p>Le film frappe les esprits de par sa poésie, sa musique et sa beauté visuelle; et est considéré comme le chef-d&#8217;oeuvre de Tim Burton.</p>
<h4>ii. <em>Batman Returns</em></h4>
<p>1991. La Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de <em>Batman</em>.<br />
Après d&#8217;âpres discussions, Tim Burton accepte, en échange d&#8217;une lourde contrepartie financière et à la condition qu&#8217;il ait un contrôle total (ce qui est bien sûr relatif) sur le film.<br />
Histoire d&#8217;éviter que le studio se mêle de son travail comme il l&#8217;avait fait sur le premier <em>Batman</em>, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel.</p>
<div class="g2image float_left"><wpg2>2098|200</wpg2></div>
<p>Bien que la Warner ait accepté la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intérêt pour <em>Batman Returns </em>va en effet de pair avec l&#8217;introduction de nouveaux « méchants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michelle Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarné par Danny DeVito.<br />
Ces deux personnages sont mis, à titre d&#8217;importance, sur le même pied que Batman, voire même en avant par rapport au héros du film. L&#8217;opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralité des personnages est toute relative.<br />
En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus.<br />
Catwoman est affublée d&#8217;un caractère très « sexuel », ce qui dérangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas à un public d&#8217;enfants.<br />
McDonalds, poussé dans le dos par des associations de parents, va même jusqu&#8217;à annuler son partenariat marketing avec la Warner pour ce film.</p>
<p>Véritable explosion visuelle, lectures à plusieurs niveaux, c&#8217;est une réussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes, comme la scène de défenestration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal où Batman et Catwoman, les ennemis masqués, se rendent compte de leur identité respective alors qu&#8217;ils sont en train de danser.<br />
La partition d&#8217;Elfman, elle aussi, est un petit bijou.</p>
<p><em>Batman Returns</em> fut cependant le film le plus dur à tourner pour lui : 24 semaines éprouvantes que Tim Burton qualifiera plus tard de « cauchemar ».<br />
Période qui plus est assombrie par le suicide de son ami Anton Furst (décorateur sur <em>Batman </em>– le premier opus), dont le magazine people <em>Vanity Fair</em> le rend responsable dans un article outrageux.<br />
Le réalisateur traverse une phase de dépression, dans laquelle sa remise en cause est totale puisqu&#8217;il songe à arrêter la réalisation pour ne plus se consacrer qu&#8217;à la peinture.</p>
<p>Le film, plus critiqué que le premier, n&#8217;est pas un aussi gros succès au box-office mais s&#8217;en sort tout de même très bien. Ces deux éléments verront la Warner s&#8217;interroger sur la suite de l&#8217;histoire à l&#8217;écran de l&#8217;homme chauve-souris.<br />
Ils décideront d&#8217;engager Joel Schumacher pour deux suites, <em>Batman Forever</em> (1995) puis <em>Batman &amp; Robin</em> (1997).<br />
Tim Burton garde un oeil sur <em>Batman Forever</em> (un titre qu&#8217;il qualifie de « tatouage que l&#8217;on se serait fait sous l&#8217;usage de drogues ») puisqu&#8217;il reste au générique en tant que producteur exécutif.</p>
<h4>iii. Lisa Marie</h4>
<p>Peu après <em>Batman Returns</em>, Lena Gieseke et Tim Burton divorceront.<br />
À partir de la Saint-Valentin &#8217;92, Il sort avec Lisa Marie, une ancienne mannequin avec qui il a eu un coup de foudre dans un night-club la nuit de nouvel an 1991.<br />
Elle apporta beaucoup de choses à Tim Burton, et Henry Selick aurait même déclaré qu&#8217;elle lui sauva en quelque sorte la vie.<br />
En effet, selon Wikipedia (qui cite Selick), Burton s&#8217;apprêtait à « suivre Anton Furst » (son ami et décorateur sur Batman qui s&#8217;était suicidé en novembre 1991).<br />
Tim Burton restera 9 ans avec sa nouvelle compagne. Elle fut pour lui une source d&#8217;inspiration, en particulier pour <em>The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories</em>, qui lui est dédicacé.</p>
<blockquote><p>Il y a beaucoup de Lisa Marie dans ces nouvelles. Elle m&#8217;apporte beaucoup.</p></blockquote>
<p>Lisa Marie eut des secondes rôles dans 4 longs-métrages de Tim Burton. Le plus mémorable reste celui de la femme martienne dans <em>Mars Attacks!</em>.</p>
<div class="g2image centered"><wpg2>3852|200</wpg2><br />
<wpg2>2673|200</wpg2></div>
<h4>iv. <em>Tim Burton&#8217;s Nightmare Before Christmas</em></h4>
<p>En 1982, alors qu&#8217;il était chez Disney, Tim Burton avait écrit un poème narrant les (més)aventures de Jack Skellington, roi du pays d&#8217;Halloween.<br />
Las de semer la terreur, il découvrait au hasard d&#8217;une promenade le pays merveilleux de Noël et tentait par la suite de le fêter à sa façon&#8230;<br />
Inspiré par le style du Dr. Seuss et en particulier de son <em>How the Grinch stole Christmas</em>; le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.</p>
<p>1990. Maintenant que la donne a changé pour Tim Burton, il décide de monter le projet.<br />
Bien que les droits appartiennent à Disney, il arrive à les convaincre de financer son film.<br />
Son film ? Pas entièrement, puisque c&#8217;est Henry Selick qui le réalisera.<br />
Tim Burton est en effet trop occupé à s&#8217;emmêler les pinceaux sur <em>Batman Returns</em>; mais il n&#8217;empêche que c&#8217;est son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel&#8230;<br />
Et puis surtout, il rappelle à nouveau Danny Elfman pour s&#8217;occuper de la musique, qui a ici une importance toute particulière puisque <em>Nightmare Before Christmas</em> prend la tournure d&#8217;un film musical.<br />
L&#8217;élaboration du long métrage se fera donc dès l&#8217;écriture en étroite collaboration avec le compositeur.<br />
Viendra d&#8217;y greffer par la suite Caroline Thompson (la scénariste d&#8217;<em>Edward Scissorhands</em>et co-scénariste de <em>Corpse Bride</em>), avec qui il montera <em>Skellington Prod</em> (renommé en <em>Twitching Images</em> dès 1994) pour s&#8217;occuper de la production du film.</p>
<p>Véritable défi technique, 14 animateurs y travaillent simultanément 12 heures par jour et 6 jours semaine pendant plus de 2 ans.<br />
Ils ne produisent « que » (dans le domaine de l&#8217;animation, c&#8217;est relatif) 60 secondes d&#8217;animation par semaine, jonglant avec plusieurs dizaines de poupées ayant chacune de nombreuses têtes interchangeables (180 pour Jack) à animer dans des décors somptueux traversés, qui plus est, par des mouvements de caméra compliqués calculés par ordinateur.</p>
<p>Le film n&#8217;aura coûté que 50 millions de dollars et remporte un grand succès, qui sera plus tardif en Belgique et en France.<br />
Il est encore aujourd&#8217;hui objet d&#8217;un véritable culte, et un tas de produits dérivés on fait leur apparition.<br />
En 2006, Disney travaille en collaboration avec <em>ILM</em> pour remasteriser le film en relief à travers un procédé assez compliqué. Pour l&#8217;occasion, la bande originale est rééditée, accompagnée d&#8217;un 2ème CD sur lesquel des artistes connus (dont Marilyn Manson) reprennent certains titres d&#8217;Elfman.</p>
<h3>6. Tim Burton inquiète Hollywood</h3>
<h4>i. <em>Cabin Boy</em> et <em>Mary Reilly</em></h4>
<p>Dans la foulée de L&#8217;<em>Étrange Noël</em>, Tim Burton et Denise Di Novi produisent pour Disney le <em>Cabin Boy</em> de Adam Resnick, un hommage bizarre à la série des Simbad.</p>
<div class="g2image float_right"><wpg2>2657|200</wpg2></div>
<p>Le film est un échec critique et public, bien qu&#8217;il retrouva un succès modeste lors de sa sortie en VHS, avec lequel il devint l&#8217;objet d&#8217;un certain culte.</p>
<p>Il enchaîne sur Mary Reilly, une adaptation de <em>Dr Jekyll et Mr Hyde</em> pour laquelle Winona Ryder est pressentie comme actrice principale.<br />
La Columbia met directement la pression sur Tim Burton en essayant de troquer Winona contre Julia Roberts et en le menaçant de ne pas travailler assez vite : « il y a cinq autres réalisateurs qui veulent faire ce film ».<br />
Tim Burton comprend vite que l&#8217;entente sera à nouveau difficile entre lui et les studios, et abandonne le projet. Ce dernier sera finalement repris par Stephen Frears, avec&#8230; Julia Roberts.</p>
<h4>ii. <em>Ed Wood</em></h4>
<p>Durablement marqué par les films de son enfance, Tim Burton décide, en parallèle avec Mary Reilly, de développer un film moins « lourd » que ce qu&#8217;il avait fait pour l&#8217;instant à Hollywood: <em>Ed Wood</em>.<br />
Le film est une biopic, hommage à Edward Davis Wood Jr., souvent qualifié de  « pire réalisateur de tous les temps ».<br />
Burton devait dans un premier temps seulement le produire, mais, séduit, décide rapidement d&#8217;en assumer la réalisation d&#8217;après un script de Scott Alexander et Larry Karaszewski.<br />
Il exige un contrôle artistique complet sur le film, et plusieurs studios se succèdent pour produire le projet, avant que Disney lui garantisse cet aspect.<br />
Disney ? Le studio essaie en effet de s&#8217;impliquer à l&#8217;époque dans des projets qui pourraient aider à retrouver sa gloire perdue.<br />
Le budget est peu élevé, les acteurs sont payés très modestement, et Tim Burton décide de le tourner en noir et blanc.<br />
Bien que le film soit d&#8217;origine biographique, quelques éléments inventés y sont glissés, comme par exemple la rencontre de Wood avec Orson Welles (réalisateur de <em>Citizen Kane</em>), surnommé quant à lui « le meilleur réalisateur de tous les temps ».<br />
Ed Wood sera incarné par Johnny Depp, et c&#8217;est Martin Landau qui se glisse dans la peau de Bela Lugosi, l&#8217;acteur fétiche/héroïnomane de l&#8217;excentrique réalisateur. Il remportera un Oscar du meilleur second rôle pour cette prestation.<br />
Il est très probable que l&#8217;intérêt de Burton pour ce film et sa mise en avant de la relation Wood/Lugosi ait un rapport avec son histoire personnelle avec Vincent Price, mort peu auparavant.<br />
Une fois n&#8217;est pas coutume, c&#8217;est non pas Danny Elfman (ils s&#8217;étaient querellés sur l&#8217;<em>Étrange Noël</em>) qui compose la musique mais Howard Shore, écrivant une musique assez proche de ce que le compositeur attitré de Burton aurait pu faire.<br />
Le film offre un aperçu de la polyvalence de Tim Burton que l&#8217;on croit souvent -à tort- incapable de faire autre chose que des films « gothiques ».<br />
Ce sera un succès critique mais un échec commercial, seul film de Tim Burton à avoir fait un chiffre d&#8217;affaire inférieur à son budget de départ.</p>
<h4>iii. <em>James and the Giant Peach</em></h4>
<div class="g2image float_left"><wpg2>3860|200</wpg2></div>
<p>Toujours avec Denise Di Novi, Burton produisent à nouveau un film ensemble : <em>James and the Giant Peach</em>, sorti en 1996.<br />
Le film est un mélange de live et d&#8217;animation, réalisé par Henry Selick (<em>l&#8217;Étrange Noël de Mr Jack</em>).<br />
La production de ce film témoigne de l&#8217;intérêt qu&#8217;a Burton pour Roald Dahl (et son illustrateur fétiche Quentin Blake), intérêt qui sera renouvelé plus tard avec la réalisation de <em>Charlie et la Chocolaterie</em>.</p>
<h4>iv. <em>Mars Attacks!</em></h4>
<div class="g2image float_right"><wpg2>3883|200</wpg2></div>
<p>Jonathan Gems, qui est un collaborateur régulier de Burton depuis <em>Batman</em>, tomba un jour sur un jeu de cartes collector <em>Mars Attacks!</em> (série de cartes à collectionner que la société Bubbles Inc. avait lancée en 1962 – vous pouvez les voir dans la section dédiée au film) et les présente à Tim Burton.<br />
Séduit par la trouvaille alors qu&#8217;il travaille à l&#8217;époque sur un film dédié à Catwoman, il rappelle quelques mois plus tard pour lui demander d&#8217;écrire un scénario basé sur l&#8217;univers du jeu de cartes.<br />
Burton se pose à l&#8217;époque beaucoup de questions sur l&#8217;évolution politique du monde et en particulier de l&#8217;Amérique, et aime la dimension critique que le film peut apporter à cet égard.<br />
Ils décident de s&#8217;inspirer en grande partie de tous les films d&#8217;invasions des années 50.<br />
Le budget de Gems doit être revu plusieurs fois à la baisse (280 millions de dollars au départ, réduits à environ 75), et les martiens seront animés en image de synthèse par ILM alors qu&#8217;il avait un temps été envisagé d&#8217;utiliser le stop-motion, trop long à mettre en oeuvre et moins indispensable sur ce film.<br />
Le casting comporte une série impressionnante de stars reconnues dont Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny DeVito, Michael J. Fox, Natalie Portman, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker et Tom Jones&#8230;).<br />
Le film, qui sort en 1996, est cependant très mal accueilli par une Amérique souvent trop patriotique et pudique, tandis qu&#8217;il connaîtra un assez grand succès international, en particulier en Europe ou la critique décalée du réalisateur à l&#8217;égard de son propre pays amuse beaucoup.</p>
<p>Comble du hasard, <em>Independance Day</em> sort quasiment au même moment, avec une vision tout à fait&#8230; différente du problème.</p>
<h4>v. <em>Superman Lives</em>: Un projet avorté</h4>
<p>La Warner contacte Burton en 1997 pour réaliser un cinquième volet de sa série Superman,<em> Superman Lives</em> (<em>Superman est toujours vivant</em>) d&#8217;après un scénario de Kevin Smith et avec Nicolas Cage dans la peau de l&#8217;homme au costume moulant.<br />
Burton démarre au quart de tour et la phase de développement du film démarre, avec Elfman pressenti pour la musique.</p>
<p>Sa première décision artistique est de se débarasser du script de Smith, qu&#8217;il juge trop complexe, et de le confier à Wesley Strick, scénariste qui avait participé à l&#8217;écriture de Batman Returns.<br />
En travers de la route de Clark Kent, c&#8217;est semble-t-il Jack Nicholson qui aurait été pressenti pour le rôle de Lex Luthor.</p>
<p>Après un an de développement (dont les frais sont estimés à 20 millions de dollars), la construction des décors débute en Pennsylvanie, sous la direction artistique de Rick Heinrich.<br />
Il ne faudra pas six semaines à Terry Sernel, président adjoint de la Warner, pour virer le nouveau scénariste et interrompre la pré-production.<br />
Le studio cherche à limiter le budget du film et à ré-imposer Smith en tant que scénariste, avant d&#8217;en changer une nouvelle fois pour Dan Gilroy.</p>
<p>Entre temps, Danny Elfman quitte le projet et la Warner pousse Nicolas Cage à en faire de même (il aurait reçu 17 millions de dollars pour « claquer » la porte).</p>
<p>Octobre 1998. Les tensions entre la Warner, Jon Peters (le producteur au caractère autocratique avec lequel Burton avait déjà dû composer sur <em>Batman</em>) et Tim Burton sont trop fortes.<br />
Sur Internet, les esprits des fans s&#8217;échauffent. Tim Burton est remercié, tandis que Nicolas Cage est rappelé.<br />
La Warner continue à faire défiler les candidats aux divers postes du film, avant que le projet soit définitivement abandonné après le départ de Cage en 2000.</p>
<h3>7. <em>Tim Burton Lives</em>: la renaissance</h3>
<h4>i. <em>The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories</em></h4>
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		<title>Music From The Films Of Tim Burton</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 22:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy</dc:creator>
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Compositeurs: Danny Elfman (The Nightmare Before Christmas, Corpse Bride, Sleepy Hollow, Batman, Batman Returns, Edward Scissorhands, Charlie And The Chocolate Factory, Beetlejuice, Pee Wee&#8217;s Big Adventure, Mars Attacks!), Howard Shore (Ed Wood), Stephen Sondheim (Sweeney Todd)
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			<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.deezer.com/#music/playlist/12468584/2308204" target="_blank"><img class="alignleft" src="http://g-ecx.images-amazon.com/images/G/01/ciu/9a/c4/717ee03ae7a02655752ec110.L.jpg" alt="Music From The Films Of Tim Burton" width="236" height="236" /><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="180" height="236" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=12468584&amp;lang=FR&amp;colorBack=0xE6E6E6&amp;colorVolume=0x0066CC&amp;colorScrollbar=0xE6E6E6&amp;colorText=0x000000&amp;autoplay=0&amp;autoShuffle=0&amp;id=2308204" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="180" height="236" src="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=12468584&amp;lang=FR&amp;colorBack=0xE6E6E6&amp;colorVolume=0x0066CC&amp;colorScrollbar=0xE6E6E6&amp;colorText=0x000000&amp;autoplay=0&amp;autoShuffle=0&amp;id=2308204"></embed></object></a></div>
<p><strong>Compositeurs: </strong>Danny Elfman (<em>The Nightmare Before Christmas, Corpse Bride, Sleepy Hollow, Batman, Batman Returns, Edward Scissorhands, Charlie And The Chocolate Factory, Beetlejuice, Pee Wee&#8217;s Big Adventure, Mars Attacks!</em>), Howard Shore (<em>Ed Wood</em>), Stephen Sondheim (<em>Sweeney Todd</em>)<br />
<strong>Chefs d&#8217;orchestre: </strong>James Fitzpatrick (<em>Sweeney Todd, The Nightmare Before Christmas, Sleepy Hollow, Batman Returns, Charlie And The Chocolate Factory, Ed Wood</em>), Nic Raine (<em>Batman, Edward Scissorhands, Beetlejuice, Mars Attacks!</em>)</p>
<p>Habituellement je n&#8217;aime pas les réenregistrements parce qu&#8217;ils sont souvent moins bons que les versions originales, mais là les morceaux sont plutôt bien interprétés, et on a en plus droit aux versions instrumentales inédites de trois chansons de Sweeney Todd.<br />
</p>
<ul>
<li><strong>Label: </strong>Silva Screen Records</li>
<li><strong>Date de sortie: </strong>16 Juillet 2008</li>
<li><strong>Nombre de pistes: </strong>15</li>
<li><strong>ASIN: </strong>B001A8VRVC </li>
</ul>
<p><strong>Track Listing:</strong></p>
<ol>
<li>Main Title (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>No Place Like London (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>A Little Priest (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>Johanna (From <em>Sweeney Todd</em>)</li>
<li>Christmas Eve Montage (From <em>The Nightmare Before Christmas</em>)</li>
<li>The Piano Duet/Victor&#8217;s Piano Solo (From <em>Corpse Bride</em>)</li>
<li>End Credits (From <em>Sleepy Hollow</em>)</li>
<li>Batman Suite (From <em>Batman</em>)</li>
<li>End Credits (From <em>Batman Returns</em>)</li>
<li>Main Title/Ice Dance (From <em>Edward Scissorhands</em>)</li>
<li>Finale (From <em>Charlie And The Chocolate Factory</em>)</li>
<li>Main Title (From <em>Beetlejuice</em>)</li>
<li>Breakfast Machine (From <em>Pee Wee&#8217;s Big Adventure</em>)</li>
<li>Main Title (From <em>Ed Wood</em>)</li>
<li>Introduction/Main Title (From <em>Mars Attacks!</em>)</li>
</ol>
<p></p>
<h3>Liens</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.deezer.com/#music/playlist/12468584/2308204" target="_blank"><em>Music From The Films Of Tim Burton</em> sur Deezer</a></li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/Music-Films-Tim-Burton/dp/B001A8VRVC/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;s=music&#038;qid=1223234446&#038;sr=8-1" target="_blank"><em>Music From The Films Of Tim Burton</em> sur Amazon</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Parfum des Réminiscences</title>
		<link>http://www.tim-burton.net/2006/11/le-parfum-des-reminiscences/</link>
		<comments>http://www.tim-burton.net/2006/11/le-parfum-des-reminiscences/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2006 09:47:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gordie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sleepy Hollow]]></category>
		<category><![CDATA[articles]]></category>
		<category><![CDATA[dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1799, Ichabod Crane est envoyé à Sleepy Hollow, en Nouvelle Angleterre, pour enquêter sur une série de meurtres. Des corps sont retrouvés décapités, les têtes demeurant introuvables.

Effrayée, la population accuse un légendaire cavalier, lui-même victime d’une décollation, et qui, vengeur, serait revenu d’entre les morts. S’accrochant au bon bout de la raison, notre précurseur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 1799, Ichabod Crane est envoyé à Sleepy Hollow, en Nouvelle Angleterre, pour enquêter sur une série de meurtres. Des corps sont retrouvés décapités, les têtes demeurant introuvables.</strong><br />
<span id="more-440"></span><br />
Effrayée, la population accuse un légendaire cavalier, lui-même victime d’une décollation, et qui, vengeur, serait revenu d’entre les morts. S’accrochant <em>au bon bout de la raison</em>, notre précurseur de Rouletabille découvrira cependant que la réalité n’est pas toujours logique, et que les monstres peuvent se dissimuler sous les apparences les plus plaisantes.</p>
<p>Tim Burton s’amuse de nouveau à raconter une histoire horrifique et nous le suivons sans crainte. Sa joie est d’autant plus évidente que se succèdent sur l’écran des acteurs et des motifs aperçus auparavant dans sa filmographie. Les visages de Johnny Depp, Martin Landau et Christopher Walken se mêlent aux citrouilles, arbres griffus et autres vampires. La créature de Frankestein, si chère au cinéaste, est évoquée dans un final où le cavalier sans tête, soudainement touchant, devient la marionnette d’un être de chair et de sang, plus cruel et inhumain que lui-même. En fait, nous assistons à un film de la Hammer, cette maison qui, dans les années 50 et 60, produisait des œuvres d’épouvante pleines de cris et de brouillard. Christopher Lee, célèbre pour son interprétation de Dracula, en apporte d’ailleurs la preuve par sa présence.</p>
<p>Néanmoins, cette promenade en terrain connu ne serait que plaisir de courte durée si elle ne s’aventurait en des voies plus intrigantes. Ce voyage dans le temps bifurque vers les origines du cinéma. Arborant le sourire de l’adulte volontairement crédule, Burton joue avec son étrange instrument, né de l’illusion et peuplé de fantômes. Une fantasmagorie animée à laquelle suffisent quelques photos associées à la persistance rétinienne. C’est avec un mécanisme similaire que le thaumatrope &#8211; de thauma, <em>objet d’étonnement et d’admiration</em> &#8211; surprend les enfants depuis près de deux siècles. En forme de disque, ce jouet voit, lors d’une rotation rapide, ses recto et verso se superposer pour former un troisième dessin. Significativement, bien qu’inventé en 1825, il apparaît dans le film de façon anachronique, permettant à Ichabod Crane de défaire les noeuds de l’intrigue.</p>
<p>Ce retour aux sources amène une simplicité qui, salvatrice, illumine toute l’histoire. Les images retrouvent la beauté graphique du cinéma muet, à l’immédiate efficacité, et s’inspirent de toiles de maîtres. Des bourgeois au hiératisme inquiétant, échappés des œuvres de Gainsborough, traversent les paysages imaginés par l’Hudson River School, empreints de la nostalgie d’une nature vierge et idyllique, nimbée de lumière dorée. Cet univers figé dans le XVIIIéme somnole dans les brumes du passé. Burton, espiègle iconoclaste, va ridiculiser son apparente honorabilité en le confrontant au jeune Crane. Positiviste, isolé en cette fin de siècle dit révolutionnaire, celui-ci se réfugie dans le progrès pour échapper aux angoisses qui l’assaillent. Un progrès qui lui permettra de combattre l’obscurantisme d’une société conservatrice.</p>
<p>Le rapport au passé et les problématiques d’héritage et de filiation travaillent en permanence le film. Le cœur en est un arbre maléfique dont les racines plongent dans les profondeurs des secrets collectifs. Tout y est affaire de généalogie et de transmission qu’il s’agit d’assumer, sous peine de tourments infinis. Chacun des protagonistes doit effectuer le deuil d’un trauma personnel, et supporter le poids d’une mémoire trop pleine. Seul le cavalier sans tête n’a, littéralement, plus de souvenir. Dès lors, agissant par pur instinct animal, il est assimilable au cheval fou de Socrate, &#8220;<em>à la robe noire, aux yeux bleus et injectés de sang, qui, ami de la violence et de la fanfaronnade</em>&#8220;, gouverne l’âme de l’être passionné.</p>
<p>Ainsi, en bien ou en mal, les parfums du passé s’insinuent au milieu de ce tourbillon d’images et de sons, de ce grand guignol ironique, pour laisser poindre une sensation de délicatesse. Les réminiscences qui tissent les fils de l’intrigue suggèrent une douce mélancolie. Et cette appréhension du temps qui passe semble nous murmurer, comme les effluves de la dame en noir au détective de Gaston Leroux, que, &#8220;<em>malgré tout, le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat</em>&#8220;.</p>
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