Tag Archives: interviews

Les Oscars et Burton : évènement, interviews, perspectives

Les Oscars 2013 viennent de se dérouler le dimanche 24 février 2013. Et, comme aux Golden Globes et aux Bafta avant cela, Frankenweenie est reparti bredouille au profit de Rebelle de Pixar/Disney dans la catégorie meilleur film d’animation.

Au delà de la simple déception burtonienne, on peut regretter qu’encore une fois, cette année, Pixar et ses images de synthèses aient été privilégiés au profit de la stop-motion qui rassemblait tout de même pas moins de trois représentants ( Frankenweenie, Les Pirates, bons à rien, mauvais en tout et L’Etrange Pouvoir de Norman). C’est là faire bien peu de cas d’une forme d’animation qui, la sélection le montre, a toute sa place dans la réalisation de films d’animation d’une très grande qualité. En récompensant de nouveau l’image de synthèse, les projecteurs restent sur cette technique qui peut donner de magnifiques résultats, mais qui ne semble guère avoir besoin d’une publicité supplémentaire ! Cela-dit, l’évènement a été l’occasion pour Burton lui-même de faire, chose rare, une intense promotion autour du film et par conséquent de se livrer à de nombreuses interviews dont certaines se révèlent vraiment intéressantes.

Tout savoir sur l’actualité de Dark Shadows

Alors que Barnabas Collins sévit, pour notre plus grand plaisir, dans les salles obscures depuis mercredi dernier, il est temps de faire un récapitulatif des diverses interviews et des vidéos making-of diffusées pendant la promotion de Dark Shadows.

Rappel : si vous n’avez pas encore vu le film, courrez-y et surtout, ne regardez pas les vidéos qui suivent pour ne pas vous gâcher le plaisir de la surprise !

Dark Shadows : interviews d’Helena Bonham Carter et de Colleen Atwood

L’actrice et la costumière se sont, l’une et l’autre, exprimées récemment sur le film. Leurs interviews n’apprennent rien de particulièrement nouveau, mais elles précisent tout de même certains points. Ces derniers ne sont en outre pas trop “spoilerisants”, mais ils peuvent donner des pistes sur ce que le film montrera, ou pas, donc vous êtes prévenus.

Helena évoque évidemment son personnage, dont elle a du mal encore à se détacher, une psychiatre alcoolique cachant un secret. Elle ajoute que, ceci dit, tous les personnages du film possèdent des secrets plus ou moins lourds à porter. Selon elle, le film sera, qui plus est, difficile à vendre et à catégoriser : un mélange de soap opera, mais conçu de manière subtile, une histoire de fantôme doublée d’une triste histoire de vampires, le tout étant aussi très drôle… Pince-sans-rire, elle rappelle que son réalisateur de mari courait après l’école voir la série originale à la télévision, mais que, selon elle, ladite série était “vraiment mauvaise, un soap opera hilarant de médiocrité, et parce que c’était si mauvais, il [Tim Burton] a ressenti le besoin d’en faire un film à gros budget…” De ce point de vue, on n’est pas éloigné d’un esprit à la Mars Attacks !

Colleen Atwood, costumière attitrée des films de Burton, évoque, quant à elle, les costumes, bien entendu, et notamment le challenge représenté par le personnage de Johnny Depp : un vampire de la catégorie de ceux qui ne sortent habituellement pas au grand jour, mais qui, pour les besoins du film, se doit de mettre le nez dehors au soleil de midi. Il fallait donc adapter la garde-robe pour que ce photosensible protège efficacement son épiderme, via différents chapeaux par ex. Elle parle également des lunettes de soleil aperçues sur les 1ères photos qui avaient filtrées sur le net, lunettes qui étaient des copies d’une paire centenaire. Elle se dit très satisfaite du résultat final et de l’ensemble du costume. Enfin, elle salue Johnny Depp, semble-t-il toujours très à l’aise dans des costumes divers et variés.

En discuter sur le forum

Tim Burton Interviewé Par The Wrap

3639

The Wrap vient de réaliser une interview de Tim Burton dans laquelle le réalisateur s’exprime sur Alice In Wonderland, Frankenweenie et 9. Pas mal d’infos intéressantes à récolter, notamment concernant la vision artistique particulière que le réalisateur porte sur ses films. Trailers, univers “sombres” à la mode à Hollywood sont ainsi évoqués… Une interview intéressante car elle sort des stéréotypes de la promotion de films et révèle certains aspects de la pensée de Tim Burton:

Tim Burton Grilled on ‘Alice,’ ‘9’

Liens

Entretien vidéo avec Johnny Depp et Tim Burton (sous titres FR)

Johnny Depp et Tim Burton, Duo mythique.
Rencontre de 7 minutes (par Fluctuat.net) à l’occasion de la sortie du film Sweeney Todd

[media id=31 width=420 height=315]

Moviefone Unscripted Interview (EN) – Johnny Depp + Tim Burton

L’intro et la fin sont à mourir de rire 🙂

12 minutes environ.

[media id=32 width=420 height=315]

Tim Burton sur Mars Attacks!

Mercredi 22 janvier 97. La nuit tombe sur Hollywood déjà gris sous l’orage. Le mythique Château-Marmont, tel le chateau du comte Dracula, surplombe toujours Sunset Boulevard. La pluie gouttant sur ses angles rappelle, au choix, l’antre de la famille Addams ou celle d’Edward aux mains d’argent. On comprend pourquoi Tim Burton et sa compagne et belle Martienne Lisa Marie y ont élu domicile. Nous débarquons avec quelques accessoires de Mars Attacks! “volés” dans l’après-midi à la Warner. Pendant le déchargement, Rosanna Arquette déboule avec son énorme 4×4 et manque de nous écrabouiller sans même s’en apercevoir. Dans la cuisine, Lisa Marie se laisse maquiller, coiffer, pomponner pendant deux heures par ceux qui l’ont déjà transformée en Martienne pour Mars Attacks! Tim débarque enfin, avec leur chihuahua du Japon (lui aussi star dans le film). Les blagues fusent sur le quadrupède miniature arpentant hystériquement mais prudemment chaque recoin et chaque occupant de la pièce. Un martien est suspendu au plafond, et la chaine HiFi, seule rescapée du chambardement, crache les remix métalliques de Björk sous les spots éblouissants, rouges, verts et blancs de Stéphane Sednaoui. Tim et Lisa s’assoient silencieusement devant une télé eteinte. Ils se sussurent des mots doux et se lancent des clins d’oeil. La veille, Tim nous avait parlé de son dernier film, né d’une série de cartes à collectionner des années 60, l’occasion pour lui de conjuguer son talent de dessinateur (il a débuté chez Disney) avec sa sympathie pour “le plus mauvais réalisateur du monde” et héros de son film précédent: Ed Wood.

Harry Interviews Tim Burton – Nightmare Before Christmas 3D, Vincent Price, Stop Motion, Geek Love, Sweeny Todd and lots more!!!

Hey folks, Harry here…. With NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS getting the 3D treatment this weekend – Disney set me up to interview Tim Burton… someone that I’ve wanted to talk to for a very very long time. Burton is just someone that loves many of the same classic old films and quirks of the past that many folks like me share. We float all over the place here, but specifically – we’re having the most fun talking about 3D, Vincent Price, Hammer Films, Johnny Eck, etc… Enjoy this interview, I know I did…

I Don’t Consider Myself Dark

He is one of the most celebrated directors of his generation. Tim Burton is the man behind “Batman,” “Beetle Juice,” “Sleepy Hollow,” “Edward Scissorhands” and “Ed Wood.” This year, the 47-year-old director added two more soon-to-be classics to his resume: “Charlie and the Chocolate Factory” and “Corpse Bride.” With “Batman” and its sequel “Batman Returns” released on DVD this week, he spoke to Newsweek’s Ramin Setoodeh.

NEWSWEEK: Hi. You’re in London now. What’s the weather like?
Tim Burton: It’s raining.

It’s raining here in New York, too. It looks like the set of one of your movies—it’s so dark outside.
Well, I like it. I’ve been here for several years. I’ve done like three or four movies here. The weather and the environment suits me.

Are you working on anything now?
After finishing “Charlie” and “Corpse Bride,” two at once—you need to . . .

Take a break?
I’m not doing anything right now.

I read somewhere that Johnny Depp says there might be a sequel to “Charlie and the Chocolate Factory?”
I don’t think so. For him as an actor, with him doing “Pirates,” he likes revisiting characters sometimes. For me, doing sequels is not a good idea. I don’t really see it.

But you did a sequel to “Batman.”
I got some flack on that one. That’s what made me feel like I shouldn’t do sequels. A lot of people got on my case on that.

Right, and I don’t understand why, because I think it’s the best “Batman” film.
It was a weird phenomenon. I remember going through a lot of press stuff—and half the people would go: “This is much lighter than the first movie.” And it was split down the middle: “This is so much darker than the first.” How could a movie be lighter and darker? It just didn’t make any sense to me. It was a confusing experience.

Well, do you think it was lighter or darker?
I didn’t think much about it, really. It’s more of a label that’s put upon you. I don’t consider myself a dark person. I don’t think I’m going to make a lighter movie or a darker movie. You let the material be what it is.

The reason I like “Batman Returns” so much is the richness of the villains.
That’s why I think “Batman” is my favorite comic. I love the Joker and Catwoman and the Penguin. I love giving them a back story. It’s easier with the Joker. But with Catwoman and the Penguin, I think that’s what spurred me out. Where it got a lot of flack was I spent too much time on those characters and people kept thinking Batman was a secondary character. I was just trying to respect who I thought that character was. He was a guy who likes to remain as hidden as possible. He’s not trying to be as flamboyant as the villains and do James Bond one-liners. That’s why I never gave him a Robin character. He wants to be alone, you know.

But I thought originally Robin was supposed to be part of “Batman Returns.”
There was always talk about it. But for me, at the end of the day, I felt like I couldn’t go there. It just didn’t feel right with who the character was. The whole point of him is that he’s repressed and he has a lot of issues and he’s hiding in a cave. If you bring somebody else to live with you in a cave it turns in more into—I don’t know—a caveman movie.

Did you know you wanted Michael Keaton right away after “Beetle Juice?”
No. We were looking at a lot of traditional, superhero types—square jawed, chiseled actors. Then it dawned us that Batman is a guy who isn’t that. He’s trying to create a persona. He’s trying to become something that he’s not. After working on Michael with “Beetle Juice,” he had a wildness in his eyes, a pent up energy. He just really felt right.

But later in the series, we get George Clooney, Val Kilmer, Christian Bale. They’re all chiseled.
But we were in new territory at the time. At the time it felt right to me, from a psychological point of view. I kept thinking if the guy was such a strong looking, tough looking guy, why would he make this bat suit? Why doesn’t he just put on a mask and go kick the shit out of people? That, for me, fed into the effect of somebody trying to create this weird persona of something that they’re not.

What about Catwoman. Did you know you wanted Michelle Pfeiffer?
Actually, we had cast Annette Bening. And she got pregnant. She would’ve been great—but Michelle was just fantastic. She did things that amazed me. I really admire her. First of all as an actress. But then doing things like skipping around with a whip on sloped wet roofs on three-inch Manolo Blahniks is harder than it looks.

Is there another comic book adaptation that you would die to do?
Well, now I feel like every version is a dark comic book. I don’t know. I think you almost want to switch and see some guy in yellow tights with purple underwear who’s not so tormented.

Have you seen the new Batman movie?
No. Which I’m kind of glad about.

Because you’re afraid if you didn’t like it . . .
No. It’s not that I’m afraid that I won’t like it. I just think it’s unfair. The media likes to pit people against other people. The people out there can decide for themselves which movies they like and which movies they don’t like and that’s the point really.

What about the Joel Schumacher versions?
I have trouble watching my own movies. We’ll start there. I didn’t watch those, because it was material I felt close to. It felt weird to me. It was too close at the time for me to watch them.

So you’ve never seen them?
No. I mean, I’ve seen parts on cable. But I haven’t.

Do you find criticism that “Batman” was too scary unfair? After all, you’re not making these movies for kids.
I grew up watching movies where peoples arms got torn off. They’d run their bloody stumps down the steps. A monster would bite and tear off a piece of flesh from a doctor’s neck. You’d watch this on TV. They’re like dark fairy tales. I always feel like in that myth, fable world, kids can take more than adults think.

“Charlie and the Chocolate Factory” was for kids. And you still got stung—with people comparing Depp’s performance to Michael Jackson.
Yeah. We were quite saddened because we were basing it on LaToya Jackson. (Pause.) It’s something we never talked about. It’s one of those things so obviously in the culture at the moment, it’s easy to see what people are thinking. It’s certainly not something that he and I ever talked about.

What’s your favorite movie that you’ve done?
I don’t really know. It’s hard for me to choose, really. As time goes along, your perspective changes really. The further away you get, the more you like them. It’s kind of organic that way. I feel there are films that I feel closer to. I guess “Scissorhands” or “Ed Wood” or the stop-motion movies because of the artistry involved in them.

Quels desseins pour l’animation ?

A l’heure du tout-numérique, l’un privilégie le dessin, l’autre la marionnette, le troisième la pâte à modeler… Maîtres de l’animation à l’ancienne, Michel Ocelot, Tim Burton et Nick Park s’interrogent sur les mutations actuelles du genre. Et s’en inquiètent.