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Sleepy Hollow

1.Synopsis

En 1799, Ichabod Crane, constable new-yorkais (une sorte d’inspecteur de police), innove dans le mĂ©tier en utilisant des techniques scientifiques totalement nouvelles Ă  cette Ă©poque. Il est mis au test de ses pratiques modernes alors qu’il est envoyĂ© Ă  Sleepy Hollow oĂą l’on a trouvĂ© les corps dĂ©capitĂ©s de trois personnes, les tĂŞtes toujours manquantes. Les habitants de ce petit village isolĂ© croient que l’auteur de ces crimes est le fantĂ´me d’un cavalier lĂ©gendaire qui serait revenu pour se venger.

Crane, se cachant des irréalités derrière ses pratiques rationnelles, devra se secouer la tête bien comme il le faut pour éclaircir ce qui semble des plus obscurs.

2.Fiche Technique

  • RĂ©alisation Tim Burton
  • ScĂ©nario Kevin Yagher et Andrew Kevin Walker
  • D’après la nouvelle de Washington Irving
  • Avec Johnny Depp : Ichabod Crane, Christina Ricci : Katrina Van Tassel, Miranda Richardson : Lady Van Tassel, Michael Gambon : Baltus Van Tassel, Christopher Walken : le cavalier sans tĂŞte, Richard Griffiths : le juge Phillipse, Ian McDiarmid : Dr. Thomas Lancaster, Jeffrey Jones : rĂ©vĂ©rend Steenwick
  • Directeur de la photographie Emmanuel Lubezki
  • Direction artistique Ken Court, John Dexter, Andy Nicholson
  • CrĂ©ation des dĂ©cors Rick Heinrichs
  • DĂ©corateur de plateau Peter Young
  • Musique Danny Elfman
  • Costumes Colleen Atwood
  • Montage Chris Lebenzon, Joel Negron
  • Casting Susie Figgis, Ilene Starger
  • Producteurs Scott Rudin, Adam Schroeder
  • Co-producteurs Kevin Yagher, Andrew Kevin Walker
  • Producteur associĂ© Mark Roybal
  • Producteurs exĂ©cutifs Francis Ford Coppola, Larry J. Franco
  • Pour Paramount Pictures
  • Distribution Paramount Pictures (USA), PathĂ© Distribution (France)
  • Pays d’origine États-Unis, Royaume-Uni
  • Lieux de tournage Hertfordshire, Londres, Oxfordshire, Surrey (Angleterre)
  • Dates de sorties 19 novembre 1999 (USA), 8 fĂ©vrier 2000 (Belgique), 9 fĂ©vrier 2000 (France)
  • Format couleurs – Panavision, 35 mm, 1,85:1 (couleurs, son DTS et Dolby numĂ©rique)
  • DurĂ©e 105 minutes
  • Public R

3. Making Of

    4. Critique

    Sleepy Hollow est tout d’abord un jouet dans les mains de Burton. Après tous ses essais infructueux pour ramener Superman Ă  l’Ă©cran, il a dĂ» voir le projet de Sleepy Hollow comme un don du ciel, une sorte d’exutoire face Ă  son Ă©chec.

    Ce que ça a donnĂ© ? PlutĂ´t quelque chose de beau que bon. Je ne dis pas que le film n’est pas efficace, mais plutĂ´t que son argument principal est sa beautĂ© impressionnante et non son scĂ©nario. La lĂ©gende de Sleepy Hollow, Ă©crite par Washington Irving, bien qu’excellente, n’Ă©tait pas nouvelle et Burton ne pouvait sĂ»rement pas compter sur l’histoire comme Ă©lĂ©ment principal, se tournant dès lors vers l’esthĂ©tique.

    Cependant, l’intrigue est très bien ficelĂ©e. Durant tout le film, Burton nous trimbale d’un cĂ´tĂ© Ă  l’autre sans pourtant rĂ©soudre l’Ă©nigme et surtout sans nous perdre. L’histoire nous fait dĂ©couvrir de fond en comble le petit village de Sleepy Hollow. Tous les personnages (magnifiques dans leurs costumes conçus par Colleen Atwood) sont explorĂ©s.
    Le scĂ©nario d’Andrew Kevin Walker explore pleinement le cĂ´tĂ© sombre de l’esprit humain. Durant son enquĂŞte, Crane doit changer complètement sa vision des choses et devra accepter l’inexplicable. Lui qui avait enfoui en lui l’Ă©pisode de sa vie qui le fĂ®t devenir aussi incrĂ©dule et « rationnel », sera mis face Ă  son passĂ© durant sa lutte pour dĂ©couvrir le meurtrier.

    Le « mĂ©chant » n’est pas directement le cavalier fantĂ´me mais plutĂ´t un humain, la sorcière Archer, prouvant ainsi donc que ces meurtres ne sont pas un fruit du mal absolu mais de celui qui l’utilise. Le cavalier sans tĂŞte fait mĂŞme pitiĂ© Ă  le voir ĂŞtre manipulĂ© par cette femme aveuglĂ©e par la vengeance. On peut faire un lien avec Frankenstein ici, le monstre touchant qui ne contrĂ´le pas ses gestes. Un mĂ©lange de dĂ©tails qui ont certainement tous Ă©tĂ© pris en compte par Burton qui orchestre tout cela de main de maĂ®tre.

    L’esthĂ©tique, quant Ă  elle, sort tout droit du cerveau de notre Burton adorĂ©, sĂ»r et certain. Allant fouiller dans les profondeurs de son enfance (comme d’habitude, mais c’est tellement efficace !) pour peindre ce chef-d’Ĺ“uvre d’atmosphère.
    FascinĂ© par les films de la Hammer [les Frankenstein et autres Dracula] dans sa jeunesse, il se fit le plus grand des plaisirs de tordre arbres et bâtiments. Quand on voit Ichabod arriver Ă  Sleepy Hollow, on s’aperçoit dĂ©jĂ  que ce qui dĂ©cime le petit village n’est pas une simple histoire. Cette histoire semble beaucoup plus compliquĂ©e et quand les premiers personnages entrent en scène, on s’aperçoit aussi qu’ils sont aussi tordus que leur environnement, voire plus. Mais si ce village et ses alentours sont froids et inquiĂ©tants, ils sont aussi extrĂŞmement beaux.
    Burton travaille sur des Ă©lĂ©ments d’horreur classiques, celle qui est plus inquiĂ©tante et plus belle qu’Ă©tonnante ou effrayante.

    On y ajoute une brochette d’acteurs tous aussi talentueux que Johnny Depp et Christopher Walken, tout deux des habituĂ©s de Burton. Une fois de plus, Depp dĂ©montre son talent avec son interprĂ©tation, qu’on pourrait qualifier de parfaite, dans le rĂ´le d’Ichabod Crane. Ă€ ses cĂ´tĂ©s, Christina Ricci, Miranda Richardson, Jeffrey Jones (un autre habituĂ©), Michael Gough et plusieurs autres donnent vie aux personnages de Sleepy Hollow de manière très convaincante.

    Pour couronner le tout, Danny Elfman se charge de la musique et a su adhérer au film en créant une trame sonore tout à fait envoûtante. Une histoire tordue, un décor tordu… une musique tordue.
    Tordue comme Elfman sait si bien le faire. La musique sombre, lugubre et inquiétante et les décors embrumés et gothiques créent une atmosphère tout à fait unique et propre au duo Burton/Elfman. Une harmonie particulière qui fait que le film glisse facilement dans notre esprit.

    Alors, ce film est-il une réussite ?
    Je dirais qu’il ne passe que comme un souvenir. Il n’est pas vraiment marquant.
    On peut en retirer quelque chose mais vraiment si on cherche en profondeur. NĂ©anmoins, ce plongeon dans le passĂ© est très intĂ©ressant et encore plus quand on s’intĂ©resse au travail de Burton.
    Un très bon film donc mais pas totalement apprécié par tout le monde.
    C’est un film Ă  l’Ă©cart des autres, un « hors-sĂ©rie ». DiffĂ©rent des autres films et diffĂ©rents des films de Tim Burton. On y dĂ©couvre un Burton beaucoup plus direct, moins poĂ©tique mais toujours aussi efficace.
    Sleepy Hollow, c’est un cadeau pour Burton et non pas par Burton.
    Personnellement, je vous conseille absolument Sleepy Hollow.

    Excellent comme un tableau qu’on admire avant de passer Ă  l’autre.

    Il l’a dit :

    That’s the type of movie I use to like to watch all the time and it actually made me want to make movies.

    C’est le genre de film que j’aimais regarder sans arrĂŞt et qui m’a incitĂ© Ă  faire des films.

    That’s probably the strongest appeal to the story for me is that you always want to have two good adversaries.

    L’attrait le plus fort pour moi dans une histoire est celui de toujours avoir deux bons adversaires.

    Ichabod, he’s character that lives basically inside of his head, versus a character with no head!

    Ichabod, c’est un personnage qui vit dans sa tĂŞte Ă  la base, face Ă  un personnage qui n’a pas de tĂŞte!

    There’s a certain sort of ambiguiness about the characters that’s kind of great and there’s a lot about these people that you don’t know which is kind of interesting.

    Il y a une sorte d’ambiguĂŻtĂ© intĂ©ressante chez les personnages et il y a aussi une grande part d’eux-mĂŞmes dont on ne sait pas ce qui y est intĂ©ressant.

    They (the cast) just create an interesting combination.

    Ils (la distribution) créent une combinaison intéressante.

    My only image of windmills is like from the original Frankenstein the sense where it’s somewhere a symbolical of your mind. Somehow, I’m not quite sure how or why but maybe this sort of spinning quality that represents my mind.

    Ma seule image de moulin Ă  vent provient de Frankenstein, dans le sens oĂą elle est quelque part symbolique dans ton esprit. D’une certaine façon, je ne suis pas sĂ»r comment ou pourquoi, mais c’est peut-ĂŞtre cette rotation du moulin Ă  vent qui reprĂ©sente mon esprit.

    I think that’s the power of horror movies is that they hit you on an emotional level.

    Je crois que le pouvoir des films d’horreur c’est qu’ils te frappent au niveau Ă©motionnel.

      5. Multimedia

      5.i Albums photos

      5.ii Vidéos

      5.iii Articles de Presse

      5.iv Scripts

      Sleepy Hollow Shooting Draft
      Sleepy Hollow Third Draft

      5.v Autres

      6. Autour du film

      6.i DVDs

      6.ii CDs

      6.iii Citations

      J’avais dĂ©jĂ  transformĂ© Winona Ryder en blonde dans Edward aux mains d’argent et je viens de recommencer avec Christina Ricci dans Sleepy Hollow. Ces deux films sont des contes de fĂ©es : les princesses sont plutĂ´t blondes, non ? Plus sĂ©rieusement, Christina a cette image sombre, mystĂ©rieuse, un peu tourmentĂ©e, que je voulais Ă©claircir un peu par une lumière douce autour de son visage incroyablement beau, tout rond, comme une lune ! — Tim Burton, L’ÉvĂ©nement du Jeudi, 10 au 16 fĂ©vrier 2000

      Lorsque je l’ai rencontrĂ©, il tournait dans une sĂ©rie pour ados (21 Jump Street). Il Ă©tait considĂ©rĂ© comme un jeune crĂ©tin superficiel. Une fois de plus, on confondait l’apparence avec la rĂ©alitĂ©. J’ai pensĂ© qu’il y avait bien des choses au-delĂ  et qu’il comprendrait intimement le personnage d’Edward aux mains d’argent. De fait, il a des regards, dans ce film, qui m’Ă©patent encore. Pour Ed Wood, il a trouvĂ© l’exacte mesure d’Ă©merveillement bĂ©at correspondant Ă  l’incurable optimisme du personnage. Dans Sleepy Hollow, il est Ichabod Crane, avec toutes les contradictions internes qui l’agitent. — Tim Burton, L’ÉvĂ©nement du Jeudi, 10 au 16 fĂ©vrier 2000

      A chaque film, je suis plus ou moins conscient d’essayer, ça et lĂ , de recrĂ©er l’univers de ceux que je voyais quand j’Ă©tais gosse. Pour Sleepy Hollow, l’objectif Ă©tait de rĂ©aliser un film gothique dans l’esprit de ceux que produisaient les studios de la Hammer, avec tous les codes: la calèche, le revenant, le bois, le village et ses notables, la jolie fille, le hĂ©ros dĂ©tenteur d’une certaine science… — Tim Burton, L’ÉvĂ©nement du Jeudi, 10 au 16 fĂ©vrier 2000

      6.iv Box-Office

      7. Nominations & Récompenses

      • Oscars 2000
        • Meilleurs dĂ©cors (Rick Heinrichs, Peter Young)
        • Meilleurs costumes (Colleen Atwood)
        • Meilleure photographie (Emmanuel Lubezki)
      • Satellite Awards 2000
        • Meilleure direction artistique (Rick Heinrichs, Ken Court, John Dexter, Andy Nicholson, Leslie Tomkins)
        • Meilleure photographie (Emmanuel Lubezki)
        • Meilleurs costumes (Colleen Atwood)
        • Meilleure bande originale (Danny Elfman)
        • Meilleur son (Gary Alper, Skip Lievsay)
        • Meilleur montage (Chris Lebenzon )
        • Meilleure performance dans une comĂ©die ou une comĂ©die musicale (Johnny Depp)
        • Meilleurs effets spĂ©ciaux (Jim Mitchell, Joss Williams)
      • Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films 2000
        • Meilleure actrice (Christina Ricci)
        • Meilleure musique (Danny Elfman)
      • Art Directors Guild 2000 : Prix d’excellence pour la direction artistique (Rick Heinrichs et les directeurs artistiques)
      • BAFTA Awards 2000
        • Meilleurs costumes (Colleen Atwood)
        • Meilleure direction artistique (Rick Heinrichs)
        • Meilleurs effets spĂ©ciaux (Jim Mitchell, Kevin Yagher, Joss Williams, Paddy Eason)
      • BMI Film & TV Awards 2000 : BMI Film Music Award pour Danny Elfman
      • Blockbuster Entertainment Awards
        • Meilleur acteur dans un film d’horreur (Johnny Depp)
        • Meilleure actrice dans un film d’horreur (Christina Ricci)
        • Meilleure actrice secondaire dans un film d’horreur (Miranda Richardson)
      • Boston Society Of Film Critics Awards 1999 : Meilleure photographie (Emmanuel Lubezki)
      • Costume Designers Guild Awards 2000 : Prix d’excellence pour les costumes – film d’Ă©poque/fantastique (Colleen Atwood)
      • Hollywood Makeup Artist and Hair Stylist Guild Awards 2000 : Meilleur maquillage (Kevin Yagher, Peter Owen, Liz Tagg, Paul Gooch )
      • Las Vegas Film Critics Society Awards 2000 : Meilleure direction artistique (Rick Heinrichs)
      • Los Angeles Film Critics Association Awards 2000 : Meilleure direction artistique (Rick Heinrichs)
      • Online Film Critics Society Awards 2000 : Meilleure photographie (Emmanuel Lubezki)
      • Santa Fe Film Critics Circle Awards 2000 : Meilleure photographie (Emmanuel Lubezki)

      8. Liens

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      Derničre MŔJ: 10 fĂ©vrier 2009

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