Résultats du Jeu Concours Numéro 9

Numéro 9Le Jeu Concours Numéro 9 est terminé. Vous avez été 110 à participer. Félicitations à Anthony, Antoine, Emmanuelle et Thomas qui recevront chacun un DVD du film Numéro 9. Passons maintenant à la correction.
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  • Filed under: Concours
  • NumĂ©ro 9 – Test du Blu-Ray

    9
    • RĂ©alisateur: Shane Acker
    • Format: 1920×1080p – 16:9
    • Date de sortie: 13 Janvier 2010
    • ASIN: B002NEG1XG
    • Audio:
      • français (DTS HD 5.1, film)
      • anglais (DTS HD 5.1, film et bonus)
    • Sous-titres:
      • français (film et bonus)
    • Contenu:
      • Le Film (79 min)
      • Commentaires de l’Equipe du Film
      • NumĂ©ro 9 – Le Court MĂ©trage (10 min)
      • Scènes CoupĂ©es (7 min)
      • L’Aventure de NumĂ©ro 9, du Court au Long MĂ©trage (16 min)
      • Visite des Studios avec Shane Acker (5 min)
      • L’IdentitĂ© Visuelle de NumĂ©ro 9 (13 min)
      • Les Secrets de l’Animation (5 min)
      • Les Personnages (20 min)
      • Les Etapes de la Fabrication (13 min)
      • Les Origines de l’Apocalypse (3 min)
      • Les Visions de NumĂ©ro 6 (1 min)
      • Shane Acker, Tim Burton et Timur Bekmambetov (3 min)
      • Les MatĂ©riaux (2 min)

    Synopsis

    Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu’ils avaient créées. Sachant l’humanité condamnée, un scientifique crée neuf petites créatures à partir d’objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s’opposer aux machines, elles ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, Numéro 9, a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s’aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu’ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l’Humanité.

    Avis sur le Film

    NumĂ©ro 9 est adaptĂ© d’un court mĂ©trage du mĂŞme nom sorti en 2005 et aussi rĂ©alisĂ© par Shane Acker en guise de film de fin d’Ă©tudes. Tim Burton fut impressionnĂ© par ce court mĂ©trage et dĂ©cida de participer Ă  la production du long mĂ©trage. Très attendu, ce long mĂ©trage a connu un succès mitigĂ©. On lui a reprochĂ© un rĂ©cit sans surprises et peu passionnant. MalgrĂ© cela, NumĂ©ro 9 est un chef d’oeuvre du cinĂ©ma d’animation, très esthĂ©tique.

    Son et Vidéo

    Le dĂ©bit moyen d’encodage est très Ă©levĂ© et l’image est d’une qualitĂ© exemplaire. Les dĂ©tails sont très nets. On peut Ă  certains moments remarquer quelques imperfections dans la restitution des dĂ©gradĂ©s, mais ils sont tout de mĂŞme bien mieux restituĂ©s que sur la plupart des autres Blu-Ray. Du cĂ´tĂ© du son, rien Ă  redire. Il est excellent en VO comme en VF.

    Bonus

    Le documentaire L’Aventure de NumĂ©ro 9, du Court au Long MĂ©trage nous donne de prĂ©cieuses informations sur la genèse de NumĂ©ro 9. L’IdentitĂ© Visuelle de NumĂ©ro 9 dĂ©veloppe le design des personnages et de l’univers dans lequel ils Ă©voluent. On y apprend aussi comment les animateurs s’y sont pris pour rendre expressifs les personnages. L’ensemble des bonus rend très bien compte du making of du film.

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    Liens

    NumĂ©ro 9A l’occasion de la sortie aujourd’hui du film NumĂ©ro 9 en DVD, nous organisons avec M6 VidĂ©o un Jeu Concours qui vous permettra de gagner un DVD du film. Pour participer, il vous suffit de rĂ©pondre aux trois questions que vous trouverez Ă  la fin de cet article avant le 27 janvier 2010. Quatre participants parmi ceux ayant obtenu le plus de bonnes rĂ©ponses seront tirĂ©s au sort. Chacun d’entre eux recevra un DVD du film NumĂ©ro 9. Ce jeu est ouvert exclusivement aux personnes rĂ©sidant en France mĂ©tropolitaine.

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    NumĂ©ro 9 est un film d’animation rĂ©alisĂ© par Shane Acker et produit notamment par Tim Burton et Timur Bekmambetov. Il est adaptĂ© d’un court mĂ©trage du mĂŞme nom sorti en 2005 et aussi rĂ©alisĂ© par Shane Acker en guise de film de fin d’Ă©tudes. Tim Burton fut impressionnĂ© par ce court mĂ©trage et dĂ©cida de participer Ă  la production du long mĂ©trage.

    Dans un futur proche, la Terre a Ă©tĂ© ravagĂ©e par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu’ils avaient créées. Sachant l’humanitĂ© condamnĂ©e, un scientifique crĂ©e neuf petites crĂ©atures Ă  partir d’objets divers ramassĂ©s dans les dĂ©combres. Incapables de s’opposer aux machines, elles ont formĂ© une petite communautĂ© survivant au jour le jour dans les dĂ©combres. Mais le dernier nĂ© de cette famille, NumĂ©ro 9, a une mission. Il dĂ©tient en lui la clĂ© de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s’aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu’ils vont dĂ©couvrir en chemin reprĂ©sente peut-ĂŞtre le dernier espoir de l’HumanitĂ©.

    Voici les trois questions auxquelles vous devez répondre avant le 27 janvier 2010 pour participer au concours:

    1 Shane Acker, le réalisateur de Numéro 9, a déjà travaillé sur:

    A la trilogie du Seigneur Des Anneaux
    B la trilogie Matrix
    C Les Noces Funèbres

    2 Dans la version originale, quel acteur prête sa voix au personnage principal, Numéro 9?

    A Johnny Depp
    B Ewan McGregor
    C Elijah Wood

    3 En visionnant attentivement la bande-annonce du film Numéro 9 (en haut de cet article), on peut apercevoir:

    A le nombre 13
    B un vélo
    C un aléthiomètre

    J'indique ici mes réponses aux questions
    1, 2 et 3 (1B 2A 3C par exemple):

    J'écris ici ce que je veux, ou rien du tout:

    Mon prénom (obligatoire):

    Si je gagne, vous m'avertirez en
    m'envoyant un e-mail Ă  cette adresse:

    Si vous rencontrez des difficultés avec le formulaire, vous pouvez également participer en communiquant vos réponses par e-mail à cette adresse.

    Liens

    2010 © M6 Vidéo, Inc

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  • Filed under: Concours
  • Tim Burton InterviewĂ© Par The Wrap

    3639

    The Wrap vient de rĂ©aliser une interview de Tim Burton dans laquelle le rĂ©alisateur s’exprime sur Alice In Wonderland, Frankenweenie et 9. Pas mal d’infos intĂ©ressantes Ă  rĂ©colter, notamment concernant la vision artistique particulière que le rĂ©alisateur porte sur ses films. Trailers, univers « sombres » Ă  la mode Ă  Hollywood sont ainsi Ă©voquĂ©s… Une interview intĂ©ressante car elle sort des stĂ©rĂ©otypes de la promotion de films et rĂ©vèle certains aspects de la pensĂ©e de Tim Burton:

    Tim Burton Grilled on ‘Alice,’ ‘9′

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    9 – la Musique du Film

    9Playlist Wormee 9

    Compositeurs: Deborah Lurie, Danny Elfman
    Chef d’orchestre: Gavin Greenaway

    Cette musique, qui rappelle Hellboy II et Wanted, deux musiques de film sur lesquelles Deborah Lurie et Danny Elfman ont récemment collaboré, accompagne bien le film mais reste assez anecdotique et peu inspirée.

    • Label: E1 Music
    • Date de sortie: 9 Septembre 2009
    • Nombre de pistes: 19
    • ASIN: B002IRDDJ8

    Track Listing:

    1. Introduction
    2. Finding Answers
    3. Sanctuary
    4. Winged Beast
    5. Reunion/Searching For Two
    6. The Machines
    7. Out There
    8. Twins
    9. Slaying The Beast
    10. Return Of The Machines
    11. Burial
    12. Reawakenig
    13. The Aftermath
    14. Confrontation
    15. The Seamstress
    16. Return To The Workshop
    17. The Purpose
    18. Release
    19. Welcome Home*

    * chanson additionnelle composée, écrite et interprétée par Coheed And Cambria

    Cet album est aussi disponible en téléchargement sur Amazon depuis quelques jours.

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  • Filed under: Danny Elfman
  • Biographie

    1. Naissance, enfance, adolescence

    Il grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne situĂ©e aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularitĂ© d’accueillir bon nombre de studios de cinĂ©ma très renommĂ©s tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.
    Bien que Burbank puisse sembler ĂŞtre un endroit particulièrement excitant pour le futur rĂ©alisateur que sera Tim Burton; il n’en garde que le souvenir d’une ville plutĂ´t paisible mais sans âme, peuplĂ©e de gens Ă  la normalitĂ© dĂ©concertante et Ă  l’ouverture d’esprit toute relative, figure d’une certaine AmĂ©rique qu’il s’essaiera plusieurs fois Ă  dĂ©noncer dans son travail ultĂ©rieur.

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    Introverti et Ă©prouvant des difficultĂ©s autant Ă  la maison qu’Ă  l’Ă©cole, il passe le plus clair de ses temps libres Ă  regarder des films de monstres et d’horreur, Ă  la tĂ©lĂ© ou au cinĂ©ma. Il y dĂ©couvre donc un certain cinĂ©ma qui aura une influence cruciale sur sa carrière Ă  venir, Ă  travers les films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d’horreurs « gothiques » depuis la fin des annĂ©es 50 aux annĂ©es 70), l’emblĂ©matique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l’excentricitĂ© du rĂ©alisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera Ă©galement un film).

    Quand tu es plus jeune, tu crĂ©es ta propre mythologie et tu dĂ©termines ce qui te touche. Et ces films, leur poĂ©sie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m’interpelaient comme d’autres enfants ont pu ĂŞtre interpelĂ©s par les films de Gary Cooper ou John Wayne.»

    A part cela, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions dĂ©collant et atterrissant de l’aĂ©roport tout proche.
    Quelques faits anecdotiques marquent tout de mĂŞme son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire Ă  l’invasion imminente des martiens; ou encore le fait que ses parents aient murĂ©, pour une raison inconnue, la fenĂŞtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligĂ© d’escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l’extĂ©rieur, Ă©vĂ©nement qu’il associa « Ă  la nouvelle d’Edgar Allan Poe oĂą un homme est emmurĂ© vivant et brĂ»lĂ© vif. VoilĂ  le genre de sentiments que j’Ă©prouvais Ă  l’Ă©gard de mon monde. Burbank, cet endroit mystĂ©rieux!« .

    S’entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale Ă  12 ans, et s’en va vivre chez sa grand-mère, qui lui louera ensuite un petit studio Ă  ses 16 ans.

    2. Tim Burton au pays enchanté

    i. Calarts

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    En 1976, alors âgĂ© de 18 ans, Tim et son talent très prĂ©coce sont repĂ©rĂ©s par des chasseurs de tĂŞtes travaillant pour Disney et il obtient une bourse pour intĂ©grer CalArts (California Institute for the Arts), une Ă©cole fondĂ©e par le studio pour constituer un « rĂ©servoir » de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la cĂ©lèbre entreprise.

    Il y rencontrera certaines pointures actuelles (John « Pixar » Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane…) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (rĂ©alisateur de l’Étrange NoĂ«l de Mr Jack) qu’il cĂ´toiera au cours d’animation expĂ©rimentale enseignĂ© par Jules Engel.
    S’il supporte mal l’enseignement « militaire » de l’Ă©tablissement, il y rĂ©alise Stalk of The Celery Monster par lequel il se fera remarquer avant d’ĂŞtre embauchĂ© comme animateur dans le studio.

    ii. Tim Burton employé chez Disney

    Il y passera trois annĂ©es difficiles, incapable d’intĂ©grer les « codes » formatĂ©s du studio et faisant preuve d’une tĂ©nacitĂ© Ă  toute Ă©preuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu’on exige de lui et de ses collègues d’ĂŞtre « Ă  la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalitĂ©. Il faut ĂŞtre quelqu’un d’unique pour pouvoir faire coexister ces deux Ă©tats dans un mĂŞme cerveau. »

    a. Animateur

    Il y travaillera entre autres sur Tron (non crĂ©ditĂ©, en tant qu’animateur), The Lords of The Rings (non crĂ©ditĂ©, en tant qu’intervalliste), ainsi que sur Rox et Rouky (en tant qu’animateur) :

    Je n’arrivais mĂŞme pas Ă  imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient Ă  une route dĂ©foncĂ©e.(…) J’avais l’impression de subir le supplice de la goutte d’eau. (…) Je n’avais pas la force d’endurer cela, c’Ă©tait au-dessus de mes forces.

    Il adapte son comportement en consĂ©quence, dormant souvent entre 8 et 10 heures par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu’Ă  parfois 4 heures de sommeil supplĂ©mentaires pendant ses heures de travail, les yeux clos mais bien assis derrière sa planche Ă  dessin, le crayon Ă  la main, prĂŞt Ă  gribouiller Ă  la moindre entrĂ©e inattendue dans son bureau…

    Je me comportais de manière Ă©trange (…). Je m’installais frĂ©quemment au fond d’une armoire dont je ne sortais pas, ou je m’asseyais sur mon bureau – ou en-dessous –, ou je faisais des trucs Ă©tranges comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivĂ© Ă  dĂ©passer ce stade. Je ne m’enferme plus dans une armoire. J’Ă©tais gardĂ© Ă  distance respectable, mais j’avais la paix.

    b. Art Conceptor

    Ensuite, il accède avec un bonheur relatif Ă  un poste d’artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idĂ©es fantasques, indĂ©pendamment du fait qu’aucune ne sera retenue pour le film. Burton dĂ©marre une petite dĂ©pression.

    J’ai Ă©puisĂ©, pendant cette pĂ©riode, mon rĂ©servoir d’idĂ©es pour 10 ans. Lorsqu’au bout de toutes ces annĂ©es, je me suis rendu compte qu’ils n’avaient rien utilisĂ©, ça m’a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j’avais l’impression d’ĂŞtre dans une cellule que la lumière du jour n’Ă©clairait jamais.

    c. Vincent, Frankenweenie et Hansel & Gretel

    Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien de Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney.
    Ils rĂ©ussiront Ă  dĂ©bloquer eux-mĂŞme, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettront Ă  Tim Burton de rĂ©aliser un petit bijou d’animation basĂ© sur un poème qu’il voulait Ă  la base Ă©diter en livre : Vincent.

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    Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton.

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    Une voix off, celle de l’acteur lui-mĂŞme que Burton arrivera Ă  associer au projet, rĂ©cite sur les images le poème Ă©crit par Tim sur un ton proche des textes d’Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation, en clĂ´ture le court-mĂ©trage.
    Tim Burton deviendra un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rĂ´les, de mĂŞme qu’il commença un documentaire -jamais terminĂ©- sur lui, Conversations with Vincent.

    J’ai toujours gardĂ© contact avec lui [Vincent Price], mĂŞme de façon relâchĂ©e (…) Il faisait partie de cette gĂ©nĂ©ration de gens avec qui on reste toujours connectĂ© mĂŞme s’il arrive qu’on ne se voit pas rĂ©gulièrement. (…) Il Ă©tait très encourageant. J’avais toujours l’impression qu’il comprenait exactement le propos du film, peut-ĂŞtre mĂŞme plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente.

    Parmi les 3 collaborateurs Ă  la rĂ©alisation du film, notons la prĂ©sence de Rick Heinrich qui sera l’un des « fidèles » de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui aidera Ă  dĂ©finir son style visuel.

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    Ensuite, toujours pour le compte de Disney et la mĂŞme annĂ©e, il tourne son premier film « live », Frankenweenie, toujours produit par Julie Hickson.
    Ce moyen-métrage est une variation du film Frankenstein où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci se soit fait renversé par une voiture.
    Il dirige Shelley Duvall (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rĂ´le secondaire).

    NĂ©anmoins, ces deux essais -rĂ©ussis-, trop atypiques par rapport Ă  la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relĂ©guĂ©s au fond des tiroirs de Disney et ne connaĂ®tront qu’une diffusion marginale (Vincent devait initialement ĂŞtre projetĂ© en première partie de Pinocchio), entre autres dans des festivals d’animation dont celui de Bruxelles en 1984.
    Burton y recevra un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre.
    Frankenweenie lui aussi rĂ©compensĂ©, se voit Ă©galement condamnĂ© après avoir Ă©tĂ© classĂ© « PG » (interdit aux moins de 12 ans) par la censure.
    Burton ne digérera pas le choc.

    Dans la foulĂ©e de Vincent et Frankenweenie, il rĂ©alise Ă©galement avec 166 000$ Hansel & Gretel, adaptation « kung fu » (oĂą les hĂ©ros sont jouĂ©s par deux asiatiques) du conte des frères Grimm qui sera diffusĂ© une nuit d’Halloween sur Disney Channel, remportant un succès mitigĂ©.

    C’est Ă©galement chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d’une histoire se dĂ©roulant Ă  « Halloweenland » et mettant en scène un certain Jack Skellington… Mais ceci est pour plus tard!

    iii. Bye Bye Mickey !

    Las qu’on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu’on se refuse Ă  l’exploiter en raison d’une ligne politique et artistique « trop sage », il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer.
    Ce qui ne l’empĂŞche pas d’entretenir avec eux une relation Ă©troite et ambigĂĽe, sorte de « je t’aime – moi non plus » : comme l’explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans « L’Ă©nonciation de l’interdit – ou comment Tim Burton a dynamitĂ© de l’intĂ©rieur les formations imaginaires proposĂ©es par Disney« , le rĂ©alisateur intègre en effet très bien le « monde de Disney », qui figure chez lui une prĂ©sence spectrale, sorte d’ombre dont le crĂ©ateur de Batman ne semble pouvoir s’Ă©manciper totalement.
    Il connaĂ®t parfaitement la « grammaire » du studio, et partage certaines de ses thĂ©matiques (le merveilleux, par exemple), mais qu’il aborde sous un tout autre angle.
    Le manichĂ©isme Disneyien n’existe par contre pas chez Tim Burton, qui prĂ©fère mettre en scène des personnages Ă  la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout Ă  fait bons, ni tout Ă  fait mĂ©chants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).

    3. Premières réalisations

    Vincent et Frankenweenie attirent l’attention de l’industrie du cinĂ©ma, et il est approchĂ© par Griffin Dunne pour rĂ©aliser After Hours.
    Martin Scorsese, qui est Ă  l’Ă©poque en stand-by alors qu’il essaie de rĂ©unir les fonds pour sa Dernière Tentation du Christ, se montre Ă©galement intĂ©ressĂ© par le projet.
    Burton, fair-play, lui cédera le passage.

    i. Pee Wee’s Big Adventure, The Jar & Aladdin

    Peu de temps après, c’est Paul Reubens, animateur d’une Ă©mission tĂ©lĂ© pour enfants, qui vient trouver Burton pour rĂ©aliser une adaptation de son Pee Wee Herman Show.
    Tim Burton accepte le pari et s’entoure d’une bonne Ă©quipe technique.
    C’est la première fois qu’il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l’occurrence la Warner Bros.
    Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe Oingo Boingo, Danny Elfman, qu’il avait dĂ©jĂ  vu en concert alors qu’il Ă©tait Ă©tudiant.
    Bien que peu sĂ»r de lui du fait de son absence de formation musicale « traditionnelle », Elfman se rĂ©vĂ©lera ĂŞtre un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d’autres films ou sĂ©ries tĂ©lĂ©.

    Warner Bros. Ă©tait prĂŞt Ă  prendre des risques sur Pee Wee’s Big Adventure, parce que le budget du film Ă©tait minuscule. Ils ont pariĂ© sur moi. Ils ont pariĂ© sur Danny. (…) Quand je l’ai entendue jouĂ©e [la musique] par un orchestre, ça a Ă©tĂ© un choc. Ça a Ă©tĂ© une des expĂ©riences les plus mĂ©morables de mon existence. C’Ă©tait la première fois que la musique Ă©tait un personnage Ă  part entière d’un de mes films.

    Il forme avec Elfman l’un de ces grands couples rĂ©alisateur/compositeur tels que Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams.
    L’Étrange NoĂ«l de Mr Jack est une Ă©tape particulière puisque la participation d’Elfman y est majeure (importance narrative de la musique et des chansons) et endosse le rĂ´le de Jack lors des chansons.
    NĂ©anmoins, Burton refuse Ă  Elfman le rĂ´le « parlĂ© » de Jack, ce qui sera Ă  l’origine d’une dispute qui aboutira Ă  une rupture, le temps d’un film (Ed Wood), entre les deux artistes.
    C’est en effet Ă  Howard Shore que Burton fera appel.

    Burton dĂ©clare avoir Ă©tĂ© très en phase avec Pee Wee’s Big Adventure, affectionnant l’univers de Pee Wee l’homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa prĂ©occupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette.
    Il arrivera à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères.
    Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante :

    Si Paul et moi n’avions pas eu les mĂŞmes goĂ»ts, ou n’avions pas Ă©tĂ© en osmose, ça aurait Ă©tĂ© un vĂ©ritable cauchemar, d’autant plus qu’Ă  cette Ă©poque de ma vie j’avais du mal Ă  communiquer. J’aurais mĂŞme Ă©tĂ© virĂ©, car la star c’Ă©tait lui.

    Le film ne sera pas un chef-d’Ĺ“uvre, mais fut un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de dĂ©part) et accrĂ©dite Tim Burton en tant que rĂ©alisateur de longs-mĂ©trages, malgrĂ© une critique partagĂ©e et mĂŞme parfois mĂ©chante.

    Il y a [dans l'industrie du cinĂ©ma] tellement de forces qui peuvent te dĂ©molir – les critiques, le box-office et le film lui-mĂŞme – que ça t’oblige Ă  garder une certaine humilitĂ©, Ă  garder les pieds sur terre.

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    Il dirige par la suite deux petits tĂ©lĂ©films, l’un Ă©tant un remake de The Jar pour l’Ă©mission Alfred Hitchcock Presents, et l’autre, Aladdin and his Wonderful Lamp, adaptation du cĂ©lèbre conte des 1001 nuits pour le Faerie Tale Theatre.
    L’hĂ´tesse de ce show n’est autre que Shelley Duvall, qui fut prĂ©cĂ©demment dirigĂ©e par Burton dans Frankenweenie.
    Ces deux rĂ©alisations sont assez mineures dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de dĂ©lais assez courts. Tim Burton comprendra, en les rĂ©alisant, qu’il a du mal Ă  s’approprier un matĂ©riau duquel il ne se sent pas proche, et cela sera dĂ©sormais un critère primordial dans ses choix de rĂ©alisateur.
    Cependant, Aladdin… comporte quelques sĂ©quences oĂą l’empreinte de Tim Burton est clairement visible.

    4. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands;

    Les deux projets suivant de Tim Burton assoieront le rĂ©alisateur Ă  Hollywood, faisant preuve d’une capacitĂ© Ă  transformer les projets difficiles en succès mondiaux.

    CĂ´tĂ© vie privĂ©e, sa relation avec Julie Hickson, de qui il Ă©tait très proche chez Disney avant que leur relation n’Ă©volue en idylle, prend fin peu après la sortie de Pee Wee. Cela aurait marquĂ© un tournant important dans sa vie (d’après Vanity Fair).

    i. Beetlejuice

    Après avoir refusĂ© une sĂ©rie de mauvais scripts, il tombe sur Beetlejuice, une comĂ©die macabre d’après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson.
    Tim Burton y exploite fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betelgeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place.
    En effet, le film d’origine devait Ă  la base s’appeler The Maitlands et ĂŞtre rĂ©alisĂ© par le maĂ®tre du film d’horreur, Wes Craven (Nightmare on Elm Street, Scream).
    Beetlejuice marque Ă©galement la rencontre de Tim Burton avec Michael Keaton (Betelgeuse) et Winona Ryder (Lydia), Ă  qui il confiera par la suite d’autres rĂ´les en or.
    Il y dirige Ă©galement Catherine O’Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs rĂ©currents de sa filmographie.

    ii. Batman

    En 1979, la Warner avait acquis les droits d’adaptation du comics de Bob Kane, Batman.
    Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne Ă  leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture amĂ©ricaine, passant devant Joe Dante (Gremlins) et d’autres rĂ©alisateurs approchĂ©s dans un premier temps.
    Il avait en effet Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que le projet lui serait cĂ©dĂ© s’il rĂ©pĂ©tait un deuxième succès au box-office après Pee Wee, condition remplie avec la rĂ©ussite de Beetlejuice.
    Si Batman sera une rĂ©ussite, c’est le premier film d’une longue sĂ©rie dans laquelle Tim Burton sera confrontĂ© Ă  des problèmes de divergences d’opinions face aux studios.
    Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton.
    L’acteur est en effet Ă  l’Ă©poque fichĂ© « comique » et dispose en outre d’un physique assez standard.
    Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n’est pas un super-hĂ©ros au sens propre du terme (c’est-Ă -dire possĂ©dant des super-pouvoirs), mais un homme ordinaire (avec un physique ordinaire, donc) qui endosse un costume de justicier.
    En outre, Tim Burton s’Ă©loigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la cĂ©lèbre sĂ©rie tĂ©lĂ© des annĂ©es 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmentĂ©, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des annĂ©es 80.
    Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli.
    En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.

    Les campagnes de marketing et de merchandising associĂ©es Ă  la sortie du film furent Ă©galement d’une ampleur encore inĂ©dite Ă  l’Ă©poque, et le film rapporta plus de 10 fois son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l’un des plus gros hits de tous les temps au box-office.
    Batman eut également une influence importante sur les autres films de super-héros à venir.

    5. Les débuts des années 90 : 3 films, 3 succès

    Fort de ces Ă©normes succès, Burton entre dans les annĂ©es 90 fraĂ®chement mariĂ© (le 24 fĂ©vrier 1989) avec l’artiste allemande Lena Gieseke et en ayant gagnĂ© la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres; considĂ©rĂ©s par beaucoup comme ses meilleurs.

    i. Edward Scissorhands

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    A commencer par Edward Aux Mains D’Argent, un conte merveilleux (au sens propre du terme) co-Ă©crit avec Caroline Thompson d’après une idĂ©e originale de Tim Burton.
    L’histoire, comme la plupart de ses films de l’Ă©poque, comporte une dimension fortement autobiographique.

    Les influences principales du scĂ©nario proviennent de Frankenstein, La Belle Et La BĂŞte, Le FantĂ´me De L’OpĂ©ra et enfin de Der Struwwelpeter, un conte allemand du 19ème siècle traitant du fait de bien se comporter et oĂą un enfant refuse, par exemple, de se laver ou… de se couper les ongles.

    La Warner, qui avait produit les 3 films prĂ©cĂ©dents de Burton, se montre peu intĂ©ressĂ©e et c’est donc la Fox qui dĂ©cide de l’aider Ă  monter son projet.
    Pour l’acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue Ă  l’Ă©poque, Tom Cruise.
    Burton, peu emballĂ©, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dĂ©volu sur celui qui, Ă  l’Ă©poque, Ă©tait surtout connu pour son rĂ´le de playboy dans la sĂ©rie teenage 21 Jump Street : Johnny Depp.
    Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre Burton on Burton de Mark Salisbury, provoque des étincelles.
    Le beau gosse de la tĂ©lĂ© incarnera un Edward tout en finesse, et deviendra l’ami de Burton, son complice et son alter ego Ă  l’Ă©cran; par la mĂŞme occasion qu’il dĂ©marrera au cinĂ©ma la carrière qu’on lui connaĂ®t.

    Les costumes, qui ont dans ce film une importance toute particulière, seront réalisés par Colleen Atwood qui deviendra une « régulière » de Tim Burton.

    Le film frappe les esprits de par sa poĂ©sie, sa musique et sa beautĂ© visuelle; et est considĂ©rĂ© comme le chef-d’oeuvre de Tim Burton.

    ii. Batman Returns

    1991. La Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de Batman.
    Après d’âpres discussions, Tim Burton accepte, en Ă©change d’une lourde contrepartie financière et Ă  la condition qu’il ait un contrĂ´le total (ce qui est bien sĂ»r relatif) sur le film.
    Histoire d’Ă©viter que le studio se mĂŞle de son travail comme il l’avait fait sur le premier Batman, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel.

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    Bien que la Warner ait acceptĂ© la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intĂ©rĂŞt pour Batman Returns va en effet de pair avec l’introduction de nouveaux « mĂ©chants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michelle Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarnĂ© par Danny DeVito.
    Ces deux personnages sont mis, Ă  titre d’importance, sur le mĂŞme pied que Batman, voire mĂŞme en avant par rapport au hĂ©ros du film. L’opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralitĂ© des personnages est toute relative.
    En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus.
    Catwoman est affublĂ©e d’un caractère très « sexuel », ce qui dĂ©rangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas Ă  un public d’enfants.
    McDonalds, poussĂ© dans le dos par des associations de parents, va mĂŞme jusqu’Ă  annuler son partenariat marketing avec la Warner pour ce film.

    VĂ©ritable explosion visuelle, lectures Ă  plusieurs niveaux, c’est une rĂ©ussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement Ă©poustouflantes, comme la scène de dĂ©fenestration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal oĂą Batman et Catwoman, les ennemis masquĂ©s, se rendent compte de leur identitĂ© respective alors qu’ils sont en train de danser.
    La partition d’Elfman, elle aussi, est un petit bijou.

    Batman Returns fut cependant le film le plus dur à tourner pour lui : 24 semaines éprouvantes que Tim Burton qualifiera plus tard de « cauchemar ».
    Période qui plus est assombrie par le suicide de son ami Anton Furst (décorateur sur Batman – le premier opus), dont le magazine people Vanity Fair le rend responsable dans un article outrageux.
    Le rĂ©alisateur traverse une phase de dĂ©pression, dans laquelle sa remise en cause est totale puisqu’il songe Ă  arrĂŞter la rĂ©alisation pour ne plus se consacrer qu’Ă  la peinture.

    Le film, plus critiquĂ© que le premier, n’est pas un aussi gros succès au box-office mais s’en sort tout de mĂŞme très bien. Ces deux Ă©lĂ©ments verront la Warner s’interroger sur la suite de l’histoire Ă  l’Ă©cran de l’homme chauve-souris.
    Ils dĂ©cideront d’engager Joel Schumacher pour deux suites, Batman Forever (1995) puis Batman & Robin (1997).
    Tim Burton garde un oeil sur Batman Forever (un titre qu’il qualifie de « tatouage que l’on se serait fait sous l’usage de drogues ») puisqu’il reste au gĂ©nĂ©rique en tant que producteur exĂ©cutif.

    iii. Lisa Marie

    Peu après Batman Returns, Lena Gieseke et Tim Burton divorceront.
    Ă€ partir de la Saint-Valentin ‘92, Il sort avec Lisa Marie, une ancienne mannequin avec qui il a eu un coup de foudre dans un night-club la nuit de nouvel an 1991.
    Elle apporta beaucoup de choses Ă  Tim Burton, et Henry Selick aurait mĂŞme dĂ©clarĂ© qu’elle lui sauva en quelque sorte la vie.
    En effet, selon Wikipedia (qui cite Selick), Burton s’apprĂŞtait Ă  « suivre Anton Furst » (son ami et dĂ©corateur sur Batman qui s’Ă©tait suicidĂ© en novembre 1991).
    Tim Burton restera 9 ans avec sa nouvelle compagne. Elle fut pour lui une source d’inspiration, en particulier pour The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories, qui lui est dĂ©dicacĂ©.

    Il y a beaucoup de Lisa Marie dans ces nouvelles. Elle m’apporte beaucoup.

    Lisa Marie eut des secondes rôles dans 4 longs-métrages de Tim Burton. Le plus mémorable reste celui de la femme martienne dans Mars Attacks!.

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    iv. Tim Burton’s Nightmare Before Christmas

    En 1982, alors qu’il Ă©tait chez Disney, Tim Burton avait Ă©crit un poème narrant les (mĂ©s)aventures de Jack Skellington, roi du pays d’Halloween.
    Las de semer la terreur, il dĂ©couvrait au hasard d’une promenade le pays merveilleux de NoĂ«l et tentait par la suite de le fĂŞter Ă  sa façon…
    Inspiré par le style du Dr. Seuss et en particulier de son How the Grinch stole Christmas; le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.

    1990. Maintenant que la donne a changé pour Tim Burton, il décide de monter le projet.
    Bien que les droits appartiennent Ă  Disney, il arrive Ă  les convaincre de financer son film.
    Son film ? Pas entièrement, puisque c’est Henry Selick qui le rĂ©alisera.
    Tim Burton est en effet trop occupĂ© Ă  s’emmĂŞler les pinceaux sur Batman Returns; mais il n’empĂŞche que c’est son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel…
    Et puis surtout, il rappelle Ă  nouveau Danny Elfman pour s’occuper de la musique, qui a ici une importance toute particulière puisque Nightmare Before Christmas prend la tournure d’un film musical.
    L’Ă©laboration du long mĂ©trage se fera donc dès l’Ă©criture en Ă©troite collaboration avec le compositeur.
    Viendra d’y greffer par la suite Caroline Thompson (la scĂ©nariste d’Edward Scissorhandset co-scĂ©nariste de Corpse Bride), avec qui il montera Skellington Prod (renommĂ© en Twitching Images dès 1994) pour s’occuper de la production du film.

    Véritable défi technique, 14 animateurs y travaillent simultanément 12 heures par jour et 6 jours semaine pendant plus de 2 ans.
    Ils ne produisent « que » (dans le domaine de l’animation, c’est relatif) 60 secondes d’animation par semaine, jonglant avec plusieurs dizaines de poupĂ©es ayant chacune de nombreuses tĂŞtes interchangeables (180 pour Jack) Ă  animer dans des dĂ©cors somptueux traversĂ©s, qui plus est, par des mouvements de camĂ©ra compliquĂ©s calculĂ©s par ordinateur.

    Le film n’aura coĂ»tĂ© que 50 millions de dollars et remporte un grand succès, qui sera plus tardif en Belgique et en France.
    Il est encore aujourd’hui objet d’un vĂ©ritable culte, et un tas de produits dĂ©rivĂ©s on fait leur apparition.
    En 2006, Disney travaille en collaboration avec ILM pour remasteriser le film en relief Ă  travers un procĂ©dĂ© assez compliquĂ©. Pour l’occasion, la bande originale est rééditĂ©e, accompagnĂ©e d’un 2ème CD sur lesquel des artistes connus (dont Marilyn Manson) reprennent certains titres d’Elfman.

    6. Tim Burton inquiète Hollywood

    i. Cabin Boy et Mary Reilly

    Dans la foulĂ©e de L’Étrange NoĂ«l, Tim Burton et Denise Di Novi produisent pour Disney le Cabin Boy de Adam Resnick, un hommage bizarre Ă  la sĂ©rie des Simbad.

    2657|200

    Le film est un Ă©chec critique et public, bien qu’il retrouva un succès modeste lors de sa sortie en VHS, avec lequel il devint l’objet d’un certain culte.

    Il enchaîne sur Mary Reilly, une adaptation de Dr Jekyll et Mr Hyde pour laquelle Winona Ryder est pressentie comme actrice principale.
    La Columbia met directement la pression sur Tim Burton en essayant de troquer Winona contre Julia Roberts et en le menaçant de ne pas travailler assez vite : « il y a cinq autres réalisateurs qui veulent faire ce film ».
    Tim Burton comprend vite que l’entente sera Ă  nouveau difficile entre lui et les studios, et abandonne le projet. Ce dernier sera finalement repris par Stephen Frears, avec… Julia Roberts.

    ii. Ed Wood

    Durablement marquĂ© par les films de son enfance, Tim Burton dĂ©cide, en parallèle avec Mary Reilly, de dĂ©velopper un film moins « lourd » que ce qu’il avait fait pour l’instant Ă  Hollywood: Ed Wood.
    Le film est une biopic, hommage à Edward Davis Wood Jr., souvent qualifié de « pire réalisateur de tous les temps ».
    Burton devait dans un premier temps seulement le produire, mais, sĂ©duit, dĂ©cide rapidement d’en assumer la rĂ©alisation d’après un script de Scott Alexander et Larry Karaszewski.
    Il exige un contrôle artistique complet sur le film, et plusieurs studios se succèdent pour produire le projet, avant que Disney lui garantisse cet aspect.
    Disney ? Le studio essaie en effet de s’impliquer Ă  l’Ă©poque dans des projets qui pourraient aider Ă  retrouver sa gloire perdue.
    Le budget est peu élevé, les acteurs sont payés très modestement, et Tim Burton décide de le tourner en noir et blanc.
    Bien que le film soit d’origine biographique, quelques Ă©lĂ©ments inventĂ©s y sont glissĂ©s, comme par exemple la rencontre de Wood avec Orson Welles (rĂ©alisateur de Citizen Kane), surnommĂ© quant Ă  lui « le meilleur rĂ©alisateur de tous les temps ».
    Ed Wood sera incarnĂ© par Johnny Depp, et c’est Martin Landau qui se glisse dans la peau de Bela Lugosi, l’acteur fĂ©tiche/hĂ©roĂŻnomane de l’excentrique rĂ©alisateur. Il remportera un Oscar du meilleur second rĂ´le pour cette prestation.
    Il est très probable que l’intĂ©rĂŞt de Burton pour ce film et sa mise en avant de la relation Wood/Lugosi ait un rapport avec son histoire personnelle avec Vincent Price, mort peu auparavant.
    Une fois n’est pas coutume, c’est non pas Danny Elfman (ils s’Ă©taient querellĂ©s sur l’Étrange NoĂ«l) qui compose la musique mais Howard Shore, Ă©crivant une musique assez proche de ce que le compositeur attitrĂ© de Burton aurait pu faire.
    Le film offre un aperçu de la polyvalence de Tim Burton que l’on croit souvent -Ă  tort- incapable de faire autre chose que des films « gothiques ».
    Ce sera un succès critique mais un Ă©chec commercial, seul film de Tim Burton Ă  avoir fait un chiffre d’affaire infĂ©rieur Ă  son budget de dĂ©part.

    iii. James and the Giant Peach

    3860|200

    Toujours avec Denise Di Novi, Burton produisent Ă  nouveau un film ensemble : James and the Giant Peach, sorti en 1996.
    Le film est un mĂ©lange de live et d’animation, rĂ©alisĂ© par Henry Selick (l’Étrange NoĂ«l de Mr Jack).
    La production de ce film tĂ©moigne de l’intĂ©rĂŞt qu’a Burton pour Roald Dahl (et son illustrateur fĂ©tiche Quentin Blake), intĂ©rĂŞt qui sera renouvelĂ© plus tard avec la rĂ©alisation de Charlie et la Chocolaterie.

    iv. Mars Attacks!

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    Jonathan Gems, qui est un collaborateur régulier de Burton depuis Batman, tomba un jour sur un jeu de cartes collector Mars Attacks! (série de cartes à collectionner que la société Bubbles Inc. avait lancée en 1962 – vous pouvez les voir dans la section dédiée au film) et les présente à Tim Burton.
    SĂ©duit par la trouvaille alors qu’il travaille Ă  l’Ă©poque sur un film dĂ©diĂ© Ă  Catwoman, il rappelle quelques mois plus tard pour lui demander d’Ă©crire un scĂ©nario basĂ© sur l’univers du jeu de cartes.
    Burton se pose Ă  l’Ă©poque beaucoup de questions sur l’Ă©volution politique du monde et en particulier de l’AmĂ©rique, et aime la dimension critique que le film peut apporter Ă  cet Ă©gard.
    Ils dĂ©cident de s’inspirer en grande partie de tous les films d’invasions des annĂ©es 50.
    Le budget de Gems doit ĂŞtre revu plusieurs fois Ă  la baisse (280 millions de dollars au dĂ©part, rĂ©duits Ă  environ 75), et les martiens seront animĂ©s en image de synthèse par ILM alors qu’il avait un temps Ă©tĂ© envisagĂ© d’utiliser le stop-motion, trop long Ă  mettre en oeuvre et moins indispensable sur ce film.
    Le casting comporte une sĂ©rie impressionnante de stars reconnues dont Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny DeVito, Michael J. Fox, Natalie Portman, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker et Tom Jones…).
    Le film, qui sort en 1996, est cependant très mal accueilli par une AmĂ©rique souvent trop patriotique et pudique, tandis qu’il connaĂ®tra un assez grand succès international, en particulier en Europe ou la critique dĂ©calĂ©e du rĂ©alisateur Ă  l’Ă©gard de son propre pays amuse beaucoup.

    Comble du hasard, Independance Day sort quasiment au mĂŞme moment, avec une vision tout Ă  fait… diffĂ©rente du problème.

    v. Superman Lives: Un projet avorté

    La Warner contacte Burton en 1997 pour rĂ©aliser un cinquième volet de sa sĂ©rie Superman, Superman Lives (Superman est toujours vivant) d’après un scĂ©nario de Kevin Smith et avec Nicolas Cage dans la peau de l’homme au costume moulant.
    Burton démarre au quart de tour et la phase de développement du film démarre, avec Elfman pressenti pour la musique.

    Sa première dĂ©cision artistique est de se dĂ©barasser du script de Smith, qu’il juge trop complexe, et de le confier Ă  Wesley Strick, scĂ©nariste qui avait participĂ© Ă  l’Ă©criture de Batman Returns.
    En travers de la route de Clark Kent, c’est semble-t-il Jack Nicholson qui aurait Ă©tĂ© pressenti pour le rĂ´le de Lex Luthor.

    Après un an de développement (dont les frais sont estimés à 20 millions de dollars), la construction des décors débute en Pennsylvanie, sous la direction artistique de Rick Heinrich.
    Il ne faudra pas six semaines à Terry Sernel, président adjoint de la Warner, pour virer le nouveau scénariste et interrompre la pré-production.
    Le studio cherche Ă  limiter le budget du film et Ă  rĂ©-imposer Smith en tant que scĂ©nariste, avant d’en changer une nouvelle fois pour Dan Gilroy.

    Entre temps, Danny Elfman quitte le projet et la Warner pousse Nicolas Cage à en faire de même (il aurait reçu 17 millions de dollars pour « claquer » la porte).

    Octobre 1998. Les tensions entre la Warner, Jon Peters (le producteur au caractère autocratique avec lequel Burton avait déjà dû composer sur Batman) et Tim Burton sont trop fortes.
    Sur Internet, les esprits des fans s’Ă©chauffent. Tim Burton est remerciĂ©, tandis que Nicolas Cage est rappelĂ©.
    La Warner continue à faire défiler les candidats aux divers postes du film, avant que le projet soit définitivement abandonné après le départ de Cage en 2000.

    7. Tim Burton Lives: la renaissance

    i. The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

    Des nouvelles de « 9″

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    Nous avions Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment l’adaptation en long mĂ©trage d’animation du court mĂ©trage nominĂ© aux Oscars « 9″, du rĂ©alisateur Shane Acker.

    Quel rapport avec Tim Burton ?
    Celui-ci aurait apparemment particulièrement apprĂ©ciĂ© le court puisqu’il se retrouve au gĂ©nĂ©rique du projet, en tant que producteur, aux cĂ´tĂ©s de Timur Bekmambetov, Dana Ginsburg et Jim Lemley.

    Raugue, un utilisateur du forum, nous annonce que le gĂ©nĂ©rique se prĂ©cise avec l’arrivĂ©e de Elijah Wood, John C. Reilly, Christopher Plummer et Martin Landau (l’acteur qui a jouĂ© Bela Lugosi dans le « Ed Wood » de Tim Burton) au casting voix.

    VoilĂ  de quoi nous faire patienter un peu… Sur IMDB, le film est toujours annoncĂ© pour 2007.

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  • Burton produit « 9″

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    Le long-mĂ©trage d’animation « 9″ de Shane Acker sera produit par Tim Burton et Timur Bekmambetov.

    Focus (Filiale de Universal) distribuera le film.

    Basé sur le court-métrage du même nom et du même réalisateur(dont vous pouvez voir un extrait sur le site du réalisateur), le film devrait sortir en 2006.

    Ça a l’air allĂ©chant en tout cas !

    Source

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