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Biographie

    I. L’enfance à Burbank

    Tim Burton est né le 25 août 1958 et grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d’accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.
    Bien que Burbank puisse sembler être un endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que sera Tim Burton, il n’en garde que le souvenir d’une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens à la normalité déconcertante et à l’ouverture d’esprit toute relative, figure d’une certaine Amérique qu’il s’essaiera plusieurs fois à dénoncer dans son travail ultérieur.

    Le père de Burton travaille au centre sportif de la ville en tant qu’entraineur de Base-Ball tandis que sa mère tient une boutique de cadeaux orientée vers les décors félins.

    Introverti et éprouvant des difficultés autant à la maison qu’à l’école, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films de monstres et d’horreur, à la télé ou au cinéma. Il y découvre donc un certain cinéma qui aura une influence cruciale sur sa carrière à venir, au travers des films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d’horreurs “gothiques” depuis la fin des années 50 aux années 70), l’emblématique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l’excentricité du réalisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera également un film).

    Quand tu es plus jeune, tu crées ta propre mythologie et tu détermines ce qui te touche. Et ces films, leur poésie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m’interpelaient comme d’autres enfants ont pu être interpelés par les films de Gary Cooper ou John Wayne1

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    Hormis ce goût pour le cinéma de série B voire Z, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions décollant et atterrissant de l’aéroport tout proche.
    Quelques faits anecdotiques marquent tout de même son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire à l’invasion imminente des martiens, ou encore le fait que ses parents aient muré, pour une raison inconnue, la fenêtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligé d’escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l’extérieur, événement qu’il associa “à la nouvelle d’Edgar Allan Poe où un homme est emmuré vivant et brûlé vif. Voilà le genre de sentiments que j’éprouvais à l’égard de mon monde. Burbank, cet endroit mystérieux! ((SALISBURY Mark, op. cit., p. 4)) “.

    Son goût pour la production artistique se développe également très tôt. Goût pour le dessin en premier lieu. Le jeune Burton aime par dessus tout griffonner, habitude qui ne le quitte plus par la suite. Il développe d’ailleurs dans cet art un talent certain, vite remarqué par les autorités locales qui lui confient en 1972 la responsabilité de décorer l’ensemble des véhicules des services d’entretien de Burbank. Le dessin est pour lui autant un moyen de s’évader du monde réel qu’un langage à part entière qu’il utilise volontiers pour s’exprimer.

    Son goût pour le dessin se double d’un goût prononcé pour la réalisation cinématographique. Ainsi, influencé par les films vus au cinéma et à la télévision et armé d’une caméra Super 8, il dirige avec quelques amis de petits court métrages, mêlant souvent animation en stop-motion et prises de vues réelles. Burton le dit lui-même, ces films ne sont pas d’une grande qualité, loin s’en faut, mais ils constituent néanmoins pour lui une première approche pratique au monde du cinéma et révèlent déjà les goût qui sont à la base de l’ensemble de sa carrière.

    S’entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s’en va vivre chez sa grand-mère, qui lui loue un petit studio indépendant dès ses 16 ans.

    II. Tim Burton au pays enchanté de Disney

    A) Calarts

    En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim et son talent très précoce sont repérés par des chasseurs de têtes travaillant pour Disney et il obtient une bourse pour intégrer CalArts (California Institute for the Arts), une école fondée par le studio pour constituer un “réservoir” de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la célèbre entreprise.

    Il y rencontre certaines pointures actuelles (John “Pixar” Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane…) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (réalisateur de l’Étrange Noël de Mr Jack) qu’il côtoie au cours d’animation expérimentale enseigné par Jules Engel.
    S’il supporte mal l’enseignement “militaire” de l’établissement, il y réalise Stalk of The Celery Monster par lequel il se fait remarquer avant d’être embauché comme animateur dans le studio.

    B) Tim Burton employé chez Disney

    Il passe à Calarts trois années difficiles, incapable d’intégrer les “codes” formatés du studio et faisant preuve d’une ténacité à toute épreuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu’on exige de lui et de ses collègues d’être “à la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalité. Il faut être quelqu’un d’unique pour pouvoir faire coexister ces deux états dans un même cerveau2.”

    a. Animateur

    Embauché par Disney, il travaille entre autres sur Tron (non crédité, en tant qu’animateur), The Lords of The Rings (non crédité, en tant qu’intervalliste), ainsi que sur Rox et Rouky (en tant qu’animateur) :

    Je n’arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(…) J’avais l’impression de subir le supplice de la goutte d’eau. (…) Je n’avais pas la force d’endurer cela, c’était au-dessus de mes forces3.

    Il adapte son comportement en conséquence, dormant souvent entre 8 et 10 heures par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu’à parfois 4 heures de sommeil supplémentaires pendant ses heures de travail, les yeux clos mais bien assis derrière sa planche à dessin, le crayon à la main, prêt à gribouiller à la moindre entrée inattendue dans son bureau…

    Je me comportais de manière étrange (…). Je m’installais fréquemment au fond d’une armoire dont je ne sortais pas, ou je m’asseyais sur mon bureau – ou en-dessous –, ou je faisais des trucs bizarres comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivé à dépasser ce stade. Je ne m’enferme plus dans une armoire ! J’étais gardé à distance respectable, mais j’avais la paix4.

    b. Art Conceptor

    Concept-art pour Taram par Burton

    Il accède par la suite avec un bonheur relatif à un poste d’artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, indépendamment du fait qu’aucune ne sera retenue pour le film. Burton démarre une petite dépression.

    J’ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d’idées pour 10 ans. Lorsqu’au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu’ils n’avaient rien utilisé, ça m’a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j’avais l’impression d’être dans une cellule que la lumière du jour n’éclairait jamais5.

    c. Vincent, Frankenweenie et Hansel & Gretel

    Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien de Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney.
    Ils réussissent à débloquer eux-même, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettent à Tim Burton de réaliser un petit bijou d’animation basé sur un poème qu’il voulait à la base éditer en livre : Vincent.

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    Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton.

    Une voix off, celle de l’acteur lui-même que Burton arrivera à associer au projet, récite sur les images le poème écrit par Tim sur un ton proche des textes d’Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation, en clôture le court-métrage.
    Tim Burton devient un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rôles, de même qu’il commença un documentaire -jamais terminé- sur lui, Conversations with Vincent.

    J’ai toujours gardé contact avec lui [Vincent Price], même de façon relâchée (…) Il faisait partie de cette génération de gens avec qui on reste toujours connecté même s’il arrive qu’on ne se voit pas régulièrement. (…) Il était très encourageant. J’avais toujours l’impression qu’il comprenait exactement le propos du film, peut-être même plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente6.

    Parmi les 3 collaborateurs à la réalisation du film, notons la présence de Rick Heinrich qui reste l’un des “fidèles” de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui participe de manière très importante dans la définition de son style visuel.

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    Toujours pour le compte de Disney, en 1984, il tourne son premier film “live”, Frankenweenie, toujours produit par Julie Hickson.
    Ce moyen-métrage est une variation du film Frankenstein où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci se soit fait renversé par une voiture.
    Il dirige Shelley Duvall (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rôle secondaire).

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    Néanmoins, ces deux essais -réussis-, trop atypiques par rapport à la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relégués au fond des tiroirs de Disney et ne connaîssent qu’une diffusion marginale (Vincent devait initialement être projeté en première partie de Pinocchio, projet vite abandonné par les grands pontes Disney), entre autres dans des festivals d’animation dont celui de Bruxelles en 1984.
    Burton y reçoit un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre.
    Frankenweenie lui aussi récompensé, se voit également condamné après avoir été classé “PG” (interdit aux moins de 12 ans) par la censure.
    Burton, pour qui le film est précisément une histoire adaptée aux enfants ne digère pas le choc.

    Dans la foulée de Vincent et Frankenweenie, il réalise également avec 166 000$ Hansel & Gretel, adaptation “kung fu” (où les héros sont joués par deux asiatiques) du conte des frères Grimm qui est diffusé une nuit d’Halloween sur Disney Channel, remportant un succès public mitigé malgré une véritable inventivité graphique dans laquelle il est possible de retrouver tout le goût sucré qui fera la caractéristique de Charlie et la Chocolaterie.

    C’est également chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d’une histoire se déroulant à “Halloweenland” et mettant en scène un certain Jack Skellington… Mais ceci est pour plus tard !

    Malgré le peu de diffusion de ses productions, la période Disney est donc pour Burton une époque d’ébullition créative. Son style se définit de manière et forte et de nombreux projets naissent dans son esprit, dont certains sont abandonnés comme Trick or Treat ou Romeo & Juliet pour lesquels nous ne conservons aujourd’hui que quelques dessins préparatoires.

    C) Bye Bye Mickey !

    Las qu’on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu’on se refuse à l’exploiter en raison d’une ligne politique et artistique “trop sage”, il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer.
    Ce qui ne l’empêche pas d’entretenir avec eux une relation étroite et ambigüe, sorte de “je t’aime – moi non plus” : comme l’explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans “L’énonciation de l’interdit – ou comment Tim Burton a dynamité de l’intérieur les formations imaginaires proposées par Disney“, le réalisateur intègre en effet très bien le “monde de Disney”, qui figure chez lui une présence spectrale, sorte d’ombre dont le créateur de Batman ne semble pouvoir s’émanciper totalement.
    Il connaît parfaitement la “grammaire” du studio, et partage certaines de ses thématiques (le merveilleux, par exemple), mais qu’il aborde sous un tout autre angle.
    Le manichéisme Disneyien n’existe par contre pas chez Tim Burton, qui préfère mettre en scène des personnages à la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).

    III. Premières réalisations

    Vincent et Frankenweenie attirent l’attention de l’industrie du cinéma, et Tim Burton est approché par Griffin Dunne pour réaliser After Hours.
    Martin Scorsese, qui est à l’époque en stand-by alors qu’il essaie de réunir les fonds pour sa Dernière Tentation du Christ, se montre également intéressé par le projet.
    Burton, fair-play, et ne faisant pas le poids dans les studios face à un réalisateur confirmé, lui cède le passage.

    A) Pee Wee’s Big Adventure, The Jar & Aladdin

    Il dirige par la suite un petit téléfilm, Aladdin and his Wonderful Lamp, adaptation du célèbre conte des 1001 nuits pour le Faerie Tale Theatre.
    L’hôtesse de ce show n’est autre que Shelley Duvall, qui fut précédemment dirigée par Burton dans Frankenweenie.
    Cette réalisation est mineure dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de délais assez courts. Tim Burton comprends, en le réalisant, qu’il a du mal à s’approprier un matériau duquel il ne se sent pas proche, et cela sera désormais un critère primordial dans ses choix de réalisateur.
    Cependant, Aladdin… comporte quelques séquences où l’empreinte de Tim Burton est clairement visible, notamment celle, magnifique, de la caverne aux merveilles, expressionniste à souhait !

    Aladdin and his Wonderful Lamp

    Peu de temps après, c’est Paul Reubens, animateur d’une émission télé pour enfants, qui vient trouver Burton pour réaliser une adaptation de son Pee Wee Herman Show.
    Tim Burton accepte le pari et s’entoure d’une bonne équipe technique : Pee Wee’s Big Adventure est sur les rails.
    C’est la première fois qu’il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l’occurrence la Warner Bros.

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    Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe Oingo Boingo, Danny Elfman, qu’il avait déjà vu en concert alors qu’il était étudiant.
    Bien que peu sûr de lui du fait de son absence de formation musicale “traditionnelle”, Elfman se révélera être un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d’autres films ou séries télé.

    Warner Bros. était prêt à prendre des risques sur Pee Wee’s Big Adventure, parce que le budget du film était minuscule. Ils ont parié sur moi. Ils ont parié sur Danny. (…) Quand je l’ai entendue jouée [la musique] par un orchestre, ça a été un choc. Ça a été une des expériences les plus mémorables de mon existence. C’était la première fois que la musique était un personnage à part entière d’un de mes films7.

    Il débute ainsi avec Elfman l’un de ces grands couples réalisateur/compositeur tels que Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams et dévoile au grand public et au monde du cinéma celui qui est amené à devenir l’un des grands compositeurs des années 1990-2000.

    Burton déclare avoir été très en phase avec Pee Wee’s Big Adventure, affectionnant l’univers de Pee Wee l’homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa préoccupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette.
    Bien que le film soit une commande, il arrive à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères.
    Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante pour le bon déroulement du projet :

    Si Paul et moi n’avions pas eu les mêmes goûts, ou n’avions pas été en osmose, ça aurait été un véritable cauchemar, d’autant plus qu’à cette époque de ma vie j’avais du mal à communiquer. J’aurais même été viré, car la star c’était lui8.

    Le film n’est certes pas pas un chef-d’œuvre, même s’il reste très plaisant, et est un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de départ) accréditant ainsi Tim Burton en tant que réalisateur de long-métrages, malgré une critique partagée et même parfois méchante.

    Il y a [dans l'industrie du cinéma] tellement de forces qui peuvent te démolir – les critiques, le box-office et le film lui-même – que ça t’oblige à garder une certaine humilité, à garder les pieds sur terre9.

    Il fait enfin un dernier retour vers le monde de la télévision en réalisant un épisode pour la série Alfred Hitchcock Presents. Il s’agit de The Jar, un remake d’un épisode de la série des années 1960 Alfred Hitchcock Hour. Dernier petit projet avant la véritable entrée dans la cour des grands… Car Beetlejuice s’annonce…

    IV. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands

    Les deux projets suivant de Tim Burton vont assoir le réalisateur à Hollywood, le montrant capable de transformer les projets difficiles en succès mondiaux.

    Côté vie privée, sa relation avec Julie Hickson, de qui il était très proche chez Disney avant que leur relation n’évolue en idylle, prend fin peu après la sortie de Pee Wee. Cela aurait marqué un tournant important dans sa vie (d’après Vanity Fair).

    A) Beetlejuice

    Après avoir refusé une série de mauvais scripts, Burton tombe sur celui de Beetlejuice, une comédie macabre d’après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson.
    Tim Burton le remanie de manière à y exploiter fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betelgeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place.
    En effet, le film d’origine devait à la base s’appeler The Maitlands et être réalisé par le maître du film d’horreur, Wes Craven (Nightmare on Elm Street, Scream).
    Beetlejuice marque également la rencontre de Tim Burton avec Michael Keaton (Betelgeuse) et Winona Ryder (Lydia), à qui il confiera par la suite d’autres rôles en or.
    Il y dirige également Catherine O’Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs récurrents de sa filmographie.

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    Beetlejuice est aussi l’occasion pour Burton, pour la première fois, de diriger de manière quasi complète un projet sans être sous surveillance permanente des studios. Le ton jubilatoire du film s’en ressent de même que la force graphique très marquée qui s’en dégage, définissant de manière forte une identité visuelle burtonienne.

    B) Batman

    En 1979, la Warner avait acquis les droits d’adaptation du comics de Bob Kane, Batman.
    Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne à leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture américaine, passant devant Joe Dante (Gremlins) et d’autres réalisateurs approchés dans un premier temps.
    Il avait en effet été décidé que le projet lui serait cédé s’il répétait un deuxième succès au box-office après Pee Wee, condition remplie avec la réussite de Beetlejuice.
    Si Batman est une réussite aussi bien sur le plan artistique que commercial, c’est également le premier film d’une longue série dans laquelle Tim Burton est confronté à des problèmes de divergences d’opinions face aux studios.
    Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton.
    L’acteur est en effet à l’époque fiché “comique” et dispose en outre d’un physique assez standard.
    Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n’est pas un super-héros au sens propre du terme (c’est-à-dire possédant des super-pouvoirs), mais un homme ordinaire (avec un physique ordinaire, donc) qui endosse un costume de justicier.
    En outre, Tim Burton s’éloigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la célèbre série télé des années 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmenté, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des années 80.
    Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli.
    En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman, exception faite de The Dark Knight de Christopher Nolan, à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.

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    Les campagnes de marketing et de merchandising associées à la sortie du film furent également d’une ampleur encore inédite à l’époque, et le film rapporta plus de 10 fois son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l’un des plus gros hits de tous les temps au box-office.
    Batman eut également une influence importante sur les autres films de super-héros à venir, inaugurant une mode des héros tourmentés, sombres, évoluant dans un environnement expressionniste, qui dure encore aujourd’hui.

    V. Les débuts des années 90 : 3 films, 3 succès

    Fort de ces énormes succès, Burton entre dans les années 90 fraîchement marié (le 24 février 1989) avec l’artiste allemande Lena Gieseke et en ayant gagné la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres, considérés par beaucoup comme ses meilleurs.

    A) Edward Scissorhands

    A commencer par Edward Aux Mains D’Argent, un conte merveilleux co-écrit avec Caroline Thompson d’après une idée originale de Tim Burton.
    L’histoire, comme beaucoup d’autres parmi ses films, comporte une dimension fortement autobiographique.

    Les influences principales du scénario proviennent de Frankenstein, La Belle Et La Bête, Le Fantôme De L’Opéra et enfin de Der Struwwelpeter, un conte allemand du 19ème siècle traitant du fait de bien se comporter et où un enfant refuse, par exemple, de se laver ou… de se couper les ongles.

    La Warner, qui avait produit les 3 films précédents de Burton, se montre peu intéressée et c’est donc vers la Fox que Burton se tourne, sous condition d’avoir le champ entièrement libre pour son film.
    Pour l’acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue à l’époque, Tom Cruise.
    Burton, peu emballé, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dévolu sur celui qui, à l’époque, était surtout connu pour son rôle de playboy dans la série teenage 21 Jump Street : Johnny Depp.
    Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre Burton on Burton de Mark Salisbury, provoque des étincelles.
    Le beau gosse de la télé incarne un Edward tout en finesse, et devient l’ami de Burton, son complice et son alter ego à l’écran ; par la même occasion Edward aux Mains d’Argent propulse Depp au cinéma vers la carrière qu’on lui connaît.

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    C’est également l’occasion pour Burton de faire tourner pour son dernier rôle aboutit au cinéma Vincent Price à qui, dans un élan d’admiration personnelle, il confie le personnage de l’inventeur.

    Les costumes, qui ont dans ce film une importance toute particulière, sont réalisés par Colleen Atwood qui devient également une « régulière » de Tim Burton.

    Le film frappe les esprits de par sa poésie, sa musique et sa beauté visuelle; et est considéré par beaucoup comme le chef-d’oeuvre de Tim Burton.

    B) Batman Returns

    En 1991, la Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de Batman.
    Après d’âpres discussions, Tim Burton accepte, en échange d’une lourde contrepartie financière et à la condition qu’il ait un contrôle total (ce qui est bien sûr relatif) sur le film, ceci afin d’éviter que le studio ne se mêle de son travail comme il l’avait fait sur le premier Batman, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel et dont l’expérience de tournage l’avait conduit au bord de la dépression.

    Bien que la Warner ait accepté la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intérêt pour Batman Returns va en effet de pair avec l’introduction de nouveaux « méchants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michelle Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarné par Danny DeVito.
    Ces deux personnages sont mis, à titre d’importance, sur le même pied que Batman, voire même en avant par rapport au héros du film, ce qui ne va pas sans chambouler la conception héroïque du film envisagée par les studios. L’opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralité des personnages est toute relative.
    En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus.
    Catwoman est affublée d’un caractère très « sexuel », ce qui dérangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas à un public d’enfants.
    La chaîne McDonalds, poussé dans le dos par des associations de parents, va même jusqu’à annuler son partenariat marketing avec la Warner pour ce film.

    Véritable explosion visuelle, lectures à plusieurs niveaux, c’est une réussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes, comme la scène de défenestration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal où Batman et Catwoman, les ennemis masqués, se rendent compte de leur identité respective alors qu’ils sont en train de danser.
    La partition d’Elfman, elle aussi, est un petit bijou.

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    Batman Returns fut cependant le film le plus dur à tourner pour Burton : 24 semaines éprouvantes que Tim Burton qualifiera plus tard de « cauchemar ».
    Période qui plus est assombrie par le suicide de son ami Anton Furst (décorateur sur Batman – le premier opus), dont le magazine people Vanity Fair le rend responsable dans un article outrageux.
    Le réalisateur traverse une phase de dépression, dans laquelle sa remise en cause est totale puisqu’il songe à arrêter la réalisation pour ne plus se consacrer qu’à la peinture.

    Le film, plus critiqué que le premier, n’est pas un aussi gros succès au box-office mais s’en sort tout de même très bien. Ces deux éléments verront la Warner s’interroger sur la suite de l’histoire à l’écran de l’homme chauve-souris.
    Ils décideront d’engager Joel Schumacher pour deux suites, Batman Forever (1995) puis Batman & Robin (1997).
    Tim Burton garde un oeil sur Batman Forever (un titre qu’il qualifie de « tatouage que l’on se serait fait sous l’usage de drogues10 ») puisqu’il reste au générique en tant que producteur exécutif mais se désintéresse totalement de Batman & Robin qu’il affirme même n’avoir jamais eu le courage de voir11.

    C) Lisa Marie

    Peu après Batman Returns, Lena Gieseke et Tim Burton divorcent.
    À partir de la Saint-Valentin 1992, Il sort avec Lisa Marie, une ancienne mannequin avec qui il a eu un coup de foudre dans un night-club la nuit de nouvel an 1991.
    Elle apporte beaucoup de choses à Tim Burton, et Henry Selick aurait même déclaré qu’elle lui sauva en quelque sorte la vie alors qu’il s’apprêtait à « suivre Anton Furst » (son ami et décorateur sur Batman qui s’était suicidé en novembre 1991).
    Tim Burton reste 9 ans avec sa nouvelle compagne. Elle fut pour lui une source d’inspiration, en particulier pour The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories, qui lui est dédicacé.

    Il y a beaucoup de Lisa Marie dans ces nouvelles. Elle m’apporte beaucoup12.

    Véritable muse du réalisateur, Lisa Marie eut des secondes rôles dans 4 longs-métrages de Tim Burton. Le plus mémorable restant sans doute celui de la femme martienne dans Mars Attacks!. Elle fut également l’objet d’une inspiration artistique soutenue, étant le modèle de nombre de ses photos ou peintures.

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    D) Tim Burton’s Nightmare Before Christmas

    En 1982, alors qu’il était chez Disney, Tim Burton avait écrit un poème narrant les (més)aventures de Jack Skellington, roi du pays d’Halloween.
    Las de semer la terreur, il découvrait au hasard d’une promenade le pays merveilleux de Noël et tentait par la suite de le fêter à sa façon…
    Inspiré par le style du Dr. Seuss et en particulier de son How the Grinch stole Christmas, le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.

    1990. Maintenant que la donne a changé pour Tim Burton, il décide de monter le projet.
    Bien que les droits appartiennent à Disney, il arrive à les convaincre de financer son film. Son film ? Pas entièrement, puisque c’est Henry Selick qui le réalisera.
    Tim Burton est en effet trop occupé à s’emmêler les pinceaux sur Batman Returns et considère qu’il n’a pas l’expérience technique en stop-motion pour assurer la supervision de l’ensemble du projet ; mais L’Etrange Noël de Mr Jack reste son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel.
    Surtout, il rappelle à nouveau Danny Elfman pour s’occuper de la musique, qui a ici une importance toute particulière puisque Nightmare Before Christmas prend la tournure d’un film musical. L’élaboration du long métrage se fait donc dès l’écriture en étroite collaboration avec le compositeur.

    Le film est donc bien le produit de trois hommes : Burton, Elfman et Selick qui se partagent à part égale les mérites du rendu final.
    Caroline Thompson rejoint également le projet, avec qui Burton monte Skellington Prod (renommé en Twitching Images dès 1994) pour s’occuper de la production du film.

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    Véritable défi technique, 14 animateurs y travaillent simultanément 12 heures par jour et 6 jours semaine pendant plus de 2 ans.
    Ils ne produisent « que » (dans le domaine de l’animation, c’est relatif) 60 secondes d’animation par semaine, jonglant avec plusieurs dizaines de poupées ayant chacune de nombreuses têtes interchangeables (180 pour Jack) à animer dans des décors somptueux traversés, qui plus est, par des mouvements de caméra compliqués calculés par ordinateur.

    Le film n’a coûté que 50 millions de dollars et remporte un grand succès, qui sera plus tardif en Belgique et en France.
    Il est encore aujourd’hui objet d’un véritable culte, et un tas de produits dérivés on fait leur apparition.

    En 2006, Disney travaille en collaboration avec ILM pour remasteriser le film en relief. Pour l’occasion, la bande originale est rééditée, accompagnée d’un 2ème CD sur lesquel des artistes connus (dont Marilyn Manson) reprennent certains titres d’Elfman.

    VI. Tim Burton inquiète Hollywood

    A) Cabin Boy et Mary Reilly

    Dans la foulée de L’Étrange Noël, Tim Burton et Denise Di Novi produisent pour Disney le Cabin Boy de Adam Resnick, un hommage bizarre à la série des Simbad.

    Le film est un échec critique et public, bien qu’il retrouva un succès modeste lors de sa sortie en VHS, avec lequel il devint l’objet d’un certain culte.

    Il enchaîne sur Mary Reilly, une adaptation de Dr Jekyll et Mr Hyde pour laquelle Winona Ryder est pressentie comme actrice principale.
    La Columbia met directement la pression sur Tim Burton en essayant de troquer Winona contre Julia Roberts et en le menaçant de ne pas travailler assez vite : « il y a cinq autres réalisateurs qui veulent faire ce film ».
    Tim Burton comprend vite que l’entente sera à nouveau difficile entre lui et les studios, et abandonne le projet. Ce dernier sera finalement repris par Stephen Frears, avec… Julia Roberts.

    B) Ed Wood

    Durablement marqué par les films de son enfance, Tim Burton décide, en parallèle avec Mary Reilly, de développer un film moins « lourd » que ce qu’il avait fait pour l’instant à Hollywood: Ed Wood.
    Le film est un biopic, hommage à Edward Davis Wood Jr., souvent qualifié de « pire réalisateur de tous les temps ».
    Burton devait dans un premier temps seulement le produire, mais, séduit, décide rapidement d’en assumer la réalisation d’après un script de Scott Alexander et Larry Karaszewski.
    Il exige un contrôle artistique complet sur le film, et plusieurs studios se succèdent pour produire le projet, avant que Disney, au travers de leur filiale Touchstone, lui garantisse cet aspect.
    Disney ? Le studio essaie en effet de s’impliquer à l’époque dans des projets qui pourraient aider à retrouver sa gloire perdue.
    Le budget est peu élevé, les acteurs sont payés très modestement, et Tim Burton décide de le tourner en noir et blanc.

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    Bien que le film soit d’origine biographique, quelques éléments inventés y sont glissés, comme par exemple la rencontre de Wood avec Orson Welles (réalisateur de Citizen Kane), surnommé quant à lui « le meilleur réalisateur de tous les temps ».

    Ed Wood est incarné par Johnny Depp, et c’est Martin Landau qui se glisse dans la peau de Bela Lugosi, l’acteur fétiche/héroïnomane de l’excentrique réalisateur. Il remporte un Oscar du meilleur second rôle pour cette prestation.
    Il est très probable que l’intérêt de Burton pour ce film et sa mise en avant de la relation Wood/Lugosi ait un rapport avec son histoire personnelle avec Vincent Price, mort peu auparavant.
    Une fois n’est pas coutume, c’est non pas Danny Elfman (ils s’étaient querellés sur l’Étrange Noël) qui compose la musique mais Howard Shore, écrivant une musique assez proche de ce que le compositeur attitré de Burton aurait pu faire.
    Le film offre un aperçu de la polyvalence de Tim Burton que l’on croit souvent -à tort- incapable de faire autre chose que des films « gothiques ».
    Ce est un succès critique mais un échec commercial, seul film de Tim Burton à avoir fait un chiffre d’affaire inférieur à son budget de départ.

    C) James and the Giant Peach

    Toujours avec Denise Di Novi, Burton produisent à nouveau un film ensemble : James and the Giant Peach, sorti en 1996.
    Le film est un mélange de live et d’animation, réalisé par Henry Selick (l’Étrange Noël de Mr Jack).
    La production de ce film témoigne de l’intérêt qu’a Burton pour Roald Dahl (et son illustrateur fétiche Quentin Blake), intérêt qui sera renouvelé plus tard avec la réalisation de Charlie et la Chocolaterie.

    D) Mars Attacks!

    Jonathan Gems, qui est un collaborateur régulier de Burton depuis Batman, tomba un jour sur un jeu de cartes collector Mars Attacks! (série de cartes à collectionner que la société Bubbles Inc. avait lancée en 1962 – vous pouvez les voir dans la section dédiée au film) et les présente à Tim Burton.
    Séduit par la trouvaille alors qu’il travaille à l’époque sur un film dédié à Catwoman, il le rappelle quelques mois plus tard pour lui demander d’écrire un scénario basé sur l’univers du jeu de cartes.
    Burton se pose à l’époque beaucoup de questions sur l’évolution politique du monde et en particulier de l’Amérique, et aime la dimension critique que le film peut apporter à cet égard.
    Ils décident de s’inspirer en grande partie de tous les films d’invasions des années 50.

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    Le budget de Gems et de Burton doit être revu plusieurs fois à la baisse (280 millions de dollars au départ, réduits à environ 75), et les martiens sont animés en image de synthèse par ILM en utilisant la technique de la motion capture alors qu’il avait un temps été envisagé d’utiliser le stop-motion, trop long à mettre en oeuvre et moins indispensable sur ce film.
    Le casting comporte une série impressionnante de stars reconnues dont Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny DeVito, Michael J. Fox, Natalie Portman, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker et Tom Jones…).
    Le film, qui sort en 1996, est cependant très mal accueilli par une Amérique souvent trop patriotique et pudique, tandis qu’il connaît un assez grand succès international, en particulier en Europe où la critique décalée du réalisateur à l’égard de son propre pays amuse beaucoup.

    Comble du hasard, Independance Day sort quasiment au même moment, avec une vision tout à fait… différente du problème.

    E) Superman Lives: Un projet avorté

    La Warner contacte Burton en 1997 pour réaliser un cinquième volet de sa série Superman, Superman Lives (Superman est toujours vivant) d’après un scénario de Kevin Smith et avec Nicolas Cage dans la peau de l’homme au costume moulant.
    Burton démarre au quart de tour et la phase de développement du film démarre, avec Elfman pressenti pour la musique.

    Sa première décision artistique est de se débarasser du script de Smith, qu’il juge trop complexe, et de le confier à Wesley Strick, scénariste qui avait participé à l’écriture de Batman Returns.
    En travers de la route de Clark Kent, c’est semble-t-il Jack Nicholson qui aurait été pressenti pour le rôle de Lex Luthor.

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    Après un an de développement (dont les frais sont estimés à 20 millions de dollars), la construction des décors débute en Pennsylvanie, sous la direction artistique de Rick Heinrich.
    Il ne faudra pas six semaines à Terry Sernel, président adjoint de la Warner, pour virer le nouveau scénariste et interrompre la pré-production.
    Le studio cherche à limiter le budget du film et à ré-imposer Smith en tant que scénariste, avant d’en changer une nouvelle fois pour Dan Gilroy.

    Entre temps, Danny Elfman quitte le projet et la Warner pousse Nicolas Cage à en faire de même (il aurait reçu 17 millions de dollars pour « claquer » la porte).

    Octobre 1998. Les tensions entre la Warner, Jon Peters (le producteur au caractère autocratique avec lequel Burton avait déjà dû composer sur Batman) et Tim Burton sont trop fortes.
    Sur Internet, les esprits des fans s’échauffent. Tim Burton est remercié, tandis que Nicolas Cage est rappelé.
    La Warner continue à faire défiler les candidats aux divers postes du film, avant que le projet soit définitivement abandonné après le départ de Cage en 2000.

    Burton sort du projet dévasté, dégouté par les studios et sans aucun entrain pour se lancer dans de nouveaux projets solides. Ce n’est que grâce à deux créations concrète qu’il parvient à exorciser l’échec cuisant que fut pour lui Superman Lives.

    VII. Tim Burton Lives: la renaissance

    A) The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

    a. Un recueil de poèmes

    En 1997, Tim Burton sort un recueil de poésie surprenant : The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories (La Triste Fin du Petit Enfant Huître et Autres Histoires), qu’il dédie à Lisa Marie.

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    Le réalisateur y accouche d’une famille d’enfants solitaires, étranges, différents: le garçon avec des clous dans les yeux, la reine tête d’épingle, Ludovic l’enfant toxique et bien d’autres y vivent des histoires bizarres, emmenés par le petit enfant huître comme chef de file.

    L’un des personnages résonne étrangement avec le dernier projet avorté de Tim Burton : Stain Boy -l’enfant tache-, qui salit tout ce qu’il touche, malgré le fait qu’il arbore fièrement un S sur sa cape…

    Stain Boy est un de mes personnages préférés, et, d’une certaine manière, il était représentatif de tout l’épisode Superman. Si quelqu’un souhaite avoir une idée de ce que j’ai ressenti durant l’année Superman, il suffit de lire ces deux nouvelles pour en avoir une parfaite description. Heureusement que je rédigeais ce recueil à ce moment-là ; il m’a servi d’exutoire13.

    Le livre sort en France aux éditions 10/18 dans un format bilingue anglais-français, pour fêter le 3000ème livre de la maison d’édition.
    Depuis quelques années, un merchandising important (les Tragic Toys) basé sur les personnages du recueil, a fait son apparition.

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    b. Stainboy salit la toile !

    En 2000, l’une des premières séries de courts-métrages en flash fait son apparition sur le web : Stainboy, qui met en scène l’enfant tache (orthographié dans le livre Stain Boy) dans 6 petits courts-métrages (que vous pouvez visionner dans la rubrique concernée du site).

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    Tim Burton sort les grands moyens, ce qui était encore inédit dans les films web de l’époque : la musique est en effet signée Danny Elfman, et le casting voix n’a rien à envier au cinéma : Lisa Marie et Glenn Shadix sont en effet de la partie.

    La réalisation est confiée au studio Flinch qui tente de surmonter les obstacles techniques pour respecter le style graphique particulier de Burton.

    A l’époque, on pouvait lire dans un article de la Libre Belgique : « Quand l’Internet permet des choses aussi abouties, on a envie de croire en ses possibilités et en son avenir. »
    Prémonitoire ?

    B) Sleepy Hollow

    1998. Les producteurs Scott Rudin et Adam Schroeder viennent trouver Tim Burton avec un script d’Andrew Kevin Walker, Sleepy Hollow, tiré de la nouvelle éponyme de Washington Irving.

    Fraîchement débouté de Superman Lives, celui-ci accueille le projet comme une bouffée d’air frais, motivé en plus par le fait qu’il n’avait encore jamais réalisé de films d’épouvante, le genre qu’il affectionne pourtant le plus. Là encore, le film est vécu comme un véritable exutoire pour Burton. Les victimes du cavalier représentant les producteurs que Burton rêvait de décapiter suite à l’échec de Superman.

    Après avoir cherché plusieurs endroits dans lesquels le tournage pourrait avoir lieu, son équipe en arrive à la conclusion que l’idéal serait de construire tous les décors, pratique qui était d’ailleurs la plus répandue chez les réalisateurs de films d’horreur que Burton affectionnait tant enfant (Roger Corman, Mario Bava, les films de la Hammer).
    99 % des scènes du film sont donc tournées dans des décors construits (dans les studios de Pinewood, en Angleterre), ce qui permet à Burton et aux décorateurs, dirigés par le fidèle Rick Heinrichs, de façonner les moindres détails visuels comme ils l’avaient imaginé. Cela contribua à donner à l’atmosphère visuelle du film une teinte très particulière, empreinte d’expressionnisme et d’étrangeté, entre monde réel et fantasmagorie.

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    Côté technique, le réalisateur tente de réaliser le maximum d’effets possibles directement sur le plateau, une démarche aux antipodes de Mars Attacks! : il utilise par exemple beaucoup la perspective forcée, un effet optique régulièrement utilisé dans les vieux films et particulièrement remis au goût du jour dans le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Il l’utilisera également pour les scènes du géant dans Big Fish.
    Il rappelle également bon nombre de ses fidèles dont Chris Lebenzon (montage), Rick Heinrich (direction artistique), et bien sûr Danny Elfman (musique), pour une partition inquiétante.

    Pour le casting, il retrouve son acteur fétiche Johnny Depp pour le rôle principal d’Ichabod Crane, ainsi que Christopher Walken (le Max Shreck de Batman) pour endosser la cape du cavalier sans tête, Jeffrey Jones (Beetlejuice, Ed Wood) et Martin Landau (Ed Wood). La petite nouvelle n’est autre que Christina Ricci (La Famille Addams, Buffalo ’66), que Burton s’amuse beaucoup à teindre en blonde pour le rôle de Katrina Van Tassel.

    Le film reçoit un très bon accueil général et semble ramener Tim Burton au “top”.

    VIII. Les années 2000 : un nouveau Tim Burton ?

    A) La Planète des Singes, le retour dans l’enfer des studios

    En mars 2000, Tim Burton se met pour la première fois de sa carrière professionnelle aux commandes d’une publicité pour la marque de montre Timex. Il tourne à cette occasion deux courts spots qui sont diffusés dans les cinémas. Cependant, bien que ces publicités soient plutôt réussies, Burton en garde un souvenir plutôt amer, comparant la place du produit à la supervision d’un studio14.

    Le projet suivant de Burton est cependant bien plus ambitieux que de simples publicités ! Il s’agit en effet de mettre sur les rails un remake du film culte de 1968 La Planète des Singes. Le film était en projet par la Fox depuis près de dix ans avant que Burton ne soit directement impliqué.A peine Burton a-t-il signé, en 2000, que le responsable de la Fox programme une sortie pour l’été 2001.

    C’est le début pour Burton de la production d’un film difficile. Tout d’abord, le projet en lui-même n’était pas sans enjeu. Plus encore que pour Batman, la comparaison avec une œuvre préexistante avait sa place, rendant chaque décision délicate. De plus, autre point commun avec Batman, le scénario initial se révèle bien trop cher à mettre en scène et un nouveau scénario doit être écrit alors même que les décors ont déjà été construits.

    Planet of the Apes on Set: 104D-009-017Trona, California, USA 2001

    Burton garde une grande amertume de la manière dont les studios supervisaient le film : chacun de ses actes était scruté de près afin qu’il ne dépasse pas le budget établi. Pire encore, de nombreuses concessions durent être faites afin de pouvoir faire des économies. Burton, l’esprit pris par les nécessités matérielles ne parvient pas à s’impliquer totalement dans le film et effectue le tournage de manière assez mécanique, sans vraiment y prendre part.

    Pourtant, Burton tire de ce tournage un maximum de positif. Point important, il s’agit là de sa première collaboration avec le producteur Richard D. Zanuck, lequel est particulièrement apprécié par Burton et est appelé à travailler de manière récurrente avec lui. De plus, Burton profite d’un casting qu’il juge particulièrement formidable. Il réalise notamment son vieux rêve de tourner avec Charlton Heston, le héros du film original.

    Le film est un succès au box-office, mais les retours critiques sont de manière générale assez mauvais, surtout chez ceux qui jusqu’ici appréciaient le travail de Burton. Le film est jugé désincarné et impersonnel. Pourtant, a posteriori, bien qu’il concède que le film n’est pas ce qu’il aurait voulu qu’il soit faute de budget, Burton garde une tendresse forte pour La Planète des Singes, projet qu’il avait pris particulièrement à cœur et dans lequel il n’a pas vraiment réussi à s’investir.

    Ca fait un moment que je ne l’ai pas revu, mais j’imagine que d’ici quelques années, quand je le reverrai, il y aura quelques éléments auxquels je serai très attaché et que je trouverai très intéressants. Si je me replonge émotionnellement dedans, je peux dire que je ressens pour lui un sentiment aussi fort que pour n’importe quoi d’autre que j’ai pu faire15.

    B) Une nouvelle muse : Helena Bonham Carter

    Peu après le tournage, Burton rompt avec Lisa Marie, sa muse de longue date et quitte l’Amérique pour s’installer à Londres, ville qui l’attire fortement depuis qu’il y a tourné Batman. Il se remet cependant rapidement en couple avec l’actrice Helena Bonham-Carter, rencontrée sur le tournage de La Planète des Singes.

    Peu à peu, Helena Bonham-Carter prend une place de plus en plus importante dans sa vie. D’un point de vue personnel tout d’abord, puisqu’il emménage avec elle à Londres (dans deux maisons séparées et reliées par un long couloir, ce qui fait les choux gras des tabloïds soucieux d’entretenir la réputation d’étrangeté de Tim Burton) et qu’ils ont ensemble deux enfants.

    Mais surtout, Burton intègre de manière forte sa compagne à son travail de réalisateur. Elle figure ainsi au casting de la quasi-totalité de ses films à partir de Big Fish, devenant ainsi une figure incontournable du répertoire burtonien auquel elle est désormais associée de manière forte.

    C) Big Fish, paternité et filiation en question

    D) Charlie et la Chocolaterie, douceurs sucrées

    E) Le retour à l’animation : Les Noces Funèbres

    F) Horreur chantante et Grand-Guignol : Sweeney Todd

    IX. Où va Tim Burton ?

    A) Un retour sur une carrière méconnue d’artiste complet : l’exposition Tim Burton

    B) L’essai de nouvelles techniques : Alice au Pays des Merveilles

    C) Dark Shadows, le retour au gothique ?

    D) Le film d’une vie : Frankenweenie

     

    1. SALISBURY Mark, Burton on Burton, Londres, Faber and Faber, 2006 (1ere ed.1995), p. 5 []
    2. SALISBURY Mark, op. cit., p. 10 []
    3. SALISBURY Mark, op. cit., p. 9 []
    4. SALISBURY Mark, op. cit., p. 10 []
    5. SALISBURY Mark, op. cit., p. 12 []
    6. SALISBURY Mark, op. cit., p. 24 []
    7. SALISBURY Mark, op. cit., p. 48 []
    8. SALISBURY Mark, op. cit., p. 43 []
    9. SALISBURY Mark, op. cit., p. 51 []
    10. SALISBURY Mark, op. cit., p. 155 []
    11. SALISBURY Mark, op. cit., p. 154 []
    12. SALISBURY Mark, op. cit., p. 156 []
    13. SALISBURY Mark, op. cit., p. 158 []
    14. SALISBURY Mark, op. cit., p. 184 []
    15. SALISBURY Mark, op. cit., p. 201 []

    Big Fish à Broadway: Michael C. Hall dans le rôle principal ?

    Deadline annonce que l’acteur Michael C. Hall, l’acteur de la série télé Dexter, serait en ce moment en pour-parler afin d’interpréter sur les planches le rôle d’Edward Bloom de l’adaptation à Broadway en comédie musicale de Big Fish. Le rôle était fait pour Hugh Jackman mais son emploi du temps ne concorde pas. La première est prévue au printemps 2013.

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    Disney confirme le casting officiel de Frankenweenie

    Pour beaucoup de rôles, ce n’est qu’une confirmation, mais pour d’autres, et notamment pour le héros du film, Victor, c’est une révélation : Disney a révélé le casting vocal officiel de Frankenweenie.

    Ainsi, nous aurons :

    • Charlie Tahan :Victor
    • Winona Ryder : Elsa
    • Martin Short : Edward Frankenstein, Mr. Bergemeister, Nassor, le père de Victor et Bob
    • Catherine O’Hara : la mère de Victor, la professeure de Gym et une fille bizarre
    • Martin Landau : Mr. Rzykruski
    • Robert Capron : Bob
    • Atticus Schaffer : Edgar
    • James Hiroyuki Liao : Toshiaki
    • Conchata Ferrell : la mère de Bob
    • Tom Kenny : le chef pompier, un soldat et un habitant

    Charlie Tahan, qui prête sa voix à Victor est un jeune acteur américain né en 1997. Il a notamment pu être vu dans le rôle d’Ethan dans Je suis une Légende de Francis Lawrence sorti en 2007 et dans Le secret de Charlie de Burr Steers sorti en 2010.

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    Dark Shadows : nouvel ajout au casting et petites photos de tournage

    Ne nous emballons pas, les photos en question n’ont rien de particulièrement exceptionnel, mais elles ont le mérite d’exister alors que l’on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent (si vous me permettez l’expression).

    Commençons par le casting. L’acteur britannique Ivan Kaye vient d’être choisi pour incarner le père de Barnabas Collins (joué par Depp), dans les scènes de flashbacks se déroulant au XVIIIe siècle. Acteur de séries, vous l’aurez peut-être vu au cinéma dans Layer Cake.

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    Concernant les photos, elles ont été prises ces derniers jours à Beckenham Place Park, au sud-est de Londres, où le tournage s’est installé pour quelques temps, très probablement pour y tourner des scènes situées à l’hôpital du Dr Hoffman (le personnage campé par Helena Bonham Carter). Voici lesdites photos :

    Comme vous pouvez le constater, la qualité des images n’est pas vraiment au rendez-vous, mais vous pouvez au moins voir Burton lui-même sur la dernière (peut-être en compagnie de Chloë Moretz). Quant à l’identité de la personne sur la 1ère photo, on ne peut que spéculer (on me glisse Helena à l’oreille, mais rien n’est moins sûr).

    De petites vidéos circulent aussi sur Facebook ou Youtube, mais elles ne montrent guère que 30 secondes par-ci et 30 secondes par-là, où l’on voit de loin la personne descendre le long de la corde sous une belle fausse pluie, ou encore une ambulance très “vintage” rouler vers la demeure que l’on devine sur cette même photo.

    Enfin, vous pouvez découvrir la photo d’un figurant sur imdb. L’acteur en question joue un pêcheur et la photo montre ce qui doit bien être le port de “Collinsport”, la ville imaginaire où se situe l’intrigue du film.

    C’est tout pour le moment.

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    Des acteurs de la série originale feront une apparition dans Dark Shadows.

    Cela aura été la principale révélation de la Comic Con de San Diego en ce qui concerne Dark Shadows : quatre acteurs de la série originale feront une apparition dans le film de Tim Burton. Il semblerait qu’il s’agisse de Jonathan Frid (Barnabas Collins), Lara Parker (Angelique), David Selby (Quentin Collins) et de Kathryn Leigh Scott (Maggie Evans) qui se sont tous rendus pour quelques jours sur le plateau de Pinewood le mois dernier où ils ont rencontré dans une très bonne ambiance les acteurs interprétant leurs propres rôles.

    Il a été également précisé que la bande originale du film composée par Danny Elfman intègrera le thème de la série composé par Robert Cobert.

    Il a enfin été annoncé par Jim Pierson (directeur marketing de la série originale et producteur consultant pour le film de Burton) que les deux précédents films réalisés sur Dark Shadows, House of Dark Shadows et Night of Dark Shadows seront édités en DVD. Avis aux amateurs !

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    Alice Cooper en cameo dans Dark Shadows ?

    Alice Cooper pourrait faire un cameo dans Dark Shadows. C’est en tout cas ce que nous dit une rumeur qui trouve sa source dans la venue surprise de Johnny Depp au concert londonien du musicien dimanche 26 juin au soir. Depp, reconnu comme excellent guitariste, a pris le lead sur la chanson “I’m Eighteen”.

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    Dark Shadows : le tournage commence, un synopsis est révélé

    Le tournage de Dark Shadows commence cette semaine. Pour l’occasion, un synopsis officiel est révélé, le premier depuis l’annonce de la production du film. Le film garde donc le contexte des années 70 pour y placer son intrigue. Le synopsis confirme également l’importance des deux siècles passés pas Barnabas dans sa tombe, transformé en vampire.

    In the year 1752, Joshua and Naomi Collins, with young son Barnabas, set sail from Liverpool, England to start a new life in America. But even an ocean was not enough to escape the mysterious curse that has plagued their family. Two decades pass and Barnabas (Johnny Depp) has the world at his feet—or at least the town of Collinsport, Maine. The master of Collinwood Manor, Barnabas is rich, powerful and an inveterate playboy…until he makes the grave mistake of breaking the heart of Angelique Brouchard (Eva Green). A witch, in every sense of the word, Angelique dooms him to a fate worse than death: turning him into a vampire, and then burying him alive.

    Two centuries later, Barnabas is inadvertently freed from his tomb and emerges into the very changed world of 1972. He returns to Collinwood Manor to find that his once-grand estate has fallen into ruin. The dysfunctional remnants of the Collins family have fared little better, each harboring their own dark secrets. Matriarch Elizabeth Collins Stoddard (Michelle Pfeiffer) has called upon live-in psychiatrist, Dr. Julia Hoffman (Helena Bonham Carter), to help with her family troubles.

    Also residing in the manor is Elizabeth’s ne’er-do-well brother, Roger Collins (Jonny Lee Miller); her rebellious teenage daughter Carolyn Stoddard (Chloe Moretz); and Roger’s precocious 10-year-old son, David Collins (Gulliver McGrath). The mystery extends beyond the family, to caretaker Willie Loomis, played by Jackie Earle Haley, and David’s new nanny, Victoria Winters, played by Bella Heathcote.

    Traduction (par tim-burton.net) :

    En 1752, Joshua et Naomi Collins, accompagnés de leur jeune fils Barnabas, prennent la mer de Liverpool en Angleterre dans l’espoir de commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même l’immensité d’un océan ne suffit pas pour qu’ils échappent à la mystérieuse malédiction qui poursuit leur famille. Deux décennies passent et Barnabas (Johnny Depp) a le monde à ses pieds -ou tout au moins la petite ville de Collinsport, dans le Maine. Maître du Manoir de Collinswood, Barnabas est riche, puissant, et se révèle être un coureur de jupons invétéré… Jusqu’à ce qu’il fasse la grave erreur de briser le coeur d’Angelique Brouchard (Eva Green). Une sorcière, dans tous les sens du terme ! Angelique le condamne à un destin pire encore que la mort : elle le transforme en vampire et l’enterre vivant.

    Deux siècles plus tard, Barnabas est accidentellement tiré de sa tombe et découvre le monde qui a bien changé de 1972. Il retourne au Manoir de Collinswood et découvre que sa grande demeure tombe en ruine. En revanche, les soucis de la famille Collins se portent bien mieux, chacun des membres du clan dissimulant ses propres sombres secrets. La Matriarche, Elizabeth Collins Stoddard (Michelle Pfeiffer) a fait appel à un psychiatre, résidant dans la demeure, le Dr Julia Hoffman (Helena Bonham Carter) afin de l’aider à s’en sortir dans les problèmes familiaux.

    Vivent également dans le manoir le bon à rien de frère d’Elizabeth, Roger Collins (Johny Lee Miller), la fille d’Elizabeth, adolescente rebelle, Carolyn Stoddard (Chloe Moretz) et son fils précoce de dix ans, David Collins (Gulliver McGrath). Mais l’étrange s’étend plus loin que la famille même, pour saisir Willie Loomis, interprété par Jackie Earle Haley et la nouvelle nourrisse de David, Victoria Winter, interprétée par Bella Heathcote.

    En revanche, il est intéressant de noter qu’un nouvel acteur dont nous n’avions pas eu écho jusqu’alors rejoint le casting : il s’agit de Johny Lee Miller, dans le rôle de Roger Collins. L’acteur de 39 ans est loin d’être un débutant dans le domaine puisqu’il a près d’une trentaine de projets à son actif. Junckie dans Trainspotting, Dark Shadows n’est d’ailleurs pas sa première rencontre avec les vampires, nous avons ainsi pu l’apercevoir dans Dracula 2001.

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    Michael Sheen ne sera finalement pas au casting de Dark Shadows

    L’acteur Michael Sheen, dont il avait été dit qu’il était intéressé par le Dark Shadows de Tim Burton a finalement déclaré à MTV qu’il ne serait pas à l’affiche du film. Il reste très intéressé par le projet mais assure qu’il n’y participera pas.

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    Danny Elfman pour Frankenweenie.

    Sans surprise, Danny Elfman devrait refaire équipe avec Tim Burton pour composer la bande originale de Frankenweenie. Il s’agirait de la treizième collaboration du réalisateur avec le compositeur.

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    Rumeur de Thomas McDonel en jeune Barnabas démentie, Zac Efron pour le rôle ? Robert Pattinson en négociation ?

    Nous vous avions parlé il y a quelques jours d’une rumeur faisant état de Thomas McDonel devant jouer le rôle du jeune Barnabas dans Dark Shadows. Celle-ci aurait été démentie par Depp lui-même qui confie qu’il ne faut pas croire tout ce qui se dit sur le net tant les rumeurs abracadabrantes qui y courent y sont nombreuses. En revanche, il admet que le jeune Barnabas aura bien sa place dans le film et que celui-ci devrait être incarné par nul autre que Zac Efron, connu pour avoir débuté dans High School Musical, mais aussi dans des films comme Hairspray ou dans 17 ans encore. Le jeune acteur a été plus d’une fois comparé à Depp, ayant, tout comme lui débuté dans un registre propice à plaire aux teenagers mais possédant néanmoins un très fort potentiel qui ne demande qu’à être révélé. Reste à voir ce que Burton pourra tirer de ce jeune acteur.

    Autre nouvelle, il semblerait que Robert Pattinson ne quitte pas tout à fait l’ambiance vampirique de Twilight puisqu’il serait également en négociation pour décrocher un rôle dans le film, même si aucune autre précision n’a été donnée à ce sujet. Il avait déjà à plusieurs reprise fait état de son désir de tourner un jour avec Burton, ce qui serait ici chose faite !

    Deux beaux poissons dans les filets de Burton en somme !

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