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Un concert de musiques de Danny Elfman le 21 avril à Paris par l’orchestre Kosmofony

Kosmofony banderolle

Le dimanche 21 avril à 11h se tiendra à Paris, dans le 17e arrondissement, au Cinéma des Cinéastes, un concert interactif autour des musiques de Danny Elfman par l’orchestre Kosmofony.

Une suite à l’Etrange Noel de Monsieur Jack : Pâques à l’honneur

NBC Bunny

EXCLUSIF : nous avons été contactés par Disney à l’occasion de Pâques : une suite est en chantier pour l’Étrange Noël de Monsieur Jack et serait centrée sur le monde de Pâques.

Biographie

    I. L’enfance à Burbank

    Tim Burton est né le 25 août 1958 et grandit dans la maison familiale de Burbank, une petite ville Californienne située aux alentours de Los Angeles qui avait pour particularité d’accueillir bon nombre de studios de cinéma très renommés tels Columbia, Warner Bros. et surtout Disney.
    Bien que Burbank puisse sembler être un endroit particulièrement excitant pour le futur réalisateur que sera Tim Burton, il n’en garde que le souvenir d’une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens à la normalité déconcertante et à l’ouverture d’esprit toute relative, figure d’une certaine Amérique qu’il s’essaiera plusieurs fois à dénoncer dans son travail ultérieur.

    Le père de Burton travaille au centre sportif de la ville en tant qu’entraineur de Base-Ball tandis que sa mère tient une boutique de cadeaux orientée vers les décors félins.

    Introverti et éprouvant des difficultés autant à la maison qu’à l’école, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films de monstres et d’horreur, à la télé ou au cinéma. Il y découvre donc un certain cinéma qui aura une influence cruciale sur sa carrière à venir, au travers des films de la Hammer (un studio anglais qui produisit des films d’horreurs “gothiques” depuis la fin des années 50 aux années 70), l’emblématique acteur Vincent Price (auquel il rendra plus tard hommage et qui deviendra son ami) ou l’excentricité du réalisateur Ed Wood (au sujet duquel il fera également un film).

    Quand tu es plus jeune, tu crées ta propre mythologie et tu détermines ce qui te touche. Et ces films, leur poésie, ces personnages plus grands que nature qui traversaient tant de tourments – la plupart imaginaires – m’interpelaient comme d’autres enfants ont pu être interpelés par les films de Gary Cooper ou John Wayne1

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    Hormis ce goût pour le cinéma de série B voire Z, il est un enfant comme les autres, qui aime dessiner, jouer ou regarder passer les avions décollant et atterrissant de l’aéroport tout proche.
    Quelques faits anecdotiques marquent tout de même son enfance, comme le fait de terroriser son petit voisin en lui faisant croire à l’invasion imminente des martiens, ou encore le fait que ses parents aient muré, pour une raison inconnue, la fenêtre de sa chambre donnant vue sur le jardin. Il se voyait alors obligé d’escalader son bureau pour pouvoir apercevoir l’extérieur, événement qu’il associa “à la nouvelle d’Edgar Allan Poe où un homme est emmuré vivant et brûlé vif. Voilà le genre de sentiments que j’éprouvais à l’égard de mon monde. Burbank, cet endroit mystérieux! ((SALISBURY Mark, op. cit., p. 4)) “.

    Son goût pour la production artistique se développe également très tôt. Goût pour le dessin en premier lieu. Le jeune Burton aime par dessus tout griffonner, habitude qui ne le quitte plus par la suite. Il développe d’ailleurs dans cet art un talent certain, vite remarqué par les autorités locales qui lui confient en 1972 la responsabilité de décorer l’ensemble des véhicules des services d’entretien de Burbank. Le dessin est pour lui autant un moyen de s’évader du monde réel qu’un langage à part entière qu’il utilise volontiers pour s’exprimer.

    Son goût pour le dessin se double d’un goût prononcé pour la réalisation cinématographique. Ainsi, influencé par les films vus au cinéma et à la télévision et armé d’une caméra Super 8, il dirige avec quelques amis de petits court métrages, mêlant souvent animation en stop-motion et prises de vues réelles. Burton le dit lui-même, ces films ne sont pas d’une grande qualité, loin s’en faut, mais ils constituent néanmoins pour lui une première approche pratique au monde du cinéma et révèlent déjà les goût qui sont à la base de l’ensemble de sa carrière.

    S’entendant apparemment peu avec sa famille, il quitte la maison familiale à 12 ans, et s’en va vivre chez sa grand-mère, qui lui loue un petit studio indépendant dès ses 16 ans.

    II. Tim Burton au pays enchanté de Disney

    A) Calarts

    En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim et son talent très précoce sont repérés par des chasseurs de têtes travaillant pour Disney et il obtient une bourse pour intégrer CalArts (California Institute for the Arts), une école fondée par le studio pour constituer un “réservoir” de talents dont beaucoup travailleront ensuite au sein de la célèbre entreprise.

    Il y rencontre certaines pointures actuelles (John “Pixar” Lasseter, Brad Bird, John Musker, Glen Keane…) et quelques uns de ses futurs collaborateurs, dont Rick Heinrichs ou encore Henry Selick (réalisateur de l’Étrange Noël de Mr Jack) qu’il côtoie au cours d’animation expérimentale enseigné par Jules Engel.
    S’il supporte mal l’enseignement “militaire” de l’établissement, il y réalise Stalk of The Celery Monster par lequel il se fait remarquer avant d’être embauché comme animateur dans le studio.

    B) Tim Burton employé chez Disney

    Il passe à Calarts trois années difficiles, incapable d’intégrer les “codes” formatés du studio et faisant preuve d’une ténacité à toute épreuve en refusant de faire des concessions sur ses opinions artistiques, et comprenant mal qu’on exige de lui et de ses collègues d’être “à la fois un artiste et un zombie oeuvrant sans personnalité. Il faut être quelqu’un d’unique pour pouvoir faire coexister ces deux états dans un même cerveau2.”

    a. Animateur

    Embauché par Disney, il travaille entre autres sur Tron (non crédité, en tant qu’animateur), The Lords of The Rings (non crédité, en tant qu’intervalliste), ainsi que sur Rox et Rouky (en tant qu’animateur) :

    Je n’arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(…) J’avais l’impression de subir le supplice de la goutte d’eau. (…) Je n’avais pas la force d’endurer cela, c’était au-dessus de mes forces3.

    Il adapte son comportement en conséquence, dormant souvent entre 8 et 10 heures par jour, auxquelles il faut ajouter jusqu’à parfois 4 heures de sommeil supplémentaires pendant ses heures de travail, les yeux clos mais bien assis derrière sa planche à dessin, le crayon à la main, prêt à gribouiller à la moindre entrée inattendue dans son bureau…

    Je me comportais de manière étrange (…). Je m’installais fréquemment au fond d’une armoire dont je ne sortais pas, ou je m’asseyais sur mon bureau – ou en-dessous –, ou je faisais des trucs bizarres comme me faire arracher une dent de sagesse et inonder de sang les couloirs. Mais je suis arrivé à dépasser ce stade. Je ne m’enferme plus dans une armoire ! J’étais gardé à distance respectable, mais j’avais la paix4.

    b. Art Conceptor

    Concept-art pour Taram par Burton

    Il accède par la suite avec un bonheur relatif à un poste d’artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique, ce qui lui permet de jeter librement sur papier ses idées fantasques, indépendamment du fait qu’aucune ne sera retenue pour le film. Burton démarre une petite dépression.

    J’ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d’idées pour 10 ans. Lorsqu’au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu’ils n’avaient rien utilisé, ça m’a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j’avais l’impression d’être dans une cellule que la lumière du jour n’éclairait jamais5.

    c. Vincent, Frankenweenie et Hansel & Gretel

    Après cette période difficile, il finit pourtant par obtenir le soutien de Julie Hickson et Tom Wilhite, respectivement productrice exécutive et responsable du développement créatif chez Disney.
    Ils réussissent à débloquer eux-même, de manière plus ou moins subversive, les fonds (60 000 $) qui permettent à Tim Burton de réaliser un petit bijou d’animation basé sur un poème qu’il voulait à la base éditer en livre : Vincent.

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    Ce film en stop-motion met en scène un enfant, Vincent Malloy, partagé entre sa vraie vie de petit garçon (à laquelle lui rappelle à plusieurs reprises sa mère) et son identification à Vincent Price, le héros de Tim Burton.

    Une voix off, celle de l’acteur lui-même que Burton arrivera à associer au projet, récite sur les images le poème écrit par Tim sur un ton proche des textes d’Edgar Allan Poe, dont il emprunte une citation, en clôture le court-métrage.
    Tim Burton devient un ami de Vincent Price et lui confiera plusieurs rôles, de même qu’il commença un documentaire -jamais terminé- sur lui, Conversations with Vincent.

    J’ai toujours gardé contact avec lui [Vincent Price], même de façon relâchée (…) Il faisait partie de cette génération de gens avec qui on reste toujours connecté même s’il arrive qu’on ne se voit pas régulièrement. (…) Il était très encourageant. J’avais toujours l’impression qu’il comprenait exactement le propos du film, peut-être même plus que moi (…). Il en comprenait la psychologie sous-jacente6.

    Parmi les 3 collaborateurs à la réalisation du film, notons la présence de Rick Heinrich qui reste l’un des “fidèles” de Tim Burton tout au long de sa carrière et qui participe de manière très importante dans la définition de son style visuel.

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    Toujours pour le compte de Disney, en 1984, il tourne son premier film “live”, Frankenweenie, toujours produit par Julie Hickson.
    Ce moyen-métrage est une variation du film Frankenstein où un enfant joue les apprentis sorciers en faisant ressusciter son chien après que celui-ci se soit fait renversé par une voiture.
    Il dirige Shelley Duvall (Shining) et la toute jeune Sofia Coppola (dans un rôle secondaire).

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    Néanmoins, ces deux essais -réussis-, trop atypiques par rapport à la ligne rigide du studio qui se cherche encore peu de temps après la mort de Walt, sont relégués au fond des tiroirs de Disney et ne connaîssent qu’une diffusion marginale (Vincent devait initialement être projeté en première partie de Pinocchio, projet vite abandonné par les grands pontes Disney), entre autres dans des festivals d’animation dont celui de Bruxelles en 1984.
    Burton y reçoit un très bon accueil et se dira plus tard redevable à la Belgique à ce titre.
    Frankenweenie lui aussi récompensé, se voit également condamné après avoir été classé “PG” (interdit aux moins de 12 ans) par la censure.
    Burton, pour qui le film est précisément une histoire adaptée aux enfants ne digère pas le choc.

    Dans la foulée de Vincent et Frankenweenie, il réalise également avec 166 000$ Hansel & Gretel, adaptation “kung fu” (où les héros sont joués par deux asiatiques) du conte des frères Grimm qui est diffusé une nuit d’Halloween sur Disney Channel, remportant un succès public mitigé malgré une véritable inventivité graphique dans laquelle il est possible de retrouver tout le goût sucré qui fera la caractéristique de Charlie et la Chocolaterie.

    C’est également chez Disney que Tim Burton jette les premières bases d’une histoire se déroulant à “Halloweenland” et mettant en scène un certain Jack Skellington… Mais ceci est pour plus tard !

    Malgré le peu de diffusion de ses productions, la période Disney est donc pour Burton une époque d’ébullition créative. Son style se définit de manière et forte et de nombreux projets naissent dans son esprit, dont certains sont abandonnés comme Trick or Treat ou Romeo & Juliet pour lesquels nous ne conservons aujourd’hui que quelques dessins préparatoires.

    C) Bye Bye Mickey !

    Las qu’on lui reconnaisse ouvertement son talent mais qu’on se refuse à l’exploiter en raison d’une ligne politique et artistique “trop sage”, il claque la porte des studios en 1984 et en garde depuis un souvenir amer.
    Ce qui ne l’empêche pas d’entretenir avec eux une relation étroite et ambigüe, sorte de “je t’aime – moi non plus” : comme l’explique très bien Mathieu-Alexandre Jacques dans “L’énonciation de l’interdit – ou comment Tim Burton a dynamité de l’intérieur les formations imaginaires proposées par Disney“, le réalisateur intègre en effet très bien le “monde de Disney”, qui figure chez lui une présence spectrale, sorte d’ombre dont le créateur de Batman ne semble pouvoir s’émanciper totalement.
    Il connaît parfaitement la “grammaire” du studio, et partage certaines de ses thématiques (le merveilleux, par exemple), mais qu’il aborde sous un tout autre angle.
    Le manichéisme Disneyien n’existe par contre pas chez Tim Burton, qui préfère mettre en scène des personnages à la psychologie plus complexe, qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants (sa Catwoman est une incarnation parfaite de cette affirmation).

    III. Premières réalisations

    Vincent et Frankenweenie attirent l’attention de l’industrie du cinéma, et Tim Burton est approché par Griffin Dunne pour réaliser After Hours.
    Martin Scorsese, qui est à l’époque en stand-by alors qu’il essaie de réunir les fonds pour sa Dernière Tentation du Christ, se montre également intéressé par le projet.
    Burton, fair-play, et ne faisant pas le poids dans les studios face à un réalisateur confirmé, lui cède le passage.

    A) Pee Wee’s Big Adventure, The Jar & Aladdin

    Il dirige par la suite un petit téléfilm, Aladdin and his Wonderful Lamp, adaptation du célèbre conte des 1001 nuits pour le Faerie Tale Theatre.
    L’hôtesse de ce show n’est autre que Shelley Duvall, qui fut précédemment dirigée par Burton dans Frankenweenie.
    Cette réalisation est mineure dans sa filmographie, disposant de faibles budgets et de délais assez courts. Tim Burton comprends, en le réalisant, qu’il a du mal à s’approprier un matériau duquel il ne se sent pas proche, et cela sera désormais un critère primordial dans ses choix de réalisateur.
    Cependant, Aladdin… comporte quelques séquences où l’empreinte de Tim Burton est clairement visible, notamment celle, magnifique, de la caverne aux merveilles, expressionniste à souhait !

    Aladdin and his Wonderful Lamp

    Peu de temps après, c’est Paul Reubens, animateur d’une émission télé pour enfants, qui vient trouver Burton pour réaliser une adaptation de son Pee Wee Herman Show.
    Tim Burton accepte le pari et s’entoure d’une bonne équipe technique : Pee Wee’s Big Adventure est sur les rails.
    C’est la première fois qu’il a affaire avec un gros studio hollywoodien, en l’occurrence la Warner Bros.

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    Pour la musique du film, il fait appel au chanteur du groupe Oingo Boingo, Danny Elfman, qu’il avait déjà vu en concert alors qu’il était étudiant.
    Bien que peu sûr de lui du fait de son absence de formation musicale “traditionnelle”, Elfman se révélera être un compositeur de bandes originales particulièrement prolifique, autant pour Tim Burton que sur d’autres films ou séries télé.

    Warner Bros. était prêt à prendre des risques sur Pee Wee’s Big Adventure, parce que le budget du film était minuscule. Ils ont parié sur moi. Ils ont parié sur Danny. (…) Quand je l’ai entendue jouée [la musique] par un orchestre, ça a été un choc. Ça a été une des expériences les plus mémorables de mon existence. C’était la première fois que la musique était un personnage à part entière d’un de mes films7.

    Il débute ainsi avec Elfman l’un de ces grands couples réalisateur/compositeur tels que Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota ou Spielberg/Williams et dévoile au grand public et au monde du cinéma celui qui est amené à devenir l’un des grands compositeurs des années 1990-2000.

    Burton déclare avoir été très en phase avec Pee Wee’s Big Adventure, affectionnant l’univers de Pee Wee l’homme-enfant, son imagerie… et le fait que sa préoccupation majeure ne soit pas de sauver le monde, mais de… retrouver sa bicyclette.
    Bien que le film soit une commande, il arrive à insuffler dedans sa touche personnelle et à relever des thématiques qui lui sont chères.
    Sa complicité avec Paul Reubens fut très importante pour le bon déroulement du projet :

    Si Paul et moi n’avions pas eu les mêmes goûts, ou n’avions pas été en osmose, ça aurait été un véritable cauchemar, d’autant plus qu’à cette époque de ma vie j’avais du mal à communiquer. J’aurais même été viré, car la star c’était lui8.

    Le film n’est certes pas pas un chef-d’œuvre, même s’il reste très plaisant, et est un succès au box-office (rapportant 40 000 000 $ soit 7 fois son investissement de départ) accréditant ainsi Tim Burton en tant que réalisateur de long-métrages, malgré une critique partagée et même parfois méchante.

    Il y a [dans l'industrie du cinéma] tellement de forces qui peuvent te démolir – les critiques, le box-office et le film lui-même – que ça t’oblige à garder une certaine humilité, à garder les pieds sur terre9.

    Il fait enfin un dernier retour vers le monde de la télévision en réalisant un épisode pour la série Alfred Hitchcock Presents. Il s’agit de The Jar, un remake d’un épisode de la série des années 1960 Alfred Hitchcock Hour. Dernier petit projet avant la véritable entrée dans la cour des grands… Car Beetlejuice s’annonce…

    IV. Tim Burton fait une entrée fracassante dans la cour des grands

    Les deux projets suivant de Tim Burton vont assoir le réalisateur à Hollywood, le montrant capable de transformer les projets difficiles en succès mondiaux.

    Côté vie privée, sa relation avec Julie Hickson, de qui il était très proche chez Disney avant que leur relation n’évolue en idylle, prend fin peu après la sortie de Pee Wee. Cela aurait marqué un tournant important dans sa vie (d’après Vanity Fair).

    A) Beetlejuice

    Après avoir refusé une série de mauvais scripts, Burton tombe sur celui de Beetlejuice, une comédie macabre d’après une histoire de Michael McDowell et Larry Wilson.
    Tim Burton le remanie de manière à y exploiter fortement le potentiel comique ainsi que les personnages de Betelgeuse et de Lydia, qui devaient originellement occuper une moindre place.
    En effet, le film d’origine devait à la base s’appeler The Maitlands et être réalisé par le maître du film d’horreur, Wes Craven (Nightmare on Elm Street, Scream).
    Beetlejuice marque également la rencontre de Tim Burton avec Michael Keaton (Betelgeuse) et Winona Ryder (Lydia), à qui il confiera par la suite d’autres rôles en or.
    Il y dirige également Catherine O’Hara, Jeffrey Jones et Glenn Shadix, acteurs récurrents de sa filmographie.

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    Beetlejuice est aussi l’occasion pour Burton, pour la première fois, de diriger de manière quasi complète un projet sans être sous surveillance permanente des studios. Le ton jubilatoire du film s’en ressent de même que la force graphique très marquée qui s’en dégage, définissant de manière forte une identité visuelle burtonienne.

    B) Batman

    En 1979, la Warner avait acquis les droits d’adaptation du comics de Bob Kane, Batman.
    Tim Burton, toujours sous contrat dans le studio, incarne à leurs yeux la personne qui saura sublimer ce personnage mythique de la culture américaine, passant devant Joe Dante (Gremlins) et d’autres réalisateurs approchés dans un premier temps.
    Il avait en effet été décidé que le projet lui serait cédé s’il répétait un deuxième succès au box-office après Pee Wee, condition remplie avec la réussite de Beetlejuice.
    Si Batman est une réussite aussi bien sur le plan artistique que commercial, c’est également le premier film d’une longue série dans laquelle Tim Burton est confronté à des problèmes de divergences d’opinions face aux studios.
    Ici, la Warner, appuyée par des milliers de lettres de fans mécontents, remet en cause le choix de faire endosser le costume de la chauve-souris à Michael Keaton.
    L’acteur est en effet à l’époque fiché “comique” et dispose en outre d’un physique assez standard.
    Ce dernier aspect est, selon Burton, primordial : pour lui, Batman n’est pas un super-héros au sens propre du terme (c’est-à-dire possédant des super-pouvoirs), mais un homme ordinaire (avec un physique ordinaire, donc) qui endosse un costume de justicier.
    En outre, Tim Burton s’éloigne fortement du Batman kitsch et lisse des adaptations existantes (la célèbre série télé des années 60 avec Adam West) et propose un personnage très sombre et tourmenté, en cela beaucoup plus proche du comics original et surtout des travaux de Frank Miller et Alan Moore des années 80.
    Il fallut même, pour calmer les ardeurs des fans, diffuser une première bande-annonce montée à partir des rushes et prouvant la qualité du travail accompli.
    En dépit de tout cela, le film fut le seul de toutes les adaptations de Batman, exception faite de The Dark Knight de Christopher Nolan, à gagner un Oscar, remis à Anton Furst pour les décors.

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    Les campagnes de marketing et de merchandising associées à la sortie du film furent également d’une ampleur encore inédite à l’époque, et le film rapporta plus de 10 fois son investissement initial de 40 millions de dollars, devenant l’un des plus gros hits de tous les temps au box-office.
    Batman eut également une influence importante sur les autres films de super-héros à venir, inaugurant une mode des héros tourmentés, sombres, évoluant dans un environnement expressionniste, qui dure encore aujourd’hui.

    V. Les débuts des années 90 : 3 films, 3 succès

    Fort de ces énormes succès, Burton entre dans les années 90 fraîchement marié (le 24 février 1989) avec l’artiste allemande Lena Gieseke et en ayant gagné la confiance du public et des studios. Il se tourne dès lors vers des films plus personnels et aux budgets moindres, considérés par beaucoup comme ses meilleurs.

    A) Edward Scissorhands

    A commencer par Edward Aux Mains D’Argent, un conte merveilleux co-écrit avec Caroline Thompson d’après une idée originale de Tim Burton.
    L’histoire, comme beaucoup d’autres parmi ses films, comporte une dimension fortement autobiographique.

    Les influences principales du scénario proviennent de Frankenstein, La Belle Et La Bête, Le Fantôme De L’Opéra et enfin de Der Struwwelpeter, un conte allemand du 19ème siècle traitant du fait de bien se comporter et où un enfant refuse, par exemple, de se laver ou… de se couper les ongles.

    La Warner, qui avait produit les 3 films précédents de Burton, se montre peu intéressée et c’est donc vers la Fox que Burton se tourne, sous condition d’avoir le champ entièrement libre pour son film.
    Pour l’acteur principal, le studio propose un acteur très en vogue à l’époque, Tom Cruise.
    Burton, peu emballé, accepte de le rencontrer mais jettera finalement son dévolu sur celui qui, à l’époque, était surtout connu pour son rôle de playboy dans la série teenage 21 Jump Street : Johnny Depp.
    Leur rencontre, racontée par Depp dans la préface du livre Burton on Burton de Mark Salisbury, provoque des étincelles.
    Le beau gosse de la télé incarne un Edward tout en finesse, et devient l’ami de Burton, son complice et son alter ego à l’écran ; par la même occasion Edward aux Mains d’Argent propulse Depp au cinéma vers la carrière qu’on lui connaît.

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    C’est également l’occasion pour Burton de faire tourner pour son dernier rôle aboutit au cinéma Vincent Price à qui, dans un élan d’admiration personnelle, il confie le personnage de l’inventeur.

    Les costumes, qui ont dans ce film une importance toute particulière, sont réalisés par Colleen Atwood qui devient également une « régulière » de Tim Burton.

    Le film frappe les esprits de par sa poésie, sa musique et sa beauté visuelle; et est considéré par beaucoup comme le chef-d’oeuvre de Tim Burton.

    B) Batman Returns

    En 1991, la Warner rappelle Burton pour réaliser la suite de Batman.
    Après d’âpres discussions, Tim Burton accepte, en échange d’une lourde contrepartie financière et à la condition qu’il ait un contrôle total (ce qui est bien sûr relatif) sur le film, ceci afin d’éviter que le studio ne se mêle de son travail comme il l’avait fait sur le premier Batman, que Burton considère avec du recul comme son film le moins personnel et dont l’expérience de tournage l’avait conduit au bord de la dépression.

    Bien que la Warner ait accepté la condition de Burton, ils ne cessent de lui tirer dans les pattes : son intérêt pour Batman Returns va en effet de pair avec l’introduction de nouveaux « méchants » : Selina Kyle alias Catwoman (Michelle Pfeiffer), et Oswald Cobblepot, le formidable pingouin incarné par Danny DeVito.
    Ces deux personnages sont mis, à titre d’importance, sur le même pied que Batman, voire même en avant par rapport au héros du film, ce qui ne va pas sans chambouler la conception héroïque du film envisagée par les studios. L’opposition bien/mal est encore moins perceptible, et la moralité des personnages est toute relative.
    En outre, le film est bien plus personnel et encore plus sombre que le premier opus.
    Catwoman est affublée d’un caractère très « sexuel », ce qui dérangera bon nombre de personnes, qui arguent que le film ne convient pas à un public d’enfants.
    La chaîne McDonalds, poussé dans le dos par des associations de parents, va même jusqu’à annuler son partenariat marketing avec la Warner pour ce film.

    Véritable explosion visuelle, lectures à plusieurs niveaux, c’est une réussite totale. Certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes, comme la scène de défenestration de Catwoman par Max Shreck, sa transformation, ou encore la scène du bal où Batman et Catwoman, les ennemis masqués, se rendent compte de leur identité respective alors qu’ils sont en train de danser.
    La partition d’Elfman, elle aussi, est un petit bijou.

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    Batman Returns fut cependant le film le plus dur à tourner pour Burton : 24 semaines éprouvantes que Tim Burton qualifiera plus tard de « cauchemar ».
    Période qui plus est assombrie par le suicide de son ami Anton Furst (décorateur sur Batman – le premier opus), dont le magazine people Vanity Fair le rend responsable dans un article outrageux.
    Le réalisateur traverse une phase de dépression, dans laquelle sa remise en cause est totale puisqu’il songe à arrêter la réalisation pour ne plus se consacrer qu’à la peinture.

    Le film, plus critiqué que le premier, n’est pas un aussi gros succès au box-office mais s’en sort tout de même très bien. Ces deux éléments verront la Warner s’interroger sur la suite de l’histoire à l’écran de l’homme chauve-souris.
    Ils décideront d’engager Joel Schumacher pour deux suites, Batman Forever (1995) puis Batman & Robin (1997).
    Tim Burton garde un oeil sur Batman Forever (un titre qu’il qualifie de « tatouage que l’on se serait fait sous l’usage de drogues10 ») puisqu’il reste au générique en tant que producteur exécutif mais se désintéresse totalement de Batman & Robin qu’il affirme même n’avoir jamais eu le courage de voir11.

    C) Lisa Marie

    Peu après Batman Returns, Lena Gieseke et Tim Burton divorcent.
    À partir de la Saint-Valentin 1992, Il sort avec Lisa Marie, une ancienne mannequin avec qui il a eu un coup de foudre dans un night-club la nuit de nouvel an 1991.
    Elle apporte beaucoup de choses à Tim Burton, et Henry Selick aurait même déclaré qu’elle lui sauva en quelque sorte la vie alors qu’il s’apprêtait à « suivre Anton Furst » (son ami et décorateur sur Batman qui s’était suicidé en novembre 1991).
    Tim Burton reste 9 ans avec sa nouvelle compagne. Elle fut pour lui une source d’inspiration, en particulier pour The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories, qui lui est dédicacé.

    Il y a beaucoup de Lisa Marie dans ces nouvelles. Elle m’apporte beaucoup12.

    Véritable muse du réalisateur, Lisa Marie eut des secondes rôles dans 4 longs-métrages de Tim Burton. Le plus mémorable restant sans doute celui de la femme martienne dans Mars Attacks!. Elle fut également l’objet d’une inspiration artistique soutenue, étant le modèle de nombre de ses photos ou peintures.

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    D) Tim Burton’s Nightmare Before Christmas

    En 1982, alors qu’il était chez Disney, Tim Burton avait écrit un poème narrant les (més)aventures de Jack Skellington, roi du pays d’Halloween.
    Las de semer la terreur, il découvrait au hasard d’une promenade le pays merveilleux de Noël et tentait par la suite de le fêter à sa façon…
    Inspiré par le style du Dr. Seuss et en particulier de son How the Grinch stole Christmas, le projet est -à nouveau- jugé trop noir par Disney, et Tim Burton manque de moyens pour le lancer. Il restera donc dans dans les cartons.

    1990. Maintenant que la donne a changé pour Tim Burton, il décide de monter le projet.
    Bien que les droits appartiennent à Disney, il arrive à les convaincre de financer son film. Son film ? Pas entièrement, puisque c’est Henry Selick qui le réalisera.
    Tim Burton est en effet trop occupé à s’emmêler les pinceaux sur Batman Returns et considère qu’il n’a pas l’expérience technique en stop-motion pour assurer la supervision de l’ensemble du projet ; mais L’Etrange Noël de Mr Jack reste son projet, avec son histoire, ses personnages et son univers visuel.
    Surtout, il rappelle à nouveau Danny Elfman pour s’occuper de la musique, qui a ici une importance toute particulière puisque Nightmare Before Christmas prend la tournure d’un film musical. L’élaboration du long métrage se fait donc dès l’écriture en étroite collaboration avec le compositeur.

    Le film est donc bien le produit de trois hommes : Burton, Elfman et Selick qui se partagent à part égale les mérites du rendu final.
    Caroline Thompson rejoint également le projet, avec qui Burton monte Skellington Prod (renommé en Twitching Images dès 1994) pour s’occuper de la production du film.

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    Véritable défi technique, 14 animateurs y travaillent simultanément 12 heures par jour et 6 jours semaine pendant plus de 2 ans.
    Ils ne produisent « que » (dans le domaine de l’animation, c’est relatif) 60 secondes d’animation par semaine, jonglant avec plusieurs dizaines de poupées ayant chacune de nombreuses têtes interchangeables (180 pour Jack) à animer dans des décors somptueux traversés, qui plus est, par des mouvements de caméra compliqués calculés par ordinateur.

    Le film n’a coûté que 50 millions de dollars et remporte un grand succès, qui sera plus tardif en Belgique et en France.
    Il est encore aujourd’hui objet d’un véritable culte, et un tas de produits dérivés on fait leur apparition.

    En 2006, Disney travaille en collaboration avec ILM pour remasteriser le film en relief. Pour l’occasion, la bande originale est rééditée, accompagnée d’un 2ème CD sur lesquel des artistes connus (dont Marilyn Manson) reprennent certains titres d’Elfman.

    VI. Tim Burton inquiète Hollywood

    A) Cabin Boy et Mary Reilly

    Dans la foulée de L’Étrange Noël, Tim Burton et Denise Di Novi produisent pour Disney le Cabin Boy de Adam Resnick, un hommage bizarre à la série des Simbad.

    Le film est un échec critique et public, bien qu’il retrouva un succès modeste lors de sa sortie en VHS, avec lequel il devint l’objet d’un certain culte.

    Il enchaîne sur Mary Reilly, une adaptation de Dr Jekyll et Mr Hyde pour laquelle Winona Ryder est pressentie comme actrice principale.
    La Columbia met directement la pression sur Tim Burton en essayant de troquer Winona contre Julia Roberts et en le menaçant de ne pas travailler assez vite : « il y a cinq autres réalisateurs qui veulent faire ce film ».
    Tim Burton comprend vite que l’entente sera à nouveau difficile entre lui et les studios, et abandonne le projet. Ce dernier sera finalement repris par Stephen Frears, avec… Julia Roberts.

    B) Ed Wood

    Durablement marqué par les films de son enfance, Tim Burton décide, en parallèle avec Mary Reilly, de développer un film moins « lourd » que ce qu’il avait fait pour l’instant à Hollywood: Ed Wood.
    Le film est un biopic, hommage à Edward Davis Wood Jr., souvent qualifié de « pire réalisateur de tous les temps ».
    Burton devait dans un premier temps seulement le produire, mais, séduit, décide rapidement d’en assumer la réalisation d’après un script de Scott Alexander et Larry Karaszewski.
    Il exige un contrôle artistique complet sur le film, et plusieurs studios se succèdent pour produire le projet, avant que Disney, au travers de leur filiale Touchstone, lui garantisse cet aspect.
    Disney ? Le studio essaie en effet de s’impliquer à l’époque dans des projets qui pourraient aider à retrouver sa gloire perdue.
    Le budget est peu élevé, les acteurs sont payés très modestement, et Tim Burton décide de le tourner en noir et blanc.

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    Bien que le film soit d’origine biographique, quelques éléments inventés y sont glissés, comme par exemple la rencontre de Wood avec Orson Welles (réalisateur de Citizen Kane), surnommé quant à lui « le meilleur réalisateur de tous les temps ».

    Ed Wood est incarné par Johnny Depp, et c’est Martin Landau qui se glisse dans la peau de Bela Lugosi, l’acteur fétiche/héroïnomane de l’excentrique réalisateur. Il remporte un Oscar du meilleur second rôle pour cette prestation.
    Il est très probable que l’intérêt de Burton pour ce film et sa mise en avant de la relation Wood/Lugosi ait un rapport avec son histoire personnelle avec Vincent Price, mort peu auparavant.
    Une fois n’est pas coutume, c’est non pas Danny Elfman (ils s’étaient querellés sur l’Étrange Noël) qui compose la musique mais Howard Shore, écrivant une musique assez proche de ce que le compositeur attitré de Burton aurait pu faire.
    Le film offre un aperçu de la polyvalence de Tim Burton que l’on croit souvent -à tort- incapable de faire autre chose que des films « gothiques ».
    Ce est un succès critique mais un échec commercial, seul film de Tim Burton à avoir fait un chiffre d’affaire inférieur à son budget de départ.

    C) James and the Giant Peach

    Toujours avec Denise Di Novi, Burton produisent à nouveau un film ensemble : James and the Giant Peach, sorti en 1996.
    Le film est un mélange de live et d’animation, réalisé par Henry Selick (l’Étrange Noël de Mr Jack).
    La production de ce film témoigne de l’intérêt qu’a Burton pour Roald Dahl (et son illustrateur fétiche Quentin Blake), intérêt qui sera renouvelé plus tard avec la réalisation de Charlie et la Chocolaterie.

    D) Mars Attacks!

    Jonathan Gems, qui est un collaborateur régulier de Burton depuis Batman, tomba un jour sur un jeu de cartes collector Mars Attacks! (série de cartes à collectionner que la société Bubbles Inc. avait lancée en 1962 – vous pouvez les voir dans la section dédiée au film) et les présente à Tim Burton.
    Séduit par la trouvaille alors qu’il travaille à l’époque sur un film dédié à Catwoman, il le rappelle quelques mois plus tard pour lui demander d’écrire un scénario basé sur l’univers du jeu de cartes.
    Burton se pose à l’époque beaucoup de questions sur l’évolution politique du monde et en particulier de l’Amérique, et aime la dimension critique que le film peut apporter à cet égard.
    Ils décident de s’inspirer en grande partie de tous les films d’invasions des années 50.

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    Le budget de Gems et de Burton doit être revu plusieurs fois à la baisse (280 millions de dollars au départ, réduits à environ 75), et les martiens sont animés en image de synthèse par ILM en utilisant la technique de la motion capture alors qu’il avait un temps été envisagé d’utiliser le stop-motion, trop long à mettre en oeuvre et moins indispensable sur ce film.
    Le casting comporte une série impressionnante de stars reconnues dont Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny DeVito, Michael J. Fox, Natalie Portman, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker et Tom Jones…).
    Le film, qui sort en 1996, est cependant très mal accueilli par une Amérique souvent trop patriotique et pudique, tandis qu’il connaît un assez grand succès international, en particulier en Europe où la critique décalée du réalisateur à l’égard de son propre pays amuse beaucoup.

    Comble du hasard, Independance Day sort quasiment au même moment, avec une vision tout à fait… différente du problème.

    E) Superman Lives: Un projet avorté

    La Warner contacte Burton en 1997 pour réaliser un cinquième volet de sa série Superman, Superman Lives (Superman est toujours vivant) d’après un scénario de Kevin Smith et avec Nicolas Cage dans la peau de l’homme au costume moulant.
    Burton démarre au quart de tour et la phase de développement du film démarre, avec Elfman pressenti pour la musique.

    Sa première décision artistique est de se débarasser du script de Smith, qu’il juge trop complexe, et de le confier à Wesley Strick, scénariste qui avait participé à l’écriture de Batman Returns.
    En travers de la route de Clark Kent, c’est semble-t-il Jack Nicholson qui aurait été pressenti pour le rôle de Lex Luthor.

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    Après un an de développement (dont les frais sont estimés à 20 millions de dollars), la construction des décors débute en Pennsylvanie, sous la direction artistique de Rick Heinrich.
    Il ne faudra pas six semaines à Terry Sernel, président adjoint de la Warner, pour virer le nouveau scénariste et interrompre la pré-production.
    Le studio cherche à limiter le budget du film et à ré-imposer Smith en tant que scénariste, avant d’en changer une nouvelle fois pour Dan Gilroy.

    Entre temps, Danny Elfman quitte le projet et la Warner pousse Nicolas Cage à en faire de même (il aurait reçu 17 millions de dollars pour « claquer » la porte).

    Octobre 1998. Les tensions entre la Warner, Jon Peters (le producteur au caractère autocratique avec lequel Burton avait déjà dû composer sur Batman) et Tim Burton sont trop fortes.
    Sur Internet, les esprits des fans s’échauffent. Tim Burton est remercié, tandis que Nicolas Cage est rappelé.
    La Warner continue à faire défiler les candidats aux divers postes du film, avant que le projet soit définitivement abandonné après le départ de Cage en 2000.

    Burton sort du projet dévasté, dégouté par les studios et sans aucun entrain pour se lancer dans de nouveaux projets solides. Ce n’est que grâce à deux créations concrète qu’il parvient à exorciser l’échec cuisant que fut pour lui Superman Lives.

    VII. Tim Burton Lives: la renaissance

    A) The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

    a. Un recueil de poèmes

    En 1997, Tim Burton sort un recueil de poésie surprenant : The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories (La Triste Fin du Petit Enfant Huître et Autres Histoires), qu’il dédie à Lisa Marie.

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    Le réalisateur y accouche d’une famille d’enfants solitaires, étranges, différents: le garçon avec des clous dans les yeux, la reine tête d’épingle, Ludovic l’enfant toxique et bien d’autres y vivent des histoires bizarres, emmenés par le petit enfant huître comme chef de file.

    L’un des personnages résonne étrangement avec le dernier projet avorté de Tim Burton : Stain Boy -l’enfant tache-, qui salit tout ce qu’il touche, malgré le fait qu’il arbore fièrement un S sur sa cape…

    Stain Boy est un de mes personnages préférés, et, d’une certaine manière, il était représentatif de tout l’épisode Superman. Si quelqu’un souhaite avoir une idée de ce que j’ai ressenti durant l’année Superman, il suffit de lire ces deux nouvelles pour en avoir une parfaite description. Heureusement que je rédigeais ce recueil à ce moment-là ; il m’a servi d’exutoire13.

    Le livre sort en France aux éditions 10/18 dans un format bilingue anglais-français, pour fêter le 3000ème livre de la maison d’édition.
    Depuis quelques années, un merchandising important (les Tragic Toys) basé sur les personnages du recueil, a fait son apparition.

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    b. Stainboy salit la toile !

    En 2000, l’une des premières séries de courts-métrages en flash fait son apparition sur le web : Stainboy, qui met en scène l’enfant tache (orthographié dans le livre Stain Boy) dans 6 petits courts-métrages (que vous pouvez visionner dans la rubrique concernée du site).

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    Tim Burton sort les grands moyens, ce qui était encore inédit dans les films web de l’époque : la musique est en effet signée Danny Elfman, et le casting voix n’a rien à envier au cinéma : Lisa Marie et Glenn Shadix sont en effet de la partie.

    La réalisation est confiée au studio Flinch qui tente de surmonter les obstacles techniques pour respecter le style graphique particulier de Burton.

    A l’époque, on pouvait lire dans un article de la Libre Belgique : « Quand l’Internet permet des choses aussi abouties, on a envie de croire en ses possibilités et en son avenir. »
    Prémonitoire ?

    B) Sleepy Hollow

    1998. Les producteurs Scott Rudin et Adam Schroeder viennent trouver Tim Burton avec un script d’Andrew Kevin Walker, Sleepy Hollow, tiré de la nouvelle éponyme de Washington Irving.

    Fraîchement débouté de Superman Lives, celui-ci accueille le projet comme une bouffée d’air frais, motivé en plus par le fait qu’il n’avait encore jamais réalisé de films d’épouvante, le genre qu’il affectionne pourtant le plus. Là encore, le film est vécu comme un véritable exutoire pour Burton. Les victimes du cavalier représentant les producteurs que Burton rêvait de décapiter suite à l’échec de Superman.

    Après avoir cherché plusieurs endroits dans lesquels le tournage pourrait avoir lieu, son équipe en arrive à la conclusion que l’idéal serait de construire tous les décors, pratique qui était d’ailleurs la plus répandue chez les réalisateurs de films d’horreur que Burton affectionnait tant enfant (Roger Corman, Mario Bava, les films de la Hammer).
    99 % des scènes du film sont donc tournées dans des décors construits (dans les studios de Pinewood, en Angleterre), ce qui permet à Burton et aux décorateurs, dirigés par le fidèle Rick Heinrichs, de façonner les moindres détails visuels comme ils l’avaient imaginé. Cela contribua à donner à l’atmosphère visuelle du film une teinte très particulière, empreinte d’expressionnisme et d’étrangeté, entre monde réel et fantasmagorie.

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    Côté technique, le réalisateur tente de réaliser le maximum d’effets possibles directement sur le plateau, une démarche aux antipodes de Mars Attacks! : il utilise par exemple beaucoup la perspective forcée, un effet optique régulièrement utilisé dans les vieux films et particulièrement remis au goût du jour dans le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Il l’utilisera également pour les scènes du géant dans Big Fish.
    Il rappelle également bon nombre de ses fidèles dont Chris Lebenzon (montage), Rick Heinrich (direction artistique), et bien sûr Danny Elfman (musique), pour une partition inquiétante.

    Pour le casting, il retrouve son acteur fétiche Johnny Depp pour le rôle principal d’Ichabod Crane, ainsi que Christopher Walken (le Max Shreck de Batman) pour endosser la cape du cavalier sans tête, Jeffrey Jones (Beetlejuice, Ed Wood) et Martin Landau (Ed Wood). La petite nouvelle n’est autre que Christina Ricci (La Famille Addams, Buffalo ’66), que Burton s’amuse beaucoup à teindre en blonde pour le rôle de Katrina Van Tassel.

    Le film reçoit un très bon accueil général et semble ramener Tim Burton au “top”.

    VIII. Les années 2000 : un nouveau Tim Burton ?

    A) La Planète des Singes, le retour dans l’enfer des studios

    En mars 2000, Tim Burton se met pour la première fois de sa carrière professionnelle aux commandes d’une publicité pour la marque de montre Timex. Il tourne à cette occasion deux courts spots qui sont diffusés dans les cinémas. Cependant, bien que ces publicités soient plutôt réussies, Burton en garde un souvenir plutôt amer, comparant la place du produit à la supervision d’un studio14.

    Le projet suivant de Burton est cependant bien plus ambitieux que de simples publicités ! Il s’agit en effet de mettre sur les rails un remake du film culte de 1968 La Planète des Singes. Le film était en projet par la Fox depuis près de dix ans avant que Burton ne soit directement impliqué.A peine Burton a-t-il signé, en 2000, que le responsable de la Fox programme une sortie pour l’été 2001.

    C’est le début pour Burton de la production d’un film difficile. Tout d’abord, le projet en lui-même n’était pas sans enjeu. Plus encore que pour Batman, la comparaison avec une œuvre préexistante avait sa place, rendant chaque décision délicate. De plus, autre point commun avec Batman, le scénario initial se révèle bien trop cher à mettre en scène et un nouveau scénario doit être écrit alors même que les décors ont déjà été construits.

    Planet of the Apes on Set: 104D-009-017Trona, California, USA 2001

    Burton garde une grande amertume de la manière dont les studios supervisaient le film : chacun de ses actes était scruté de près afin qu’il ne dépasse pas le budget établi. Pire encore, de nombreuses concessions durent être faites afin de pouvoir faire des économies. Burton, l’esprit pris par les nécessités matérielles ne parvient pas à s’impliquer totalement dans le film et effectue le tournage de manière assez mécanique, sans vraiment y prendre part.

    Pourtant, Burton tire de ce tournage un maximum de positif. Point important, il s’agit là de sa première collaboration avec le producteur Richard D. Zanuck, lequel est particulièrement apprécié par Burton et est appelé à travailler de manière récurrente avec lui. De plus, Burton profite d’un casting qu’il juge particulièrement formidable. Il réalise notamment son vieux rêve de tourner avec Charlton Heston, le héros du film original.

    Le film est un succès au box-office, mais les retours critiques sont de manière générale assez mauvais, surtout chez ceux qui jusqu’ici appréciaient le travail de Burton. Le film est jugé désincarné et impersonnel. Pourtant, a posteriori, bien qu’il concède que le film n’est pas ce qu’il aurait voulu qu’il soit faute de budget, Burton garde une tendresse forte pour La Planète des Singes, projet qu’il avait pris particulièrement à cœur et dans lequel il n’a pas vraiment réussi à s’investir.

    Ca fait un moment que je ne l’ai pas revu, mais j’imagine que d’ici quelques années, quand je le reverrai, il y aura quelques éléments auxquels je serai très attaché et que je trouverai très intéressants. Si je me replonge émotionnellement dedans, je peux dire que je ressens pour lui un sentiment aussi fort que pour n’importe quoi d’autre que j’ai pu faire15.

    B) Une nouvelle muse : Helena Bonham Carter

    Peu après le tournage, Burton rompt avec Lisa Marie, sa muse de longue date et quitte l’Amérique pour s’installer à Londres, ville qui l’attire fortement depuis qu’il y a tourné Batman. Il se remet cependant rapidement en couple avec l’actrice Helena Bonham-Carter, rencontrée sur le tournage de La Planète des Singes.

    Peu à peu, Helena Bonham-Carter prend une place de plus en plus importante dans sa vie. D’un point de vue personnel tout d’abord, puisqu’il emménage avec elle à Londres (dans deux maisons séparées et reliées par un long couloir, ce qui fait les choux gras des tabloïds soucieux d’entretenir la réputation d’étrangeté de Tim Burton) et qu’ils ont ensemble deux enfants.

    Mais surtout, Burton intègre de manière forte sa compagne à son travail de réalisateur. Elle figure ainsi au casting de la quasi-totalité de ses films à partir de Big Fish, devenant ainsi une figure incontournable du répertoire burtonien auquel elle est désormais associée de manière forte.

    C) Big Fish, paternité et filiation en question

    D) Charlie et la Chocolaterie, douceurs sucrées

    E) Le retour à l’animation : Les Noces Funèbres

    F) Horreur chantante et Grand-Guignol : Sweeney Todd

    IX. Où va Tim Burton ?

    A) Un retour sur une carrière méconnue d’artiste complet : l’exposition Tim Burton

    B) L’essai de nouvelles techniques : Alice au Pays des Merveilles

    C) Dark Shadows, le retour au gothique ?

    D) Le film d’une vie : Frankenweenie

     

    1. SALISBURY Mark, Burton on Burton, Londres, Faber and Faber, 2006 (1ere ed.1995), p. 5 []
    2. SALISBURY Mark, op. cit., p. 10 []
    3. SALISBURY Mark, op. cit., p. 9 []
    4. SALISBURY Mark, op. cit., p. 10 []
    5. SALISBURY Mark, op. cit., p. 12 []
    6. SALISBURY Mark, op. cit., p. 24 []
    7. SALISBURY Mark, op. cit., p. 48 []
    8. SALISBURY Mark, op. cit., p. 43 []
    9. SALISBURY Mark, op. cit., p. 51 []
    10. SALISBURY Mark, op. cit., p. 155 []
    11. SALISBURY Mark, op. cit., p. 154 []
    12. SALISBURY Mark, op. cit., p. 156 []
    13. SALISBURY Mark, op. cit., p. 158 []
    14. SALISBURY Mark, op. cit., p. 184 []
    15. SALISBURY Mark, op. cit., p. 201 []

    Danny Elfman en concert autour de ses musiques burtoniennes

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    Nul n’ignore la part majeure que tient la musique de Danny Elfman dans la quasi-totalité des films de Tim Burton. Cette symbiose à l’écran va également se retrouver sur scène car les deux artistes vont collaborer ensemble dans un concert qui se tiendra le 7 octobre 2013 au Royal Albert Hall, à Londres.

    En effet, dans un concert dirigé par le chef John Mauceri et interprété par le BBC Concert Orchestra, seront jouées les pièces maîtresses du répertoire burtono-elfmanien, certaines d’entre-elles étant même chantées par le compositeur-interprête lui-même !

    BO

    1. Music Box
    2. Compilations
    3. Musiques de Films
    4. Singles
    5. Vinyles

     ***

    1. Music Box

    The Danny Elfman & Tim Burton 25th Anniversary Music Box, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 2011 (limité à 2 000 exemplaires) :

    1

    ***

    2. Compilations

    Music From the Films of Tim Burton, Danny Elfman, Howard Shore, Stephen Sondheim, label Silva Screen Records, 2008 :

    2

    1. Sweeney Todd, Suite. Main Title, 3:19
    2. Sweeney Todd, Suite. No Place Like London, 1:29
    3. Sweeney Todd, Suite. A Little Priest, 2:44
    4. Sweeney Todd, Suite. Johanna, 2:24
    5. The Nightmare Before Christmas, Christmas Eve Montage, 4:28
    6. Corpse Bride, The Piano Duet / Victor’s Piano Solo, 3:05
    7. Sleepy Hollow, End Credits, 3:10
    8. Batman, Suite, 12:37
    9. Batman Returns, End Credits, 4:48
    10. Edward Scissorhands, Main Title / Ice Dance, 5:04
    11. Charlie and the Chocolate Factory, Finale, 3:36
    12. Beetlejuice, Main Title, 2:03
    13. Pee-Wee’s Big Adventure, Breakfast Machine, 2:18
    14. Ed Wood, Main Title, 5:12
    15. Mars Attacks, Introduction & Main Title, 4:09

    ***

    Music for a Darkened Theatre Vol 1 & 2 - Film & Television Music, Danny Elfman, label Fontana Mca, 1990 & 1996 :

    3

    Volume 1 :

    1. Pee-Wee’s Big Adventure, Overture / Breakfast Machine / Clown Dream / Drive-In, 7:01
    2. Batman, Batman Theme / Up The Cathedral / Descent Into Mystery, 8:25
    3. Dick Tracy, Main Titles, 3:03
    4. Beetlejuice, Main Titles / End Titles, 3:43
    5. Nightbreed, Main Titles / Meat For The Beast / End Titles, 7:03
    6. Darkman, Main Titles / Woe To The Darkman, Woe, 6:55
    7. Back to School, Study Montage, 1:30
    8. Midnight Run, Walsh Gets The Duke / Main Titles / Diner Blues, 4:42
    9. Wisdom, Change Of Life / Close Call In Albuquerque, 4:39
    10. Hot to Trot, Main Titles / Wandering Don, 2:22
    11. Big Top Pee-Wee, Main Titles / Rise ‘n Shine / Pee Wee’s Love Theme, 5:24
    12. The Simpsons, television theme, 1:30
    13. Alfred Hitchcock Presents: The jar, Suite, 3:20
    14. Tales from the Crypt, Theme, 1:29
    15. Face Like A Frog, Suite, 2:08
    16. Forbidden Zone, Love Theme, 1:16
    17. Scrooged, Main Titles / Show Time At IBC / Elliot Gives Blood / Walter Ablaze / Wild Cab Ride / Luncheonette, 8:42

    Volume 2 :

    1. Edward Scissorhands, Main Titles, 2:36
    2. Edward Scissorhands, Storytime, 2:35
    3. Edward Scissorhands, Suite, 4:19
    4. Edward Scissorhands, Suburbia – Barber, 3:05
    5. Edward Scissorhands, The Grand Finale, 3:26
    6. Dolores Claiborne, Main Titles, 2:44
    7. Dolores Claiborne, Vera’s World, 2:35
    8. Dolores Claiborne, Flashback, 1:32
    9. Dolores Claiborne, Sad Room, :51
    10. Dolores Claiborne, End Titles, 4:4
    11. Batman Returns, The Finale, 4:41
    12. To Die For, Main Titles, 4:08
    13. To Die For, Suzie’s Theme, 1:40
    14. To Die For, Busted, 2:01
    15. To Die For, Wheepy Donuts, 1:49
    16. To Die For, Finale, 1:18
    17. Black Beauty, Main Titles, 2:27
    18. Black Beauty, Baby Beauty, 3:11
    19. Black Beauty, Jump For Joy, :57
    20. Black Beauty, Frolick, 4:03
    21. Black Beauty, Sick, 2:27
    22. Black Beauty, Bye Bye Jerry, 1:28
    23. Black Beauty, Memories, 1:37
    24. Black Beauty, End Titles, 5:36
    25. Batman Returns, Birth Of A Penguin, 2:15
    26. Batman Returns, Trouble Suite, 3:13

    The Music of Danny Elfman, The City of Prague Philharmonic Orchestra, label Silva Screen Records, 2008 :

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    1. Pee Wee’s Big Adventure - Breakfast Machine, 2:19
    2. Beetlejuice - Main Theme, 2:05
    3. Batman - Suite, 12:39
    4. Edward Scissorhands - Main Title / Ice Dance, 5:02
    5. Batman Returns - End Titles, 4:49
    6. The Nightmare Beofre Christmas - Christmas Eve Montage, 4:30
    7. Mars Attacks! - Introduction / Main Titles, 4:03
    8. Sleepy Hollow - End Titles, 3:13
    9. Spider-man - Main Theme, 4:48
    10. The Corpse Bride - The Piano Duet / Victor’s Piano Solo, 3:06
    11. Charlie and the Chocolate Factory - Finale, 3:40
    12. Sledge Hammer! - TV Theme, 2:51
    13. The Simpsons - TV Theme, 1:4
    14. Desperate Housewives - TV Theme, :42

    Le Monde de Tim Burton, Danny Elfman, label Fgi Production, 2011 :

    Le-monde-de-tim-burton

    1. Edward aux mains d’argentThème principal, 5:30
    2. Charlie et la ChocolaterieGénérique Fin, 3:36
    3. BatmanThème principal, 3:07
    4. Sweeney Todd - Thème principal, 3:23
    5. Ed WoodThème principal, 5:11
    6. Sweeney ToddJohanna, 2:25
    7. Batman - Waltz to the Death, 1:00
    8. Mars Attacks !Thème principal, 4:03
    9. Sweeney Todd - A little priest, 2:48
    10. BatmanUp the Cathedral, 2:42
    11. Les Noces FunèbresThème principal, 3:06
    12. Batman - The Joker’s Poem, 1:30
    13. Sweeney ToddNo place like London, 1:34
    14. Batman - The Final Confrontation, 2:00
    15. Sleepy HollowGénérique Fin, 3:13
    16. Pee-Wee Big’s AdventureBreakfast Machine, 2:18
    17. Sweeney ToddNot while I’m around, 3:02
    18. BeetlejuiceThème principal, 2:05
    19. Batman ReturnsGénérique Fin, 4:49
    20. Alice au pays des MerveillesThème d’Alice, 5:06

    Twisted TheatreThe Music of Danny Elfman, L’Orchestra Numerique, label Brave New Worlds, 2012 :

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    1. Dark Shadows - Suite, 1:16
    2. Men In Black – Theme, 2:43
    3. Pee-Wee’s Big Adventure – Breakfast Theme, 2:42
    4. Alice In Wonderland – Little Alice, 1:40
    5. Terminator Salvation – Main Theme, 3:28
    6. The Simpsons – Main Theme, 1:24
    7. Fable - Temple of Lights, 1:44
    8. The Nightmare Before Christmas – Jack’s Lament, 4:13
    9. Batman – Intro, 2:23
    10. Family Dog – Amazing Stories – Family Dog Suite, :59
    11. The Nightmare Before Christmas – Oogie Boogie’s Song, 2:49
    12. Beetlejuice – Theme, 1:52
    13. Spiderman – Theme, 3:08
    14. The Nightmare Before Christmas – What’s This, 3:08
    15. The Corpse Bride – Title Theme, 2:02

    ***

    3. Musiques de Films

    Pee-Wee’s Big Adventurela Musique du Film, Danny Elfman, label Varèse Sarabande, 1991 :

    4

    Pee-Wee’s Big Adventure :

    1. Overture/The Big Race, 3:08
    2. Breakfast Machine, 2:36
    3. Park Ride, 1:14
    4. Stolen Bike, 1:44
    5. Hitchhike, :56
    6. Dinosaur Dream, :48
    7. Simone’s Theme, 1:35
    8. Clown Dream, 1:58
    9. Studio Chase, 1:24
    10. Drive-In, 2:02
    11. Finale, 3:12

    Back To School :

    1. Overture, 2:13
    2. Do Not Go Gently…, 1:08
    3. Brawl, :52
    4. Classroom Secretary, 1:29
    5. Triple Lindy, 1:01
    6. Love Suit, 2:03
    7. Study Montage, 2:28
    8. Study Montage, 2:00

    ***

    Beetlejuicela Musique du Film, Danny Elfman, label Geffen Records, 1990 :

    5

    1. Main Title, 2:27
    2. Travel Music, 1:07
    3. The Book! / Obituaries, 1:03
    4. Enter… “The Family” / Sand Worm Planet, 2:50
    5. The Fly, :50
    6. Lydia Discovers?, :59
    7. In The Model, 1:37
    8. Juno’s Theme, :48
    9. Beetle-Snake, 2:08
    10. “Sold”, :35
    11. The Flier / Lydia’s Pep Talk, 1:25
    12. Day-O, Harry Belafonte, 3:05
    13. The Incantation, 3:11
    14. Lydia Strikes A Bargain…, :54
    15. Showtime!, 1:05
    16. “Laughs”, 2:33
    17. The Wedding, 2:02
    18. The Aftermath, 1:21
    19. End Credits, 2:47
    20. Jump In Line (Shake, Shake Señora), Harry Belafonte, 3:08

    ***

    Batmanla Musique du Film, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 1989 :

    6

    1. The Batman Theme, 2:38
    2. Roof Fight, 1:21
    3. First Confrontation, 4:45
    4. Kitchen, Surgery, Face-Off, 3:09
    5. Flowers, 1:50
    6. Clown Attack, 1:45
    7. Batman To The Rescue, 3:57
    8. Roasted Dude, 1:01
    9. Photos / Beautiful Dreamer, Danny Elfman & Stephen Foster, 2:30
    10. Descent Into Mystery, 1:32
    11. The Bat Cave, 2:34
    12. The Joker’s Poem, :58
    13. Childhood Remembered, 2:42
    14. Love Theme, 1:29
    15. Charge of the Batmobile, 1:42
    16. Attack of the Batwing, 4:46
    17. Up the Cathedral, 5:06
    18. Waltz to the Death, 3:56
    19. The Final Confrontation, 1:16
    20. Finale, 1:46
    21. Batman Theme Reprise, 1:24

    BatmanMotion Picture Soundtrack, Prince, label Warner Bros Records, 1989 :

    6 bis

    1. The Future, 4:08
    2. Electric Chair, 4:13
    3. The Arms of Orion, Prince & Sheena Easton, 5:03
    4. Partyman, 3:11
    5. Vicki Waiting, 4:47
    6. Trust, 4:24
    7. Lemon Crush, 4:15
    8. Scandalous!, Prince & John L. Nelson, 6:15
    9. Batdance, 6:13

    BatmanExpanded Archival Collection, label La-La Land, 2010 (limité à 5 000 exemplaires) :

    Cover/Page 1

    Disc One – The Original Film Score (Film Version) :

    1. Main Title, 2:42
    2. Family/ First Batman/Roof Fight, 3:24
    3. Jack Vs. Eckhardt, 1:37
    4. Up Building/ Card Snap, 1:54
    5. Bat Zone/ Axis Set-Up, 1:55
    6. Shootout, 5:42
    7. Dinner Transition/ Kitchen Dinner/ Surgery, 3:00
    8. Face-Off / Beddy Bye, 3:59
    9. Roasted Dude, 1:03
    10. Vicki Spies And Flowers, 1:56
    11. Clown Attack, 1:59
    12. Photos /Beautiful Dreamer, 2:30
    13. Men At Work, :33
    14. Paper Spin/ Alicia’s Mask, :30
    15. Vicki Gets A Gift, 1:13
    16. Alicia’s Unmasking, 1:10
    17. Batman To The Rescue/ Batmobile Charge/ Street Fight, 4:25
    18. Descent Into Mystery, 1:33
    19. Bat Cave /Paper Throw, 2:48
    20. The Joker’s Poem, :59
    21. Sad Pictures, :38
    22. Dream/ Challenge/Tender Bat Cave, 4:28
    23. Charge Of The Batmobile, 1:43
    24. Joker Flies To Gotham (Unused Version)/ Batwing I, :31
    25. Batwing II/ Batwing III, 6:02
    26. Cathedral Chase, 5:07
    27. Waltz To The Death, 3:58
    28. Showdown I/Showdown II, 5:05
    29. Finale, 1:47
    30. End Credits, 1:29

    Disc 2 – 1989 Soundtrack Album (Remastered) & Bonus Tracks :

    1. The Batman Theme, 2:38
    2. Roof Fight, 1:21
    3. First Confrontation, 4:45
    4. Kitchen, Surgery, Face-Off, 3:09
    5. Flowers, 1:50
    6. Clown Attack, 1:45
    7. Batman To The Rescue, 3:57
    8. Roasted Dude, 1:01
    9. Photos / Beautiful Dreamer, Danny Elfman & Stephen Foster, 2:30
    10. Descent Into Mystery, 1:32
    11. The Bat Cave, 2:34
    12. The Joker’s Poem, :58
    13. Childhood Remembered, 2:42
    14. Love Theme, 1:29
    15. Charge of the Batmobile, 1:42
    16. Attack of the Batwing, 4:46
    17. Up the Cathedral, 5:06
    18. Waltz to the Death, 3:56
    19. The Final Confrontation, 1:16
    20. Finale, 1:46
    21. Batman Theme Reprise, 1:24
    22. News Theme, :11
    23. Joker’s Commercial, 1:23
    24. Joker’s Muziak (Unused), 1:15
    25. Main Title (Alt I), 2:42
    26. Photos / Beautiful Dreamer (Alt), 2:33
    27. Batman to the Rescue (Original Ending), :52
    28. Charge of the Batmobile (Film Edit), 1:47
    29. Main Title (Alt II), 2:47

    ***

    Edward Scissorhands - la Musique du Film, Danny Elfman, label MCA Records, 1990 :

    7

    Part One : Edward Meets the World… :

    1. Introduction (Titles), 2:36
    2. Storytime, 2:35
    3. Castle On The Hill, 6:25
    4. Beautiful New World / Home Sweet Home, 2:05
    5. The Cookie Factory, 2:14
    6. Ballet De Suburbia (Suite), 1:17
    7. Ice Dance, 1:45
    8. Etiquette Lesson, 1:38
    9. Edward The Barber, 3:19

    Part Two : … Poor Edward! :

    1. Esmeralda, :27
    2. Death!, 3:29
    3. The Tide Turns (Suite), 5:31
    4. The Final Confrontation, 2:17
    5. Farewell…, 2:46
    6. The Grand Finale, 3:26
    7. The End, 4:47
    8. With These Hands, 2:43

    Edward Scissorhands - Special Edition Soundtrack, Danny Elfman, label MCA Records, 2012 :

    7bis

    1. 20th Century Fox Logo, :13
    2. Introduction, 2:32
    3. Storytime, 2:34
    4. Castle on the Hill, 6:20
    5. Beautiful New World, :59
    6. Home Sweet Home, 1:39
    7. A Stranger in Suburbia, :31
    8. Ballet De Suburbia (Pt. I), :36
    9. Ballet De Suburbia (Pt. II), :44
    10. Esmeralda (Pt. I), :28
    11. Esmeralda (Pt. II), :31
    12. The Cookie Factory, 2:13
    13. Etiquette Lesson, 1:38
    14. The Barber Prelude, :13
    15. Edwardo The Barber, 3:19
    16. Edward Sees Kim, :51
    17. Picking the Lock, :15
    18. Edward’s Answer, :24
    19. The Tide Turns (Pt. I), 2:48
    20. Edward Returns in Shame (Pt. I), :54
    21. Edward Returns in Shame (Pt. II), 1:51
    22. Kim Yearns, :24
    23. Ice Dance, 1:43
    24. Cut Palm, :29
    25. Edward on the Run (Pt. I), :42
    26. Edward on the Run Pt. II (The Tide Turns Pt. III), :35
    27. Edward on the Run (Pt. III), :15
    28. Edward on the Run (Pt. IV), :48
    29. Edward on the Run (Pt. V), :48
    30. On the Sidewalk & Coming Back, 1:01
    31. Death!, 3:28
    32. The Tide Turns (Pt. II), 2:49
    33. The Final Confrontation & Farewell, 5:45
    34. The Grand Final, 3:01
    35. The End, 4:43

    ***

    Batman Returnsla Musique du Film, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 1992 :

    8

    1. Birth of a Penguin, 2:27
    2. Opening Titles, 3:09
    3. To the Present, :57
    4. The Lair, 4:49
    5. Selina Kyle, 1:11
    6. Selina Transforms, 4:16
    7. The Cemetery, 2:55
    8. Cat Suite, 5:42
    9. Batman vs. the Circus, 2:35
    10. The Rise…, 1:41
    11. …and Fall From Grace, 4:08
    12. Sore Spots, 2:16
    13. Rooftops, 4:19
    14. Wild Ride, 3:34
    15. The Children’s Hour, 1:41
    16. The Final Confrontation, 5:12
    17. Penguin Army, 4:54
    18. Selina’s Electrocution, 2:40
    19. The Finale, 2:19
    20. End Credits, 4:42
    21. Face to Face, Siouxsie and the Banshees, 4:17

    Batman Returns - Expanded Archival Collection, label La-La Land, 2010 (limité à 3 500 exemplaires) :

    Capture d’écran 2013-01-25 à 19.02.24

    Disc One :

    1. Birth of a Penguin/Main Title, 5:38
    2. Penguin Spies, 1:09
    3. Shadow of Doom/Clown Attack/Introducing the Bat, 5:01
    4. Intro/The Zoo/The Lair, 6:00
    5. Caught in the Act/Uh-Oh Max, 1:58
    6. Kitty Party/Selina Transforms, 5:30
    7. Penguin’s Grand Deed, 1:50
    8. The List Begins, :45
    9. The Cemetery, 2:56
    10. Catwoman Saves Joan/The New Woman, 2:03
    11. Penguin’s Surprise, 1:43
    12. Bad, Bad Dog/Batman vs. Circus/Selina’s Shopping Spree, 5:42
    13. Cat Chase, 2:12
    14. Candidate Cobblepot, :58
    15. The Plan/Kidnapping, 2:32
    16. Sore Spots/Batman’s Closet, 3:22
    17. The Plot Unfolds, 1:15
    18. Roof Top Encounters, 4:49
    19. Batman’s Wild Ride, 4:19
    20. Fall From Grace, 4:17
    21. Revealed/Party Crasher, 3:18

    Disc Two :

    1. Umbrella Source/The Children’s Hour/War, 7:53
    2. Final Confrontation/Finale, 9:15
    3. A Shadow of Doubt/End Credits, 6:15
    4. Face to Face, Siouxsie and the Banshees, 4:18

    Alternate and Album Cues :

    1. The Zoo (alternate), 1:00
    2. The List Begins (alternate), :45
    3. Cat Chase (alternate ending), 2:13
    4. Roof Top Encounters (original), 4:49
    5. Fall From Grace (alternate ending), 4:17
    6. The Lair, Part I, :57
    7. The Lair, Part II, 4:51
    8. Selina Transforms, Part I, 1:12
    9. Selina Transforms, Part II, 4:15
    10. Batman vs. The Circus, 2:35
    11. Cat Suite, 5:43
    12. A Shadow of Doubt (alternate)/End Credits (alternate), 7:02
    13. Super Freak, bonus track, 3:23

    ***

    The Nightmare Before Christmasla Musique du Film, Danny Elfman, label Walt Disney Records, 1993 :

    9

    1. Overture, 1:48
    2. Opening, Patrick Stewart, :57
    3. This Is Halloween, The Citizens of Halloween Town, 3:16
    4. Jack’s Lament, Danny Elfman, 3:14
    5. Doctor Finklestein / In the Forest, 2:36
    6. What’s This?, Danny Elfman, 2:59
    7. Town Meeting Song, Danny Elfman, Halloween Cast, 2:56
    8. Jack and Sally Montage, 5:17
    9. Jack’s Obsession, Danny Elfman, Halloween Cast, 2:46
    10. Kidnap the Sandy Claws, Danny Elfman, Paul Reubens, Catherine O’Hara, 3:02
    11. Making Christmas, Danny Elfman, The Citizens of Halloween Town, 3:57
    12. Nabbed, 3:04
    13. Oogie Boogie’s Song, Ken Page, Ed Ivory, 3:17
    14. Sally’s Song, Catherine O’Hara, 1:47
    15. Christmas Eve Montage, 4:43
    16. Poor Jack, Danny Elfman, 2:31
    17. To the Rescue, 3:38
    18. Finale / Reprise, Danny Elfman, Catherine O’Hara, The Citizens of Halloween Town, 2:44
    19. Closing, Patrick Stewart, 1:35
    20. End Title, 5:05

    Nightmare Revisited, label Walt Disney Records, 2008 :

    9 bis

    1. Overture, Devotchka, 2:36
    2. Opening, Danny Elfman, 1:00
    3. This Is Halloween, Marilyn Manson and Tim Skold, 3:22
    4. Jack’s Lament, The All-American Rejects, 3:15
    5. Doctor Finkelstein / In The Forest, Amiina, 3:17
    6. What’s This?, Flyleaf, 3:20
    7. Town Meeting, Song The Polyphonic Spree, 8:55
    8. Jack And Sally Montage, The Vitamin String Quartet, 5:44
    9. Jack’s Obsession, Sparklehorse, 5:32
    10. Kidnap The Sandy Claws, Korn, 3:37
    11. Making Christmas, Rise Against, 3:27
    12. Nabbed, Yoshida Brothers, 7:34
    13. Oogie Boogie’s Song, Rodrigo Y Gabriela, 2:48
    14. Sally’s Song, Amy Lee, 3:02
    15. Christmas Eve Montage, RJD2, 3:46
    16. Poor Jack, Plain White T’s, 2:34
    17. To The Rescue, Datarock, 3:34
    18. Finale / Reprise, Shiny Toy Guns, 3:06
    19. Closing, Danny Elfman, 1:24
    20. End Title, The Album Leaf, 3:46
    21. Oogie Boogie’s Song, Tiger Army (iTunes MP3 Edition), 3:02
    22. Sally’s Song, Scott Murphy (édition Japonaise), 2:11

    ***

    Ed Wood - la Musique du Film, Howard Shore, label Hollywood Records, 1994 :

    10

    1. Main Title, 5:04
    2. Backlot, 1:06
    3. Mr. Lugosi/Hypno Theme, Howard Shore et Pyotr Ilyich Tchaikovsky, 1:56
    4. Beware, :56
    5. Glen Or Glenda, 1:18
    6. “Eddie, Help Me”, Howard Shore et Pyotr Ilyich Tchaikovsky, 1:56
    7. Elmogambo, 3:20
    8. Bride Of The Monster, 1:17
    9. I Have No Home, 1:20
    10. Kuba Mambo (composé par Perez Prado), 1:53
    11. Nautch Dance (composé par Korla Pandit), 1:27
    12. Angora, 1:23
    13. Sanitarium, Howard Shore et Pyotr Ilyich Tchaikovsky, 3:42
    14. Ed And Kathy, 1:28
    15. Elysium, Howard Shore et Pyotr Ilyich Tchaikovsky, 2:16
    16. “Grave Robbers” Begins, 1:16
    17. Lurk Him, 1:04
    18. Ed Takes Control, 4:06
    19. Eddie Takes A Bow, 1:00
    20. This Is The One, 1:58
    21. Ed Wood, 3:22

    ***

    Mars Attacks !la Musique du Film, Danny Elfman, label Atlantic Records, 1997 :

    11

    1. Introduction, 1:41
    2. Main Title, 2:22
    3. First Sighting, 1:27
    4. The Landing, 6:01
    5. Ungodly Experiments, :53
    6. State Address, 3:05
    7. Martian Madame, 3:02
    8. Martian Lounge, 2:54
    9. Return Message, 2:17
    10. Destructo X , 1:17
    11. Loving Heads, 1:20
    12. Pursuit, 2:55
    13. The War Room, 1:31
    14. Airfield Dilemma, 2:05
    15. New World, 1:44
    16. Ritchie’s Speech, 3:09
    17. End Credits, 4:00
    18. Indian Love Call, composée et écrite par Rudolf Friml, Otto Harbach et Oscar Hammerstein II, interprétée par Slim Whitman, 3:08
    19. It’s Not Unusual, composée et écrite par Gordon Mills et Les Reed, interprétée par Tom Jones, 1:59

    Mars Attacks ! - Expanded Original Motion Picture Score, Danny Elfman, label La-La Land, 2009 (limité à 3 000 exemplaires) :

    mars-attacks

    1. Introduction, 1:40
    2. Main Titles, 2:24
    3. 1st Sighting, 1:27
    4. Barb Shares/Ode BG, 2:21
    5. Landing, 6:02
    6. First Fire Fight, 3:02
    7. Return Message, 2:18
    8. Ungodly Experiments, :53
    9. State Address, 3:03
    10. Loving Heads, 1:21
    11. Martian Madame, 3:02
    12. Martian Lounge, 2:53
    13. Invasion, 1:41
    14. Boy Scout Jamboree/White House Mayhem, 2:29
    15. Art’s Demise/Chase/Punch Out/Viva Las Vegas, 2:16
    16. The Big Launch, 2:42
    17. Destructo X, 1:18
    18. Pursuit, 2:56
    19. War Room, 1:31
    20. Airfield Dilemma, 2:06
    21. Final Address, 2:55
    22. Battle Transition, :44
    23. New World, 1:45
    24. Ritchie’s Speech, 3:10
    25. End Credits, 3:58
    26. Indian Love Call, 3:10
    27. Its Not Unusual, 2:02
    28. Trailer
    29. Main Title (ORCH demo), 2:32
    30. Ungodly Experiments (Alt.), :57
    31. Martian Lounge (Alt.), 3:00
    32. The End?, 0:06

    Mars Attacks ! - The Complete Score Original Soundtrack, Danny Elfman, label Red Planet Records, 2007 (limité à 300 exemplaires) :

    Mars Attacks Bootleg

    1. Burning Cattle / Main Titles, 4:06
    2. Newspapers, :15
    3. First Sighting, 1:25
    4. White House Walk, :29
    5. Barbara’s Speech / Billy Glenn Leaves, 2:20
    6. White House Discussion, 1:16
    7. To the Landing Site, 3:33
    8. The Arrival, 5:06
    9. The Martians Attack, 2:59
    10. Message to the Martians, 2:16
    11. Barbara & Art, :16
    12. Ungodly Experiments, :52
    13. Martian Response, :32
    14. Blowing Up Congress, 4:20
    15. Instructions, :46
    16. Loving Heads, 1:17
    17. Martian Spy Girl, 3:00
    18. Jerry’s Secret Lounge, 1:52
    19. Presidential Bedroom Assassination, 1:41
    20. Martians Prepare for Battle, 1:38
    21. Washington Under Fire, :54
    22. White House Massacre, 1:41
    23. Viva Las Vegas, :38
    24. Casino Shoot Out, :45
    25. Under Siege, :58
    26. Paris Burning, 1:00
    27. The Atomic Bomb / Worldwide Destruction, 3:07
    28. The Chase / Saving Grandma, 3:45
    29. Shrinking General, 2:12
    30. The President’s Speech, 2:44
    31. On The Run, :36
    32. Airfield Fight, 2:05
    33. New World, 1:44
    34. Ritchie’s Speech, 3:09
    35. End Credits, 12:36 – (3:53 + bonus tracks)

    ***

    Sleepy Hollowla Musique du Film, Danny Elfman, label Hollywood Records, 1999 :

    12

    1. Introduction, 4:15
    2. Main Title, 3:09
    3. Young Ichabod, 1:20
    4. The Story, 4:28
    5. Masbath’s Terrible Death, 1:35
    6. Sweet Dreams, 1:11
    7. A Gift, 2:26
    8. Into The Woods/The Witch, 3:32
    9. More Dreams, 1:42
    10. The Tree Of Death, 9:36
    11. Bad Dream/Tender Moment, 3:33
    12. Evil Eye, 3:43
    13. The Church Battle, 3:34
    14. Love Lost, 5:16
    15. The Windmill, 6:18
    16. The Chase, 3:11
    17. The Final Confrontation, 4:17
    18. A New Day!, 1:29
    19. End Credits, 3:17

    ***

    Planet of the Apesla Musique du Film, Danny Elfman, label Sony Music, 2001 :

    13

    1. Main Title, 3:49
    2. Ape Suite No. 1, 3:52
    3. Deep Space Launch, 4:35
    4. The Hunt, 4:58
    5. Branding The Herd, :48
    6. The Dirty Deed, 2:27
    7. Escape From Ape City/The Legend, 5:57
    8. Ape Suite No. 2, 2:42
    9. Old Flames, 2:10
    10. Thade Goes Ape, 2:37
    11. Preparing For Battle, 3:26
    12. The Battle Begins, 5:17
    13. The Return, 7:18
    14. Main Title Deconstruction, 4:22
    15. Rule The Planet Remix, Paul Oakenfold, 4:03

    Planet of the ApesExpanded Original Motion Picture Score, Danny Elfman, label La-La Land, 2012 (limité à 3 500 exemplaires) :

    13 bis

    CD1 (The Film Score):

    1. Main Titles (Film Version), 3:53
    2. Deep Space Launch / Space Station / Power Outage, 2:36
    3. Thumbs Up / Trouble, 5:57
    4. Pod Escape / New World / The Hunt, 4:13
    5. Ape City, 2:14
    6. A Look / Unloading / Thade’s Inspection / Ari Watches / The Branding, 3:45
    7. Ari Buys A Pet, 1:25
    8. Leo Wants Out / Dental Exam, 2:12
    9. Thade’s Desire, 1:35
    10. The Dirty Deed, 1:54
    11. The Escape, 3:39
    12. Trust / Escape, 3:33
    13. In The Forest / Into The Pond / The Messenger, 2:29
    14. Unused / Thade Gets His Way / Ari Connects, 3:50
    15. The Story, 3:01
    16. Scarecrow Stinger / The Camp / Raid, 5:20
    17. Thade Goes Ape, 2:42
    18. Calima, 7:22
    19. The Army Approaches, 3:04
    20. Thade’s Tent, 2:11
    21. Discovery, 5:07
    22. Preparing For Battle, 3:52

    CD2:

    1. The Charge, 4:45
    2. The Final Confrontation / Landing / Showdown, 8:34
    3. The Aftermath / Thade’s Suite, 7:32
    4. Ape Suite #1, 4:59
    5. Ape Suite #2, 2:37
    6. Rule The Planet Remix, 4:09
    7. Thumbs Up / Trouble (Alternate Mix), 5:58
    8. New World / The Hunt (Alternate Mix), 3:20
    9. Dental Exam (Alternate Mix), 1:21
    10. The Dirty Deed (Alternate Mix), 1:54
    11. The Story (Alternate Mix), 2:59
    12. Preparing For Battle (Alternate), 3:36
    13. The Final Confrontation (Alternate Mix), 7:15
    14. The Aftermath / Thade’s Suite (Unedited), 7:32
    15. Camp Raid (Percussion Only), 4:08
    16. Rule The Planet (Overlay), 3:02
    17. Source Music Montage (Band Source, Trendy Source, Jazzy Source, Calliope Source, Rave Source), 2:54
    18. Dinner Source, 1:41

    CD3 (2001 Soundtrack Album):

    1. Main Titles, 3:50
    2. Ape Suite #1, 3:53
    3. Deep Space Launch, 4:35
    4. The Hunt, 4:58
    5. Branding The Herd, 0:48
    6. The Dirty Deed, 2:28
    7. Escape From Ape City / The Legend, 5:58
    8. Ape Suite #2, 2:42
    9. Old Flames, 2:10
    10. Thade Goes Ape, 2:37
    11. Preparing For Battle, 3:27
    12. The Battle Begins, 5:17
    13. The Return, 7:19
    14. Main Title Deconstruction, 4:22
    15. Rule The Planet Remix, 4:03

    ***

    Big Fishla Musique du Film, Danny Elfman + musiques additionnelles, label Sony Music, 2003 :

    14

    1. Man Of The Hour, Pearl Jam, Eddie Vedder, 3:45
    2. Dinah, Bing Crosby, Harry Akst, Joe Young, Sam Lewis, 2:17
    3. Everyday, Buddy Holly, Norman Petty, 2:09
    4. All Shook Up, Elvis Presley, Otis Blackwell, 1:58
    5. Five O’Clock World, The Vogues, Allen Reynolds, 2:10
    6. Ramblin’ Man, The Allman Brothers Band, Dickey Betts, 4:57
    7. Let’s Work Together, Canned Heat, Wilbert Harrison, 3:13
    8. Pictures, :45
    9. Big Fish (Main Title), 4:32
    10. Shoe Stealing, :54
    11. Underwater, 1:53
    12. Sandra’s Theme, 2:22
    13. The Growing Montage, 2:40
    14. Leaving Spectre, 1:59
    15. Return To Spectre, 2:12
    16. Rebuilding, 1:18
    17. The Journey Home, 2:10
    18. In The Tub, 1:18
    19. Sandra’s Farewell, 1:16
    20. Finale, 11:10
    21. End Title, 2:41
    22. Jenny’s Theme, 1:45
    23. Twice The Love (Siamese Twins’ Song), 1:49

    ***

    Charlie and the Chocolate Factory - la Musique du Film, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 2005 :

    15

    1. Wonka’s Welcome Song, 1:01
    2. Augustus Gloop, 3:10
    3. Violet Beauregarde, 2:08
    4. Veruca Salt, 2:13
    5. Mike Teavee, 1:32
    6. Main Title, 5:00
    7. Wonka’s First Shop, 1:42
    8. The Indian Palace, 3:16
    9. Wheels In Motion, 3:17
    10. Charlie’s Birthday Bar, 1:53
    11. The Golden Ticket/Factory, 3:03
    12. Chocolate Explorers, 2:14
    13. Loompa Land, 1:42
    14. The Boat Arrives, 1:15
    15. The River Cruise (Part 1), 1:54
    16. First Candy, 1:21
    17. Up And Out, 3:11
    18. The River Cruise (Part 2), 1:56
    19. Charlie Declines, 1:32
    20. Finale, 3:46
    21. End Credit Suite, 7:01

    ***

    Corpse Bridela Musique du Film, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 2005 :

    16

    1. Main Title, 2:05
    2. According To Plan, 3:44
    3. Victor’s Piano Solo, 1:17
    4. Into The Forest, 4:34
    5. Remains Of The Day, 3:26
    6. Casting A Spell, 1:25
    7. Moon Dance, 1:27
    8. Victor’s Deception, 3:59
    9. Tears To Shed, 2:45
    10. Victoria’s Escape, 2:30
    11. The Piano Duet, 1:53
    12. New Arrival, :41
    13. Victoria’s Wedding, 3:14
    14. The Wedding Song, 3:00
    15. The Party Arrives, 3:20
    16. Victor’s Wedding, 2:08
    17. Barkis’s Bummer, 2:07
    18. The Finale, 2:35
    19. End Credits (Part 1), 1:49
    20. End Credits (Part 2), 2:32
    21. Ball And Socket Lounge Music No. 1 (Band Version), Bonejangles And His Bone Boys, 2:15
    22. Remains Of The Days (Combo Lounge Version), Bonejangles And His Bone Boys, 3:06
    23. Ball And Socket Lounge Music No. 2, Bonejangles And His Bone Boys, 1:10
    24. Ball And Socket Lounge Music No. 1 (Combo Version), Bonejangles And His Bone Boys, 2:14

    ***

    Sweeney Todd - la Musique du Film, Stephen Sondheim, label Nonesuch Variete, 2007 :

    17

    Edition Simple :

    1. Opening Title, 3:30
    2. No Place Like London, 5:31
    3. The Worst Pies In London, 2:23
    4. Poor Thing, 3:09
    5. My Friends, 3:48
    6. Green Finch And Linnet Bird, 2:16
    7. Johanna, 1:57
    8. Pirelli’s Miracle Elixir, 2:00
    9. The Contest, 3:37
    10. Wait, 2:38
    11. Pretty Women, 4:27
    12. Epiphany, 3:16
    13. A Little Priest, 5:15
    14. Johanna (Reprise), 5:42
    15. God, That’s Good!, 2:46
    16. By The Sea, 2:19
    17. Not While I’m Around, 4:11

    Edition Deluxe :

    1. Opening Title, 3:30
    2. No Place Like London, 5:31
    3. The Worst Pies In London, 2:23
    4. Poor Thing, 3:09
    5. My Friends, 3:48
    6. Green Finch And Linnet Bird, 2:16
    7. Alms! Alms!, 1:16
    8. Johanna, 1:57
    9. Pirelli’s Miracle Elixir, 2:00
    10. The Contest, 3:37
    11. Wait, 2:38
    12. Ladies In Their Sensitivities, 1:23
    13. Pretty Women, 4:27
    14. Epiphany, 3:16
    15. A Little Priest, 5:15
    16. Johanna (Reprise), 5:42
    17. God, That’s Good!, 2:46
    18. By The Sea, 2:19
    19. Not While I’m Around, 4:11
    20. Final Scene, 10:21

    ***

    Alice In Wonderland - la Musique du Film, Danny Elfman, label Warner Disney Records, 2010 :

    18

    1. Alice’s Theme, 5:07
    2. Little Alice, 1:34
    3. Proposal/Down The Hole, 2:58
    4. Doors, 1:51
    5. Drink Me, 2:48
    6. Into The Garden, :50
    7. Alice Reprise (No. 1), :26
    8. Bandersnatched, 2:42
    9. Finding Absolem, 2:41
    10. Alice Reprise (No. 2), :38
    11. The Cheshire Cat, 2:07
    12. Alice And Bayard’s Journey, 4:04
    13. Alice Reprise (No. 3), :24
    14. Alice Escapes, 1:07
    15. The White Queen, :36
    16. Only A Dream, 1:25
    17. The Dungeon, 2:18
    18. Alice Decides, 3:14
    19. Alice Reprise (No. 4), 1:01
    20. Going To Battle, 2:41
    21. The Final Confrontation, 1:41
    22. Blood Of The Jabberwocky, 2:37
    23. Alice Returns, 3:14
    24. Alice Reprise (No. 5), 2:56

    Almost Alice, label Warner Disney Records, 2010 :

    19

    1. Alice (Underground),  Avril Lavigne, 3:35
    2. The Poison, The All-American Rejects, 3:53
    3. The Technicolor Phase, Owl City, 4:27
    4. Her Name Is Alice, Shinedown, 3:38
    5. Painting Flowers, All Time Low, 3:25
    6. Where’s My Angel, Metro Station, 3:39
    7. Strange, Tokio Hotel et Kerli, 3:51
    8. Follow Me Down, 3OH!3 featuring Neon Hitch, 3:23
    9. Very Good Advice, Robert Smith, 2:58
    10. In Transit, Mark Hoppus et Pete Wentz, 4:02
    11. Welcome To Mystery, Plain White T’s, 4:28
    12. Tea Party, Kerli, 3:29
    13. The Lobster Quadrille, Franz Ferdinand, 2:08
    14. Running Out Of Time, Motion City Soundtrack, 3:00
    15. Fell Down A Hole, Wolfmother, 5:04
    16. White Rabbit , Grace Potter et The Nocturnals, 3:21
    17. Sea What We Seas, Never Shout Never (iTunes bonus), 3:10
    18. Topsy Turvy, Family Force 5 (iTunes bonus), 3:25
    19. Extreme, Valora (iTunes deluxe edition), 3:47
    20. You Are Old, Father William, They Might Be Giants (iTunes deluxe edition), 2:32
    21. Alice’s Theme, Danny Elfman (iTunes deluxe edition), 5:08
    22. Tea Party (Jason Nevins Radio Remix), Kerli (iTunes deluxe edition), 3:11
    23. Tea Party (music video); Kerli (iTunes deluxe edition), 3:29

    ***

    Dark Shadows - la Musique du Film, Danny Elfman, label Watertower Music, 2012 :

    20 bis

    1. Dark Shadows Prologue (Uncut), 7:52
    2. Resurrection, 2:54
    3. Vicki Enters Collinwood, 1:21
    4. Deadly Handshake, 2:14
    5. Shadows (Reprise), 1:08
    6. Is It Her?, :43
    7. Barnabas Comes Home, 4:18
    8. Vicki’s Nightmare, 1:26
    9. Hypno Music, :47
    10. Killing Dr. Hoffman, 1:14
    11. Dumping the Body, :58
    12. Roger Departs, 2:33
    13. Burn Baby Burn / In-Tombed, 2:49
    14. Lava Lamp, 2:17
    15. The Angry Mob, 4:40
    16. House of Blood, 3:38
    17. Final Confrontation, 2:20
    18. Widow’s Hill (Finale), 3:47
    19. The End? (Uncut), 2:42
    20. More the End?, 1:55
    21. We Will End You!, 1:09

    Dark Shadows - Original Motion Picture Soundtrack, label Watertower Music, 2012 :

    1Sheet_Master.qxd

    1. Nights in White Satin, The Moody Blues, 4:26
    2. Dark Shadows – Prologue, Danny Elfman, 3:56
    3. I’m Sick of You, Iggy Pop, 6:52
    4. Season of the Witch, Donovan, 4:56
    5. Top of the World, The Carpenters, 3:01
    6. You’re the First, the Last, My Everything, Barry White, 4:35
    7. Bang a Gong (Get It On), T. Rex, 4:26
    8. No More Mr. Nice Guy, Alice Cooper, 3:08
    9. Ballad of Dwight Fry, Alice Cooper, 6:36
    10. The End?, Danny Elfman, 2:30
    11. The Joker, Johnny Depp, :17

    ***

    Frankenweenie - la Musique du Film, Danny Elfman, label Walt Disney Records, 2012 :

    21

    1. Frankenweenie Disney Logo, :37
    2. Main Titles, 2:19
    3. Mr. Burgermeister / Noses Meet, 2:16
    4. Game of Death, 2:20
    5. The Funeral, 2:38
    6. Electricity, 3:27
    7. Re-Animation, 5:15
    8. Sparky’s Day Out, 1:53
    9. Dad’s Talk, :49
    10. The Bride / Edgar Knows, 2:19
    11. Invisible Fish / Search for Sparky, 4:41
    12. A Premonition, 1:25
    13. The Speech, 1:20
    14. Mom’s Discovery / Farewell, 1:29
    15. Getting Ready, 2:38
    16. Making Monsters, 6:43
    17. Pool Monsters Attack, 1:50
    18. Mad Monster Party, 1:58
    19. Final Confrontation, 2:56
    20. Happy Ending, 3:25
    21. Alternate Main Titles, 2:18
    22. Over the Fence, 1:15

    Frankenweenie - Unleashed !, label Walt Disney Records, 2012 :

    21 bis

    1. Strange Love, Karen-O, 3:03
    2. Electric Heart (Stay Forever), Neon Trees, 4:41
    3. Polartropic (You Don’t Understand Me), Mark Foster, 4:22
    4. Almost There, Passion Pit, 4:16
    5. Pet Sematary, Plain White T’s, 3:46
    6. With My Hands, Kimbra, 3:33
    7. Everybody’s Got a Secret, Awolnation, 3:43
    8. Immortal, Kerli, 4:16
    9. My Mechanical Friend, Grace Potter et The Flaming Lips, 4:16
    10. Lost Cause, Imagine Dragons, 3:50
    11. Underground, Grouplove, 3:10
    12. Building a Monster, Skylar Grey, 4:22
    13. Witchcraft, Robert Smith, 4:11
    14. Praise Be New Holland, Winona Ryder, :53

    ***

    4. Singles

    Pee-Wee’s Big AdventureDominik Hauser & Danny Elfman, label BSX Records, 1985 :

    pee wee single

    1. Theme from the Motion Picture, 1:01

    ***

    Batman, Prince, label Warner Bros, 1989 :

    1. Batdance (The Batmix), 7:15
    2. Batdance (Vicki Vale Mix), 5:55
    3. 200 Balloons, 5:05

    Partyman, Prince, label Warner Bros, 1989 :

    1. Partyman (The Purple Party Mix), 6:02
    2. Partyman (Partyman Music Mix), 4:31
    3. Partyman (The Video Mix), 6:20
    4. Feel U Up (Short Stroke), 3:42

    Batman, Dominik Hauser & Danny Elfman, label BSX Records, 2010 :

    0001819450_350

    1. Theme from the Tim Burton Motion Picture, 2:33

    ***

    Beetlejuice – The Animated Series, Dominik Hauser & Danny Elfman, label BSX Records, 2012 :

    0001819455_500

    1. Theme from the Animated Series, 1:01

    ***

    Edward Scissorhands, Dominik Hauser & Danny Elfman, label BSX Records, 2012 :

    51q8xbzUGuL._SL500_AA280_

    1. Main Theme from the Motion Picture, 2:35

    ***

    Batman Returns – Face To Face, Siouxsie & The Banshees, label Warner Bros, 1991 :

    Siouxsie--The-Banshees-Face-To-Face-6657

    1. Face To Face, 4:18

    Batman Returns – Face To Face, Siouxsie & The Banshees, label Warner Bros, 1992 :

    Siouxsie And The Banshees - Face To Face (single)

    1. Face To Face (7″ Mix)
    2. Face To Face (Catatonic Mix)
    3. I Could Be Again
    4. Hothead
    ***

    5. Vinyles

    Day-O – Beetlejuice soundtrack, Harry Belafonte, label Geffen, 1988 :

    belafonte_dayo

    1. Day-O, 3:01
    2. Main Titles, Danny Elfman, 2:27
    3. Jump In Line, 3:08

    ***

    Prince – Batman Soundtrack, label Warner Bros Records, 1989 :

     LP2045

    Side 1 :

    1. The Future, 4:08
    2. Electric Chair, 4:13
    3. The Arms of Orion, Prince & Sheena Easton, 5:03
    4. Partyman, 3:11
    5. Vicki Waiting, 4:47

    Side 2 :

    1. Trust, 4:24
    2. Lemon Crush, 4:15
    3. Scandalous!, Prince & John L. Nelson, 6:15
    4. Batdance, 6:13 

    Batman – Original Motion Picture Score, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 1989 :

    198791-1

    Side 1 :

    1. The Batman Theme, 2:38
    2. Roof Fight, 1:21
    3. First Confrontation, 4:45
    4. Kitchen, Surgery, Face-Off, 3:09
    5. Flowers, 1:50
    6. Clown Attack, 1:45
    7. Batman To The Rescue, 3:57
    8. Roasted Dude, 1:01
    9. Photos / Beautiful Dreamer, Danny Elfman & Stephen Foster, 2:30
    10. Descent Into Mystery, 1:32
    11. The Bat Cave, 2:34
    12. The Joker’s Poem, :58
    13. Childhood Remembered, 2:42

    Side 2 :

    1. Love Theme, 1:29
    2. Charge of the Batmobile, 1:42
    3. Attack of the Batwing, 4:46
    4. Up the Cathedral, 5:06
    5. Waltz to the Death, 3:56
    6. The Final Confrontation, 1:16
    7. Finale, 1:46
    8. Batman Theme Reprise, 1:24

    ***

    Edward Scissorhands - Original Motion Picture Score, Danny Elfman, label MCA Records, 1990 :

    84176-1

    Side 1 : 

    1. Introduction (Titles), 2:36
    2. Storytime, 2:35
    3. Castle On The Hill, 6:25
    4. Beautiful New World / Home Sweet Home, 2:05
    5. The Cookie Factory, 2:14
    6. Ballet De Suburbia (Suite), 1:17
    7. Ice Dance, 1:45
    8. Etiquette Lesson, 1:38
    9. Edward The Barber, 3:19

    Side 2 :

    1. Esmeralda, :27
    2. Death!, 3:29
    3. The Tide Turns (Suite), 5:31
    4. The Final Confrontation, 2:17
    5. Farewell…, 2:46
    6. The Grand Finale, 3:26
    7. The End, 4:47
    8. With These Hands, 2:43 

    ***

    Batman Returns – Original Motion Picture Score, Danny Elfman, label Warner Bros Records, 1992 :

    136539-1

    Side 1 :

    1. Birth of a Penguin, 2:27
    2. The Lair, 4:49
    3. Selina Transforms, 4:16
    4. The Cemetery, 2:55
    5. Cat Suite, 5:42
    6. Batman vs. the Circus, 2:35
    7. …and Fall From Grace, 4:08
    8. Sore Spots, 2:16

    Side 2 :

    1. Rooftops / Wild Ride, 2:34
    2. The Children’s Hour, 1:41
    3. The Final Confrontation, 5:12
    4. The Finale, 2:19
    5. End Credits, 4:42
    6. Face to Face, Siouxsie and the Banshees, 4:17

    ***

    The Nightmare Before Christmas - la Musique du Film, Danny Elfman, label Walt Disney Records, 2003 :

    Nitemare

    Vinyle 1 / Side 1 :

    1. Overture, 1:48
    2. Opening, Patrick Stewart, :57
    3. This Is Halloween, The Citizens of Halloween Town, 3:16
    4. Jack’s Lament, Danny Elfman, 3:14
    5. Doctor Finklestein / In the Forest, 2:36
    6. What’s This?, Danny Elfman, 2:59
    7. Town Meeting Song, Danny Elfman, Halloween Cast, 2:56

    Vinyle 1 / Side 2 :

    1. Jack and Sally Montage, 5:17
    2. Jack’s Obsession, Danny Elfman, Halloween Cast, 2:46
    3. Kidnap the Sandy Claws, Danny Elfman, Paul Reubens, Catherine O’Hara, 3:02
    4. Making Christmas, Danny Elfman, The Citizens of Halloween Town, 3:57

    Vinyle 2 / Side 1 :

    1. Nabbed, 3:04
    2. Oogie Boogie’s Song, Ken Page, Ed Ivory, 3:17
    3. Sally’s Song, Catherine O’Hara, 1:47
    4. Christmas Eve Montage, 4:43
    5. Poor Jack, Danny Elfman, 2:31

    Vinyle 2 / Side 2 :

    1. To the Rescue, 3:38
    2. Finale / Reprise, Danny Elfman, Catherine O’Hara, The Citizens of Halloween Town, 2:44
    3. Closing, Patrick Stewart, 1:35
    4. End Title, 5:05

    ***

    Corpse Bride – Original Motion Picture Score, Danny Elfman, label Warner Sunset Records, 2005 :

    185382-1

    Vinyle 1 / Side 1 :

    1. Main Title, 2:05
    2. According To Plan, 3:44
    3. Victor’s Piano Solo, 1:17
    4. Into The Forest, 4:34
    5. Remains Of The Day, 3:26

    Vinyle 1 / Side 2 :

    1. Casting A Spell, 1:25
    2. Moon Dance, 1:27
    3. Victor’s Deception, 3:59
    4. Tears To Shed, 2:45
    5. Victoria’s Escape, 2:30
    6. The Piano Duet, 1:53
    7. New Arrival, :41

    Vinyle 2 / Side 1 :

    1. Victoria’s Wedding, 3:14
    2. The Wedding Song, 3:00
    3. The Party Arrives, 3:20
    4. Victor’s Wedding, 2:08
    5. Barkis’s Bummer, 2:07
    6. The Finale, 2:35

    Vinyle 2 / Side 2 :

    1. End Credits (Part 1), 1:49
    2. End Credits (Part 2), 2:32
    3. Ball And Socket Lounge Music No. 1 (Band Version), Bonejangles And His Bone Boys, 2:15
    4. Remains Of The Days (Combo Lounge Version), Bonejangles And His Bone Boys, 3:06
    5. Ball And Socket Lounge Music No. 2, Bonejangles And His Bone Boys, 1:10
    6. Ball And Socket Lounge Music No. 1 (Combo Version), Bonejangles And His Bone Boys, 2:14

     ***

    Frankenweenie - Unleashed !, label Walt Disney Records, 2012 :

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    Vinyle 1 / Side 1 :

    1. Strange Love, Karen-O, 3:03
    2. Electric Heart (Stay Forever), Neon Trees, 4:41
    3. Polartropic (You Don’t Understand Me), Mark Foster, 4:22
    4. Almost There, Passion Pit, 4:16

    Vinyle 1 / Side 2 :

    1. Pet Sematary, Plain White T’s, 3:46
    2. With My Hands, Kimbra, 3:33
    3. Everybody’s Got a Secret, Awolnation, 3:43
    4. Immortal, Kerli, 4:16

    Vinyle 2 / Side 1 :

    1. My Mechanical Friend, Grace Potter et The Flaming Lips, 4:16
    2. Lost Cause, Imagine Dragons, 3:50
    3. Underground, Grouplove, 3:10
    4. Building a Monster, Skylar Grey, 4:22

    Vinyle 2 / Side 2 :

    1. Witchcraft, Robert Smith, 4:11
    2. Praise Be New Holland, Winona Ryder, :53
    3. Minds On Fire, Finger Eleven, 3:39
    4. Hind Legs, Sleeper Agent, 2:25

    ***

    La Bande Originale de Frankenweenie : quelques nouvelles !

    Frankenweenie sera accompagné de sa musique originale, composée par Danny Elfman, dont la sortie est prévue pour le 25 septembre 2012, mais également d’un second album contenant une compilation de chansons interprétées par de nombreux groupes. Ce second album devrait répondre au nom de Frankenweenie Unleashed ! et sortira aussi le 25 septembre 2012. La même démarche avait déjà été effectuée avec Alice au Pays des Merveilles et l’album Almost Alice.

    Un visuel de la pochette et la setlist de l’album nous ont d’ores et déjà été donnés à voir. Le détail qui fait tout : la pochette qui brille dans le noir (cliquez sur les images pour une plus grande résolution) !

    A noter, parmi les participants à cet album hommage, celle de Karen O, la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs et dont le titre, “Strange Love” sera au générique de fin du film. La chanteuse a ainsi dit au magazine Rolling Stone que sa chanson possédait le même charme excentrique que celui qui rend Tim Burton si célèbre.

    “Il y a une sorte de magie et de nostalgie qui se dégage de ce film, a -t-elle ajouté, qui m’a fait me souvenir que j’ai été biberonnée par les oeuvres de Tim Burton. Je me disais : “Mince, cet homme a aiguisé ma sensibilité artistique pendant les vingt dernières années, tout comme celle de milliers d’autres jeunes des vingt dernières années.” En fait, Tim voulait une vraie chanson d’amour non-conventionnelle.”

    Soulignons également la présence sur cet album de Robert Smith, le chanteur de The Cure dont Burton est un fervent admirateur et de Winona Ryder qui prête aussi sa voix à un personnage du film.

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    Edito mai 2012 : Dark Shadows, quelles attentes, quelles réponses ?

    Voilà trois jours que Dark Shadows, le dernier-né de Tim Burton, sévit sur les toiles Françaises.

    Les mésaventures du vampire Barnabas et de la famille Collins peuvent maintenant régaler les attentes les plus fiévreuses des cinéphiles, qui n’ont aucun scrupule à aller remplir les salles de constant sang frais pour porter le film au sommet (sans surprise meilleur démarrage de la semaine). Toutefois, bien que la projection d’un nouveau Burton constitue une véritable expérience en soi (ce n’est certainement pas nous qui irons dire le contraire), Dark Shadows comble-t-il vraiment les dites attentes, en particulier celles des fans du réalisateur, à qui Alice Au Pays des Merveilles avait laissé un goût d’amère déception ?

    L’Étrange Soirée de Tim Burton – Convention hommage du 4 Février 2012 : Compte-rendu

    Depuis bien des années, la communauté Francophone que nous sommes a tenté de rendre hommage au mieux à Tim Burton, du plus haut de la grande passion qui nous anime. Alors que Sweeney Todd tranchait allègrement des gorges et qu’Alice pointait son candide appendice nasal à l’entrée du terrier du lapin blanc, plusieurs projets de « conventions » (mot bien vilainement connoté pour désigner un rassemblement quasi extrême de passionnés d’un même univers souvent « geekisant ») ont été proposés à Tim-Burton.net, sans jamais aboutir, à notre grand désarroi.

    Dark Shadows se dévoile un peu plus

    Le prochain film de Tim Burton se dévoile en vidéo avec deux nouveaux extraits :

    En images avec deux nouvelles bannières:

    Et enfin en musique avec la pochette de la bande originale du film composée par Danny Elfman :

    Un extrait de chaque score est disponible sur le site de Water Tower (attention aux spoilers en lisant le titre des chansons !)

    Merci à Toto9529 et Laston pour ces informations !

    Venez en discuter sur le forum

    The Nightmare Before Christmas

    Toutes les images présentées dans cette galerie sont issues du film The Nightmare Before Christmas © Walt Disney (1993)