Originaire des Pays-Bas, Marike Jager nous plonge dans son univers musical et animé donnant vie aux créatures Burtoniennes avec poésie et tendresse, pour la sortie de son dernier EP The Girl who Turned into a Bed ainsi que son clip de Stare Girl :
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Je m’appelle Marike Jager et j y’écris des chansons que j’accompagne à la guitare, au piano, avec une boite à musique faite main ou un Omnichord. J’adore créer mes propres clips musicaux et expérimenter avec la stop-motion. Je n’ai jamais cherché à devenir une artiste. J’ai commencé à écrire des chansons il y a 20 ans et maintenant je me sens chanceuse d’être une musicienne reconnue aux Pays-Bas, performant dans des salles de concerts, des théâtres et des lieux inattendus (en plein milieu de la forêt ou sur un bateau). J’ai sorti 5 albums et 2 EPs, explorant la vulnérabilité, l’imperfection et la beauté de se sentir une outsider. Quand les ténèbres arrivent, je trouve toujours une petite lueur quelque part.
Tim Burton et moi :
Quand j’étais petite, j’adorais regarder Batman et Edward aux Mains d’Argent. Mais l’univers de Tim Burton s’est vraiment révélé à moi quand j’ai découvert son recueil de poèmes La Triste Fin du Petit Enfant Huître et Autres Histoires. C’est une œuvre très particulière qui a tout de suite fait sens pour moi. D’un coup j’ai compris ses films et réalisé qu’il y restait tant à découvrir de son travail. J’ai été immédiatement happé par ses personnages et je pense que j’en suis tombé amoureuse.

Mes créations :
J’ai toujours du mal à décrire mon processus créatif, cela arrive de façon tellement spontanée ! Je préfère ne pas trop réfléchir et commencer directement. J’adore quand le flow arrive naturellement, c’est un moment très spécial pour moi. Que ce soit par le son d’une nouvelle guitare, une conversation spontanée ou une émotion soudaine… tout peut mener à la musique. Pour mon nouvel EP, c’est le travail de Tim Burton, ou plutôt ses dessins et poèmes, qui m’ont donné envie de composer. Le premier poème que j’ai lu était La Fille qui se transforma en lit. C’était une idée tellement absurde que ça m’a touché et fait rire en même temps (voir même pleurer). Au lieu de prendre ma guitare, j’ai utilisé la boite à musique que j’ai fabriqué moi-même. J’ai trouvé que le son se mariait bien avec le style de Burton : vieux et granuleux, elle fait des bruits bizarres quand je tourne la manivelle et en même temps produit un son tout droit sorti d’un conte de fées. C’est un instrument qui raconte des histoires à sa manière.
J’ai écrit les chansons au piano puis nous avons perçé les notes sur un rouleau de papier à musique (mon mari et mes enfants adorent aider pour ça). Cela prend du temps à faire mais à la fin on peut vraiment voir et ressentir la musique, c’est magique ! Et sans que je m’en aperçoive, j’avais composé des chansons pour La Fille qui fixait, Benjamin le vilain gamin pingouin, l’Enfant tâche, Brindille et Allumette amoureux auxquels j’ai inclus une reprise de Sally’s Song de Danny Elfman.
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Mes clips :

Pour La Fille qui fixait, j’ai essayé d’imaginer ce qu’elle pouvait ressentir: qu’est-ce que cela fait de fixer toute la journée sans rien faire d’autre? D’être déconnectée du reste du monde? Je me suis dit qu’elle devait essayer de fermer les yeux pour s’échapper dans son imaginaire et qu’elle devait se sentir très seule… Et en même temps elle a une vraie force en elle.
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